Salut !
A la personne qui a extrait le passage d'un de mes messages pour en faire un fil distinct : bonne idée, je la suggérais, mais ... il serait bon de titrer "antiseptie de terrain" et de préciser qu'il s'agit d'un tronçonnage redirigé.
Un antiseptique c'est pour la peau
Un désinfectant c'est pour de l'inerte, du matériel : matériaux, instruments ...
mais je crois que quelqu'un a déjà eu le temps de le préciser.
Maintenant la précaution kivabien vu que je ne sais pas qui va lire et encore moins ce qu'il en ressortirait en pratique ...
"en lisant ceci, la suite, et ce qui précède, et ce qui voisine, vous acceptez de renoncer à toute poursuite juridique ou affectivée à mon encontre, à titre personnel ou professionnel ou autre, ou à l'encontre de ma voisine, de son chien et de ses chats et du livreur de pizzas et vous déclarez avoir pleinement compris le sens de cette mise en garde".
1) Pour les pressés ou les fatigués de l'écran :
Choix perso :
- morceau de savon type de Marseille.
- salive (enzymes) +/- langue (effet mécanique), en version autologue : chacun sa salive et sa langue hein !
- Bétadine jaune parce que je ne suis pas allergique à l'iode.
- je prendrais quelques pastilles de chlore - non parfumé, non coloré, non tripatouillé en quoi que ce soit - si je devais calculer pour plusieurs personnes avec en plus un souci d'encombrement et en ayant la perspective de pouvoir trouver de l'eau pour les diluer.
- vaccination anti-tétanique à jour + typhoïde. (les vaccinations pour bourlingueurs et survivalistes, ça pourrait aussi faire un fil intéressant, mais là je laisse l'initiative à d'autres depuis que je regrette d'avoir anônné il y a quelques années dans le sens de la vaccination anti-hép B).
2) en réponse à certains :
A Emmanuel :
- aucune idée / interactions colles - alcool : peux pas répondre, juste interroger.
A Mellyann :
si vous réussissez à éviter le contact du morceau de savon et de la plaie c'est plus hygiènique. Souvenir d'une toxi-infection alimentaire collective dans lequel des gros savons jaunes muraux comme on en trouvait dans les cantines avaient contribué à ... la propagation. Un(e) gros(se) sal(e) y avait laissé traîné fortuitement des trucs pas sympas dessus. Voir plus bas le bon usage du savon.
A Wolf :
hop la ... perso j'ai apprécié votre contribution et le rappel documentaire assorti et at least but not last, le risque tétanique qui mériterait à son tour un rappel sous forme de fil distinct. Ce que je n'aime pas avec internet (ou plutôt avec ce que tout un chacun fait d'internet) : la facilité d'embrouille, d'autant plus pénible qu'elle peut être involontaire en plus. Les distances s'estompent, les sensibilités sont potentiellement avivées par l'aspect public des propos, etc. Dans la vie, il y a tout un tas de trucs qui tempèrent les mots, pas sur internet, mis à part les petites tronches à sourires / grimaces.
A Boiscourreur :
/ anecdote : brosser une plaie et le faire sans anesthésie ???!!!! Où se trouve le fil sur la légitime défense ? et celui du rappel sur les conventions de ... Genève ? ou même sur celui des droits des animaux ? Au fait, la tronçonneuse, elle était restée où ?
A Cubitus :
dans les blocs opératoires, la coloration de la Bétadine permet de s'assurer que le champ op a bel et bien été ... traité. En différentes circonstances ça permet aussi de se faire rapidement une idée assez précise de la dernière réfection du pansement. Ca sert même si ce n'est peut-être pas la raison principale. Et puis Bétadine rouge = "scrub" : sommes d'accord, c'est bien un ATS, moins costaud que la jaune, "dermique". Utilisée aussi en trempage initial de plaies un peu crades.
Bien trouvé le bicarbonium de sodate pour mélanger à l'eau de Javel.
A Chester :
l'alcool = intérêt médiocre. J'en utiliserai à défaut d'autre chose mais bon ...
A Fred survivant du fil :
la recette pour virer la Bétadine du tissu ??????????????????
"Tomor" : de rire ???? ou alors je vais bientôt apprendre un truc intéressant en retour de pince Kocher ...
Bien intéressé pour l'aspect désinfection de l'eau. Des sources officielles kivonbien ? Pour l'info, hein, pas pour l'eau ... Drôle de thé en attendant. Est-ce que cela peut être intéressant pour saturer la thyroïde en iode quand une des centrales nucléaires bulgares rappellera à notre souvenir qu'elle est construite ... sur une faille sismique ? Yeahhh
En tous les cas, bien d'accord pour la polyvalence - la versatilité pour certains ... - du produit.
A Skaro (anagramme ??? lol) :
tout dépend du transvasement, du conteneur de destination. Chez les artilleurs, la réponse est : "un certain temps". t << à celui indiqué sur le flacon d'origine.
