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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Changer de vie avant de péter les plombs ?  (Lu 6422 fois)

08 janvier 2016 à 16:20:35
Lu 6422 fois

camoléon


Salut,

Depuis plus d'un an, l'idée de changer de boulot, voir de région (nous vivons en IDF) et de mode de vie s'impose de plus en plus dans notre petite famille.

Marre de turbiner tout le temps pour rien, semaine et we, matin et soir au détriment de ses enfants et de son couple. Marre que de se croiser à la maison, marre de supporter les lubies et les brimades de ses petits chefs tyranniques et incompétents. La communication est impossible au boulot (« réfléchir, c'est désobéir »?) et de moins en moins facile dans notre couple, d'autant plus que nous supportons tous les deux le même type de faits. Folie d'aspirer à autre chose à plus de quarante ans et avec deux enfants ? C'est que ça devient une question de survie, aussi bien celle de la cohésion de notre famille, de notre santé mentale et physique. Bien d'autres personnes se posent la question ou se l'ont poser : Se lancer ou pas ? Comment ? Pourquoi faire ? Et après ?

C'est le cas sur ce forum, et je souhaiterais l'avis et les conseils de ceux qui ont sauté le pas ou qui rencontrent le même genre de soucis et de questionnement.



Ma femme et moi nous savons que nous voudrions une vie plus riche, pas en argent cette fois ci, mais en enrichissement personnel, en contact humain. Travailler dur et longtemps ne nous fait pas peur si c'est travailler pour nous et avec la fierté du travail accomplis. Nous sommes prêt aussi à reprendre des études courtes, faire des stages et des formations. Trouver un équilibre familial, que l'on nous retire de plus en plus dans nos professions actuels, est aussi une priorité (bien que cela puisse sembler difficilement compatible avec ce que je viens d'écrire juste auparavant). Trouver un mode de vie et de subsistance plus sain et autonome pour notre famille et en adéquation avec notre façon de penser qui devient de plus en plus radicalement tournée vers l'écologie et l'autonomie face aux folies et l'esclavage moderne du système. Nous avons envie de tester des alternatives, d'apprendre, d'oser exprimer qui nous sommes et enfin vivre une vie que nous avons choisie.

Bien que ne venant pas d'un milieu rural, nous avons pensé à la conception d'une micro-ferme, d'un potager-jardin afin de faire du maraîchage bio ou permaculturel, à l'agro-foresterie, d'un petit élevage de poules et chèvres, de ruches par exemple, afin de subvenir à nos besoins et ceux de nos enfants, et de revendre les surplus dans un premier temps, sous diverses formes. Utopie ?

Il n'est pas question, bien sur, de tous quitter sur un coup de tête.
Nous espérons tenir encore un an ou deux minimum afin de préparer notre projet. Une fois lancé, peut être combiner un temps partiel et un temps complet par exemple, avec un coup de main supplémentaire de temps en temps.

Nous avons conscience que ce changement de vie va être exigeant en temps, disponibilités personnelles et en argent. Il va apporté son lot de tracas et de tensions, aussi bien dans notre famille qu'avec nos proches. Le changement d'un milieu fortement urbanisé à un milieu rural risque d'être déstabilisant également.
C'est pourquoi, il va falloir s'y préparer en douceur. Nous avons pensé dans un premier temps au woofing, afin de tester notre envie à la réalité du terrain. Puis voir ce qui existe et se former sur des sites comme ceux de la ferme du Bec Hellouin, de la ferme Saint Marthe ou des Oasis de Terre et Humanisme. Pourquoi pas une formation pro comme un BPREA? Il y a aussi des associations à contacter comme Terre de Liens, les AMAP du coin, le GAB de sa région, les couveuse d’activités agricoles comme « les champs des possibles », les banques éthiques (?). (merci de compléter la liste si vous voyez autre chose!)

Merci d'avoir pris le temps de lire mes divagations !

 ;)
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

08 janvier 2016 à 20:58:42
Réponse #1

mrfroggy


Je n ai pas sauté le pas, mais j y pense quotidiennement .. boulot a la con, mal payé en plus..on part tôt et rentrons tard, ça ne va pas du tout..
J ai la santé qui va de moins en moins bien, surtout articulaire-ment..donc je te comprends et te soutiens a fond..
Quoi te dire...venez en Bretagne, si le climat est humide, on a une vie plus "zen" quand meme, et il y a pas mal de corps de ferme a racheter pour pas trop cher, par rapport a d autres régions....ensuite, je suis dans le meme état d esprit que toi, un peu perdu aussi..
Bon courage pour votre projet , tiens nous au courant de l évolution :) :up:

Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

08 janvier 2016 à 22:55:10
Réponse #2

camoléon


Citer
Quoi te dire...venez en Bretagne, si le climat est humide, on a une vie plus "zen" quand meme, et il y a pas mal de corps de ferme a racheter pour pas trop cher, par rapport a d autres régions....ensuite, je suis dans le meme état d esprit que toi, un peu perdu aussi..

salut,

La Bretagne, c'était notre première idée ;) Nous y avons des attaches familiales et de bons souvenirs!
Nous y retournons tous les ans avec plaisir et peut être y poserons nous nos valises et notre grelinette un jour.

