L'idée générale est d'apprendre un nouveau comportement.
Merci d'avoir lancé ce fil.
Je n'ai aucune competence spécifique dans le domaine psy, mais comme tous les humains je suis tombé dedans quand j'étais petit ;-)
Il me semble qu’avant de chercher comment changer en pratique, il faut déjà avoir franchi deux étapes importantes.
Primo, avoir identifié une situation ou un comportement comme inadapté, pathologique etc.
Deuxio, ayant identifié le problème, souhaiter le résoudre (ce qui souvent a un prix)
Et c’est pas si simple, aux deux étapes.
Je prends comme exemple deux situations assez communes et dont j’ai l’expérience personnelle : le couple et l’addiction.
Primo, identification du problème :
- Dans un couple un ou une des partenaires peut considérer comme acceptables des comportements qui ne devraient pas l’être (on pourrait discuter de qui doit définir les limites mais on admettra qu’elles existent). Par exemple accepter que le/la partenaire nous néglige, nous rabaisse, nous parle mal, abuse de nous sexuellement, ou financièrement, fasse du chantage affectif, voire nous frappe etc (je mets « nous » mais c’est bien sûr au moins aussi valable dans l’autre sens).
- Une personne peut ne pas avoir conscience d’une addiction. Exemple classique: l’alcool dont la consommation est socialement/culturellement bien acceptée en France. L’alcoolique mondain/festif/convivial ne répond pas au stéréotype de l’alcoolique abruti et/ou violent et peut donc passer, un temps, inaperçu.
Deuxio, vouloir le changement
Dans un couple, la personne qui subit des choses « inacceptables » peut les accepter en les rationalisant. Par exemple en voyant dans une jalousie maladive une preuve d’amour (c’est pas ça). Ou inversement en acceptant des infidélités en considérant que ça ne fait que traduire un manque dont on serait responsable (c’est peut-être vrai, peut-être pas). Ou en se disant que le type violent envers sa femme (c’est souvent dans ce sens) est aussi un bon père qui ne ferait jamais de mal à ses enfants (pourtant il leur en fait déjà), ou qu’il ou elle va changer (par quel miracle…) etc.
Addiction : le recours à des drogues peut être une forme d’automédication. Donc si on abandonne la drogue en question on va devoir faire face au problème de départ, qui n’est pas forcément anodin. A un moment donné on peut sans doute en arriver à boire pour oublier les problèmes liés à l’alcool.
Et par ailleurs ces comportements peuvent avoir des « bénéfices secondaires ».
Parfois considérables. Par exemple être une victime, ça peut être un bon plan pour pécho. Je pense qu’il il existe chez beaucoup d’hommes et de femmes le syndrome du chevalier ou de l’infirmière (respectivement). En gros on va avoir envie/besoin de « sauver » des « victimes ». Je pense que ça répond à une impulsion saine, altruiste, renforcée par des stéréotypes sociaux. Reste que ça expose ces « sauveurs » au risque de manipulation (ici, on supposera une manipulation inconsciente) . Du coup les dites « victimes » peuvent avoir un intérêt (au moins immédiat) à entretenir ce statut plutôt que se sortir les doigts.
Plus simplement : pendant qu’on procrastine on peut faire des trucs inutiles mais vaguement agréables, genre poster sur un forum plutôt que de faire le taf…