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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Le plaisir, ultime priorité de survie ?  (Lu 7427 fois)

28 octobre 2006 à 14:06:11
Lu 7427 fois

emmuel


Salut à tous.
Je lance ce sujet, inspiré par la question de Guillaume sur le pain. Je n'ai pas beaucoup de vécu en matière d'autosuffisance, mais je vais me baser sur des extensions de ma (faible) experience. Je ne sais pas si le sujet est bon, mais nul doute que l'enrichissement ou non du post en apportera la réponse.
Mon postulat de départ est qu'un bon repas est bon pour le moral. En situation de survie à long terme ou d'autosuffisance, on peut se retrouver facilement avec un nombre limité d'aliments. Et une lassitude s'installe obligatoirement. Deux exemples : la stage de printemps, chapatis et fougères, et mes mercredi après-midi quand je me faisais à manger, essentiellement de la semoule. (Quel feignant !). Par extension, il me semble que lorsqu'on a atteint la phase priorité de survie "se nourrir", et qu'on se dirige vers la phase "amour"  ^-^, il reste environ deux mois durant lesquels un certain (ré)confort psychologique devient relativement essentiel. Cela pourra être résolu par la satisfaction à effectuer certaines tâches améliorer ses outillages, son abri, etc. Mais probablement par le fait de travailler, créativement, en un sens, à se fournir des plaisirs simples. Améliorer son ordinaire de bouffe par exemple. Il me semble qu'aubout d'un délai relativement court, la survie passe par ça. Tout simplement pour être en mesure de garder la motivation nécessaire à assurer correctement les priorités de survie (je pense notamment à la première : l'attention), en bref à garder son cerveau en éveil.Et peut-être pour aller à l'extrême, ne pas se laisser mourir.
Exemple stupide (mais que je ne vous épargne néanmoins pas) : le jour ou, grâce à ma soeur j'ai découvert que malaxer de la semoule froide pouvait faire une excellent base à la confection de petits biscuits a été un petit coup de fouet psychologique pour apprécier un aliment que j'ai consommé à répétition. Je n'étais pas en situation de survie ni d'autosuffisance. Mais je suppose que si cela avait été le cas, cette petite chose toute simple, aurait eu beaucoup plus d'impact, pour le moins sur quelques jours, sur mon humeur. Idem pour les chapatis transformés en petits tortillons apéros par notre ami diesel durant le stage de printemps. Tout à coup, grignoter ça devait amusant, (alors que les chapatis au bout de deux jours…  :-\) ce qui m'a empéché de devenir un individu maigre faible, famélique et sans énergie. Oui j'exagère, mais c'est pour vous réveiller un peu…
A vous lire.


28 octobre 2006 à 15:12:47
Réponse #1

guillaume


Je remarque ça aussi. Le fait de manger la même chose à répétition finit par me dégoûter.

Je pense qu'en survie à moyen ou à long terme, il est important de bien gérer sa nourriture. J'entends par là essayé de varier un maximum ou ne serait-ce que changer la forme du plat. Il en va de l'humeur et donc de l'attitude pour pourrait engendrer des accidents?

a+

30 octobre 2006 à 09:56:37
Réponse #2

niglo85


entierement ok !!
mais pas uniquement en survie... dans la vie tout simplement, varier les plaisir, ce trouver des occupations, des plaisirs simple etc... sont des facteur très important, car sinon vivre pour vivre...bof... c'est aussi le role des passions toutes ces petites choses qui nous font du bien moralement sont très importantes. si le morale baisse, en generale, la santé entiere se degrade très vite.
donc en situation de survie encore plus quant vie normale, il faut s'occuper, bricoler, manger de bonnes choses, varier les gouts, et se fixer des objectifs.

Johann

30 octobre 2006 à 10:47:53
Réponse #3

Pierrot


Il faut aussi tenir compte du fait que nous sommes quand même "repus" dans notre société actuelle.
En véritable situation de survie, des aliments que nous ne regardons pas habituellement vont devenir matière à festin.

C'est aussi là que l'expérience et l'entrainement prennent toute leur valeur, le fait d'avoir testé permettra de pouvoir diversifier la nourriture en fonction de l'endroit ou on se trouve et de la saison.

Mais je suis d'accord que si l'on peut tenir un certain temps sans nourriture, le moral sera bien meilleur avec un estomac lesté.