 ;)
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08 janvier 2016 à 23:02:08
Réponse #3

camoléon


"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

08 janvier 2016 à 23:47:32
Réponse #4

Patapon


Yo,

Joli projet! :)

Maintenant, si je puis me permettre, de mon point de vue, de ma propre expérience, généralement, lorsque le monde nous amène un besoin de changement, c'est avant tout un changement intérieur, de nos propres comportement, de notre propre attitude vis à vis du monde.

L'écueil dans ce genre de situation est de penser que de changer de vie va résoudre les problèmes. Toutefois, si en changeant de vie on conserve ces habitudes, ces attitudes, il arrivera invariablement les mêmes résultats.

Je vis dans un coin, qui autrefois était rural et maintenant, plutôt semi urbain. J'ai trainé dans des coins paumés comme dans de grandes agglomérations. Partout j'y ai vue des gens stressés comme des gens plutôt zen. Ils étaient pourtant soumis au même environnement; la différence: leurs attitudes.

Note que je ne suis pas entrain de te dire de ne pas y aller, mais si vous embarquez dans vos cartons ces habitudes "nuisibles" et que vous les remettez en place dans cette nouvelle opportunité, alors vous obtiendrez le même résultat.

Bon courage! :)

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

09 janvier 2016 à 00:45:34
Réponse #5

Syncerus


Salut,

Visiblement tu as les réponses en toi, en vous.
Plus que des questions, tu poses un témoignage, car tu as les réponses il me semble.
Un travail sur toi, sur ton couple, sur ta famille s'impose car vous en ressentez le besoin. Un besoin fondamental pour vous reconstruire, pour chercher le meilleur.
Faites-le, maintenant, en ayant un plan, travail et sens à donner à sa vie, voilà le plus important.
Bon courage, car il en faut...

09 janvier 2016 à 07:45:36
Réponse #6

Thomas 47310


Le changement de boulot je l'ai fait contraint et forcé, c'était bien bien mieux mais ça n'avait pas en fait règlé grand chose sur le plan personnel.
Du coup j'ai fait les N1 & N2 du CEETS, et surtout toiletté les engrenages des relations internes à ma sphère de vie privée (couple, famille, pseudo-amis, etc.).
Du coup j'aborde les relations pro sous un autre angle et là ça change tout... Le boulot de m*rde, dans la règlé des 3, c'est 3 ans donc faut régler tout le reste avant de mettre la charrue 😎
"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements."
(Charles Darwin / 1809-1882)

09 janvier 2016 à 10:22:07
Réponse #7

Ani7


Salut bien
+1 pour Hurgoz et Thomas 47310 :
Pas de changement sans reflexion (toilettage des relation !). J'ai eu une période professionnelle dégueulasse, où le fait de côtoyer le type de chefaillon que tu décris te fait perdre le sens de ton travail, douter de toi dans "la vraie"vie", et t'amène sur un terrain de pensée pas sain, mais pas sain du tout (J'ai pardonné, mais j'ai les noms !).
Le truc, pour moi, ca a été de revoir ma "vision" du monde pro, ce qui est important, ce qui l'est moins (pas ?), un peu une approche self-protection : mettre son ego dans sa poche pour éviter le tombereau de m*rde. Moins d'investissement emotionnel là-dedans (pas rentable !).
Et puis recentrage sur la cellule familiale, le couple, les enfants, les "vrais" aminches.
Votre projet vous porte, ne le posez pas sur de fragiles fondations.
Bon courage !

09 janvier 2016 à 10:41:04
Réponse #8

Draven


Hoy !

Je pense que cumuler plusieurs petites cultures pour subvenir a vos besoin est un peu utopique, c'est beaucoup de temps passé, très peu de revenu. En revanche ça peux vous faire faire des économies substantiel si vous avez un mode de vie plutôt simple a coté.

