Sur le dernier point que tu soulève, un extrait d'un livret d'info du ministère de l'écologie sur les tempêtes: (...)
En fait, le sujet de l'assurance des dégâts dus au vent, et notamment par chute d'arbres sur des bâtiments, est assez compliqué.
En quelque sorte, les dégât dus aux vents sont en principe garantis par la multirisque habitation, s'ils sont anormaux et correspondent de facto à un "risque" et non à la certitude ou quasi-certitude d'un dommage (donc, s'il ne s'agit pas de dégâts simplement causés par l'action habituelle des vents), mais pas s'ils sont exceptionnels !
En effet, s'ils correspondent à des circonstances exceptionnelles (plus de 145 km/H en moyenne sur 10 minutes ou plus de 215 km/h en rafales), ils relèvent de la garantie "catastrophes naturelles". A condition, du coup, d'avoir souscrit cette assurance spécifique, qui n 'est pas obligatoirement liée à la multirisque habitation, même si des packages sont souvent proposés.
Art. L 122-7 C. Ass. :
Les contrats d'assurance garantissant les dommages d'incendie ou tous autres dommages à des biens situés en France, ainsi que les dommages aux corps de véhicules terrestres à moteur, ouvrent droit à la garantie de l'assuré contre les effets du vent dû aux tempêtes, ouragans et cyclones, sur les biens faisant l'objet de tels contrats, sauf en ce qui concerne les effets du vent dû à un événement cyclonique pour lequel les vents maximaux de surface enregistrés ou estimés sur la zone sinistrée ont atteint ou dépassé 145 km/h en moyenne sur dix minutes ou 215 km/h en rafales, qui relèvent des dispositions des articles L. 125-1 et suivants du présent code. (...)
Vraisemblablement, dans le cas de la tempête évoquée dans ce fil, l'état de catastrophe naturelles sera déclaré dans quelques jours, et le régime d'indemnisation spécifique s'appliquera.
Sinon, ce sera celui de l'assurance d'habitation, incluent la garantie "tempête, ouragans, cyclones".
Dans tous les cas, pour les assurés concernés, il risque d'être nécessaire de pouvoir justifier que les arbres impliqués étaient correctement entretenus et ne présentaient pas de fragilités particulières. L'assureur pourrait refuser d'indemniser ce qui apparaitrait comme la conséquence d'un défaut d'entretien.
Deux conseils donc à retenir (au minimum) : vérifier que le contrat d'assurance multirisque habitation que l'on a souscrit couvre bien également (en "package") les catastrophes naturelles, et entretenir ses arbres et toitures même si l'on est bien assuré...
Cordialement,
Bomby