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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: L'homme Chevreuil  (Lu 8756 fois)

12 février 2021 à 20:13:21
Lu 8756 fois

Jobar


Salut,

C'est en regardant ''Quotidien'' (je sais c'est mal !)
https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/invite-geoffroy-delorme-est-lhomme-chevreuil-19529289.html

Que j'ai découvert l'existence de ce  livre : L'homme-Chevreuil
https://www.cultura.com/l-homme-chevreuil-9791037502810.html



Dans le cadre de la survie (rustique) il y a surement plein de choses à apprendre...

Descriptif :
Une aventure homme-animal extraordinaire.
L'histoire se passe en Normandie, dans la grande forêt domaniale de Louviers. Photographe, conférencier et amoureux de la nature, Geoffroy Delorme n'a pas encore vingt ans quand il rencontre un jeune brocart qui va changer sa vie. Il lui donne envie de s'installer en forêt pour vivre au contact des chevreuils. Cette immersion va durer dix ans.
Vivre seul en forêt sans tente, ni abri, ni même un sac de couchage ou une couverture, c'est surtout apprendre à survivre. Geoffroy Delorme suit l'exemple des chevreuils. Il adopte leur mode de vie, apprend à manger comme eux, à dormir comme eux. Il acquiert une connaissance unique de cet animal et son mode de vie.
Vivre en forêt est un apprentissage difficile. Il faut apprendre à se nourrir et apprendre à stocker. Au printemps, Geoffroy Delorme cueille des feuilles : ortie, menthe, origan, lamier, reine des prés, achillée millefeuille, angélique.... Il les fait sécher en évitant les moisissures et les attaques d'insectes. Pour les protéines, il y a les fruits à coques qu'il ramasse à l'automne et stocke comme les écureuils dans un tronc d'arbre ou dans une cavité rocheuse. Enfin, il y a les vitamines qu'il puise abondamment dans les fruits en été, mais dont il prive son corps en hiver.
L'homme-chevreuil est l'histoire d'une quête ancienne et qui reste fascinante : renouer avec la vie sauvage.

13 février 2021 à 20:34:33
Réponse #1

Maximil


Et du coup, l'as-tu lu ? quel est ton retour, avis ?
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

14 février 2021 à 09:52:48
Réponse #2

gahús


J'ai découvert l'existence de ce livre aujourd'hui dans un article du figaro :

https://madame.lefigaro.fr/celebrites/geoffroy-delorme-et-laurent-tillon-chevreuil-racontent-immersion-totale-foret-090221-194921

Cette expérience me laisse perplexe mais comme je n'ai pas lu le livre...

14 février 2021 à 18:06:50
Réponse #3

Oty



18 avril 2021 à 15:41:50
Réponse #4

Jobar


Je viens de finir ce livre, que j'ai eu du mal à trouver en librairie (rupture de stock).
Il se lit facilement, c'est une sorte de conte, qui parle des chevreuils et de leur milieu...
Passant beaucoup de temps dans les bois, à observer les animaux, je n'ai rien appris de neuf sur la faune.
J'étais très curieux de voir comment l’auteur avait vécu aussi longtemps en forêt, sans abri, sac de couchage, vêtements étanches...
La survie dans ces conditions, sur une aussi longue période, est de loin le plus gros problème, mais sur ce sujet, Geoffroy Delorme reste très évasif et en parle peu.

Problèmes :
Passer juste une semaine, en hiver, sous la pluie, sans aucune protection est extrêmement pénible, alors 7 ans !
Vivre plusieurs années en ne mangeant que le fruit de ses cueillettes, dans ce type de forêt, sans protéines animales.
Se faire accepter par un animal sauvage est possible, mais être accepté par tous les autres et communiquer avec eux est  totalement irréaliste !
Sur tous les chevreuils qu’il côtoie, ne perdre qu’un animal en 7 ans est optimiste (chasse, maladie, accident…).
Ne jamais parler des tiques et autres parasites, alors qu'il vit en parfaite harmonie avec les animaux sauvages.
L’auteur parle très peu de sa famille et des problèmes qu'il a dû avoir avec les autres.
Comment vivre aussi longtemps dans les bois, sans être repéré par des promeneurs, des chasseurs, des forestiers… ?

Bref je suis extrêmement sceptique et j'ai horreur que l'on me raconte des bobards.

18 avril 2021 à 17:10:03
Réponse #5

Trailokiavijaya


Nous sommes d’accord. C’est très gros pour être vrai, mais quand plus c’est gros plus ça passe parfois.

J’ai eu le débat avec un collègue accompagnateur en montagne, il « y croit à fond » sans se poser de questions.

J’ai juste lu un extrait je n’ai pas lu le livre, c’est un extrait où il marche silencieusement et arrive à toucher son copain chevreuil et à l’effrayer. Franchement ????


