C'est une autre philosophie : on considère que chacun est responsable de soi et doit assumer ses choix.
Si on choisie de mettre de l'argent dans une assurance santé on est assuré. Si on préfère dépenser son argent à autre chose, alors on assume les frais entièrement. Traditionnellement, "les autres" ne sont pas tenus d'assumer la prise de risque que l'on a pu individuellement faire.
Notez que comme les prélèvements obligatoires (25,4 % vs. 45%) et taxes sont moindres (ex : l'essence TTC est bien moins chère aux USA parce qu'en France c'est taxé à plus de 80%. De même la TVA est bien moindre aux USA). On obtient naturellement qu'une plus grande part de ce que l'on gagne réellement (pas votre salaire, votre "cout total employeur" soit en gros deux fois votre salaire) reste disponible pour chaque individu pour assumer ses choix de vie.
Cela peut permettre de payer de grosses ardoises à l’hôpital, ce qui serait impossible aux français avec ce qui leur reste après avoir payé les prélèvements et taxes. En fait, en France on paye relativement peu "à la prestation" car on a beaucoup payé en amont.
Logiquement, un médecin américain fera payer au prix fort sa prestation car il aura déboursé entre 30 à 50 k€ pour chaque année de sa (longue formation). Somme qu'il doit rembourser. En France cette somme est plus ou moins la même, mais c'est payé par la collectivité à l'aide des prélèvements obligatoires et taxes (ou emprunté par elle...). Le médecin n'ayant pas à rembourser sur une base individuelle ses frais de formation est moins enclin à incorporer cet amortissement dans ses honoraires.
Wiki sur les prélèvements obligatoires :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9l%C3%A8vements_obligatoiresLe principe de responsabilité individuelle est poussé assez loin aux USA. Par exemple dans certains états il est impossible de racheter la franchise automobile : en cas d'accident on doit obligatoirement assumer les frais. C'est responsabilisant.
Il existe peu de système de solidarité obligatoire (ponction obligatoire puis redistribution par l'état) mais cela ne veut pas dire que la solidarité n'existe pas. Elle repose toutefois, là aussi, sur une système individuel : on donne aux autres sur une base volontaire (mais il existe de nombreux mécanismes d'incitation : fiscaux, sociétaux et moraux).
Vu d'ici cela peut paraitre étrange, mais c'est la même chose vu de là-bas. Il ne faudrait pas se contenter de "juger" en appliquant notre vision des choses car on passerait à coté de la réalité.
