Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Quand dormir en survie  (Lu 6633 fois)

09 décembre 2014 à 10:12:51
Lu 6633 fois

max65871


Salut les gars,

J'ai cherché sur le forum mais je n'ai pas vu de réflexion similaire, je me demandais un truc :

Imaginons un type en situation de vie sauvage dans la verte en belgique avec un fond de sac classique. Pas blessé, pas d'urgence, écosystème riche, etc. Donc en gros, ça correspond à un randonneur qui vit sur le camp avec un matos léger. Etant donné que le froid tombe vers 16h ces temps ci, ne serait-il pas judicieux de se reposer dans les heures les plus chaudes de la journée et d'être actif (pour produire de la chaleur en bougeant) quand ça ce refroidit et une bonne partie de la nuit ?
« Modifié: 09 décembre 2014 à 10:36:21 par max65871 »
"Et si la liberté consistait à posséder le temps?Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."
S. Tesson

09 décembre 2014 à 10:27:16
Réponse #1

Ulf


Salut.

Pour commencer, j'ai l'impression qu'il y a un malentendu sur le mot "situation de survie". 

Ton contexte est "un randonneur qui vit sur le camp avec un matos léger."
C'est une situation de loisir.

Bon, pour te donner un avis...

Il est plus risqué d'évoluer en milieu naturel de nuit que de jour. Le risque de gamelle est bien plus élevé, or les accidents par chute représentent le gros des blessés en montagne (en forêt de plaine, je ne sais pas).

C'est tout.

09 décembre 2014 à 10:42:04
Réponse #2

max65871


Je suis bien conscient de cela. Malgré tout, si on progresse lentement sur terrain secure (en évitant de descendre les falaises, les lacs gelés,...), ça reste jouable, non ?

"Et si la liberté consistait à posséder le temps?Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."
S. Tesson

09 décembre 2014 à 11:01:57
Réponse #3

Ulf


Certes, les militaires font des marches de nuit. 
Leur ratio bénéfice (furtivité) / risque (gamelle) n'est pas le même que le tiens. Demande leur avis.

Un terrain à priori facile de jour peut se révéler traitre de nuit. J'ai mémoire d'une gamelle de ma femme sur un grillage-déchet difficile à voir de jour, impossible à voir de nuit. Heureusement pour elle, gamelle sans conséquence pour le matériel  ;# .

De plus, et ça m'est arrivé récemment (histoire de froid + piles rechargeables. Résolu piles lithium  ::)) tu est soumis au bon fonctionnement de tes lampes. Évoluer dans le noir complet te ralentit énormément (au mieux).

Enfin, de toutes façons, par sécurité, il est  recommandé de dimensionner son sac de couchage en fonction de la température la plus basse rencontrée... En ce qui me concerne, je ne ferai pas d'économie de poids sur cet objet de survie en le sous dimensionnant.

 

09 décembre 2014 à 11:09:53
Réponse #4

Merlin06


La nuit, penses à porter des lunettes. C'est fou le nombre de petits trucs pointus qui traînent à hauteur des yeux dans la nature. ;)
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

09 décembre 2014 à 12:02:13
Réponse #5

lambda


Salut! :)

AMHA:

Si on essaye de se focaliser sur un principe pratique et applicable sur un spectre de situations degradee sle plus large possible, plutot que d'imaginer des tronçons d'évênement précis ou une analyse cas par cas qui ne sera de toute facon pas exhaustive par nature, peut-être qu'on peut voir imaginer cela:

- A partir du moment ou on se retrouve en "situation de survie", en situation dégradée, loin d'un secours quelconque, ne dépendant que de nous même, etc...

- A partir du moment ou, conscient de la gravité de la situation définie ci dessus, on a établi -après réflexion soignée, basée sur nos connaissances, materiels a dispos sur le moment, l'observation du biotope et des options qui s'offrent a nous- un plan d'action qui nous permettra de respecter la rêgle des 3 et de se sortir de cette "situation de survie", quelque soit le plan...

Et bien encore une fois AMHA, avec ces "prérequis", perso, je partirais sur l'idée qu'il faut dormir autant que possible, le plus souvent possible, de façon opprtuniste, dès qu'on le peut... micro-sieste entre 2 actions liées au plan défini plus haut, "nuitées" les plus complètes possibles, plus forcéement basées sur nos rythmes "citadins"/dpomestiques habituels... peut-être ne plus se baser strictemjent sur la succession nuit/jour pour décider de dormir ou pas...

