Ces pèlerines sont destinées a des soldats portants de petits paquetages de combat, ça ne passera pas avec un gros Bergen!

Ceci dit, en retroussant la pèlerine vers le haut, on peut rentrer un sac un peu gros, mais dans cette configuration les fentes pour les bras sont trop hautes.
Mais bon, on est couvert quand même, c'est l'essentiel.
La pèlerine est presque un manteau, qui protège mieux que le poncho.
Mais avec un tissu bouché, ce dernier est plus facile a aérer.
Je trouve le poncho en tissu vraiment imperméable préférable sur le bonhomme.
Par contre, comme abri de bivouac, je préfère la pèlerine qui donne un abri plus enveloppant.
En coton, la pélerine coupe parfaitement le vent sans phénomène d'étuve.
Par contre, si le coton imperméable protège bien de la pluie par ruissellement, une fois sur soi, l'eau le traverse en demi-heure ou peut être une heure.
Mais sur une pèlerine coton agréable a porter, il suffirait de rajouter une petite capeline étanche au niveau des épaules pour être bien.
Pour mon usage personnel, une pèlerine coton avec les accessoires en tissus synthétiques serait parfaites.
Bien qu'une fois mouillé, il pose des problèmes de transport et de séchage.
On retrouve toujours le débat entre le confort et l'ultra léger.
Ceci dit, les campeurs d'autrefois utilisaient des cotons hydrophiles très légers, type Ventile, pour leurs tentes.
Top pour des tentes ultra légères mono-parois agréables car respirantes, même si une légère vaporisation existait à l'intérieur en cas de forte pluie.
Je me suis toujours dit qu'avec un poncho imperméable comme tapis de sol, un abri type pèlerine militaire en coton hydrophile léger et résistant était le meilleur choix a la belle saison.
Suivant le temps, on a ainsi sur le dos, au choix, un truc respirant( vent) ou imperméable( pluie), et au bivouac l'imper au sol et le respirant au dessus de soi.
Je fais ça avec une pèlerine polonaise( j'ai une pèlerine hongroise, plus sophistiquée mais encore plus lourde!) et un poncho britannique Grounsheet Mark VII, un bâton de marche, une ficelle et quelques piquets alu.
( c'est là que j'ai senti qu'il faudrait une moustiquaire et un petit bec étanche au sommet dans la ficelle pour améliorer la protection à la pluie).
C'est amusant et confortable......mais affreusement lourd.

( Après, s'il y avait besoin , ce serait utilisable sur le terrain pendant des mois sans inquiétude sur la fiabilité.
C'est un autre sujet, mais je pense qu'avec ça, des couvertures en laines, des vêtements en laine type burel et des très bonnes chaussures en cuir, un type munit d'une trousse de couture et de beaucoup de savoir faire pourrait vivre deux ans en plein air avant de tomber en guenilles)
Mais l'idée est là!
( un article sur les anciennes pèlerines hongroises:
http://militiahungarorum.roncskutatas.com/1920_e_f_l_s_8.html )