18 avril 2021 à 22:27:43
Réponse #6

gahús



18 avril 2021 à 23:14:35
Réponse #7

Magic Manu


Sur le « forum d’en face », un membre est venu expliquer qu’il avait passé plusieurs mois, dans une forêt de plaine en France, en randonnant sans voir personne, se nourrissant de feuilles (l’hiver...!), sans matériel...
Il n’avait pas réussi à convaincre grand’ monde, et un débat s’était ouvert sur le côté « intolérant » de certains membres  :D :D :D
https://www.randonner-leger.org/forum/viewtopic.php?id=34110
Hope for the best, expect the worst...

19 avril 2021 à 09:31:53
Réponse #8

Shirokuma


Bref je suis extrêmement sceptique et j'ai horreur que l'on me raconte des bobards.
Amusant.
J'en parlais ici même : http://forum.davidmanise.com/index.php/topic,215.msg568563.html#msg568563

Avec la même impression.  ::)
“L'expérience est une bougie qui n'éclaire que celui qui la porte.” Confucius

19 avril 2021 à 15:19:27
Réponse #9

Aleksi


Le lien est périmé.

Pour ma part,ce n'est pas de l'intolérance, mais de l'incrédulité. Ce qui n'est pas la même chose.

Je continue a penser que ce monsieur a passé beaucoup de temps avec les chevreuils, qu'il a "vécu" avec eux un certain temps, mais que les "7 ans sans abri et sans nourriture" sont une belle invention éditoriale destinée à booster les ventes, et ça marche semble-t-il.

Carrément d'accord avec toi Pierrot. Ceci étant dis, ce n'est ni le premier, ni le dernier. Beaucoup d'aventuriers "explorateurs" ont inclus l'angle de la vie sauvage dans leurs expés parce que c'est vendeur. Quand on voit les distances quotidiennes parcourues sur plusieurs mois et que je lis un "et pour me nourrir je piègais le lapin au collet" (par exemple) très évasif, j'aimerai bien me retrouver projeté au milieux de cette conversation...
J'attends vraiment qu'on me prouve le contraire, j'suis open  :)

20 avril 2021 à 13:29:01
Réponse #10

Krapo


C'est un beau roman, c'est une belle histoire...

 ;D
Laissons glouglouter les égouts !

22 mai 2025 à 10:37:46
Réponse #11

Mary


—> Il est un "Mowgli d'aujourd'hui", un "Robinson Crusoé" des temps modernes.

Le vocable des journaleux…

Et les chasseurs interrogés qui « rigolent ».




Passer juste une semaine, en hiver, sous la pluie, sans aucune protection est extrêmement pénible, alors 7 ans !


I agree.


Vivre plusieurs années en ne mangeant que le fruit de ses cueillettes, dans ce type de forêt, sans protéines animales.


Ce n’est, de loin, pas impossible.


Se faire accepter par un animal sauvage est possible, mais être accepté par tous les autres et communiquer avec eux est  totalement irréaliste !


Détrompez-vous. C’est par un individu et son entremise, qu’on accède progressivement aux autres.



Ne jamais parler des tiques et autres parasites, alors qu'il vit en parfaite harmonie avec les animaux sauvages.


A priori, I agree (pas lu l’ouvrage).


L’auteur parle très peu de sa famille et des problèmes qu'il a dû avoir avec les autres.


C’est un choix. Le sujet ne portait peut-être pas sur ça.

22 mai 2025 à 23:16:05
Réponse #12

Khee Nok


Je mets donc ça ici pour essayer de limiter la dispersion :

Quant aux images… comment dire. À moins d’être un fils de p*te exhibitionniste qui jubile en filmant ses ébats pour les vendre sur Internet, je ne vois pas l’intérêt, pour un discret, humble et passionné solitaire, de se capturer dans son cercle ultra privé. Je suis même certaine qu'il ne voulait pas de téléphone.

Dans l’intimité crucial de son quotidien forestier, il avait d’autres chats à fouetter que de sortir son bidule pour prendre un selfi.

- Le type est photographe animalier de profession.

- Il a écrit un livre (avec des photos)

- Depuis il donne de multiples conférences, participe à divers évènements publics etc.

Et il me semble que ce qui a été questionné ce n'est pas qu'il ait pu côtoyer des chevreuils mais qu'il ait pu (sur)vivre aussi longtemps dans une petite forêt française, y compris en hiver, sans rien.

Ceci dit, quand on voit certains articles, il n'est pas question de vivre 7 ans seul dans la forêt, ni sans feu ou équipement (pas facile de faire bouillir des glands à mains nues), et il reconnaît lui-même qu'à l'instar des chevreuils il a pu aller grapiller dans des jardins potagers :
https://www.outside.fr/geoffroy-delorme-sept-ans-seul-dans-une-foret-de-normandie/

Et au final peu importe, il a certainement vécu quelque chose de particulier, sans faire de mal à personne.


