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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Rapid Deployment of Tourniquets in the Field, on Yourself and on Others.  (Lu 5875 fois)

05 mai 2016 à 19:03:56
Lu 5875 fois

** Serge **


L'évolution récente de nos vies quotidiennes m'incite aujourd'hui à vous proposer en lecture des articles qui, auparavant, auraient été considérés comme malvenus et injustifiés.
Nous vivons dès à présent une époque qui impose à chacun(e) de sortir la tête du sable.
_______________________________________________


Military and law enforcement personnel involved in tactical casualty care, caring for themselves and others on the frontlines, stress the need for all emergency responders to be familiar with lifesaving tourniquets and to practice self-application, single-handed and two-handed application techniques so they can master tourniquet application if they’re severely wounded in a dynamic or active threat environment, or if they have to apply a tourniquet by themselves or in conjunction with others. Emergency responders have to be familiar with tourniquet application because it’s now a primary tool in trauma kits.

This article is not intended to argue for tourniquet use. There are currently several guidelines, articles and publications extolling the benefits, safety and effectiveness of tourniquet use for controlling life-threatening hemorrhage.



"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

05 mai 2016 à 19:44:06
Réponse #1

** Serge **


"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

06 mai 2016 à 10:10:19
Réponse #2

bison solitaire


Ce qui peut paraitre étonnant sur la plaie que l'on voit sur la photo, c'est le gonflement. Si c'est un mannequin c'est vachement bien fait…

Question de néophyte complet: on ne recouvre pas d'un pansement, en plus du tourniquet?

Au passage, ce type de tourniquet peut se trouver à 9 ou 10 euros je crois, dans des boutiques de surplus (j'en ai vu à Metz, je ne sais plus le nom de a boutique mais c'est celle qui est attenante à un bar libertin, le labyrinthe… oui… non… je n'y suis jamais allé…). C'est de l'occasion, mais je crois que ça n'a servi que les entrainements… et oui je parle du tourniquet… pas du bar.

06 mai 2016 à 12:17:45
Réponse #3

guillaume


Pour le pansement, sans formation : non*.

Pour les tourniquets : attention, il existe de nombreuses copies sur internet.

a+

*Au Secourisme au Combat (niveau 1), à l'armée donc, il existe des cas où l'on pose un pansement compressif sur la plaie ensuite.

06 mai 2016 à 13:30:51
Réponse #4

Chill


´llo,

Recouvrir la blessure d'une "barrière" plus propre que le milieu environnant (idéalement un linge propre, un champ ou pansement stérile) est enseigné aux équipiers secouristes. (CFAPSE, PSE1&2, SAP,...)
De ce que je vois à l'image, l'environnement est plus ou moins pulvérulent : en fonction de divers paramètres tels que la force du vent, le délai d'intervention, les conditions de brancardage, la présence de trafic à proximité, etc. , je ne serai pas offusqué de trouver une telle barrière sur les "gros" trous de cet épiderme.

Chill.
« Modifié: 06 mai 2016 à 16:56:03 par Chill »
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

06 mai 2016 à 13:40:33
Réponse #5

Chill


Ce qui peut paraitre étonnant sur la plaie que l'on voit sur la photo, c'est le gonflement. Si c'est un mannequin c'est vachement bien fait…

L'étude de l'image montre que la "plaie" recouvre partiellement le garrot : le volume est donc partiellement du à l'épaisseur du maquillage, correspondant probablement à la profondeur des plaies ...
Ce maquillage semble cependant bien fait.  :love:

Chill.
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

06 mai 2016 à 14:51:44
Réponse #6

** Serge **



Question de néophyte complet: on ne recouvre pas d'un pansement, en plus du tourniquet?


Ma réponse ( qui vaudra ce qu'elle vaudra ) : je recouvrerais d'un pansement, tissu, gaze, linge le plus stérile possible.
Donc, sur le terrain, on fera au mieux.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

06 mai 2016 à 17:23:25
Réponse #7

Torak


Salut !

Ma contribution:
Les garrots, même de la meilleure qualité comme les CAT, ne sont préconisés que pour une utilisation, de toute façon un fois la victime partie à l’hôpital on ne le revoit plus...