Profiter des occasions qui s'offrent à nous pour roupiller, se requinquer... en fait ca aussi ca doit faire partie du plan qui nous permettra de sortir d'une situation merdeuse qui peut durer...

Avec une lacune de sommeil, nos capacités cognitives, physiques déclinenet rapidement.... avec les conséquances que vous savez en ce qui concernent la rêgle des 3, surtout les quelques secondes "avec la connerie"...

Peut-être même que le sommeil est sa gestion devrait être intégré d'une facon ou d'une autre dans la rêgle des 3 et ou le CMVD???

à+,
Lambda

de bons posts ici:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=65064.5
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=4707.35
http://wiki.davidmanise.com/index.php/Sommeil
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,1384.0.html
« Modifié: 09 décembre 2014 à 12:10:36 par lambda »
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

09 décembre 2014 à 14:07:46
Réponse #6

Phil67


ne serait-il pas judicieux de se reposer dans les heures les plus chaudes de la journée et d'être actif (pour produire de la chaleur en bougeant) quand ça ce refroidit et une bonne partie de la nuit ?
Hors situation de survie, c'est le genre de technique qui est quelques fois utilisée pour progresser dans des climats extrêmes :
   - en climat glacial : utiliser la chaleur de l'effort la nuit et profiter des quelques degrés supplémentaires pour mieux dormir de "jour" (très relatif au-delà du cercle polaire)
   - en climat désertique : se protéger de la chaleur et du soleil le jour et progresser lorsque la température baisse

Autre option : la période la plus froide de la journée va globalement de 2H avant l'aube à 1H après l'aube (avec en plus des phénomènes de condensation pouvant tremper le couchage).

Plus le sommeil est long, plus on finit par se refroidir : si le froid commence déjà à être difficile à tenir en milieu de nuit, autant se lever dans les 2H avant l'aube plutôt que d'attendre le jour sans retrouver le sommeil. La luminosité naissante permet dans certains cas de distinguer les reliefs ce qui limite le risque de se paumer complètement. Le temps gagné à l'aube permet ensuite de faire une sieste de récupération à mi-journée.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

09 décembre 2014 à 16:14:34
Réponse #7

Kam


L'idée est intéressante sur le papier, dans la pratique, c'est certainement une très mauvaise idée.

Tu parles de situation de survie sans blessé etc. Tu ne l'as pas précisé, mais je mets aussi de côté les situations à la Rambo / poursuivi par les FARC / etc. Bref, c'est quoi du coup ta situation de survie? Tu t'es perdu, non? J'ai du mal à en visualiser d'autres sans tomber dans le gros improbable. Admettons toujours que ce soit dans un coin où tu risques de tourner en rond plusieurs jours.

Déjà, avant de se faire des noeuds au cerveau: le type en question a une lampe qui tient plusieurs jours? Sinon on peut en rester là. ;) Ensuite, dans un cas comme celui-là, je sais au niveau des consommables que je dois faire gaffe. Les piles de ma lampe en font partie. Je n'ai pas envie de les griller inutilement si la situation doit se prolonger (et ça, a priori, je n'en sais rien si elle va se prolonger ou non).

Par ailleurs, comment tu t'y es retrouvé, dans cette situation de survie? C'est parfois un coup de pas de bol, souvent à cause d'une connerie (couplée à un petit coup du sort). Comme dit plus haut, la verte dans le noir (désolé pour les daltoniens), c'est pas évident. Tu as beaucoup plus de chances de perdre tes repères ou de manquer un obstacle. Tu as envie de te perdre encore plus ou de rajouter une blessure à la situation? Quand je dis blessure, ce n'est pas forcément un truc grave, mais une cheville foulée ou juste un gros hématome douloureux en trébuchant, c'est très vite arrivé, et ça compliquera encore la situation.

Et puis surtout, comment tu vas t'y prendre? Tu commences à t'activer de nuit quand? Dès le début? Ca veut dire 24 heures de marche le premier jour alors que tu viens vraisemblablement de faire une connerie pour te retrouver dans cette situation. C'est le meilleur moyen d'en faire une seconde: visualise-toi crevé, frissonnant, en n'ayant pas dormi depuis 24 heures, avec le stress de la situation merdique qui en rajoute une couche.... Et comment tu gères le "décalage horaire" également? Nouvelle source de conneries en vue à mon avis...