23 mai 2025 à 07:00:11
Réponse #13

Mary


Khee Nok, tu relèves des faits et je pense que tu as raison.

Mais tout ça, c’était après son expérience primitive avec les chevreuils. C’est venu bien après sa découverte de lui-même, au terme de sa longue gestation.

Je constate, par ailleurs, une confusion générale entre ce que lui-même a pu dire sur son vécu et ce que la presse en a raconté; entre son histoire rapportée, d’une part, et toutes les interprétations a posteriori, d’autre part.

Aussi, mais c’est un sujet distinct, la médiatisation change les individus, qui prennent en assurance (et parfois en arrogance) au point d’en devenir méconnaissable.

Hier, en survolant très rapidement des articles et des bribes de vidéos, j’ai été frappée par le décalage important qu’il pouvait y avoir entre son mode d’être initial (reclus sauvage) et l’espace si particulier de l’Audiovisuel dans lequel il s’est enchâssé.

Ces deux mondes sont ontologiquement incompatibles. Ces deux mondes sont aux antipodes.

Pour shématiser : l’un est celui de la nudité; l’autre est celui du paraître. L’un est celui du mutisme; l’autre est celui du verbiage. L’un, celui de la survivance; l’autre celui d’une certaine abondance. L’un incarne la rusticité; l’autre reflète le comble de l’artifice.

Je parle en termes d’archétype, c’est-à-dire de symbolismes et de formes. 

Et, justement, c’est en devenant un sujet civilisé à part entière - en ressemblant aux gens du plateau, en les imitant - qu’il a pu échapper à la stigmatisation prévisible : regardez-moi ce garçon caverneux et inadapté. Matez-moi cette « chose » antisociale.

C’est en s’insérant dans nos conventions, après son expérience obscure et en réalisant un retour réflexif sur son passé…qu’il échappe à la position la plus dominée, puis s’affirme comme expert d’un sujet donné.

En fait, je pense qu’il y a quelque chose de beaucoup plus radicale qui se joue : c’est le rapport à l’existence.

C’est sa position, en qualité de sujet, dans le monde des hommes. Et ce positionnement demande une série de sacrifices dans « l’autre sens » : s’approprier les codes, la mentalité, les tares, emprunter les habitudes. Se plier à des normes.

Si vivre avec les animaux exige de faire fidèlement comme eux… évoluer parmi la descendance d’Adam, c’est aussi devoir agir et se conduire comme nous.


Et il me semble que ce qui a été questionné ce n'est pas qu'il ait pu côtoyer des chevreuils mais qu'il ait pu (sur)vivre aussi longtemps dans une petite forêt française, y compris en hiver, sans rien.

Absolument d’accord, c’est le point de crispation (et là-dessus, je ne me prononce guère puisque j’y connais rien).

Ceci dit, quand on voit certains articles, il n'est pas question de vivre 7 ans seul dans la forêt, ni sans feu ou équipement (pas facile de faire bouillir des glands à mains nues), et il reconnaît lui-même qu'à l'instar des chevreuils il a pu aller grapiller dans des jardins potagers.

Oui, et il question de carences alimentaires, de faiblesse physique, d’hallucinations visuelles, d’épisodes de déréalisation, et d’hypothermie. Il en sourit et ne s’en plaint pas.

Et au final peu importe, il a certainement vécu quelque chose de particulier, sans faire de mal à personne.

Amen.

En fait, soit il aurait dû mettre en avant (les éditeurs ont mis en avant) la dimension lisse et féerique d’une tranche de son histoire, soit il aurait dû s’attarder sur l’étendue des éléments qui l’ont mis en péril, c’est-à-dire sur les risques de mort.

Les deux en même temps, c’est trop complexe pour le cerveau moyen. Le marketing du romantisme l’emporte.

C’est un choix éditorial. Le public aime acclamer les escapades de Bambi, il n’a pas besoin qu’on lui sorte des techniques bizarres de bushcraft.

Je souhaite maintenant revenir sur le phénomène suivant : il y a un problème fondamental dans le traitement de ces sujets, un arrière-fond total qui modifie radicalement le rapport à la réalité et, par conséquent, la notion de vérité.

Un exemple analogue dans la vidéo des deux frères rescapés. D’entrée de jeu, à zéro minute et 27 secondes, l’animateur déclare :

« Ils ont survécu seuls dans la fôret, en France, ça parait assez incroyable et pourtant c’est l’histoire vraie d’un film ».

Est-ce qu’un membre du forum pourrait prendre la peine d’expliquer en quoi cette formulation est foncièrement problématique ?

En quoi ces éléments de langage jettent les bases perverses d’une narration biographique rapportée, prise en otage dans le culte cinématographique ?

 


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