J'y étais...

13h30 ou à peu près. Nu comme un ver dans ma chambre d'hôtel, je suis sur le point de commencer ma sieste.
Le bâtiment commence à onduler. Je suis au 15e étage, on sent bien les mouvements, amples, lents, presque tranquilles... assez differents d'une précédente secousse ressentie il y a des années en France.
Je comprend la situation immédiatement mais, paradoxalement, je reste calme, comme si je n'y croyais pas tout à fait.
J'enfile slip, chaussettes, short, t shirt, chaussures et je me dirige vers la porte de ma chambre en empoignant mon sac de sport dejà prêt pour la séance de l'après midi. Quand j'atteinds la porte la secousse a cessé.
Trois remarques :
- j'ai pris le temps de m'habiller. Où la pudeur ne va-t-elle pas se loger !

en même temps, filer à l'anglaise à oilpé n'aurait sans doute pas été très judicieux...
- la secousse n'a pas duré plus de 20 à 30 secondes. Quand je lis des témoignages parlant de 5 voire 10 minutes...

A se demander ce que les "témoins" se faisaient secouer et par qui !

- pour plagier sans vergogne un grand héron cendré, le BOB, c'est le sac que tu agrippes quant TSHTF !
Arrivé dans le couloir de l'hôtel, des employés font évacuer les clients. Pas de cris. Pas de panique. Je descend rapidement mais pas à fond de train les 15 étages.
Les clients sont massés dehors. De l'inquiétude mais pas d'affolement. Je me dis que rester en troupeau devant l'immeuble n'est pas une très bonne idée.
Je dégage par de petites ruelles avec des constructions en R+1 pour rejoindre un terrain vague que j'avais vu de ma chambre d'hôtel et qui s'avère être le parking d'une école. Les gens sont dans la rue, mais pas de panique.
Je téléphone à mes proches pour les rassurer et, en fait, leur apprendre ce qu'il s'est passé.
A 35° (au moins !) à l'ombre, mon BOB improvisé contenant 1 litre d'eau et un mélange de noix s'avère bien utile. Je m'allonge sur un banc pour - enfin - faire ma sieste ignominieusement interrompue par les éléments.
A suivre...