Salut Cyberic, je ne me sens nullement insulté ou mis en cause, mais le débat est intéressant, bien qu'il ne soit qu'un débat philosophico/humaniste et non une analyse brute des risques encourus et de la manière de les prévenir et gérer.
celui qui porte une arme a l'intention de s'en servir un jour ou l'autre, voire fantasme ce moment. Celui qui porte un couteau porte un outil à la ceinture succeptible de l'aider dans bien des situations..
Celui qui porte un couteau, porte un outil capable de le sortir d'une situation de survie, point barre, que cela se passe dans une station de métro, accroché à une corde d'alpiniste ou piégé dans une épave sous marine.Combien parmis les amateurs et porteurs de couteaux que nous sommes, affutent leurs lames en espérant saigner un jour un malfaisant.
- le couteau n'est pas une arme efficace pour stopper un adversaire. je la trouve même plus dangereuse qu'efficace. vous avez tous entendu comme moi les gens ayant pris un coup de couteau et ayant pensé avoir reçu un coup de poing. vous risquez de porter un coup mortel, alors que vous vouliez plus simplement mettre fin à l'agression.
Nous avons de nombreuses fois exprimés que nous préférions :
* les armes de gestion à distance (sprays par exemple) ;
* les armes (ou objets dérivés) d'impact ;
* et en tout dernier recours si notre vie est en jeu, éventuellement une lame bien que nous considérions celle-ci au premier chef comme un outil.
- la mort c'est un peu définitif pour des agressions parfois dictées par l'alcool, la drogue ou le désespoir
. Même si elle peut s'avérer également très dangereuse, je lui préfère une matraque télescopique associée pourquoi pas à des techniques de tanbo.
Attention à la confusion agression (prédation) comparée à l'altercation où on à encore le choix de se soumettre et de quitter les lieux quitte a passer pour le dernier des lâches. J'ai l'impression que tu ne sais pas vraiment ce qu'est une agression ou le(s) gars en face veut vraiment étaler ta cervelle sur le trottoir sans la moindre inhibition. On est bien, dans ce cas là, dans une situation où on a en jamais l'initiative ni l'équilibre du nombre ou de l'équipement.
- je ne suis pas certain que même en cas de légitime défense, la justice ne prenne pas en compte le fait que vous portiez vous aussi une arme tranchante et que cela vous soit tout aussi fermement reproché..
Je m'en contrefout car le simple fait que je sois devant un tribunal est déjà bon signe par rapport au fait que ma vie ou mon intégrité physique et morale était en jeu.
porter une arme, quelle qu'elle soit focalise votre attention et peut vous détourner au moment crucial du véritable réflexe de survie, la fuite. pour en avoir porter une à la ceinture pendant mon service en gendarmerie, le sentiment de toute puissance associé à son port peut pousser à des risques inutiles voire à des bravades désastreuses..
C'est une question d'équilibre, de maturité et surtout ......... de formation.
la survie me semble être de prévoir les situations et s'y préparer au mieux. A notre niveau, je ne parle pas des professionnels de la sécurité, la survie dicte l'évitement des situations de combat. Peur, exitation, flou des techniques et armes me semblent un coktail beaucoup trop détonant pour les amateurs que nous sommes pour beaucoup sur ce site..
Effectivement la première des survie urbaine est d'analyser les risques, de s'y préparer et d'adopter un comportement de vigilance au quotidien permettant de décoder les situations à risques et de les éviter. C'est toute la différence entre self-défense et self-protection, la première n'étant que la phase "derniers recours" de la première et pratiquement un avoeu d'echec dans cette phase.
porter un couteau comme une arme, apprendre à la manier en situation fictive de combat me parait être un danger pour soi et pour les autres..
Un individu déséquilibré, frustré, bravache armé d'un couteau est effectivement un danger pour lui et les autres. Un individu équilibré, citoyen(e) responsable qui fait face à une attaque prédatrice envers lui-même ou un proche et utilise pour ce un couteau fait preuve de discernement et de proportionalité. Dans ce cas, je préfère mille fois qu'un tel individu ait pu échapper à un sort aussi funeste qu'injuste, quel que soit le moyen. Le malfaisant, lui, avait le choix de ne pas user de violence, il a fait un autre choix. A chacun d'assumer les siens.
Mieux vaut apprendre à ne pas se mettre dans la m*rde que la chercher pour voir si on est capable de se décrotter tout seul :P.
C'est exactement notre propos.
en me relisant, je me dis que ça fait peut être un peu coup de geule, mais il n'en est rien, je suis juste très mal à l'aise avec l'idée d'apprendre à tuer..
Je sui mal à l'aise avec l'idée de devoir encore se poser la question en 2006 dans le 5ème pays le plus riche du monde. Mais hélas, c'est une réalité car il est pour s'en convaincre de lire les pages de faits divers ou de consulter les sites de médecine forensique.
Tous les jours, dans nos sociétés modernes des prédateurs essayent de satisfaire leurs pulsions en se servant des autres comme du vulgaire bétail. Certains pourtant férus d'humanisme, comme je crois l'être, refusent cet état de fait et considèrent qu'ils est légitime d'employer les moyens les plus extrèmes pour repousser une attaque brutale et injuste contre soi-même où ses proches.
j'espère n'avoir vexé personne, c'était juste un sentiment que je voulais vous faire partager et sur lequel j'aimerai avoir votre avis.
Au contraire le débat est central et extrèmement intéressant.
Je me rappelle notamment de la première participation de notre ami Diesel à un des stages du GHC (Fred PERRIN), lui aussi "retourné" par l'idée de blesser un autre être humain avec un couteau.
Je crois que son avis serait particulièrement précieux en la matière.