Pour mon expérience perso :

J'ai vécu en RP, et dans plusieurs grandes/moyennes villes de Lorraine ( Nancy, Metz, Verdun ), j'aime pas les villes. En 2010 on a eu l'occasion de venir habiter dans le Jura pour un nouveau travail pour moi.
On avaient pour projet d'attendre quelques temps pour repérer les coins, et ensuite d'acheter une maison ou un terrain dans un coin un peu paumé, pour y vivre tranquillement. Si possible en altitude pour profiter des paysages et des conditions hivernales du Jura.
Bien vite j'ai eu des soucis au taff, mésentente avec mon patron ( surtout son fils en fait, futur patron ), du coup j'ai démissionner, ça a permis a mon épouse de reprendre le travail ( on a 4 enfants, pas rentable que les deux travaillent a plein temps ) et de reprendre des études en même temps. Dans le même temps on a acheter une vieille maison avec grange et terrain dans un petit village perdu du Haut Jura ( ceux qui sont déjà venu pourront confirmer le coté paumé du truc.. ). Achat pas chère, beaucoup de travaux dedans avant de rendre ça habitable, mais un super potentiel et un emplacement idéal a nos yeux !

Du coup maintenant je cumule plusieurs casquettes ( conseiller municipal, réserviste pour l'armée de terre et auto-entrepreneur ) et je m'occupe de la maison et du jardin ( potager, bois de chauffage, futur poulailler ), etc...

On a toujours qu'un seul vrai salaire, mais je cumule plusieurs petits revenus et on fait pas mal d'économie dans la vie de tous les jours, on a sérieusement simplifier notre façon de fonctionner aussi, et on continue dans ce sens également. On achète le plus possible de produits locaux, etc...


Y'a énormement de zones rurales en France qui ne demande que ça, les petits villages vieillissent, les jeunes désertent, les savoir faire se perdent, etc... Tout ça pour aller s'entasser dans des grandes villes impersonnelles et stressantes... Ta démarche est donc très interressante selon moi ! A voir vos métiers, les possibilités de reconversion ou de changements d'employeurs, etc... Mais vous y gagnerez en qualité de vie dans tous les cas...
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

09 janvier 2016 à 11:07:02
Réponse #9

azur


Pour rebondir sur l'avis de draven et sur quelques autres, je pense aussi que ça passe non pas par un rejet de ce que tu vies, mais par le choix d'une autre vie.
C'est à dire que tu ne cherches pas à fuir quelque-chose qui te déplait, mais que tu cherches à aller vers quelque-chose qui te plait... ça peut sembler un peu rhétorique, mais ça fonde pas mal de choses.

Comme déjà dit, plutôt que de vouloir s'isoler, il faudrait peut-être regarder vers une autre communauté où s'intégrer, et pour l'avoir vu en live, Draven a tracé un chemin qui mérite d'être suivi.

Tout d'abord,quelques idées "de base": un métier, c'est ce qui te loge et te nourri... donc son but premier n'est pas d'assouvir une passion mais d'apporter ta subsistance. Du coup, il faut voir de quoi tu as besoin pour assurer cette subsistance. C'est ce qui te permettra de définir le ratio entre ce que tu gagnes et ce que tu peux faire toi-même.
Pour ton métier, mieux vaut s'orienter vers un truc qu'on sait pouvoir faire correctement que vers un truc qui te passionne mais que tu auras du mal à réaliser... l'objectif est d'assurer les rentrées d'argent en minimisant les contraintes! Si tu y passes 10h par jour 7j/7 pour un demi-smic, c'est un mauvais choix, même si ça te plait, parce que ça risque fort de te priver des autres moments "non-productifs" de la vie, comme les moments en famille.
Je pense à un exemple dans ma campagne: un gars du village est éboueur (dans la campagne, c'est pas comme à la ville)... et il est très heureux comme ça: même si le métier n'est pas glorieux ni forcément attirant, il est malgré tout utile. Et surtout, ce métier lui laisse assez de temps à coté pour son jardin, s'investir dans la vie du village, chez les pompiers, donner des coups de main... un tas de choses qui ne peuvent pas se chiffrer mais qui lui permettent de vivre heureux sans se ruiner!