On peut acheter des garrots d'occasion qui n'ont servis "uniquement" a de la formation mais on est pas sur de la longévité des fibres et de la tenue dans le temps du produit.

Je n'ose pas imaginer, ma réaction ou celle du collègue qui me pose son garrot d'occasion/formation et qui casse sur ma jambe...

Lucas.

C'est pas mieux c'est different.

07 mai 2016 à 00:01:40
Réponse #8

Raiderscout


Hello

Merci Serge pour ce Up et les questions que cela suscite.

Le réalisme apporté aux entraînements est vraiment en progrès et c est une très bonne chose. OCCOS comme aime à le répéter Fort justement Jeff  ;).

Quelques remarques personnelles inspirées par cette photo :

Le principe général du garrot est d arrêter une hémorragie artérielle sur un membre en écrasant l artère sur un os. Par sécurité on cherchera toujours à poser le garrot le plus haut possible sur le membre. Or Sur la photo - et c est certainement due aux limites de la simulation - le garrot est très prêt de la plaie qui laisse apparaître un puzzle de fémur ...

Quand la situation le permet ou le nécessite on emballe la plaie -  pas le garrot. Si cela peut permettre de protéger la plaie de souillures extérieures ou de faciliter de transport du blessé, cela masque aussi une éventuelle reprise de l hémorragie. Ce que j ai vu de plus efficace et de plus simple dans ce cas reste le film alimentaire transparent. Ce n'est pas le saint graal, mais ça évite de perdre des morceaux et c est facile à mettre et à défaire.

Un garrot c est de l usage unique. Acheter un tourniquet d occasion pour autre chose que de l entraînement revient AMHA à acheter une corde de rappel usagee. Surtout en ce qui concerne le garrot en photo.
Autant que faire se peut j évite d appliquer un garrot de ce genre - plastique- sur un membre inférieur. Écraser une fémorale sous 6 cm de chaire nécessite beaucoup de force et de tension. Il y a eu des précédents de ruptures et pas par -15°. Le garrot En dotation dans l AF est nickel. Il se généralise dans une version plus récente Chez les US où il était initialement Employe par les SOF.

Perso, sur une fémorale et un type que l on va en plus bouger, si je dois utiliser le modèle en photo, je double le garrot par un second "pret a serrer". Un garrot c est "fire and Forget ".
Un garrot ne s enleve pas mais se resserre. Un garrot inefficace se double.

Après chaque déplacement du blessé je vérifie l efficacité de mon garrot (Un garrot sa se desserre, ça glisse, un membre ca se déforme, une artère ca se rétracte, etc.).

Mes deux cents  :)

Chris.
"Be Prepared !"

07 mai 2016 à 10:28:32
Réponse #9

bison solitaire


Merci pour les précisions.
(Pour les tourniquets d'occaz', c'est clair que tous les doutes sont permis: tout comme j'ai un pansement compressif pour l'entrainement, un tourniquet d'entrainement ce serait pas inintéressant).

J'avais une autre question (et je crois que je l'ai déjà posée mais je sais plus où ni à qui, de même que je n'ai pas noté la réponse…ma mémoire à court terme est depuis quelques mois terriblement défaillante):
Sur une blessure au thorax, balle, j'ai parfois vu et entendu qu'il s'agissait de mettre en place un pansement non-occlusif: mais je me demandais si on ne plaçait pas auparavant une éponge hémostatique… Parce que j'avoue, je pige pas: que la plaie et son intérieur puisse respirer, je comprend, mais le sang qui s'écoule… (en espérant que la question ne soit pas trop confuse).

07 mai 2016 à 16:21:50
Réponse #10

fry


Il est rare qu'une plaie thoracique soit hémorragique. Lorsqu'elle l'est, on peut occlure la plaie pour empêcher le saignement (c'est le seul cas où on peut l'autoriser), mais il faudra gérer derrière la potentielle survenue d'un hémo ou pneumothorax suffocant, soit en complétant par une exsufflation à l'aiguille dans les zones dédiées pour un secouriste au combat dûment qualifié, soit en retirant de temps en temps le pansement pour laisser s'échapper de l'air et / ou du sang, avant de le repositionner hermétiquement, ce qui dans les deux cas est une situation très précaire et vous fera prier pour l'arrivée rapide d'un qualifié SC3 (médecin), ou dans le civil d'un médecin SMUR dûment équipé (ils ne le sont pas tous).

