Peut-on comparer, les disciplines martiales et sportives prodiguant un enseignement de masse globale où l'on cherche surtout a enferrer les pratiquants en les moulant dans un style prédéfini
Salut,
Juste une remarque:
Cette évolution (vers des styles prédéfinis) est très récente (moins d'un siècle). Dans le cas de ce qu'on appelle ici les AMT cette évolution (uniformisation des pratiques) a été rendue nécessaire pour les enseignements de masse quand les méthodes ont commencé à se répandre du fait de l'ouverture au monde des sociétés qui leur ont donné naissance.
Initialement, il s'agissait de petites écoles familliales ou claniques dont l'histoire du Taichichuan (chen, wang...) nous montre qu'elles évoluaient constamment. Récemment, l'uniformisation a été renforcé par la diffusion de films, livres, vidéos qui permettent d'assurer l'orthodoxie d'une pratique et la survie des fédés: définition de katas "standards" avec des références précises et accessibles.
Par le passé, en l'absence de réfgérences visuelles les dérives étaient encore plus rapides, ne serait-ce que par les différences morphologiques des différents instructeurs.
D'un autre coté, de nos jours, quiconque peut se procurer les "techniques secrètes" d'une école sous Gologolo et s'approprier/ modifier la technique afin de l'adapter à ses besoins ou ses envies.
Il me semble erronné de voir les techniques anciennes comme étant "figées". Il suffit de voir les nombreuses branches des écoles "traditionnelles" ou les nombreuses variantes des katas "classiques".
En revanche, lorsque Kano a souhaité préserver l'essentiel des écoles de Jiujitsu, il a procédé à une classification systémisation adapté à l'enseignement de masse. Lorsque le ToDe a été enseigné dans les lycées d'Okinawa, il a été simplifié et systématisé. On a mis au point des katas "pédagogiques" du genre taykoku....De même il y dans l'aikido des écoles très différentes se réclamant de "ueshiba", de 1920, 1930, 1940....
Toute méthode qui se diffuse géographiquement, doit reposer sur une formalisation qui assure sa cohérence dans le temps et dans l'espace. C'est une nécessité afin d'assurer un enseignement qui repose sur des "repères" communs. A terme, les méthodes "modernes" de SD risquent de ne pas échapper à cette formalisation avec création de branches "orthodoxes" ou non....
Le débat efficacité réelle vs enseignement figé me fait penser à ce débat entre Napoléon ( le vrai, celui de 1800) et Talleyrand :
On peut tout faire avec des baïonnettes....
....sauf s'assoir dessus.

did,
