Yo,
Je débute ce sujet, car force est de constater, qu'aujourd'hui, la préparation physique a pris un certain essor. Aussi, comment filtrer "ce qui me convient" de "ce qui ne me convient pas"?
Pour commencer, le but n'étant ni de traiter d'un système en particulier ou d'un autre et encore moins d'en faire le procès, je voudrais qu'on parte du principe que
tout les systèmes de préparation physique sont très bien.
1. Rester ouvert mais critique
Il existe de multiples systèmes, de multiples exercices, de multiples philosophies. Au bout du compte, ce qui importe vraiment, c'est nous, nos objectifs, notre passé, nos compétences. Ainsi, ce n'est pas parce qu'un système convient à une personne, qu'il me conviendra: nous n'avons ni les même objectifs, le même physique, les même compétences ou les même séquelles de vie.
Exemple: si demain je trouves que le travail aux anneaux est révolutionnaire, qu'il me permet de progresser, toussa, que pour autant il conviendrait à une personne ayant de multiples lésions aux épaules.
Idem, demain je me lance dans une pratique qui va me permettre de prendre de la masse. Ce n'est pas pour autant qu'elle sera adaptée à une personne voulant perdre de la masse graisseuse.
Il faut garder à l'esprit, que nous sommes responsable de notre corps et de ce que nous en faisons. Si nous nous lançons dans un travail, sans en avoir les bases, le physique, ou alors qu'il soit inadapté à notre propre morpho, alors en cas de blessure, personne - pas plus l'auteur de la technique, que quiconque - viendra nous remplacer au boulot ou guérir à notre place. A chacun sa responsabilité! A chacun sa voie et son corps! Et soyons bien d'accord: ce n'est pas parce que c'est écrit dans un bouquin, ou utilisé par un tel ou une telle, que c'est forcément adapté à soi.
Ce n'est toutefois pas un appel à l'immobilisme: oui il y a des méthodes - beaucoup - et dans le lot certaines nous conviendrons ou non, ou pas complètement. Et pour s'en faire une idée, il faut:
- Ce connaitre, et être honnête vis à vis de soit (cf: l'exemple des anneaux: si on sait qu'on a des problèmes d'épaule et qu'on se lance sans plus de préparation dans une pratique qui va beaucoup en solliciter la mobilité et le gainage, alors on assume)
- Avoir quelques notions de "fonctionnement du corps humain"
- Si on ne voit pas de risques particuliers, tester tranquillement et augmenter progressivement. Si un niveau entraîne des douleurs, checker, réfléchir, ce documenter, poser des questions: ne pas continuer dans des exercices qui, s'ils sont douloureux sont entrain de nous malmener et nous conduire à la blessure.
2. Le problème posturale
On parle souvent du problème de posture dans la réalisation d'un exercice. Quels en sont réellement les risques:
- Un problème posturale, veut dire que nous effectuons un mouvement qui n'est pas en adéquation avec la "charte d'utilisation" de nos articulations et donc de nos muscles, tendons, ligaments, faciaux, etc. Au final, cela veut dire une pression excessive sur certaine chaîne et donc une compensation. De là, articulation excentrée (qui s'usera plus vite), donc des tendons en sur tension et d'autre en sous tension....bref: des blessures en perspective
- Dans la majorité des systèmes que je connais, les mouvements sont répétés. Cela entraine à moyen terme, une modification de nos schémas moteur, pour rendre ces mouvements plus performant (moins d'énergie dépensée, mouvement plus fluide et plus puissant). Toutefois, des rep. sur avec une position compensée, vont également modifier ces schémas moteur, en y incluant la compensation....ce qui est de suite moins fun
3. Stabilité articulaire
Une articulation a besoin d'être centrée dans sa capsule pour fonctionner de façon optimale, mais également moins s'user. Pour ce faire, elle a besoin de muscles, de tendons et de ligaments aussi tonique d'un côté que de l'autre. A trop travailler un muscle et pas assez sont antagoniste, on crée un déséquilibre: un sera hypertonique et l'autre hyperlaxe: l'articulation n'est plus stabilisée.
Par ailleurs, je pense qu'il serait bon de mettre à bas le dogme qui veut que parce qu'un mouvement est complet (plier - déplier le bras, par exemple) il est équilibré: cela n'est possible que lorsqu'aucune charge (n.b.: le poids du corps étant une charge) n'est exercée lors du mouvement. S'il y a une charge, alors celle si va jouer le rôle du muscle antagoniste au muscle utilisé pour effectuer le mouvement. Ainsi, par exemple, un squat, seul, n'est absolument pas complet en matière de musculation.
Pour autant l'exercice est il mauvais? Non: il nécessitera simplement un exercice en charge opposée pour travailler l'autre muscle (ou chaîne musculaire).
4. La récupération
Notre corps est un ensemble, pas seulement des muscles et des articulations, très complet, et qui fonctionne de manière globale. Ainsi, lorsque l'on soumet un ensemble de muscles à une tension, de façon à le développer, c'est l'ensemble qui doit s'adapter à sa nouvelle tonicité. Hors, si les muscles - en moyenne - récupèrent après 24 - 48h, les tendons et les facias auront un cycle allant plus chercher les 72h. Ainsi, ce n'est pas parce que le muscle est ok, que notre corps lui l'est.
Pour améliorer cette récupération de nombreux systèmes existent, allant de l'étirement, au massage (et auto-massage), en passant par l'alimentation et bien d'autres.
Voilà, un bref brossage des points qui me viennent à l'esprit - fatigué - ce soir. Il y en a d'autres, mais pas à cette heure!

A vous

Tcho
Hugo