Salut à tous !

Je relisais ce sujet qui m'intéresse et me concerne dans ma pratique sportive, et souhaite apporter quelques petites précisions sans trop rentrer dans les détails (ou les débats)
De ce que j'ai compris, la présence du CO2 permet de dissoudre plus d'oxygène dans le sang, au point de le saturer, comme on le fait dans la méthode Wim Holf.
avec l'obtention d'effets surprenants...
Alors, Wim Hof base ses exercices de respiration sur l'hyperventilation, qui n'a aucun (ou négligeable) impact sur notre "oxygénation", la saturation en O2 de notre sang en gros. A tout moment, (hors cas exceptionnel de maladie ou fatigue extrême), notre taux de saturation en O2 se situe entre 96% et 99%. Rien à faire tant que tu respires, fort ou moins fort, vite ou lentement, nous sommes à tous moment en état de saturation en O2.
Ce qu'il se passe avec l'hyperventilation, c'est une hypocapnie forcée : une réduction artificielle des niveaux de CO2 qui est la seule raison aux sensations physiques de tête qui tourne, picotement dans les extrémités, etc, bien connu aux pratiquants de la méthode. Pas du tout un "rush d'oxygène".
Pour continuer dans la vulgarisation, une fois l'échange gazeux effectué aux niveaux des alvéoles pulmonaires (donc quand l'O2 passe des voies respiratoires vers le sang quoi), il se lie à la protéine hémoglobine pour voyager et être délivré aux cellules qui en ont besoin.
Maintenant puisqu'il a été question de Bohr, la baisse de CO2 et l'augmentation de pH implique une augmentation de l'affinité hémoglobine / O2, donc pour dire grossièrement, une oxygénation moins efficace.
Un mot aussi sur la tolérance au CO2 car c'est également un peu mon rayon. On peut physiquement augmenter sa tolérance au CO2, mais la tolérance physique est d'après moi (et pas que) largement exagéré comparé à la tolérance mentale. C'est la raison pour laquelle par exemple des apnéistes débutants font des progrès exponentielles les premières semaines, notamment en statique où il n'est pas rare de voir un élève passer de 1:30min à 3:00 voir 3:30 en quelques jours seulement. Rien à voir avec le physique qui n'a évidemment pas eu le temps de s'adapter, seulement le mental est moins choqué par se sentiment "d'asphyxie" dû à un niveau hypercapnique hors norme.
Je connais des apnéistes de très haut niveau (100m+ en profondeur) avec une tolérance au CO2 physique qui n'a pas évolué pendant des années (on le mesure simplement à l'apparition des spasmes du diaphragme pendant une apnée poumon plein), par contre mentalement...
Bonne soirée à tous !
