Bonsoir à tous,

Voici le retour d'expérience d'un évènement climatique localisé, qui va me laisser un souvenir impérissable...

En sortie nature, on prévoit de se servir du matériel et on emporte celui le plus adapté à l'environnement, mais cette fois quasiment tout mon matériel "de sécurité" a été utilisé sur une période de 48 heures, sans projet délibéré.
Contexte: une tempête balkanique XXL à la frontière gréco-albanaise, dans l'après midi & la soirée du 22/10/2025.
En milieu d'une journée chaude & moite aux alentours de 24°C, les précipitations débutent sous la forme d'averses intenses, accompagnées de rafales de vent flirtant avec les 100 km/h.
---> Première utilisation journalière du poncho Sea to Summit:

Après une demie-heure d'accalmie, durant laquelle même les locaux ont cru que c'était fini, nouvel orage, mais avec des grêlons de la taille de balles de golf.
A ce moment, j'étais sur le littoral, en short, tee-shirt & polaire Patagonia légère, mon petit sac à dos étant resté dans la voiture...

Face à la violence des éléments, l'absence d'abri sur alentours et la température étant tombée de 24 à 11° en moins d'une heure, je décide de m'immerger dans la mer qui était toujours à 21°, avec mes fringues & ma sacoche bandoulière enroulées dans le poncho, le tout faisant coussin sur ma tête.
La méthode n'est pas très académique, mais j'en suis sorti indemne, tandis que toutes les personnes n'ayant pas pu s'abriter ont été blessées +/- sérieusement.
Une malheureuse octogénaire n'a pas survécu à cet épisode, mais de ce que j'ai vu, elle a plutôt succombé à un arrêt cardiaque car ses plaies n'étaient pas de nature à provoquer le décès.
---> Pour la 1ère fois le smartphone vraiment étanche sert à autre chose que filmer la baignade des enfants.
---> Seconde utilisation du poncho comme "bouclier anti-grêle". J'étais trop occupé à me protéger pour faire des photos sur le moment, mais en voici une prise à 13H50 (soit +/- midi solaire), quelques minutes avant la grêle. Contre toute attente l'environnement dans l'eau était beaucoup plus calme que dans l'air: quelques vaguelettes et remous, mais vraiment rien de significatif.

---> Les Palladium Pampa modulables en cuir, c'est pratique dans les épineux locaux, mais pas mal non plus pour tracer tout droit au milieu des rochers & des oursins (hélas, je crois qu'elles ne sont plus fabriquées).

De retour à l'appart-hôtel (opportunément loué sur la colline, ayant eu un avant-goût de ce type d'évènement l'an dernier), je prends une douche chaude et vais stationner la bagnole en haut du village, dans l'attente de la suite des festivités...

Sage anticipation, car la suite ne se fait pas attendre: après X bourrasques, précipitations démentielles & coups de foudre, le réseau téléphonique tombe, suivi de peu par l'ensemble du réseau électrique et le bas du village est inondé.
---> Une vraie lampe/projecteur intégrée au smartphone ayant une grosse batterie (15 000 mAh sur le Blackview 7300), permet d'aborder plus sereinement ce genre d’impondérables.

---> Outre la prise de photos-souvenirs, la caméra infrarouge du smartphone permet aussi d'y voir plus clair au sens propre.
Comparé à un faisceau de lampe, l’amplification par IR des maisons disposant de panneaux solaires ou de groupe électrogène donne une idée plus globale de la situation.


Et permet aussi d'immortaliser mon premier bivouac hôtelier, lorsque la toiture à fini par fuiter!

---> Troisième utilisation du poncho en tarp.
---> Et aussi mes cordelettes nylon, fils & anneaux élastiques ainsi que d'un piquet titane pour arrimage au lit (en clair: tout le matériel de suspension).


A ce stade, la localisation des fuites me posait de menus problèmes de sécurité...



---> Utilisation du Duct Tape enroulé autour d'une vieille carte bleue.
---> Et des gants en cuir de l'armée française, d'habitude utilisés au feu, mais relégués comme isolants faute de mieux, car on n'est jamais sûr de quel fil alimente quoi dans ce pays... (le lendemain, mon frigo & la lampe du couloir se sont rallumés "spontanément", alors que le disjoncteur "général" de l'appart' était toujours sur off).


Les éléments se sont calmés vers 21H00, mais il a continué de pleuvoir dans ma chambre toute la nuit, car l'eau s'était accumulée entre les tuiles & les lambris du plafond.
Dans l'espoir de trouver à manger et aussi par curiosité, je descends dans le bas du village, mais les autochtones sont trop occupés à sauver ce qui peut l'être pour s'occuper de moi.
---> Les barres de céréales, le chocolat de RICR & le sachet de noix de cajou du fond de sac ont été appréciés.
Voilà le tableau une heure après l'orage, mais au plus fort de la tempête, l'eau boueuse a atteint la plaque d’immatriculation du véhicule à gauche (on voit bien la limite des d'immersion aux 2/3).
En clair: toutes les bagnoles alentours sont HS.

Je classe cette info pour réexamen ultérieur, car de mon expérience des coulées d'éboulements & d'avalanches dans les troupes alpines, ainsi que de quelques tempêtes régionales les années précédentes, il y a une disproportion inexplicable entre le fleuve de boue qui inonde la commune et le volume des précipitations auxquelles j'ai assisté du début à la fin...

Le surlendemain, une habitante m'expliquera qu'après quatre mois sans précipitations, plusieurs citernes sur la colline en face ont cédé de s'être remplies trop vite et leur rupture quasi simultanée a érodé tous les terrains en dessous.
La suite plus tard si ça intéresse, car c'est chronophage à rédiger & là j'ai atteint mon "quota" d'heures allouées à internet.
N'hésitez pas s'il y a des questions.