Donc ta réorientation ne passe pas forcément par des changements radicaux (métier, lieu de vie) mais d'abord par une redéfinition des priorités et des équilibres!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

09 janvier 2016 à 11:50:06
Réponse #10

olivcody


salut, je comprends ton envie de changement car j'ai la meme.
toutefois, un gros frein m'empeche de passer à l'acte: les enfants..!!

j'ai deja vécu le changement de région/travail/amis lorsque j'avais 25 ans mais j'ai gardé à l'epoque mon fonctionnement citadin (metro/boulot/dodo). ma femme l'a beaucoup moins bien vécu et c'est pour cette raison que nous sommes revenus en idf dans un village aux portes de la campagne mais à proximité de l'urbnisme.
j'ai changé mes loisirs sportifs plus axés sur le plein air (velo, footing, muscu libre) et mes voisins sont devenus des amis avec qui nous festoyons allégrement toute l'année.

comme je l'ai dit, changer de region n'est pas envisagé à cause des enfants c'est pour quoi je cherche à modifier ma vie sans bouger. mon voisin vient de se faire donner une poule, nous faisons un petit potager (surtout salades et tomates en été) mais la femme de mon voisin à réussi à se faire preter un terrain par un paysan pour y faire un potager plus conséquent. elle est tombé enceinte cet hiver et compte s'occuper du terrain (avec notre aide à tous) apres l'accouchement et éviter de reprendre le travail (congé parental).

je pense que c'est une bonne alternative au changement radical, car il permet l'echec.
c'est donc mon conseil pour toi: commence par essayer les activités que tu envisage de faire avant de te lancer dans un mur. peut etre que te lever le matin pour aller retourner 200m² de terrain sous la pluie ne te plaira pas....
si cela fonctionne, tu deviendra moins dependant à ton salaire. tu pourra ainsi mettre en place un changement plus profond
mon voisin est pompier, il ne travaille "que" 24h en 4 jours, ce qui lui laisse beaucoup de temps pour s'occuper du reste.
pour ma part je pense passer la qualification d'agent de sécu (je l'ai été 6 ans) pour arriver au meme but. c'est à dire travailler le soir (les bars ferment à 2h) pour me dégager un max de temps en journée

09 janvier 2016 à 13:15:32
Réponse #11

Merlin06


Merci de parler de ton projet sur le forum c'est très intéressant.
Pour ma part je suis justement en formation sécurité(reconversion) et chaque période que je passe en entreprise me confirme une chose, faire un métier de la sécurité dans une entreprise de sécurité ne paye pas(y compris de nuit), il faut trouver ailleurs et les places sont chères. Sans parler des responsabilités et risques.
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

09 janvier 2016 à 13:37:14
Réponse #12

olivcody


salut merlin,
je n'ai pas dit que les metiers de la sécu paie bien, pour moi c'est un moyen d'avoir une activité et un lien social.
je parle de la secu evenementiel (cinéma, portier/videur, stadier), pas de secu incendie.

à l'epoque je gagnais 11 euros net/heure, donc pour 25h/semaine tu peux aller jusqu'a 1000 euros/mois ce qui est correct pour qui veux devenir autonome

09 janvier 2016 à 22:22:51
Réponse #13

camoléon


Salut et merci pour toutes vos réponses! :up:

Elles sont toutes empreintes de bon sens et je ne pourrais toutes les commenter, alors en résumant, je dirais simplement ceci:

-Oui, un travail supplémentaire sur soi et sur notre couple/famille est surement encore nécessaire.
Mais en parlant ouvertement de notre ras le bol (qui n'est pas nouveau mais qui atteint des sommets et nous mine au plus haut point et dans tous les domaines,) en partageant nos envies, nos souhaits, nos craintes, je pense que nous avons bien amorcé la chose.
C'est bien  notre travail "qui fout la m*rde" dans notre couple/famille mais pas notre relation de couple/famille qui est "merdique".
On en a marre de cette mentalité de l'IDF et du 93, de ce bruit, de cette violence, de cette course perpétuelle. Je sais que l'on consomme autant d’anxiolytiques en province qu'en RP, mais quand même ;#.

-On ne part pas pas pour fuir (juste un peu alors) mais dans l'idée de construire quelque chose.
Nous sommes prêt également à travailler en association.
Pour ma part, j'ai beaucoup bougé et souvent déménagé depuis ma petite enfance et je sais qu'il n'est pas tout le temps facile de se faire accepter quand on arrive quelque part. Ça été parfois même violent, dans tous les sens du terme. Nous sommes plutôt ouvert d'esprit et communicatifs et nous aimons beaucoup les relations humaines sincères et respectueuses, pourtant c'est ce qui nous manque le plus ici. Dans le boulot, on te fait bien sentir et on te le dit même parfois que tu n'es qu'un pion qui doit fermer sa gueule pour garder sa place et qu'en définitif tu n'es qu'une grosse m*rde.J'ai pris sur moi pendant des années en ayant pour seul résultat que de me rendre malade et devenir un peu plus fou.Maintenant, je mords et ça ne plait pas, bien sur.
Les relations à l'extérieure ne sont pas faciles aussi, car souvent empreintes d’intérêts et de mensonges, mais ça doit être partout pareil...
En définitif, nos seuls véritables ami(e)s ici, se comptent sur les doigts d'une main et viennent soi de la campagne ou voyagent beaucoup pour suivre une voie moins matérielle, plus tourné vers son prochain