07 mai 2016 à 17:15:41
Réponse #11

h


d'un médecin SMUR dûment équipé (ils ne le sont pas tous).
ah? peux tu expliquer cela Fry ?  merci

07 mai 2016 à 17:47:41
Réponse #12

fry


C'est un peu technique, mais si ça t’intéresse:

De nombreux SMUR se sont débarrassés des kit de drains thoraciques dans leur dotation, au motif justement que la plus fréquente urgence préhospitalière thoracique est une urgence aérique (pneumothorax suffocant) et qu'une exsufflation à l'aiguille ou pour les plus habitués une thoracostomie de quelques centimètres suffit à évacuer, aucun besoin d'un drain ni d'une poche de recueil.

La seule utilité d'un drain thoracique dans un SMUR est pour les hémorragies intra-thoraciques directement suffocantes qui sont extrêmement rares comme cité plus haut (il peut y avoir des hémorragies intra-thoraciques fermées et parfaitement stables, pouvant attendre l'arrivée à l'hôpital). Par ailleurs, dans cette situation le drain n'est d'aucune utilité si on ne dispose pas aussi d'un kit d'auto-transfusion du sang recueilli dans le drain (sans quoi le sang drainé est perdu et l'hémorragie perdure).

Puisqu'une bonne part des SMUR avaient des drains, mais qu'aucun n'avait de kit d'auto-transfusion, les drains ont été retirés pour rester logique.
Depuis quelques années, des dispositifs militaires de kit auto-transfusionnels sont assez ergonomiques et peu coûteux pour être emportés en SMUR, et certains en disposent, mais ils sont rares. Les autres, si par malheur ils tombent sur une intervention avec une rare mais grave hémorragie intra-thoracique, il font du débouchage/rebouchage d'aiguille à exsufflation tout le trajet jusqu'à l'arrivée. C'est arrivée récemment à un SMUR de mon département. Mais on ne peut vraiment pas dire que ce soit fréquent.

07 mai 2016 à 18:07:04
Réponse #13

** Serge **


Vincent vient juste de poster une vidéo explicative concernant le pneumothorax.
Je place ici, en illustration :

https://www.facebook.com/300131493481760/videos/571757429652497/

White bag = chest wall.

*First lungs (not injured) - bag is collapsing with each ventilation, lungs can expand with no trouble. Thats how it should be.

*Second set of lungs (injured) - bag is not collapsing, air is collecting there making it impossible for lungs to expand (REMEMBER - THERE MUST BE NEGATIVE PRESSURE IN THE PLEURAL CAVITY FOR LUNGS TO WORK!).
When punctured the bag (i.e. decompressing tension pneumothorax) you make it much easier for lungs to work (still it is a pneumothorax, but not "tension" any more!)

The only difference in real live is that chest wall moves on its own (respiratory muscles), and here for obvious reasons we had to use BVM to expand lungs.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

07 mai 2016 à 19:26:42
Réponse #14

h



07 mai 2016 à 21:02:19
Réponse #15

Chill



https://www.facebook.com/300131493481760/videos/571757429652497/


 :love: :love: :love: :love: Où enseignent-ils ?  :doubleup:

Tant que les toubibs sont ici, peuvent-ils detailler la CAT à l'arrivée de l'équipe médicale pour le cas de la photo en début de post ? Le 1er VSAB a posé le garrot,oxygèné et consolidé la position de confort de la victime, le recouvrant d'une couverture adaptée.
Je pense qu'il ne sera pas déplacé dans l'état, en plus de divers "remplissages", une attelle de traction (Thomas-Lardenois, nom générique...) semble un minimum, non ?
À vos claviers !

Chill
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

08 mai 2016 à 02:43:53
Réponse #16

fry


Dans l'idéal on ne remplit pas ou le moins possible une hémorragie. Cela dilue les facteurs de coagulation, accélère l'hypothermie (les solutés sont à température ambiante donc froids pour un corps humain) et augmente la pression artérielle moyenne ce qui favorise tout saignement actif.

