Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Tempêtes en grande ville (Katrina, Sandy, Juno)  (Lu 2021 fois)

27 janvier 2015 à 11:11:56
Lu 2021 fois

Jco


Etant donné que plusieurs grandes agglomérations américaines s'apprêtent à subir la tempête de neige "Juno", on a le droit aux classiques reportages télévisés sur les magasins dévalisés...

Il me semblait intéressant de lancer un fil de discussion sur la préparation aux évènements climatiques dans une optique "urbaine" (puisque ca touche de grandes agglomérations).

Y'a déjà un mini-fil sur Sandy (http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=60967.0)

Pour lancer la discussion, je voulais vous mentionner un intéressant retour d'information sur la tempète Katrina: http://www.theplacewithnoname.com/blogs/klessons/index.html

Il s'agit d'un site entier dédié à cet évènement (et à la préparation façon "prepper" en général, mais "avec un grain de sel" comme on dirait en anglais). L'auteur est parent (père/mère?) de deux enfants. Voici ce que j'en avais retenu après lecture de plusieurs pages:

L'auteur mentionne une série de problèmes, par ordre d'apparition:
  • Avoir une destination où pouvoir se rendre pour fuir la tempète
  • Avoir suffisamment de cash
  • Problèmes de traffic sur les routes, qui s'aggrave au fil du temps (il faut avancer avec la vague ou risque de se retrouver coincé)
  • Nourriture / toilettes sur la route.

Quelques remarques de l'auteur sur l'état d'esprit général:
  • La plupart des gens étaient polis, respecteux, venants en aide.
  • Une bonne mesure de l'état de panique de vos semblables est l'état général de propreté. Plus les gens paniquent, moins ils sont soucieux de maintenir les choses propres.

Enfin la "vision" de l'auteur, en quelques "bullet points":

La survie n'est pas un kit
  • On ne devrait pas se préparer à survivre, mais se préparer à réussir (viser plus loin que la simple survie)
  • Le meilleur kit de survie est celui qu'on a sur soi
  • Les compétences et connaissances sont plus importantes que les objets
  • Si c'est amusant, c'est que ce n'est pas de la survie, mais du camping
  • Quelqu'un qui vous dit que la survie c'est 90% de mental et 10% de physique n'a sans doutes jamais connu une situation de survie
  • Les flemmards ne prospèrent pas

L'importance du "Plan"
  • La survie se gagne ou se perd avant que le désastre arrive...
  • Etablir un plan ne coute rien.
  • Que prendre, si je suis à poil dans mon salon, pour échapper à un incendie/tremblement de terre/ma belle mère/une horde de ninja?
  • L'auteur propose 3 "plans" pour se préparer:
    • Plan 1: La panique. 1 minute pour partir
    • Plan 2: La fuite. 1 heure pour partir
    • Plan 3: L'évacuation. 12 heures pour partir

La théorie du "bug out" "pue"
La théorie est simple pour les "survivalistes": lorsque "SHTF" (la m*rde est dans le ventilo), on monte dans son "bug out vehicule" (véhicule d'estampette), qui bien sur est rempli d'eau, de bouffe, et d'essence, et qui est toujours prêt, et on part en destination de sa "base arrière". La base arrière est un endroit sur, de préfèrence isolé loin dans les montagnes, où se trouve une maison fortifiée disposant de toutes les nécessités possibles pour tenir une vie entière, bien évidemment entouré de murs haut et d'un fossé rempli de robots-requins guidés au laser.

La vérité est que "prendre la poudre d'escampette" (bug out) pue. Si ce critère est trop vague, essayer d'imaginer votre belle théorie tomber à l'eau, au point de devenir une très mauvaise idée en fonction des circonstances. Les évacuations se transforment vite en cauchemards ingérables. Tout le monde se retrouve sur la route, parfois dans des poubelles roulantes qui évidemment tombent en panne, le tout dans un bouchon gigantesque, avec le risque de vous retrouver coincé juste un peu plus loin que votre maison... dans votre voiture (sous le soleil, ou la neige, ou toute autre condition adverse dont vous tentiez de vous extraire précédemment).

Le critère premier d'un plan d'évacuation est: rangez votre bordel avant que la m*rde soit dans le ventilo ! Cela implique seulement d'être organisé physiquement et mentalement. Etre préparé pour les mauvais évènements permet aussi d'en profiter pour les bons ! (WE surprise à la mer, par exemple).

Ce concept (HYST: Have Your Shit Together) est développé sur le site.

Les priorités de l'auteur sur les choses à protéger
  • Sa santé (et celle de ses proches)
  • Sa richesse.
Ici pour "richesse", l'auteur ne parle pas que de choses de valeur! Certes il s'agit bien souvent de possessions matérielles (du cash, des biens comme une voiture ou une maison), mais cela peut aussi compter: votre identité, votre formation, vos compétences, etc. Sauvegarder ses papiers ou ses diplomes ne peut pas se faire le jour ou il faut évacuer. Prendre des photos de ses biens (pour faciliter le remboursement par l'assurance) non plus.

Ensuite l'auteur part plus concrêtement sur comment se constituer un "BOB". Je vais pas reprendre l'ensemble (y'a plusieurs pages), mais l'idée centrale:
  • Penser en termes de "criticalité" : qu'est ce qui est le plus difficile à remplacer pour les prochaines 24 ou 48 heures ? (Ca peut être des médicaments, etc...)
  • Faire simple et léger. Il faut pouvoir soulever son BOB à une main, sinon il risque d'être trop lourd/encombrant.