-C'est vrai qu'a la campagne, il n'y a pas que le maraichage, mais pourtant j'ai maintenant l'envie, et même le besoin, de travailler dehors en contact avec la nature pour ne sentir bien et vivant.
Peut être une sorte de thérapie?

- Je sais que tu as raison Azur et je connais aussi ce genre de personnes.

-Merci également pour votre retour d'expérience Draven et Olivcody.

-Je ne crois pas que les enfants pourraient être un frein, par contre cela va être plus compliqué concernant nos parents âgés et malades. 


 ;)
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

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10 janvier 2016 à 06:25:32
Réponse #14

gmaz87


Salut camoléon,
J'ai fait le chemin qui te tente, ma carrière professionnelle s'est quasiment toute déroulée en RP et à la 50aine ma femme, mes deux filles et moi avons choisi de quitter cette région pour venir en Limousin dans un tout petit hameau et les (rares) fois ou je retourne en RP je me félicite de cette décision, le bruit, l'incivilité et autres ne me manquent absolument pas.
Les points négatifs ont été pour nous d'abandonner des amis (encore que les plus fidèles viennent nous voir ou nous "montons" les voir, la difficulté à trouver un boulot et la perte de salaire ( de 5 à 1 dans mon cas) des km à faire pour aller au taf ( mais pas des heures non plus et pas dans des tranports bondés et puants),bref tout cela reste mineur par rapport aux avantages.
Les avantages: un coût de la vie moins cher dû essentiellement au fait que nous produisons une grand partie de nos légumes, que nous achetons des produits de qualité en circuit court et localement, un marché de l'immobilier (du moins ici) sans rapport avec les prix en RP, un réseau de nouveaux amis et de voisins prêts à rendre service.
Ici les salaires sont bas, le SMIC est la régle mais en contrepartie un loyer ce n'est pas 80% du salaire et un couple avec deux SMIC se débrouille bien.
Il faut juste accepter de faire parfois un boulot plus basique, moins qualifié et éviter la trop grande distance avec une ville assez importante pour être certain de trouver un job mais dans mon cas Limoges qui est à 45 mn de voiture permet de trouver du travail si on reste ouvert à des jobs peut être pas palpitants mais qui permettent de débaucher à 17h30 et d'être chez soi à une heure acceptable et non pas 2 ou 3 heures plus tard et complétement claqué comme c'était mon cas en RP.
Nous avions la chance d'être propriétaire de notre maison mais même cela n'aurait pas été un frein à notre envie de partir, une maison en location dans le coin c'est 300 à 500 euros et à la vente (avec des travaux) ça se trouve dans les 50/80 000.
Voila, rapidement résumée, mon expérience en la matière, si tu as des questions et que je peux t'aider, ce sera avec plaisir.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

13 janvier 2016 à 21:30:07
Réponse #15

camoléon


Salut,

Merci pour ce retour gmaz87 et pour ta proposition. :up:

J'ai repris le boulot lundi (après 2 semaines d'absence) avec plein de bonnes et moins bonnes choses en tête mais malgré tout un peu plus apaisé grâce a vos réponses.
J'ai décidé de prendre sur moi et de ne pas quitté mon objectif des yeux (si on m'en laisse l'opportunité).
Pourquoi pas profiter de mon DIF ou d'un Fongecif? Et si vraiment les choses partent en vrille, demander à changer de secteur ou un rdv syndicat+DRH.     
Il doit vraiment il y avoir quelque chose de pourrie dans ce job, mon binôme n'a pas tenu plus d'une journée cette semaine et s'est mis en arrêt.
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

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14 janvier 2016 à 09:46:10
Réponse #16

Élu russe


Bonjour camoléon,

Je n'interviens que très peu dans le forum, n'estimant pas avoir grand-chose à y apporter. Je te donne juste une idée que j'applique avec ma femme : le temps partiel.

Si tu es prêt à perdre un peu d'argent, cela peut être un bon départ pour un changement de vie :
- avec 80%, tu gagnes une journée par semaine (non seulement une journée de travail, mais aussi de transport), si ton conjoint est dispo aussi ça vous fait une journée pleine à deux ou en famille !
- cela te permet de simplifier ta vie, de voir si la somme d'argent que tu sacrifies te manque réellement donc de servir d'étape transitoire vers autre chose peut-être...

