Bonsoir,
je pense que rechercher le confort (quasi absolu) avec des critères de poids, d'argent....au delà de la réalité est une utopie. Cela n'engage que moi, et je reconnais volontiers que toutes vos discussions sont techniquement intéressantes.
Il y avait une maxime (à mon époque), à la 27ème DA: "quand on dort dehors, on doit avoir agréablement froid".
Pour moi, tout est dit.
Je me permets de vous dérouler quelques réflexions et expériences:
si vous voulez avoir très chaud, il faut faire comme les Canadiens, accepter d'avoir et de porter un concept de couchage aussi encombrant que le sac à dos lui même. Ce n'est, en fait pas très français.
Par contre, j'ai eu de bons chefs à l'armée qui m'ont appris ceci (que j'applique toujours d'ailleurs). Avant de se coucher dans le duvet, il faut se changer sec (perso, j'ai toujours un jeu de sous-vêtements secs, un bonnet et une paire de chausson en laine polaire HH, dans un petit sac étanche), et toujours un matelas ou une bonne mousse.
D'ailleurs, si je me souviens bien, le matelas mousse était considéré comme équipement de survie et obligatoire à emporter, dans un très beau régiment para de l'est de la France.
A la 27, avant de se mettre dans le duvet, sec bien sûr, on mettait de l'eau bouillante dans le bidon, ça servait de bouillote....et c'était très bien le matin pour le café.
Donc, pour une première conclusion, avec le duvet qui vous convient le plus, et vos choix me semblent tous cohérents, il faut surtout être sec, avoir des chaussons ou des chaussettes, et surtout un bonnet et un matelas.
Perso, j'ai, au moins depuis 25 ans, un combiné Hell-sport (1 moyen et 1 micro), j'y ai ajouté un sursac gore-tex et un intérieur en soie. J'optais pour la combinaison la plus adéquate en fonction de l'activité et de la MTO.
Dans le contexte mili, puisque le sujet a été abordé, à l'époque, en commando ou à proximité d'un objectif, on se roulait dans la bâche en coton, mais toujours avec une mousse. Mais auparavant, on se démerdait (ou il fallait se démerder)pour se mettre au sec, et avec un bonnet. On changeait de chaussettes...et on remettait les rangers.
Plus tard, j'ai investit dans un liner US, mais avec les mêmes techniques: sec, bonnet et mousse. C'était mieux.
En blindé, j'avais le F1 carré, comme couverture, sur une mousse, sec et bonnet...à côté des roues avec le combiné radio contre l'oreille.
Normalement, on utilisait le duvet en bivouac semi-tactique ou classique. Le dézipage rapide et automatique, c'est bien, ça doit certainement faire partie du cahier des charges, mais si on devait l'utiliser, c'était parce que ça avait un peu merdé quelque part, ou qu'on était bahutés.
Avec la légion, j'ai participé, au début des années 2000, à des exercices (expérimentaux, il me semble) de bivouacs au plus près de l'objectif, en Afrique, en forêt. La règle, c'était sec, mousse, bonnet...et items anti-moustiques. Cela n'a pas été très probant.
Mais il semblerait qu'aujourd'hui, les troupes en Guyane sont passés maîtres dans ce type de bivouac (Retex du 9ème BIMA, à priori, je ne suis plus dans l'institution).
Alors, pour terminer, je suggère:
le duvet idéal, pour moi, n'existe pas, mais:
1) d'aller voir ce que font actuellement les armées, parce qu'en termes de bivouacs pourris, les militaires ont de l'expérience.
2) de surtout se mettre au sec (ce n'est jamais du temps perdu), pieds, corps et tête et d'avoir un matelas.
Voilà, bonne soiré, cordialement.