Et vous autres, habitants en grande agglomération, que faites vous au quotidien qui pourrait s'avérer utile dans une situation de ce genre?



27 janvier 2015 à 11:55:23
Réponse #1

loico


Personnellement, je ne fait rien de bien spécial. J'ai un plan d'évacuation, je sait ou j'irai en fonction du phénomène, mais cela ne vaut pas le coup de se prendre la tête avec ça : je préfère parier sur les probabilités quasi nulles qu'une catastrophe de ce style ne se produise.

Sérieusement, en prenant du recul, le seul réel danger là ou je vis c'est que je suis en zone inondable. J'ai donc un plan en cas d’inondation, mais inutile d'aller voir plus loin. Et si un problème arrive, je passe 1/3 de la journée sur mon lieu de travail, donc il y a de grandes chances que cela se produise à ce moment, là, ou je n'ai rien d'autre sur moi que mon pauvre pliant.

N'oublions pas les seules priorités qui permettent de s'en sortir en cas de scénario catastrophe.
  • la volonté de s'en sortir
  • Nos connaissances
  • Notre matériel
Le matériel étant en dernier de la liste, ce n'est pas le sujet sur lequel je m'attarderai le plus.

27 janvier 2015 à 12:29:03
Réponse #2

musher


Comme loico,

De grandes chances que ça arrive lorsque je suis pas chez moi. (donc problèmatique= comment rejoindre chez moi)

Lorsque je me suis intéressé au problème (découverte sur internet de la doc du gouvernement canadien sur la gestion des catastrophes naturelles), je me suis aperçu que dans la majorité des cas, la solution à une catastrophe était le calfeutrage dans sa maison au lieu d'aller s'exposer sur les routes.

En en discutant avec une personne de la gestion des risques à la préf, il m'a dit que la meilleure attitude était de se calfeutrer chez soi (sauf si la maison était en danger comme inondation, incendie...) et d'attendre l'ordre d'évacuation s'il était donné.
Par contre au moment de l'ordre d'évacuation, si on a un BOB qui permet d'évacuer vite, un véhicule opérationnel, une certaine autonomie, ça va faciliter le travail des FO, secours...

27 janvier 2015 à 12:35:56
Réponse #3

Draven


Comme souvent, et sans parler de résilience sur le long terme, il faut déjà savoir quels sont les risques plausibles sur votre lieu de travail ou votre domicile ( vu qu'on passe 1/3 de notre journée au taff, on a donc 1 chance sur 3 que le soucis arrive a cet endroit la ).
Les plus courants étant les inondations, tremblements de terre, tempête, incendie, problème industriel, etc...

Se renseigner en amont sur les risques réels, ( Risques par départements ) ça permet déjà de se préparer efficacement pour des risques concrets ( j'habite en montagne a 1000m, avant que j'ai a me soucier des inondations, 90% de la population française aura déjà des branchies... Donc j'ai plutôt réfléchis a une comment me passer d’électricité sur des courtes périodes si les lignes cassent sous le poids de la neige ).

Si on est prévenu suffisamment a l'avance, et si on en a la possibilité, avoir un point de replis peut être pertinent, chez des parents, des amis, maison de vacances, etc... Mais faut en avoir la possibilité ! Et si c'est au dernier moment, mieux vaut rester chez soit si c'est possible, plutôt que d'affronter l’évènement redouté dans sa voiture, coincé au milieu d'un embouteillage, ça n'aidera personne, surtout les FO...

Après pour des risques sur du court terme, préparer un minimum son domicile suffit je pense, notamment pour les tempêtes de neige ou tropicales. Stock d'eau et de nourriture pour 48/72h ou plus, quelques sacs de couchages ou couvertures supplémentaires, des lampes de poche et des bougies, un moyen de chauffage autonome si c'est l'hiver, un réchaud pour faire chauffer l'eau/cuire les aliments, etc...
Plutôt que d'aller dévaliser les magasins au dernier moment comme pas mal de monde actuellement aux USA...

Je pense que le lien social est très important également, dans ces moments la c'est important d'aller voir ses voisins, surtout les anciens, vérifier qu'ils vont bien, qu'ils ont un peu de stock d'avance ( en général, les anciens en ont toujours... ), qu'ils n'ont besoin de rien, etc... Dialoguer en amont, c'est TRES IMPORTANT, ça permet de savoir que Mr Untel est diabétique ( et donc que si la coupure de courant dure trop longtemps, il va peut être falloir aller le voir pour lui proposer de mettre son insuline dans votre frigo qui est alimenté par votre groupe électrogène ), que Mme Machin est super fière et n'admettras jamais qu'elle a besoin d'aide ( du coup, on prends les devants et on l'invite gentillement pour une autre raison.. ), etc...

Après faut se renseigner aussi sur la manière de gérer la crise par les autorités, a savoir que pour pas mal de trucs ils vont conseiller aux gens de rester sur place ( donc les enfants restent a l'école, les instits' sont formés et ont une conduite a tenir ), etc... Ça aide aussi a s'organiser !
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

27 janvier 2015 à 13:06:38
Réponse #4

Jco


Concernant "Juno" la tempête de neige touchant New York City, la ville a interdit la circulation des véhicules "non urgence" après 23 heures.

Une photo des boulevards vides: http://i.imgur.com/uA5mqqg.jpg

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //