Bonjour,
J'aime beaucoup ce sujet ; je comprend à 200 % qu'on puisse avoir envie de tout balancer, parce que cette société a l'air complètement folle et inhumaine.
Néanmoins, je pense que les changements "intérieurs" sont à mon sens les plus importants, au moins au début. Car une fois fait, ensuite, on peut décider soit d'adapter, soit de totalement changer, avec efficacité.
Quand ça va mal, on a tendance à vouloir tout jeter, mais c'est surtout le mal-être je pense qu'on veut quitter. Et on peut le quitter de différentes façons, sans forcément avoir un changement à 180 degrés de son mode de vie actuel.
J'ai eu des emplois, surtout au début, ou je me demandais quel sens cela avait. Et j'ai fait l’expérience de boulot quasiment identique en terme technique, mais quand les conditions changeaient : collègues, horaires, lieu de travail... cela pouvait avoir un impact énorme, comme le basculement d'un monde à l'autre.
Aussi, il y a beaucoup de possibilités dans une ville, et si on regarde bien, quelques possibilités :
- Avec le temps partiel comme très justement dit, on récupère un temps libre tout à fait conséquent.
- La nature est à côté de Paris. Déjà, il y a des parcs super dont on n'a pas à avoir honte, mais il y a aussi bien des forêts (Fontainebleau, Rambouillet, Compiègne...) facilement accessible, et la mer à deux doigts (en 3, 4 heures, on y est) et la campagne normande est super facile d'accès. Cela peut faire des week-ends aussi dépaysant.
Aller ne serait-ce qu'une fois en forêt (avec les enfants ?) par semaine, cela fait une sacré différence dans la semaine !
- Aussi, niveau culturel, c'est juste énorme. Les possibilités sont très grandes.
Pour le même travail, il doit y avoir bien des possibilités de le vivre autrement, dans d'autres contextes. Et dans le même sens, les chefaillons, les cons, les tyrans, les dictateurs... il y en a en campagne aussi. Le con de la campagne n'a certainement rien à envier au con parisien.
D'ailleurs, en parlant avec quelqu'un qui habitait près de la mer, j'étais super étonné d'apprendre qu'il n'y allait presque jamais. C'est comme si le quotidien, le stress, le mental qui tourne empêche vraiment de profiter de la ou on est.
Enfin, bref, tout ça pour dire que peut être quelques modifications peuvent faire de grandes différences, sans forcément tout balancer par dessus bord... Faire de yoga (pas que physique : il y a du yoga du souffle qui évacue une pression énorme), de la danse, un art martial, aller dans une association, cela peut aussi vraiment aider le mental qui est mis à rude épreuve dans ce monde.
Les extrêmes se touchent : on en a marre de la ville, et on se voit vivre dans une tribus d'indiens. On en a marre du business, et on se voit devenir sadhu dans une grotte.
Mais les extrêmes font du ping-pong entre eux. Il n'y a que dans un équilibre qu'on a la paix, et cet équilibre, qui nous est propre, je pense qu'on peut le trouver autant en ville qu'en campagne.
Le tout, comme préalablement indiqué, c'est de faire des choix, et de pas fuir (les décisions faites sur des rejets ont l'étrange tendance à nous ramener sous une autre forme ce qu'on a fuis).