Mes deux demis centimes...

Thomas


14 janvier 2016 à 11:05:46
Réponse #17

X


Avant de faire le grand saut et de tout plaquer on peut passer par des étapes intermédiaires.

Camoléon tu cites le DIF, il y a aussi le congé de formation professionnelle (CFP), avec un maximum de 3 ans dans une carrière dont un an rémunéré. Il est considéré comme une position d'activité et compte donc dans l'ancienneté de services.

Dans le public beaucoup prennent un CFP d'un an dans l'attente d'une mutation ce qui leur permet de retourner dans leur région d'origine. Avec une inscription à une formation bidon, une inscription au CNED est suffisante, même s'il elle n'a aucun lien avec ta carrière ou tes projets pour l'avenir.

Le temps partiel est aussi une  piste, un 80% ça change la vie. Je suis à ce taux depuis 3 ans, avec le vendredi de libre. Des week ends de 3 jours ça change tout en terme de qualité de vie et ça te laisses du temps pour préparer une reconversion et te requinquer.

C'est l'option que j'ai choisi pour continuer de supporter mes 04 heures de trajet par jour, départ 06H30 du matin retour 19H30, depuis plus de 5 ans. Tellement crevé le soir que je ne mange souvent que des petits déjs.

Voila, donc ce qui est important : se renseigner au maximum sur toutes les possibilités et ne pas oublier qu'avant un objectif final, qui est parfois trop difficile à atteindre directement ou irréaliste, il y a des solutions intermédiaires, une progression, qui peut t'amener sur quelque chose auquel tu ne penses pas dans l'immédiat. ;)
 



« Modifié: 14 janvier 2016 à 11:36:22 par Coypu »

14 janvier 2016 à 18:44:30
Réponse #18

Kilbith


Y'a énormement de zones rurales en France qui ne demande que ça, les petits villages vieillissent, les jeunes désertent, les savoir faire se perdent, etc... Tout ça pour aller s'entasser dans des grandes villes impersonnelles et stressantes...

C'est rare que j'intervienne sur ces sujets "perso", encore plus quand la réponse fait appel à mon expérience professionnelle. Mais il me semble que c'est un sujet suffisamment important pour que ce soit le cas ici.

C'est assez simple et avantageux (c'est bien décrit ci-dessus) de faire le choix de quitter les "grandes villes" pour aller à la campagne...sauf à long terme quant on a des enfants.

Le monde se globalise, il n'existe plus de "rente". Notre système social prend l'eau. Et notre économie n'est pas, globalement, sur la bonne pente.  Je suis persuadé qu'il faut absolument que l'employabilité de nos enfants soit de niveau international si on veut leur assurer une bonne sécurité dans la vie. Et cela veut dire faire des études.

Probablement des études supérieures. Dans notre système social actuel, un grand nombre de prestation sont financées par la collectivité et offert au plus impécunieux (santé, éducation, culture...). De même les emplois peu qualifiés, souvent les moins productifs, bénéficient d'une rémunération minimale (SMIC) bien plus élevée en France que dans de nombreux pays comparables. Il n'est pas écrit dans le marbre que ce sera toujours le cas (déjà, ces emplois peu qualifiés sont de plus en difficile à trouver).

La concurrence internationale, la globalisation et le rééquilibre économique en cours pourrait mettre fin à cette situation. Objectivement, nous n'avons plus les moyens de financer encore longtemps ce modèle (impôts au max+dette au max).

Or, pour faire des études il faut aller dans les grandes villes. Pour quelqu'un qui vit dans le monde rural cela a un coût très important. S'il travaille, il ne dispose pas de beaucoup d'aide...et il doit assurer un financement pour un niveau de vie "grande ville" : logement étudiant cher, transport, alimentation...


Quelqu'un qui gagne peu mais qui habite en HLM dans les "quartiers périurbains" n'a pas ce problème. Il n'y a pas (ou peu) de couts de transport ou de logement pour eux. Même si je ne mésestime pas la difficulté du contexte social qui est souvent un obstacle à l'épanouissement d'une bonne éducation. Si une famille arrive à dépasser cela ses enfants peuvent bénéficier quasiment gratuitement d'une bonne éducation.

A cela s'ajoute que l'on s'achemine probablement vers la fin de la gratuité des études de "qualité". Ou du moins vers une nette diminution de l'offre. Que ce soit en quantité ou en terme d'accessibilité (il faudra vraiment maitriser les méandres...être bon et ne pas se tromper).

