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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Vivre  (Lu 8889 fois)

18 janvier 2015 à 21:02:08
Réponse #25

Tekkel


J'aime bien l'approche orientale des questions existentielles ( Taoisme et Zen ) :

L'importance n'est pas mise sur ce qui est donné ( la temporalité du pourquoi ) mais sur ce que l'on en fait dans l'ici et le maintenant. De plus, le tout et le rien sont en réalité la même chose.

Si on se pose la question du sens de la Vie, la réponse est brutale:
La Vie n'a pas de sens et le pourquoi-du-comment de notre existence nous échappe. Nous sommes dans le néant du sens. Dans le rien.
Mais alors...
Nous sommes aussi dans le tout.
Alors la Vie a tout les sens possibles
Alors on peut lui donner du sens, et le plus beau, celui que l'on veut.
A la question initiale : " Pourquoi vivre ?"
Ma réponse est : La question ne se pose pas puisque tu vis.
Pour moi la vraie question est : Qu'est-ce que tu as envie de vivre ?

Il n'y a rien de plus effrayant que l'inconnu.
On préfère souvent rester dans notre malheur connu et confortable plutôt de tenter l'inconnu, qui nous évoque le néant, le rien...le tout...tout le reste.
Et c'est parce que ça fait peur que c'est difficile et pas l'inverse.

Alors on serre les fesses et on avance comme dit plus haut : " Un pas devant l'autre."

Je crois aussi au parcours qui sert l'objectif. Cependant quand on est au fond du trou, tout paraît insurmontable.
Je suis aussi passée par l'approche Zen.
D'abord me maintenir propre et sainement nourrie.
Ensuite garder mon lieu de vie propre et rangé.
Il peut y avoir un rapport direct entre l'intérieur et l'extérieur.
" Certes mon monde s'écroule, ma vie part en sucette, mais si j'arrive à faire ma vaisselle CE soir, j'y arriverai pour le reste !"
L'entretien de soi et de son lieu de vie peut apporter des satisfactions, des réconforts, des sentiments d'accomplissement et de valorisation qui seront les premiers petits pas vers la sortie du trou.
Ça peut faire sourire ( moi-même je raconte ma ménago-thérapie au second degré ) mais quand on ne trouve plus grand chose à quoi se raccrocher parce qu'on y arrive plus tout simplement, alors chaque petite satisfaction est bonne à prendre...et doit être prise.



18 janvier 2015 à 21:26:30
Réponse #26

Al Bundy


J'aime bien l'approche orientale des questions existentielles ( Taoisme et Zen ) :

L'importance n'est pas mise sur ce qui est donné ( la temporalité du pourquoi ) mais sur ce que l'on en fait dans l'ici et le maintenant. De plus, le tout et le rien sont en réalité la même chose.

Si on se pose la question du sens de la Vie, la réponse est brutale:
La Vie n'a pas de sens et le pourquoi-du-comment de notre existence nous échappe. Nous sommes dans le néant du sens. Dans le rien.
Mais alors...
Nous sommes aussi dans le tout.
Alors la Vie a tout les sens possibles
Alors on peut lui donner du sens, et le plus beau, celui que l'on veut.
A la question initiale : " Pourquoi vivre ?"
Ma réponse est : La question ne se pose pas puisque tu vis.
Pour moi la vraie question est : Qu'est-ce que tu as envie de vivre ?

Il n'y a rien de plus effrayant que l'inconnu.
On préfère souvent rester dans notre malheur connu et confortable plutôt de tenter l'inconnu, qui nous évoque le néant, le rien...le tout...tout le reste.
Et c'est parce que ça fait peur que c'est difficile et pas l'inverse.

Alors on serre les fesses et on avance comme dit plus haut : " Un pas devant l'autre."

