Salut à tous.
Je lance ce sujet, inspiré par la question de Guillaume sur le pain. Je n'ai pas beaucoup de vécu en matière d'autosuffisance, mais je vais me baser sur des extensions de ma (faible) experience. Je ne sais pas si le sujet est bon, mais nul doute que l'enrichissement ou non du post en apportera la réponse.
Mon postulat de départ est qu'un bon repas est bon pour le moral. En situation de survie à long terme ou d'autosuffisance, on peut se retrouver facilement avec un nombre limité d'aliments. Et une lassitude s'installe obligatoirement. Deux exemples : la stage de printemps, chapatis et fougères, et mes mercredi après-midi quand je me faisais à manger, essentiellement de la semoule. (Quel feignant !). Par extension, il me semble que lorsqu'on a atteint la phase priorité de survie "se nourrir", et qu'on se dirige vers la phase "amour"

, il reste environ deux mois durant lesquels un certain (ré)confort psychologique devient relativement essentiel. Cela pourra être résolu par la satisfaction à effectuer certaines tâches améliorer ses outillages, son abri, etc. Mais probablement par le fait de travailler, créativement, en un sens, à se fournir des plaisirs simples. Améliorer son ordinaire de bouffe par exemple. Il me semble qu'aubout d'un délai relativement court, la survie passe par ça. Tout simplement pour être en mesure de garder la motivation nécessaire à assurer correctement les priorités de survie (je pense notamment à la première : l'attention), en bref à garder son cerveau en éveil.Et peut-être pour aller à l'extrême, ne pas se laisser mourir.
Exemple stupide (mais que je ne vous épargne néanmoins pas) : le jour ou, grâce à ma soeur j'ai découvert que malaxer de la semoule froide pouvait faire une excellent base à la confection de petits biscuits a été un petit coup de fouet psychologique pour apprécier un aliment que j'ai consommé à répétition. Je n'étais pas en situation de survie ni d'autosuffisance. Mais je suppose que si cela avait été le cas, cette petite chose toute simple, aurait eu beaucoup plus d'impact, pour le moins sur quelques jours, sur mon humeur. Idem pour les chapatis transformés en petits tortillons apéros par notre ami diesel durant le stage de printemps. Tout à coup, grignoter ça devait amusant, (alors que les chapatis au bout de deux jours…

) ce qui m'a empéché de devenir un individu maigre faible, famélique et sans énergie. Oui j'exagère, mais c'est pour vous réveiller un peu…
A vous lire.