Ceux dont les enfants seront proches des centres de formation et de leur bassin d'emploi (pensez stages : un point fondamental dans un cursus de formation) seront très avantagés. Ils auront donc une bonne "employabilité", ce qui sera un atout pérenne quelque soit l'évolution de notre modèle social. Et c’est aussi dans les centres urbains que se trouve les emplois qualifiés et internationalement compétitifs.

Je pense vraiment que c'est un point à prendre en considération.  :closedeyes:
« Modifié: 14 janvier 2016 à 19:09:26 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

14 janvier 2016 à 20:16:28
Réponse #19

Kilbith


Le système ne doit pas être mauvais puisqu'elle a eu son agrégation à 23 ans.

Certainement, il n'existe pas de solution "unique". Heureusement d'ailleurs. Mais c'est préférable de bine peser les contraintes.

Toutefois, 50 km de Toulouse on est presque en "périurbain". Elle disposait d'une voiture (cout de possession réel important) et assumait les couts de transport (et la fatigue). En plus, Toulouse c'est plat et pas un climat extrême. Et elle était probablement "vertueuse" pour accepter ces contraintes et réussir.

Je pensais plutôt à des foyers ayant des revenus réellement modestes (1 à 2 smic maximum) et habitant à plus d'une heure de route d'un grand centre universitaire.

Pour ceux ayant un seul SMIC ou moins, la marge de manœuvre est réellement étroite et la moindre dégradation de la situation économique et sociale rendra la situation pire.

Dans bien des pays, une année d'étude supérieure c'est des frais de scolarité de 10 à 30000€. A cela s'ajoute l'achat des livres, le logement etc....
« Modifié: 15 janvier 2016 à 13:16:07 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

15 janvier 2016 à 13:54:10
Réponse #20

gandalf99


Bonjour,

J'aime beaucoup ce sujet ; je comprend à 200 % qu'on puisse avoir envie de tout balancer, parce que cette société a l'air complètement folle et inhumaine.

Néanmoins, je pense que les changements "intérieurs" sont à mon sens les plus importants, au moins au début. Car une fois fait, ensuite, on peut décider soit d'adapter, soit de totalement changer, avec efficacité.

Quand ça va mal, on a tendance à vouloir tout jeter, mais c'est surtout le mal-être je pense qu'on veut quitter. Et on peut le quitter de différentes façons, sans forcément avoir un changement à 180 degrés de son mode de vie actuel.

J'ai eu des emplois, surtout au début, ou je me demandais quel sens cela avait. Et j'ai fait l’expérience de boulot quasiment identique en terme technique, mais quand les conditions changeaient : collègues, horaires, lieu de travail... cela pouvait avoir un impact énorme, comme le basculement d'un monde à l'autre.

Aussi, il y a beaucoup de possibilités dans une ville, et si on regarde bien, quelques possibilités :

- Avec le temps partiel comme très justement dit, on récupère un temps libre tout à fait conséquent.

- La nature est à côté de Paris. Déjà, il y a des parcs super dont on n'a pas à avoir honte, mais il y a aussi bien des forêts (Fontainebleau, Rambouillet, Compiègne...) facilement accessible, et la mer à deux doigts (en 3, 4 heures, on y est) et la campagne normande est super facile d'accès. Cela peut faire des week-ends aussi dépaysant.

Aller ne serait-ce qu'une fois en forêt (avec les enfants ?) par semaine, cela fait une sacré différence dans la semaine !

- Aussi, niveau culturel, c'est juste énorme. Les possibilités sont très grandes.

Pour le même travail, il doit y avoir bien des possibilités de le vivre autrement, dans d'autres contextes. Et dans le même sens, les chefaillons, les cons, les tyrans, les dictateurs... il y en a en campagne aussi. Le con de la campagne n'a certainement rien à envier au con parisien.

D'ailleurs, en parlant avec quelqu'un qui habitait près de la mer, j'étais super étonné d'apprendre qu'il n'y allait presque jamais. C'est comme si le quotidien, le stress, le mental qui tourne empêche vraiment de profiter de la ou on est.

Enfin, bref, tout ça pour dire que peut être quelques modifications peuvent faire de grandes différences, sans forcément tout balancer par dessus bord... Faire de yoga (pas que physique : il y a du yoga du souffle qui évacue une pression énorme), de la danse, un art martial, aller dans une association, cela peut aussi vraiment aider le mental qui est mis à rude épreuve dans ce monde.

