Un demi-siècle de prises d’otages par diverses fractions armées en Colombie (du Palais de Justice et des Juges de la Cour suprême en 1985, au 29 policiers et gendarme en 2025, en passant par Ingrid Betencourt, en 2002).
L'enlèvement de Hanns Martin Schleyer par la Fraction Armée Rouge, le détournement du vol Air France reliant Alger à Paris, les enlèvements de ressortissants allemands et américains au Liban. La prise de l’Ambassade américaine en Iran. Les milliers de kidnappings par Boko Haram au Nigéria. La prise d'otages du théâtre de Moscou. Les prises d’otages massives en Palestine.
a. Faire pression sur les gouvernements.
b. Échanger des prisonniers de guerre.
c. Affirmer le contrôle social et territorial.
d. Revendiquer des droits et des accès.
e. Réclamer la reprise de négociations.
Les enjeux sont complexes. Ils ne peuvent être réduits à « corps, vie, argent ».
Ils font appel à des valeurs, à des idées, à des croyances, à des luttes idéologiques qui s’apparentent à la notion très large de capital symbolique.
Le prestige; la crédibilité; la vengeance; la justice; l’affirmation identitaire; les utopies; ou encore le martyr et le sacrifice : à tort ou à raison, ce sont des « bénéfices » et des aspirations qui dépassent l’objectivité des possessions matérielles.
D’ailleurs, dans les conflits interreligieux et les prises d’otages par les rebelles ou minorités, agir pour de l’argent est considéré comme une bassesse pour le groupe.
Les opération sont destinées à frapper l'opinion publique, inverser un rapport de force, imposer un système, confronter les dominants et faire connaître ses positions.
Ce sont des situations conflictuelles qui, par définition, n’ont rien avoir avec la demande d’une rançon.