Ce n'est pas ce que j'observe, une bonne partie des gens (pas tous en effet) cherchent justement un peu de cet inconfort pour contrer le côté "douce ouate" de la vie urbaine.
J'ai passé mes dernières vacances en camping avec des journées à peine au-dessus de 5 °C et des soirées sous zéro, eh bien je n'étais ni le seul à dormir en tente, ni le seul à être allé à me baigner dans l'eau du lac pourtant glaciale, ni le seul à courir sur les sentiers...
[/HS ON]Ca m'a fait penser spontanément à la population que l'on peut voir en festival l'été.
Les gens sont la pour la musique, mais il y a généralement autour beaucoup d'inconfort.
Déjà pour commencer les gens autour. Leurs comportement, leurs excès.
Puis les conditions pour participer aux concerts. La foule, la danse, les mouvements, la durée des journées de festoche (parfois du 10h-2h).
Enfin les conditions d'hébergement et de restauration, et les conditions climatiques qui vont avec.
Pourtant, les gens y vont. Certains sortent clairement de leur zone de confort pour passer trois jours dans la boue. Avec ou sans stimulants. Et assez largement sont très contents de ce qu'il s'est passé, avec même dans l'idée que c'était trop court.
A titre perso je me rappelle du Hellfest de l'an dernier. Arrivée sur site avec pas mal de matos à trimballer sur quelques km, la queue pour récupérer son pass, l'installation, les courses, le tout le mercredi. Puis du jeudi en fin d'aprem jusqu'à deux heures le dimanche soir : foule, pogos, musique forte, gens relous, bouffe "innovante", deux-trois heures de sommeil par nuit, gens bourrés qui hurlent à 6h du mat sur le camping, fraternisation, ambiance...
J'ai des collègues qui viennent en camions aménagés voir en camping car pour rester le plus en forme possible et profiter au plus de la musique. Je pourrais faire pareil, mais ça ne m'intéresse pas. Ce qui se passe autour des concerts m'intéresse autant que ce qui se passe pendant.
Et ça me donne une nouvelle raison d'aller voir mon ostéo un mois après.
[/HS OFF]