A triptop :
si on peut plus parler ni des calibres qu'on n'a pas, ni des ATS qu'on utilise toutes les calendes athéennes, ni des filles qu'on aura, alors de quoi qu'on cause ? j'vous le demande ! Des zélektionmunicipales ? Oh Non. Ah oui, du permantassium de poganate : utilisé quasiment pour tout à l'armée. Au mieux pour mycoses aux pieds et petites plaies disséminées pas très infectées (passage à travers ronces, abrasions cutanées superficielles ...). Attention à l'effet tatouage si mal dilué au fond de la cuvette ou solution trop concentrée.
A Patrick :
des bons plans pour les concessions au cimetière ?
Sinon, en attendant, cf. ce qui suit sur Bétadine et couleur et choix.
3) A tous :
* Pour tous les antiseptiques : vérification des dates de péremption, vérification des conditions de conservation notamment température, manipulation la plus aseptique possible. Par exemple n'allez pas coller le goulot sur les bords de la plaie ni éternuer ou vous gratter le nez au dessus d'un flacon grand ouvert, ou laisser le flacon ouvert sur le bord de la piste du rallye Paris-Ouarzazate !
* ne pas mélanger les antiseptiques : les dérivés chlorés (javel, dakin) et les trucs du genre hibitane. Ni les dérivés iodés avec les dérivés mercuriels (Mercryl ...), du reste retirés de la vente en France.
* la séquence suivante est intéressante :
- lavage "mécanique" : a minima de chez minima, soufflez, frottez, selon le contexte. Le passage sous l'eau est mieux, avec du savon type de Marseille, c'est encore mieux. L'utilisation de Bétadine rouge, moussante, est encore encore mieux. L'eau oxygénée peut être intéressante mais on n'en dispose rarement en situation de survie (composé instable). On cherche notamment à décoller et faire remonter les saletés avec la mousse de ces produits.
- antisepsie de la plaie par application ... d'antiseptique
- couverture de la plaie, surtout si elle ne peut-être maintenue propre autrement. Si elle peut être maintenue propre de chez propre sans être recouverte d'un pansement, cela peut dans certains cas accélérer la cicatrisation : souvenir d'un amputé qui ne cicatrisait pas sous ses pansements, jusqu'au jour où désespérés nous avons laissé sa plaie exposée à un soleil (modéré hein !) plusieurs heures par jour : et là ... cicatrisation. Le pansement c'est de l'hygiène pour le blessé et pour les autres (les Japonais nous trouvent en général assez immondes avec nos croûtes apparentes par exemple), mais ce n'est pas forcément un gage de cicatrisation accélérée... Mais bon, restons en aux ATS puisque c'est le fil.
* utilisation du savon : le savon, c'est comme bien des choses : c'est personnel ! En tous les cas, c'est mieux ainsi.
Bien faire mousser, c'est important la mousse ! Et puis, pour ceux qui n'ont pas encore décroché dans ce cours d'hygiène des fonds des bois : à la fin il faut laver ... le savon ! Suis sérieux. Pas laisser du sang, du pus, de la lymphe, du sérum, des plaquettes, des globules, de la fibrine, de la morve, du truc et du reste, dessus.
* concernant la bétadine (r) / (tm) / (...) :
- idéale pour personnes non allergiques à l'iode. Parce que large spectre, et parce que rémanent (pour les athéniens = l'effet continue à s'exercer bien après l'application).
- la coloration de la plaie : c'est pas faux, ça a même du vrai, mais bon ... ça n'est pas un obstacle majeur ni même suffisamment significatif dans la plupart des cas. Pour plusieurs raisons : la coloration d'une plaie n'est qu'un des moyens d'apprécier l'évolution, la bétadine a tendance de toute façon à s'estomper, la plaie doit être pansée à nouveau périodiquement, ce qui inclue le rinçage. Toutefois, à aborder l'aspect couleur, il est recommandé d'éviter les muqueuses qui risqueraient de rester teintées, ce que je n'ai jamais vérifié dans ma pratique cependant.
- le "bec" / cône verseur est pratique pour éviter d'en faire trop couler.
- un bémol : ce cône verseur translucide se colle parfois à l'intérieur du bouchon et quand vous dévissez le bouchon vous emportez tout avec vous pour peu qu'un peu de bétadine ait collé entre les deux. Et ce n'est pas pratique du tout de récupérer le cône verseur de manière hygiènique (en général j'y parviens en refaisant la manoeuvre 4 à 5 fois de suite, plutôt qu'en y mettant les doigts par l'intérieur).
* concernant le dakin : accessoirement songer à l'odeur. Du produit lui-même, et de sa conjugaison avec la peau. Pour le dakin fait perso = eau de javel correctement diluée : diluer impérativement avec de l'eau froide, jamais avec de la chaude qui nuit au chlore !!! Bien vu pour la personne qui a relevé la recette de toubib du monde sans frontières.
Et pour ceux qui sont encore là, je ferais sournoisement remarquer qu'on n'a pas encore parlé de l'alcool iodé. Chiche ?
Bcp plus agréable que de l'eau désinfectée à la bétadine ! Non, eh, oh, hein, je plaisante !