Je crois aussi au parcours qui sert l'objectif. Cependant quand on est au fond du trou, tout paraît insurmontable.
Je suis aussi passée par l'approche Zen.
D'abord me maintenir propre et sainement nourrie.
Ensuite garder mon lieu de vie propre et rangé.
Il peut y avoir un rapport direct entre l'intérieur et l'extérieur.
" Certes mon monde s'écroule, ma vie part en sucette, mais si j'arrive à faire ma vaisselle CE soir, j'y arriverai pour le reste !"
L'entretien de soi et de son lieu de vie peut apporter des satisfactions, des réconforts, des sentiments d'accomplissement et de valorisation qui seront les premiers petits pas vers la sortie du trou.
Ça peut faire sourire ( moi-même je raconte ma ménago-thérapie au second degré ) mais quand on ne trouve plus grand chose à quoi se raccrocher parce qu'on y arrive plus tout simplement, alors chaque petite satisfaction est bonne à prendre...et doit être prise.

Tu serais la personne qui connait le sens de la vie?  ;D

Je pense qu’on ne peut pas aborder la question du sens de la vie car elle amène tellement de questions philosophiques qu'on ne peut pas arriver, comme un théorème mathématique, à une certaine conclusion (de plus ne pas avoir accès au sens de l'avant vie et l'après vie bloque de toute façon les choses)

Au terme d'une vie philosophique ou par choix religieux (ou autre), on peut attribuer un sens qui sera l'objectif qui guidera à certains comportements, mœurs etc (il est prouvé que la spiritualité est bon pour la santé, excusez la source mais je n'ai pas le temps de me plonger dans les recherches http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Meditation/Interviews/Mediter-c-est-bon-pour-la-sante)

Le tout, pour les personnes fragiles qui n'ont pas d'appui spirituel, étant de ne pas tomber dans le fanatisme quel qu'il soit, religion, sectes ou addictions diverses...
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

18 janvier 2015 à 23:23:52
Réponse #27

Arnaud


Je demande pardon d'avance aux diptères ;#

Si le sens de la vie (au sens large) c'était rien d'autre que d'essayer de perpétuer cette vie au travers des générations successives ?

Quand je regarde la nature (y compris les Hommes qui font pourtant tout pour s'en extraire) c'est ce qui me fascine toujours: la vie au sens brute, la somme de toutes les vies... en transformation constante.

En ce qui concerne le sens d'une vie individuelle, c'est bien humain comme questionnement... mais bon on a le choix, alors pourquoi pas ;) m'étonnerai quand même que beaucoup d'autres espèces animales se pose la question, contrairement à d'autres questions plus universelles: manger ou être mangé ? se reproduire avec ce "partenaire" ou un autre ? etc...
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

19 janvier 2015 à 00:04:26
Réponse #28

Al Bundy


Je demande pardon d'avance aux diptères ;#

Si le sens de la vie (au sens large) c'était rien d'autre que d'essayer de perpétuer cette vie au travers des générations successives ?

Quand je regarde la nature (y compris les Hommes qui font pourtant tout pour s'en extraire) c'est ce qui me fascine toujours: la vie au sens brute, la somme de toutes les vies... en transformation constante.

En ce qui concerne le sens d'une vie individuelle, c'est bien humain comme questionnement... mais bon on a le choix, alors pourquoi pas ;) m'étonnerai quand même que beaucoup d'autres espèces animales se pose la question, contrairement à d'autres questions plus universelles: manger ou être mangé ? se reproduire avec ce "partenaire" ou un autre ? etc...

Tu as raison: Toute vie tend à déborder d'elle même sous toute formes
Pour les autres espèces, on partage l'instinctif et la sensibilité/affectif/social, mais ils ne disposent pas vraiment de l'intelligence qui permet la mise en place de stratégie et l'anticipation (du moins pas dans la même mesure), source de nos questionnements

Extrait d'une interview de Nicolas Grimaldi:

La vie, dites-vous, est à elle-même son propre sens mais le sens de la vie est de donner la vie…

La vie est le dynamisme d’une expansivité, le propre de la vie est de déborder d’elle-même, de se répandre, de se diffuser. L’illusion c’est de croire que je suis une réalité, une substance, quelque chose qui existe pour soi-même et en soi-même. En fait, je ne suis qu’une médiation. On ne peut pas me séparer des autres, je ne vis que par eux et que pour eux, tout ce que je suis je l’ai reçu. On ne peut pas penser la vie sans sentir que c’est elle le principe, elle qui nous porte, qui nous traverse, nous la servons.