Enfin, tu as quoi dans ton sac? Des couches thermiques pour la nuit? Alors faut pas se prendre la tête et se blottir bien au chaud dans son sac de couchage. Tu n'en as pas? Alors même en s'activant, ça va être chaud... enfin... froid, et on retombe dans le cas plus haut: marcher crevé, luttant contre le froid, fatigué nerveusement - quand ça m'arrive, je suis comme une bête. Je ne pense plus qu'à ce qui me manque, de façon animale: "chaleur", "bouffe", "sommeil" - je suis du coup encore moins attentif à mon environnement, et c'est déjà tendu de jour, mais de nuit c'est la nouvelle connerie assurée.

Et puis on pourrait rajouter plein d'autres facteurs... En cas de pluie par exemple, il est beaucoup plus simple de se protéger en statique qu'en mouvement, etc.

NB: Je parle du cas où tu essaie de t'en sortir tout seul, pas du cas où tu attends les secours.

09 décembre 2014 à 18:39:38
Réponse #8

Loriot


Imaginons un type en situation de vie sauvage dans la verte en belgique avec un fond de sac classique. Pas blessé, pas d'urgence, écosystème riche, etc. Donc en gros, ça correspond à un randonneur qui vit sur le camp avec un matos léger. Etant donné que le froid tombe vers 16h ces temps ci, ne serait-il pas judicieux de se reposer dans les heures les plus chaudes de la journée et d'être actif (pour produire de la chaleur en bougeant) quand ça ce refroidit et une bonne partie de la nuit ?

Si tu es le type de randonneur qui pose son camp, se fait a manger tranquillou, bois un canon ou deux... Il n'y a pas de problème a passer une nuit blanche prês du feu a couper du bois, et cuisiner.
Mais une nuit c'est long! Et dormir le matin avec la lumière du jour et le bruit de l'autoroute (j'exagère exprès) c'est pas forcément donné a tout le monde.

Quand tu parles de survie, tu penses a une situation dans laquelle tu te retrouve malgré toi et qui est un danger pour ton intégrité? Ou une situation de camping sans avoir payé d'emplacement pour ta tente?
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

09 décembre 2014 à 19:19:32
Réponse #9

max65871


Je te parle de : je me rends compte 2h avant le coucher du soleil que je suis complètement paumé, le portable ne passe pas et je suis au milieu d'une grosse réserve naturelle => je me démerde pour faire un petit feu près d'un ruisseau et j'avise de comment je passe le lendemain.

Mais ça ne s'applique pas que dans une situation extrême, je pense sérieusement que les gens qui se retrouvent, pour une raison ou une autre dans la verte sans matériel approprié pour affronter le froid (couverture, sac de couchage, tente, tarp, tipi, toutcequetuveux) pendant plusieurs jours, auraient intérêt à reporter toutes les tâches habituelles de l'aprem à la nuit. Je pense par exemple à couper du feu, fabriquer les objets nécessaires, coudre, dépecer les prises, fumer le poisson, etc. Et, si besoin, entamer une progression lente et calme, plutôt que de grelotter dans le froid en attendant que le soleil les réchauffe.

Et puis, je ne sais pas si tu as vu ou si tu étais obnubilé par le fait de critiquer mon intro mais.. ce n'est pas le principal dans mon post.

Fais gaffe, j'ai ptet fait des fautes d'orthographe, à ta place je les signalerais aussi.
"Et si la liberté consistait à posséder le temps?Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."
S. Tesson

09 décembre 2014 à 20:21:36
Réponse #10

Kam


Salut, Max. j'ai pas compris tes deux derniers paragraphes.

On est d'accord, selon les coins, se perdre peut aller très vite. Il suffit en général d'enchaîner quelques conneries (la fatigue, tout ça...), et selon l'écosystème, tu peux très rapidement te retrouver dans la mouise (j'ai en tête comme ça une mésaventure qui m'est arrivée dans la forêt humide).

Ceci dit, je ne suis pas certain que tu aies les bonnes priorités:

Citer
couper du feu, fabriquer les objets nécessaires, coudre, dépecer les prises, fumer le poisson, etc

Couper pour faire du feu, ou plutôt ramasser du bois mort pour ce faire, tout à fait. Couper quelques trucs pour s'improviser un abri, même chose. Mais le reste, franchement... Ca prend un temps fou, alors que ta priorité, c'est de sortir de là, d'être mobile!

