Le résumé :J'ai testé vite fait mon sac de voiture, histoire de célébrer l'arrivée du we.
Histoire aussi de voir si j'ai des restes d'un stage ceets.
Le pavé :J'ai crevé il y a quelques jours. On voit le bout de la mèche sur la photo.
Ça m'a rappelé que j'avais un sac de voiture, et que ce serait pas idiot de voir ce que j'avais mis dedans il y a un petit temps.

Mon sac ne me sert pas à réparer (pour plusieurs raisons*), il me sert juste à me barrer vite fait.
Je suis déjà par exemple tombé en panne dans un joli tunnel plus ou moins rapide, plus ou moins étroit, qui en réalité donne peu envie de s'éterniser. Par exemple si un camion arrive trop vite.

* l'assistance auto est en général rapidement sur place
* même si abandonné par l'assistance, j'ai peu de compétences en méca et les voitures modernes sont pas du genre à me faciliter la vie (électronique, etc.)
Je prends le sac (la pochette jaune c'est la trousse de secours).
Il est sous le sol du coffre parce que si je le laisse dans le coffre, il vole à la cave tôt ou tard (déjà fait).

L'espace est étroit, je dois chercher un sac plus plat mais plus large si je veux emporter davantage.

J'ai aussi un espace près de la roue de secours, je vais voir un des ces jours s'il est grand assez que pour en faire quelque chose.

Alors normalement, si l'endroit de la panne est sûr pour ma petite personne, je mets le triangle. Si non, ben j'improvise sur le moment. Et là je me planque pour téléphoner à l'assistance auto.
Disons que dans mon petit scénario de 15', mon téléphone est plat (je ne peux pas téléphoner) et que c'est la nuit de Noël. Il neige, et je dois me planquer au chaud le temps que quelqu'un passe.
On va voir si le sac me permet de faire ça. (c'est un peu mon worst case de la panne).
Là où je roule je suis souvent au bord d'un petit bois, d'une forêt ou encore d'un truc qui y ressemble. Aujourd'hui on fait avec ce qu'on a sous la main, un petit bois.

Je découvre le contenu de mon sac.
Rien dans la pochette de devant (sûrement car sinon le sac serait trop épais. Je ne sais plus.).

Dans la seconde poche, la grande : un sac poubelle pour l'étanchéité.
Le premier truc qui me tombe sous la main : des gilets jaunes.

Le reste vient après : poncho, gants d'hiver, scie pliable, du brol dans un ziploc.

Bon ben je vois si je sais faire mon petit abri et un petit feu (a priori ça va être simple, les conditions météo sont top).
Pour info je suis souvent en baskets, jeans, chemise, pull, veste.
Allez, on coupe des minis pieus 'à la David'.

Voilà l'abri. Comme je suis très malin, je l'ai monté à l'envers : s'il pleut, l'eau va rentrer par l'ouverture pour le visage, qui regarde vers l'amont... :-(

Gratte gratte, on vire la mousse.

Hop hop, un lit pour isoler le feu de l'humidité du sol. Les deux gros bois serviront à faire le feu.

Je fais du petit bois comme en stage. Le moniteur avait dit un truc du genre "on veut du long et fin cette fois-ci", avec un gros rire gras. Sacré moniteur.
Ici je ne m'applique pas, il n'est pas là pour me surveiller.
Pour la petite histoire, j'avais en stage apporté un couteau fixe moyen moyen.
C'était le couteau fixe de jardinage de ma gentille maman...
Il s'était cassé au premier coup de batonnage.
J'ai dû quémander un fixe à un des encadrants.
J'avais promis de m'équiper d'un bon fixe.
Ben j'ai pas tenu ma parole, et je suis toujours avec un pliant.

Le bois s'enfonce déjà moins dans le sol si je pose son cul sur mon sac.

Alors j'ai essayé d'allumer le tout avec mon briquet, mais vu que je ne me suis pas appliqué sur la taille de mes brindilles...
J'ai un firesteel mais ça n'ira sûrement pas mieux...
Du coup je sors l'esbit.

Conditions sans doute un peu trop faciles...

Je re-testerai au milieu d'un hiver belge : humide et mouillé. Parole ;-)