Mais d’où vient que le don soit le sens de la vie et que la vie nous le cache ?

C’est que la vie nous entretient dans une illusion qui est celle de notre singularité et de notre retranchement. Le moi est la mieux fondée mais la plus constante des illusions. Il y a un ordre de la représentation, nous dit Tolstoï, et un ordre de la vie, et le premier nous cache le second. Car le propre de la vie est qu’elle ne s’accomplit qu’en s’enfermant à chaque fois dans un individu. Il n’y a pas une cellule qui ne soit pas couturée par une membrane. L’individu est une unité qui s’éprouve comme une totalité, qui se croit close dans son épiderme. Nous pensons que c’est une frontière, une limite, mais l’épiderme n’est qu’un organe de communication. Parce que les choses n’existent pour moi qu’autant que je les perçois, je m’éprouve comme le centre du monde. Ce que je ne perçois pas, c’est comme s’il n’existait pas. Réciproquement, je n’existe pour les autres qu’autant qu’ils me perçoivent, qu’ils m’observent. Être, c’est être vu. N’être pas vu, c’est être aussi peu que rien. Il faut donc vivre sur l’estrade, attirer les regards, faire du bruit. D’où cette rivalité de tous contre tous. Pour ne pas y céder, il faut pratiquer une sorte d’ascèse intérieure, se rappeler sans cesse que le moi est un presque rien. Il est comme une vague, on le voit se former, enfler et cependant il n’existe pas. Si je me soucie de l’image que les autres ont de moi, je n’en maîtrise rien. Quoique j’en imagine, je m’abuse, ce ne sont que des fantasmes. Mon moi sous le regard d’autrui est donc le fantasme que j’entretiens avec moi-même. Il faut s’en détacher, se défier du désir de plaire. Les autres ne sont pas mon tribunal.
http://www.lemondedesreligions.fr/entretiens/nicolas-grimaldi-l-esprit-est-l-ultime-efflorescence-de-la-vie-30-11-2011-2055_111.php
« Modifié: 19 janvier 2015 à 10:21:18 par Al Bundy »
Être libre consiste dans le fait de tirer du seul exercice de notre vie le sentiment de contentement. N.G.

11 juillet 2015 à 05:48:42
Réponse #29

Nostoc


Vivre parce que le bonheur existe. Même si on le vit pas soi même là tout de suite.
Voilà pour essayer de répondre le plus franchement.

Je me demande aussi quel sens a cette furie à la survivance à travers les millions d'années. Et pourquoi en se bouffant les uns les autres ?
Dans les moments d'épuisement physique extrême, lorsque je peux me reposer enfin,  j'ai un sentiment de néant si intense que j'ai alors l'impression que c'est une vérité profonde et que c'est peut être ce qu'on trouve en mourant. C'est comme si la limite de mes forces sont la limite où mon être vivant se tient construit, qu'après c’est le chaos. Et oui j'ai toujours eu l'idée qu'après l'épuisement, il y a deux possibilités : se remettre ou mourir. Je n'aime pas cette sensation.

Et de mon expérience, je trouve qu'on oublie très vite les mauvais moments, sauf quand ils atteignent une certaine répétition et une certaine durée. Alors ils deviennent la note de référence et alors c'est l'horreur. Mais en dessous de ces limites ils ne sont que des incidents oubliés. C'est pourquoi beaucoup de gens sont incapables de comprendre ceux qui sont bloqués dans le mode horreur. (ou qui l'ont été avec les post traumatismes qui vont avec)
On peut passer du malheur au bonheur. Et l'hygiène de vie globale est importante.
Bon courage à ceux qui traversent de mauvais moments. Tenez bon.

11 juillet 2015 à 10:28:33
Réponse #30

Mrod


Bonjour,

J'étais passé à coté de ce post. Merci Nostoc de l'avoir remonté.

Comme beaucoup d'autres l'ont précisé, ce que je vais dire n'est que mon point de vue, fruit de ma propre expérience.

Pourquoi vivre?

Pendant longtemps j'ai cherché La réponse. A travers la spiritualité et divers expériences. D'autre on aussi emprunté ce chemin par le passé, et s'il y avait Une réponse y'en a au moins un qui l'aurait trouvé depuis le temps et ça se saurait.
J'y ait donc renoncé. J'y ait renoncé aussi car chercher cette réponse ne me rendait pas plus heureux, au contraire. J'ai aussi constaté que ceux qui ne se posaient pas la question était généralement plus heureux. Je pense aux personnes handicapées avec lesquelles j'ai vécu. La plus part n'ont pas notre degré de réflexion. Ils ne se posent pas cette question, ne peuvent pas ce la poser. Certains n'ont même pas conscience d'eux même, conscience de la vie. Ça ne les empêche pas de vivre et d'être heureux.

Je vais tout de même tenter d'apporter une réponse:
On vit parce qu'on est programmé pour ça, certain appellent ça l'instinct de survie mais je suis pas tout a fait d'accord. Ce que moi j'appelle "l'instinct de survie" ne ce manifeste (et nous influence) uniquement en situation réelle de survie. Le reste c'est juste du karma, une relation de cause à effet.

J'ai pas plus d'explication, on est des animaux fait pour survivre (et se reproduire). Les animaux ne se posent pas la question du "pourquoi", ils se contentent de répondre à leur besoins.

Quant à la notion de bonheur/malheur qui pour moi n'a rien avoir avec le sens de la vie j'ai une histoire, qui m'a permis de comprendre pas mal de choses.
C'était dans un parc à loup. Il y avait une meute et dans un grand enclos. Dans cet enclos un tout petit enclos avec un loup en piteuse état. Je discutes avec la soigneuse qui m'explique qu'il est le souffre douleur de la meute et qu'il est fréquemment amoché par les autres et ne se défend jamais. Ils sont obligé de le séparer de la meute de temps à autre pour qu'il se retape. Au début il le mettait à l'écart dans un autre enclos. Et il déprimait systématiquement, comme s'il était malheureux tout seul. Alors ils le remettaient avec les autres et les mauvais traitements recommençaient. Etc... Au bout d'un moment ils ont fait ce petit enclos pour le séparer des autres tout en le laissant à proximité de sa meute. Et il ne déprimait plus.
Il avait sa place dans la meute, même si elle était inconfortable, il était plus heureux comme ça. Son besoin social, de vivre en meute, était plus important que la souffrance que cela pouvait engendrer sa position. En quelque sorte il était heureux comme ça.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

11 juillet 2015 à 13:22:17
Réponse #31

Nostoc


Merci pour cette histoire de loup qui me touche beaucoup
Je pense que la place est nécessaire pour être heureux, sinon l'agressivité se déverse sur les maillons faibles. Ça se vérifie facilement avec les poissons en aquarium. La place : quelle quantité de place, quelle durée, quelle qualité de nourriture, quelle liberté, combien de temps,  etc...je pense que comme toutes choses naturelles, la réponse est subtile et notre corps sait nous le faire savoir avec une grande précision. Mais l'éducation nous apprend à ne plus écouter.

Je pense surtout à ceux qui sont en phase de doute sur l'utilité à continuer de vivre (survivre quand on se pose ces questions là). Mais autre chose me motive : un bonheur de grande qualité.
J'ai la certitude qu'il y a des degrés de bonheur et que pour être vraiment très heureux, il faut que tout le monde ait assez de place. Si un loup est le bouc émissaire, c'est que toute la meute souffre en fait. Mais un seul prend pour tous. Voilà, c’est mon côté utopiste, et c’est le sens de ma vie à moi quand tout va bien. (et quand ça va pas, le sens c'est de se battre et/ou de tenir)

« Modifié: 11 juillet 2015 à 13:46:51 par Nostoc »

11 juillet 2015 à 14:58:11
Réponse #32

Arnaud


"... un petit enfant, il n'avait pas trois ans, s'amusait entre des tombes. Les adultes parlaient. Lui aussi parlait mais pour lui-même, avec un marmonnement d'artisan à son affaire. Il a trouvé des éclats de noisette mêlés à du gravier puis, s'éloignant du cercle fermé des voix adultes, il s'est égaré dans les allées. Il ne craignait ni la vie, ni la mort. Il les avait dépassées sans savoir. Il cherchait, disait-il, "des cailloux bleus". Ne pas en trouver ne l'attristait pas. Il n'avait jamais entendu parler de saint Paul. Inutile. On ne réveille pas un éveillé. J'écris ceci et je sais que vous ne me croirez pas : j'ai vu un enfant de deux ans et demi balayer la mort et chasser le temps du monde. Ce travail titanesque était fait en chantonnant, comme il convient."

C.Bobin
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

11 juillet 2015 à 16:06:55
Réponse #33

musher


Etc... Au bout d'un moment ils ont fait ce petit enclos pour le séparer des autres tout en le laissant à proximité de sa meute. Et il ne déprimait plus.
Il avait sa place dans la meute, même si elle était inconfortable, il était plus heureux comme ça. Son besoin social, de vivre en meute, était plus important que la souffrance que cela pouvait engendrer sa position. En quelque sorte il était heureux comme ça.
On retrouve des comportements similaires chez les chiens. Il y avait une vieille chienne que les autres battaient régulièrement. A chaque fois qu'on la séparait, elle se laissait dépérir. Lorsqu'on la mettait dans un box à côté, elle se blessait pour rejoindre les autres et finalement un jour les autres l'ont tuée car c'était écrit. C'était la loi. Ils avaient inscrits dans leur gêne l'élimination des maillons faibles (vieux, handicapés, estropiés...) même s'ils n'avaient plus besoin de chercher leur nourriture.

Dans le Montana, il y a des films ou une meute de loup se jettent sur un de leur membre et le tue.
Lorsqu'il s'agit d'un membre en bonne santé, l'Alpha le chasse de la meute mais là, toute la meute s'est jetée sur lui pour l'éliminer.


Pour savoir pourquoi on vit, regardez un jeune enfant, il se fait pas des noeuds au cerveau. Un rien le rend heureux.

11 juillet 2015 à 17:00:22
Réponse #34

Mrod


Nostoc,

Ce que je voulais dire avec cette histoire c'est que du moment qu'on est à sa place, on est heureux, quelque soit les coups qu'on prends dans la gueule. De toute manière on prends des coups, c'est inévitable.

Nico

"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

11 juillet 2015 à 19:30:23
Réponse #35

Nostoc


Il est certain que la nature est extrêmement cruelle, mais j'ai toujours du mal avec ces explications, qui servent souvent à des personnes se disant fortes de martyriser les faibles ou en tout cas ne pas faire d'efforts pour les aider.
Alors ça peut aider à accepter la réalité de se rappeler ces choses, mais je trouve que l'humain a un énorme potentiel pour modifier le cours de la nature.
Ça vous inspire quoi ces vérités ? ça vous aide ?

11 juillet 2015 à 20:21:49
Réponse #36

musher


Nostoc,

La nature sauvage est cruelle car elle a besoin de ça pour survivre.
Une meute de loup qui garde ses "indigents" perd des forces à nourrir des éléments qui affaiblissent la meute. C'est pas le cas des louveteaux car eux sont l'avenir de la meute.

Mais les animaux "civilisés" perdent cet instinct. Nos chiens européens ne tuent plus leur congénaire affaibli, par contre les chiens esquimaux le font encore.

Au Japon, il y avait une tradition qui voulait que les anciens qui ne pouvaient aider à la communauté partent dans le froid pour mourir afin de ne pas être un poids pour leur famille.
Pareil chez certains Amérindiens.

Ces vérités m'inspirent qu'on a la chance d'avoir les caisses de retraite, l'allocation invalidité, l'aide "adulte handicapé".


Mrod,
Je sais pas si quelqu'un est à sa place comme souffre douleur des autres. Et c'est pas parce que la nature nous montre des exemples qu'on doit l'accepter.
Même si j'aime beaucoup mes esquimaux, c'est pas parce que ils ont cruels entre eux que j'accepterai qu'on le soit envers moi (ou que mes enfants se comportent entre eux comme mes chiots).
« Modifié: 11 juillet 2015 à 20:28:32 par musher »

11 juillet 2015 à 23:47:14
Réponse #37

Nostoc


Musher,

j'aimerais savoir : qui attaque en premier le plus faible ? Les autres faibles ou les plus forts ?

Quelque part, on est en train de parler de cette pulsion de destruction qu'ont certaines personnes devant les faibles. Et qui font souffrir  les boucs émissaires par exemple.
« Modifié: 11 juillet 2015 à 23:56:18 par Nostoc »

12 juillet 2015 à 11:32:01
Réponse #38

Claude Ponthieu


Mais les animaux "civilisés" perdent cet instinct.

Cette assertion sortie de son contexte (les chiens), pose question — l’homme, l’animal supérieur et de surcroît civilisé aurait-il perdu cet instinct ? :o


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Nos perceptions nous amènent à différentes perspectives…
  • En 1958, l’éthologue John B. Calhoun a mené des expériences sur la surpopulation sur des rats, publiées en 1962 dans le Scientific American d’une étude de comportement dans des conditions de surpeuplement.
  • La Dimension cachée d’Edward Térence Hall.
  • Argent, sexe et travail : S’éveiller à la vie réelle de Chögyam Trungpa.
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

12 juillet 2015 à 11:57:18
Réponse #39

Mrod


On c'est mal compris,

Je voulais pas dire qu'il faut accepter les mauvais traitement de nos congénères. C'est beaucoup plus complexe que ça...
J'ai pas le temps de vous faire un roman philosophico-explicatif.

Claude,
L'homme est le seul animal, a ma connaissance, a tuer ses congénère pour d'autres raison que la survie.

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

12 juillet 2015 à 15:57:19
Réponse #40

musher


Musher,

j'aimerais savoir : qui attaque en premier le plus faible ? Les autres faibles ou les plus forts ?
Sur les reportages que j'ai vu sur les loups d'Amérique du Nord, c'était le couple Alpha qui commence (et non l'Alpha de même sexe comme pour une bagarre de domination).
Ensuite toute la meute, male et femelle compris se jettent à la curée.

Pour ce que j'ai vu dans les meutes de chiens primitifs, c'est en général le dominant qui provoque la bagarre et les autres qui suivent.
De toute façon, un bon dominant n'accepte pas de bagarre dont il est pas à l'origine.

12 juillet 2015 à 16:38:33
Réponse #41

musher


Cette assertion sortie de son contexte (les chiens), pose question — l’homme, l’animal supérieur et de surcroît civilisé aurait-il perdu cet instinct ? :o
A moins que tu considères le Japon du XVIII et les peuples amérindiens du XIX sc comme non civilisé ;-)
Au moyen age lorsqu'un siège durait trop longtemps, on jetait les veillards, les femmes, les enfants et tous ceux incapables de tenir une arme dans le no mans land ou ils étaient condanné à mourir de faim, entre les 2 armées.
L'homme n'étant plus dans une situation de survie alimentaire, n'a plus besoin de faire appel à cet instinct. De la à dire qu'il l'a perdu ???????


