Lors d’une récente formation avancée en secourisme en Angleterre, les instructeurs (des médecins spécialisés dans le domaine des urgences et des expéditions de montagne) nous ont présenté un bref aperçu des considérants légaux en Europe, sur les devoirs et la responsabilité du secouriste. Ci-dessous, les deux points principaux que j’ai retenu :
Point 1 :
Certains gestes de secourisme avancés et les actes médicaux simples enseignés ne sont pas autorisés dans un contexte normal de chaîne de secours : en Europe, secouriste non débordés, des moyens d’alerte corrects, etc. Ils ne sont valables que pour des situations extrêmes ou des lieux très éloignés des secours médicaux.
* Un gros accident avec plusieurs victimes, et trop peu de secouristes pour évaluer, alerter, et faire le premier bilan : ce n’est pas un contexte normal.
* Un accident en montagne, avec des conditions météo rendant impossible l’alerte des secours et l’évacuation : ce n’est pas un contexte normal.
Point 2 :
Il est de la responsabilité du secouriste d’évaluer la situation. En cas d’enquête, les choix et actions du secouriste seront comparés à ce que l’on attend raisonnablement d’un secouriste de même niveau de formation et d’expérience.
* Un secouriste n'est autorisé à pratiquer que les gestes qui ont été validés par sa formation (et le cas de la formation continue personnelle n’est pas clairement pris en compte).
*
Un secouriste ne peut faire moins que ce qu’il a appris. A réfléchir avant de se lancer tête baissée dans des formations avancées.
En suivant l’esprit de cet enseignement, même s’il a été décidé que les points de compression à distance ne seraient plus enseignés dans les cours de base en France, je ne crois pas que ceux qui les ont appris dans des formations antérieures ont le droit de ne pas s’en servir dans des circonstances exceptionnelles.
Et puis pour les secourus grincheux, j'aime bien la solution de David: claire et très saine!

Et puis félicitation au nouveau diplômé!