Les extrêmes se touchent : on en a marre de la ville, et on se voit vivre dans une tribus d'indiens. On en a marre du business, et on se voit devenir sadhu dans une grotte.

Mais les extrêmes font du ping-pong entre eux. Il n'y a que dans un équilibre qu'on a la paix, et cet équilibre, qui nous est propre, je pense qu'on peut le trouver autant en ville qu'en campagne.

Le tout, comme préalablement indiqué, c'est de faire des choix, et de pas fuir (les décisions faites sur des rejets ont l'étrange tendance à nous ramener sous une autre forme ce qu'on a fuis).



« Modifié: 15 janvier 2016 à 14:01:54 par gandalf99 »

15 janvier 2016 à 14:27:35
Réponse #21

musher


bonjour,

Concernant les études des enfants, habiter près d'un centre universitaire n'est pas une certitude que nos enfants feront leurs études en restant à la maison car ça va dépendre de la filière qu'ils choisissent, de la ou ils sont pris...(sans parler des études à l'étranger).

Quitter la ville pour la campagne à cause du boulot n'est pas une bonne idée car on a les mêmes problèmes à la campagne (ou petites villes) de stress au boulot.
En cas de licenciement, ça veut dire en général, déménagement pour retrouver du boulot dans une autre ville.

La différence (si on choisit une petite ville, sa résidence par rapport au boulot et ses heures d'embauche et débauche), c'est qu'au lieu de passer 1 h écrasé, à sentir les aisselles du voisin dans les transports en commun, on passe 20 mm à rouler dans la campagne et 10 mm en ville.
Mais on a quand même l'abruti qui double en ligne blanche et qui fait une queue de poisson pour pas s'emplafonner le semi d'en face, le papy qui roule à 50km/h dans les 5 km où on peut pas doubler, juste le jour où le ramassage scolaire était en retard...

La différence, c'est que le soir quand toutes les corvées ménagères sont finies, l'été, on peut aller faire un tour dans le jardin et le WE, pas besoin de prendre la voiture pour aller se ballader;
Mais, bon, en général quand on finit à la campagne, on a acheté une grande maison/ferme au lieu du petit appart et on passe ses WE à retaper, réparer. Donc la campagne, on en profite même moins que les parisiens qui viennent en WE  :D

Ce qu'il faut, c'est relativiser par rapport au travail. On travaille pour vivre et pas l'inverse !

Le 80 % est une bonne solution. En prenant le mercredi, ça fait une coupure dans la semaine (2 x 2 jours) à condition de pas lire ses mails pro à la maison. Ca permet d'avoir une 1/2 j journée à soit (le mercredi matin) et de s'occuper de ces enfants le mercrdi après midi (Enfin on passe son temps sur la route à les emmener aux cours de musique, danse, poney, foot... :D ).

16 janvier 2016 à 10:39:02
Réponse #22

olivcody


Citer
Mais les extrêmes font du ping-pong entre eux. Il n'y a que dans un équilibre qu'on a la paix, et cet équilibre, qui nous est propre, je pense qu'on peut le trouver autant en ville qu'en campagne.

tafdak

Citer
Mais, bon, en général quand on finit à la campagne, on a acheté une grande maison/ferme au lieu du petit appart et on passe ses WE à retaper, réparer. Donc la campagne, on en profite même moins que les parisiens qui viennent en WE

re-tafdak....

ce qu'il faut considerer aussi avec les enfants, outre les études, c'est leur besoin de lien social.
meme un enfant qui a grandi sur un bateau avec ses parents qui vivent autour du monde leur reve d'évasion, a besoin à l'adolescence de se construire et de se rapprocher de ses semblables.
les geeks que l'on imagine enfermés avec leurs consoles, se retrouvent dans des LAN-arenas pour jouer ensembles tout seuls derriere leurs ecrans. allez comprendre.....

18 janvier 2016 à 12:41:00
Réponse #23

Chris-C


Salut,

Accroche toi au titre de ton message et trouve y la force de monter votre projet.... si le titre reflète réellement l'avenir, y'a pas vraiment de question à se poser....

Changer de vie, c'est aussi changer les problèmes et comme d'autre l'on dit le risque de les transporter avec soi....

Tu n'auras jamais de réponse définitive à ce type de questionnement. Ce qui fait la différence c'est l'attitude, l'esprit d'aventure et de liberté. Je le vérifie tout le temps entre ceux qui passent à l'acte et ceux qui repoussent, reculent.

Étant plutôt habitué au changement de vie et au combat que cela représente au quotidien, je reste dispo pour une conversation direct et privé  :)

Chris

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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