30 octobre 2006 à 10:52:56
Réponse #4

BearPaw


Mais je suis d'accord que si l'on peut tenir un certain temps sans nourriture, le moral sera bien meilleur avec un estomac lesté.

et surtout, cela va améliorer les statistiques de la population mondiale en surpoids... ;)

ça me fait penser que j'ai encore trouvé pleins de myrtilles hier, lors d'une petite rando dans le jura suisse. Un tout petit peu sèches, mais encore très goûtues.... :love:

Nous avons même rencontré un gars qui rammaissait des amanites Tue-mouches pour les manger. Il les sèche au préalable en fines lamelles, et les ajoute dans ses divers mets en petite quantité. (brrr, ça me donne déjà des maux de ventre rien que d'y penser) :o

30 octobre 2006 à 15:42:15
Réponse #5

bellis


J'ai plusieurs fois essayé de ne pas manger à ma faim à chaque repas et d'attendre d'avoir très, très, très faim avant de me nourrir, cela sur une période assez longue.
Conclusion, le simple fait de manger, même que du pain a entrainé chez moi, une satisfaction jusqu'alors inconnue :le plaisir de se nourrir.
J'en conclu que en période de restriction le simple fait de pouvoir manger, sera une fête.

Je suis cependant tout à fait d'accord, faire l'effort de ne pas  subir une condition qui devient contraignante, varier ses repas et les rendre appétissants ou bien chercher à perfectionner tout ce qui est perfectible, va doter la personne de la satisfaction d'avoir su soi-même améliorer l'ordinaire, lui faire prendre conscience qu'elle peut agir sur la situation et qu'elle peut persister, voire retourner la situation.

30 octobre 2006 à 17:27:48
Réponse #6

emmuel


D'accord avec ce que vous dites, mais je parlais vraiment de "long terme", là, vraiment quelques mois ou plus, passé un cap ou le manque de nourriture ne pose pas question.

02 novembre 2006 à 10:15:04
Réponse #7

bellis


Citer
quand je me faisais à manger, essentiellement de la semoule. (Quel feignant !)

Si cela avait été de la fénéantise, tu n'aurais pas fais l'effort,   le moment venu, de varier ta façon de consommer la semoule. :up:
Se nourrir de façon plus simple, plus basique, désencrasse l'organisme, il fonctionne alors dans les conditions pour lesquelles, il a été concu. :)
Sans tomber dans l'instinctothérapie,il décide alors de ce qui lui est utile de manger en fonction des manques qu'il doit combler.
Quand arrive cet équilibre, ce que l'on s'est préparé à manger procure un grand plaisir, car il contente pleinement et le corps et l'esprit.
                                                                              :love:
Pour ma part, le bien être éprouvé, pourrait être comparé au plaisir procurré par le chocolat, en plus intense, et il supprime totalement le besoin de manger du chocolat pour se stimuler. :D

14 novembre 2006 à 22:45:32
Réponse #8

Raide Baron


Je pense que la question de ton post est celle d'un épicurien. :)

Si tu retirais le point d'interrogation, tu aurais, sans doute, une affirmation d'un des éléments constitutifs de TA psychologie... ;)

Je ne suis pas sûr de bien me faire comprendre... ^-^

15 novembre 2006 à 11:37:14
Réponse #9

emmuel


MMM, en fait, je suis pas sûr d'avoir choisi le bon mot… Ce que je voulais dire par ultime, c'est dernière, la septième qioi, mais qui finalement rejoint la sixième…

15 novembre 2006 à 15:53:49
Réponse #10

kai


Ce n'est pas de la survie mais c'est quand-même intéressant:

Henri David Thoreau, dans Walden, se retire dans la forêt, construit sa cabane, pas très loin de la civilisation en fait, et y vit pendant quelques années, le plus simplement et avec très très peu de moyens. Il en ressort qu'il tourne sur environs 5 plats différents qui lui procure la variété gustative pour ne pas être dégouté ainsi qu'un équilibre alimentaire correct. Bien entendu que ces plats sont de saison, donc pendant l'année il a une plus grande variété que ces 5 plats.

Kai

15 novembre 2006 à 16:03:30
Réponse #11

Raide Baron


MMM, en fait, je suis pas sûr d'avoir choisi le bon mot… Ce que je voulais dire par ultime, c'est dernière, la septième qioi, mais qui finalement rejoint la sixième…

Je ne te suis pas très bien... :-[

Tu te réfères à une sorte d'échelle des besoins et des priorités ?

15 novembre 2006 à 16:06:00
Réponse #12

emmuel



17 novembre 2006 à 22:53:57
Réponse #13

guillaume


Je crois plutôt que ça irait avec la sixième, j'attend par là les besoins qu'on a quand la survie commence à être très très longue.

a+

22 novembre 2006 à 02:38:05
Réponse #14

tahiti


a long therme vous avez la chance d'etre dans un pays tempéré et du coup vous avez 4 saisons (contrairement a moi qui en ais 2 ) du coup vous avez une variété au fil des mois de choses a mangé diférante ...

par exemple il me semble impossible de manger des fraises en plein hiver

hors ici a tahiti c'est coco toutes l'année ;) allez je ne vais pas retourné le couteau dans la plais mais bon la plage a la longue on ce lasse aussi ;)

14 novembre 2007 à 20:42:45
Réponse #15

piedsnussurlaterresacrée


laaaa! voila le plaisir ultime en survie. quand tout va mal rien de mieux que un cheese burger en boite
le top non??? :blink: :blink: :blink: :lol: :lol: :lol:


 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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