Claude,
L'homme est le seul animal, a ma connaissance, a tuer ses congénère pour d'autres raison que la survie.
Paul Emile Victor, dans son livre "Les chiens artiques",commence en disant que les oiseaux sont des animaux cruels car ils tuent sans nécessité.

12 juillet 2015 à 16:57:30
Réponse #42

Mrod


Penses-tu qu'un seul homme sur terre soit capable de juger de la nécessite d'un acte?

Nico
"faut JAMAIS décramponner ! Et s'accrocher à la vie comme un morpion sur un poil de cul !  Parce qu'il y a toujours un espoir, même mince" Anke *Master survivor*

12 juillet 2015 à 17:50:44
Réponse #43

Nostoc


Je suis personnellement convaincue que les humains trouvent des arguments rationnels pour expliquer leurs agissements instinctifs dont ils n'ont pas conscience. Enfin, certaines personnes ayant plus de visibilité sur leur intérieur que d'autres.
Par exemple, sentir de la jalousie peut amener à prendre garde à rester objectif, ou bien à faire du mal mais sans s'en rendre compte car on trouvera des arguments rationnels pour expliquer comme ça arrange.


Merci Musher pour ton explication, est ce que c'est aussi ce que tu vois dans ton expérience avec les chiens ? Tu ne dois pas voir de curée mais comme avec ce loup en cage, des malmenades ?
Je ne comprends pas quand tu dis qu'un bon dominant n'accepte pas de bagarre qu'il n'ait pas commencée. Il fait comment ?

Sinon, les chiens et tous les animaux domestiqués pas l'homme, l'homme lui même aussi, ont l'art de faire passer la civilisation au dessus des instincts. On sacrifie une part de son être sauvage pour un tout...ou pas. Plutôt que d'aller vivre sur mars, je trouve un magnifique défi à pouvoir concilier la nature sauvage et la prospérité. La nature sauvage dehors et en nous.
Parfois j'imagine que les désigner auraient pour mission de faire des choses qui répondraient au besoin de se sentir connecté à notre environnement, au besoin de garder l'autonomie de comprendre. Une sorte d'ergonomie intellectuelle en plus d'esthétique et physique.

12 juillet 2015 à 22:39:59
Réponse #44

musher


Penses-tu qu'un seul homme sur terre soit capable de juger de la nécessite d'un acte?

Nico
Je citais PEV mais j'ai aussi remarqué que les oiseaux (tourterelle, pie chez moi) s'acharnaient sur un oiseau à terre jusqu'à le tuer.
Les chiens , les chats et les chevaux (Ce sont les seuls animaux que j'ai vu se battre devant moi) laissent s'enfuir le perdant ou acceptent sa soumission.
On dit que l'homme est un loup pour l'homme. Malheureusement, c'est pas le cas.   

12 juillet 2015 à 22:54:37
Réponse #45

musher


Merci Musher pour ton explication, est ce que c'est aussi ce que tu vois dans ton expérience avec les chiens ? Tu ne dois pas voir de curée mais comme avec ce loup en cage, des malmenades ?
J'ai pas eu de curée car j'interviens avant. Par contre la grand mère de mes 2 premières esquimaux a été massacrée par la meute ou elle était. C'est sa fille et sa nièce qui ont lancé la curée.


Je ne comprends pas quand tu dis qu'un bon dominant n'accepte pas de bagarre qu'il n'ait pas commencée. Il fait comment ?
Un bon dominant va éviter les bagarres au sein de sa meute pour éviter les blessures et la dépense d'énergie inutile.

