"De la mesure en toutes choses" :
Les Maires qui prennent cette décision mettent leur mandat en jeu. Considérons qu'ils représentent la population qui les ont élus, alors celle-ci fait le choix de supporter le risque d'une inondation versus le risque de ne pouvoir gérer et vendre son bien.
Si ce sont des "anciens à faible pouvoir d'achat", la prochaine inondation arrivera statistiquement dans 25 ans et les héritiers géreront le problème.

Si ce sont des jeunes propriétaires, la décision de déménager impose probablement d'avoir un bien vendable, ce qui ne sera plus possible quand ils seront dans les "mauvaises" zones du PPRI. Donc ils se retourneront contre l'Administration qui a permis qu'ils s'installent.
Laquelle Administration n'a pas forcément été de mauvaise foi en accordant les permis de construire ou en décernant les certificats d'urbanisme sur le fondement de la "mémoire collective" de la gravité des accidents passés.
Par contre, la politique communale d'aménagement du territoire pourrait prendre en compte la gestion sur le long terme de ce risque et orienter les investissements (conséquents) nécessaires.
Rien n'est simple … Et le Risque nul n'existe pas !
Ce n'est pas un avis "politique", juste une réflexion pragmatique sur la difficulté des élus "de terrain" d'administrer au jour le jour. Bien se remémorer qu'ils sont élus, se demander "Par qui ?" et "Pourrais-je l'être ?"

Je ne parle pas du Brésil ! Chill.