Euh... Là, j'ai comme un p'tit doute quand même... Quand les gugusses montaient au chalet d'alpage chargés comme des bourriques, quand ils descendaient le foin (en hiver pour profiter du fait que la neige glisse) à dos d'homme ou sur d'immenses traineaux, j'en passe et des pas mal, je crois que l'effort devait être au moins aussi important que celui d'un hommo loisirus de nos jours.
Je me suis mal exprimé. En Europe, les gens du temps passé faisait des efforts physiques importants...mais dans le cadre du travail. On ne faisait pas (ou peu) d'effort "gratuit". D'ailleurs les brassiers étaient souvent "cassés" vers 40 ans. Les gens dans la nature bénéficiaient aussi d'une répartion très rurale de la population. Il y avait partout des relais, des auberges, des abris : la nature était très peuplée. On était pour ainsi dire jamais seuls. Les cols avaient des nombreux relais (monastères, hospices...).
Sauf sur les cimes, les champs de neige et les glaciers, mais là personne n'y allait : il n'y avait rien à y faire. Très souvent les pics n'étaient pas nommés : pourquoi nommer l'inutile ?
Dans mon post, je me plaçais dans le cadre du randonneur loisir. Bien que le concept de loisir soit très récent puisqu'il a été inventé par les riches dandy anglais du XIX siècle. Ceux qui s'étaient enrichis grâce à la révolution industrielle et agricole et qui pouvaient voyager grâce aux chemins de fer. Les anciens randonneurs évitaient surtout de transpirer. Nous, pour réguler notre température, nous comptons sur les capacités d'évacuation de la membrane Goretex ou nous retirons des couches....
Ces possibilités n'existaient pas par le passé : les membranes n'existaient pas et les sacs à dos étaient rare, tandis que les habits étaient volumineux. Le moyen naturel de régulation de la surchauffe, c'était de baisser l'intensité de l'effort. Marginalement, on retroussait les manches, entrouvrait sa chemise ou le bas de son knickerbroker ou on retirait son chapeau....
Comment étaient habillés De Saussure, Whimper,
Dans le temps passé, le principe c'était de transporter le confort avec soi. Il existait dans les alpes des porteurs et l'on pouvait donc trainer du matériel lourd jusqu'en haut des montagnes. Les expés étaient extrêmement rares.
C'est avec les anglais (Whymper....) qu'est arrivé la notion de "sport" et de démarche relativement light. Pour la plupart ils portaient des vêtements de chasse ou de country : tweed et drap de laine le plus souvent. ils avaient des porteurs, mais moins nombreux. ils étaient accompagnés de "guides" souvent des chasseurs recyclés.
Avant les anglais, les guides alpins redoutaient particulièrement le bivouac (par définition improvisé....) en altitude sans possibilité defaire du feu ; comme les laines étaient rèches et le coton importé ils portaient dessous des chemises de lin : refroidissement assuré.Pas dem atériel de bivouac : trop lourd, trop cher. C'est pour cette raison que des huttes refuges tapissaient la montagne.
En fait les vêtements n'étaient pas obligatoirement "spécialisés". Le mode de vie d'alors (pas de chauffage, pas d'eau chaude, travail manuel...) faisaient que les vêtements étaient par nature solide, chaud et pratiques. Seuls les anglais et les chasseurs pouvaient se permettre des vêtements spécialisés, et encore.
Les premiers vêtements spécialisés "outdoor" dates de la fin du XIX et du début du vingtième. L'exploration polaire et les tentatives hymalayenne ont ammené le développement de vêtements spécialisés : gabardine Burberrys, grenfell, doudoune, poches, capuches....
Pour l'équipement des Gervasutti et Rebuffat, de gros progrès avaient été effectués : doudounes, cagoules étanches, pullovers (le tricot est récent en montagne, d'ailleurs on emploie des mots anglais ou normands pour le désigner : jersey, pull over, cardigan), chaussures adaptés, guètres en canvas, anorak en gabardine, sous vêtements en laine ou coton (pas de sous vêtements avant 1900)....

Présence après 1945 de premiers tissus en synthétique (en fait la rayonne existait avant....). Progrès venant essentiellement des anglais pour les vêtements, des germaniques pour le matos et d'inventeur comme Pierre Allain (descendeur, cagoule, doudoune...).
did,