Quand des dominés démarrent une prise de bec, ll y a une phase d'intimidation, d'esbrouffe et à un moment le son change et ça veut dire que ça va partir  (Là tu coures vers le chenil ;-) ), le dominant rentre dans la mélée et sans mordre, rien qu'en grognant, en jouant des épaules, en montant sur le dos, il va renvoyé les 2 dominés qui vont se soumettre au dominant.
J'ai eu un husky, un dominant super, il avait calmé le jeu avant que j'ai le temps de monter.


Sinon, les chiens et tous les animaux domestiqués pas l'homme, l'homme lui même aussi, ont l'art de faire passer la civilisation au dessus des instincts.
C'est surtout l'homme qui a sélectionné dans chaque race les individus les plus "civilisés" pour avoir la paix.
Quand à l'homme il s'est aperçu qu'il était plus utile de vivre en paix que de vivre sous la menace perpétuelle d'un conflit. C'est pour ça qu'il a crée le code de la Chevalerie,  les tribunaux et leurs codes, l'ONU...

18 juillet 2015 à 02:49:40
Réponse #46

Patapon


Yo

Pourquoi vivre?

Pendant longtemps j'ai cherché La réponse. A travers la spiritualité et divers expériences. D'autre on aussi emprunté ce chemin par le passé, et s'il y avait Une réponse y'en a au moins un qui l'aurait trouvé depuis le temps et ça se saurait.
J'y ait donc renoncé. J'y ait renoncé aussi car chercher cette réponse ne me rendait pas plus heureux, au contraire. J'ai aussi constaté que ceux qui ne se posaient pas la question était généralement plus heureux. Je pense aux personnes handicapées avec lesquelles j'ai vécu. La plus part n'ont pas notre degré de réflexion. Ils ne se posent pas cette question, ne peuvent pas ce la poser. Certains n'ont même pas conscience d'eux même, conscience de la vie. Ça ne les empêche pas de vivre et d'être heureux.

Je me permet une petite image libre d'interprêtation: vous connaissez suremment ce jeu d'enfants où l'on doit mettre pièces avec une certaine forme, dans des trous avec les formes correspondantes. Si on essai de rentrer un cube dans un rond, on y arrive pas. Pour que ça marche, faut sortir un couteau et dégommer les angles du cube....mais du coup, c'est plus un cube...

Pour cette question là, c'est un peu pareil  ;)

Citer
Je vais tout de même tenter d'apporter une réponse:
On vit parce qu'on est programmé pour ça, certain appellent ça l'instinct de survie mais je suis pas tout a fait d'accord. Ce que moi j'appelle "l'instinct de survie" ne ce manifeste (et nous influence) uniquement en situation réelle de survie. Le reste c'est juste du karma, une relation de cause à effet.

J'ai pas plus d'explication, on est des animaux fait pour survivre (et se reproduire). Les animaux ne se posent pas la question du "pourquoi", ils se contentent de répondre à leur besoins.

Quant à la notion de bonheur/malheur qui pour moi n'a rien avoir avec le sens de la vie j'ai une histoire, qui m'a permis de comprendre pas mal de choses.

La question du bonheur/malheur....ça en revient à la question de la dualité :)

Tcho

Hugo

(P.S.: je sais: j'apporte pas de réponses; mais je suis convaincue qu'à ce genre de questions il ne peut y avoir que des réponses de soi pour soi; mes réponses (si j'en ai) ne vous serviraient donc à rien....)
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

18 juillet 2015 à 10:32:45
Réponse #47

Claude Ponthieu


Êtes-vous bien informés ?

Combien de cerveau avons-nous ?

Question absurde !

Lisez et digérez cet article… ;)
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

18 juillet 2015 à 12:56:51
Réponse #48

Patapon


Yo

Ce n'est pas là l'interprétation que j'avais....mais après tout: j'ai dit que c'etait libre,  alors.... 😉

Merci pour l'article...je crois que c'est l'émission "les incroyables pouvoirs du corps humain" qui en parlait.

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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