Une équipe médicale devra en priorité vérifier l'efficacité du garrot, puis après avoir évalué le patient sous le versant médical complet du terme (les balles surtout blindées ont parfois des trajets insoupçonnés), il empaquettera la jambe dans une attelle à dépression simple, en rectitude, et filera rapidement à l'hôpital sans traîner. Entre temps le médecin fera une analgésie voire une sédation-analgésie par voie intra-veineuse. Il mettra en route l'antibiothérapie, et un anti-fibrinolytique. Du début à la fin de l'intervention il mettra une importance particulière à réchauffer (couvertures de survie, puis cellule du véhicule surchauffée pendant le transport).

Pas forcément d'attelle de traction sauf si indices forts de fracture nette de la diaphyse fémorale, à la libre et seule appréciation du médecin spécialisé sur place.

Citer
Je pense qu'il ne sera pas déplacé dans l'état

Tout traumatisé est dans la "golden hour", il doit aller au plus vite au centre de référence. Les seuls facteurs pouvant retarder son départ sont la gestion d'une détresse vitale, si il est stable, le départ sera immédiat.
« Modifié: 08 mai 2016 à 11:13:20 par fry »

08 mai 2016 à 11:06:09
Réponse #17

h


dis donc FRY, c'est autrement plus explicite / pédagogique qu'un cours de secourisme pour nos bucherons, randonneurs, bushcrafteurs  :up:   si t'as encore l'âme d'écrire ! ;#

Tant que les toubibs sont ici, peuvent-ils détailler la CAT

08 mai 2016 à 14:39:30
Réponse #18

Chill


le garrot est très prêt de la plaie qui laisse apparaître un puzzle de fémur ...
Pas forcément d'attelle de traction sauf si indices forts de fracture nette de la diaphyse fémorale, à la libre et seule appréciation du médecin spécialisé sur place.
Raiderscout et moi avions vu le même contexte. Sur une simulation, l'angulation est difficile à réaliser.  ;)

il empaquettera la jambe dans une attelle à dépression simple
En secourisme en montagne (04), l'évacuation d'un fémur (fracture fermée) est demandée à minima dans un MID (coquille) dans les cas ou l'attelle de traction n'est pas posée : exemple du brancardage en Piguilem. La doctrine d'immobilisation des articulations encadrant le foyer ne permettant pas (en théorie, toujours  :closedeyes:) l'emploi d'une attelle de jambe.

Dans l'idéal on ne remplit pas ou le moins possible une hémorragie.[...] Entre temps le médecin fera une analgésie voire une sédation-analgésie par voie intra-veineuse. Il mettra en route l'antibiothérapie, et un anti-fibrinolytique.
Il faut aussi que j'affute mon clavier : en quotant ("...") remplissage je pensais "injections/drogues/médicaments".  :-[

Ce n'est pas de la capillotraction, mais une tentative d'enrichir le contenu pour ceux, et nous sommes nombreux, qui interviennent avant l'équipe médicale et qui souhaitent être éclairés sur le pourquoi de certains protocoles.
Et pourquoi se priver quand la ressource est disponible !  :)

Chill.
« Modifié: 08 mai 2016 à 23:26:00 par Chill »
"Un sauveteur isolé est en mauvaise compagnie."

08 mai 2016 à 15:07:13
Réponse #19

fry


En secourisme en montagne (04), l'évacuation d'un fémur (fracture fermée) est demandée à minima dans un MID (coquille)

Chez les traumatisés de manière générale c'est toujours le coquille, membre x ou y dans attelle, et patient lui-même dans coquille, même pour un membre supérieur en particulier proximal. Dans la majorité des cas ça ne sera pas une plaie par balle comme ici mais un AVP ou une chute, et n'ayant aucun examen paraclinique sur place, il est compliqué de dire que la jambe ou le bras sont le seul traumatisme surtout avec un patient sidéré ou inconscient, le coquille permet donc de tout protéger des chocs et de la mobilisation avant une réévaluation à froid à hôpital puis éventuellement un scanner et radios complémentaires.

Pour le remplissage attention: "remplissage" en langage médical est un terme dédié signifiant l'administration de solutés de remplissage vasculaire pour augmenter la volémie, ça ne comprend ni les médicaments ni le reste.

 


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