Salut Promeneur4d.
L'élevage d'animaux dans un contexte de recherche d'autonomie présente souvent le même compromis:
- un apport en protéines animales, qui nutritivement ou gustativement possède pas mal d'intérêt
- la complexification d'un système agricole vivrier, permettant souvent une bonne synergie entre production animale et végétale
- du temps pour s'en occuper et une certaine infrastructure car contrairement aux plantes, ça reste pas sagement là où on les a mis.
Je ne connais pas du tout l'élevage de ces cochons d'indes. Cela n'a pas l'air idiot, surtout si ils possèdent une meilleure rusticité que les lapins qui sont assez fragiles il est vrai.
Cela permet de faire des apports de protéines plus faible mais plus étalés dans le temps. Car produire est une chose mais transformer et conserver en est une autre, on n'improvise pas un repas de la même façon en abattant une poule ou une vache.
Si les cochons d'indes peuvent se contenter d'herbe et de foin comme seul apport de nourriture, cela permet de valoriser des surfaces de jardin ou prairie assez facilement, surtout dans les régions où l'herbe pousse toute l'année.
En revanche il doit falloir une certaine vigilance quant aux prédateurs (renards, chats, rapaces) vu leur faible gabarit.
Pour qui voudrait élever des petits animaux, la poule reste assez emblématique car elle rassemble beaucoup d'avantage: très bonne rusticité, surtout pour les races traditionnelles, apport de protéines quotidien via les oeufs, une production de viande interessante pour les races lourdes (les coucous de rennes présentant l'avantage d'être bonne pondeuse et une carcasse interessante pour nourrir une famille), la production d'un engrais très riche pour les cultures, une capacité de etroyage interessante pour le potager en période de non-culture, puis c'est très chouette à observer, c'est un animal assez ritualisé et pas aussi bête qu'il n'en a l'air (surtout comparé aux canards j'ai trouvé)
L'alimentation de la poule peut être assez sommaire si on a du terrain a leur laisser pour qu'elle gratte, une poigné de blé ou d'orge le soir pour les rentrer au poulailler, sachant qu'acheter du blé ou de l'orge bio a la tonne ne coute pas bien cher et offre une grande autonomie. Il faudra surveiller leur apport en proteines suivant la surface à leur disposition et la nature de celle-ci, l'idéal étant une prairie assez riche en biodiversité.
En terme de temps à leur consacrer, pour les poules il s'agira surtout de les rentrer et faire sortie de leur enclos sécurisé pour la nuit et de les nourrir, mais le fait qu'elles produisent des oeufs quotidiennement fait que l'on peut demander à un voisin de s'en occuper et de recupérer les oeufs pour lui lorsqu'on doit s'absenter de chez soi. Cela permet de commencer à établir des relations d'entre aides assez bénéfiques, au même titre que donner ses surplus de légumes autour de soi.
Dans le cas d'une production de viande uniquement, les oies présentent un bon intérêt également (prevoir un petit plan d'eau pour leur permettre de se reproduire correctement), notamment car au delà de la production de viande, il y a la production de gras/lipides, souvent compliqué à l'échelle du potager/microélevage. Il sera souvent plus facile de produire du gras animal que végétal, et cela peut servir à beaucoup de choses, même en dehors de l'alimentation (du savon par exemple)