Et puis aller chasser de nuit avec son couteau, franchement...

En fait, je crois que c'est même avec l'énoncé du problème que j'ai le plus de mal... Tu parles de chasser, de pêcher, de fendre du bois... Il te faut des outils pour ça, non? De façon très concrète encore une fois. Et ces outils pèsent autant qu'un système complet de couchage (léger) permettant d'être à l'aise jusqu'à 0°. Cherchez l'erreur.

Mais admettons que tu ne l'aies pas. Oui, j'ai vu Bear Grylls, ou même de façon moins "entertainment" Dual Survival et compagnie. Je m'intéresse aussi aux techniques pour se démerder sans rien, tout ça... Mais dans la vraie vie, quand tu sais que tu peux rejoindre la civilisation en moins de 24H (puisque c'est le temps que tu as mis à te perdre), bah... tu ne te la joues pas Rahan des Ardennes. Tu consacres ton temps à ce qui a le plus de chances de payer, à savoir avancer pour rejoindre une route, pas à la chasse au sanglier.

09 décembre 2014 à 20:51:56
Réponse #11

rezemika


Salut!

Je vais peut-être dire une connerie hein, mais j'ai l'impression que tu fait l'amalgame entre la survie et la vie sauvage.

La survie, c'est quand tu dois sauver ta peau, quand t'es vraiment en danger. Être en hypothermie sous la pluie par 50km/h de vent sur un col de montagne, c'est de la survie.

La vie sauvage, c'est de la vie "normale", mais dehors.
C'est quand tu pêches dans une rivière près de ton abris, avec dans ton sac une grosse veste et un bon sac de couchage. Tu n'est pas en danger, et si le temps se gâte, tu as de quoi tenir le coup sans trop de problèmes.

J'espère ne pas avoir dit trop de conneries.

Bonne soirée. ;)
Citation de: Ernest Renan
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.

09 décembre 2014 à 20:58:23
Réponse #12

Moleson


Certes, les militaires font des marches de nuit. 
Leur ratio bénéfice (furtivité) / risque (gamelle) n'est pas le même que le tiens. Demande leur avis.

Ben tu le fais, parce que tu peux pas le faire autrement. Mais globalement c'est un excellent truc pour progresser lentement, se mettre sur la gueule et avoir la tronche au carré rapidement par manque de sommeil.

Et pour la question initiale un mili va te répondre tu dors dès que tu le peux, tu bouffe dès qu'il y a  manger et tu chie et pisse dès que c'est possible.

Bref il y 100'000 méthode avec du feu, une sous-couche se sol isolante et un réflecteur d'avoir chaud la nuit, a priori on part pas sans matériel ad-hoc, dont des sous-vêtements en mérinos et un sac de couchage.


J'ai une excellente suggestion, il y a un type qui ressemble un peu à Terminator en plus enrobé (pas taper...) qui fait des excellent cours sur comment survivre sous la pluie froide et ignoble avec quelques objets.

Mais j'ai un trou de mémoire, est-ce quelqu'un peut m'aider.


09 décembre 2014 à 23:47:35
Réponse #13

Phil67


Bref il y 100'000 méthode avec du feu, une sous-couche se sol isolante et un réflecteur d'avoir chaud la nuit, a priori on part pas sans matériel ad-hoc, dont des sous-vêtements en mérinos et un sac de couchage.
J'ai pas mal d'exemples en tête de "situations potentielles de survie" où le feu, la sous-couche isolante et le réflecteurs ne sont pas des solutions réalistes, où on n'a pas de matériel ad-hoc et encore moins un sac de couchage.

Par exemple une sortie à la journée en montagne (par n'importe quelle saison) ou une sortie trail dans la verte qui tourne mal pour une raison quelconque (erreur d'itinéraire, foulure, météo et intempéries ayant ralenti la progression, casse de fixation en hiver...).

Citer
J'ai une excellente suggestion, il y a un type qui ressemble un peu à Terminator en plus enrobé (pas taper...) qui fait des excellent cours sur comment survivre sous la pluie froide et ignoble avec quelques objets.
Dans ce type de cas l'objet le plus adapté (càd celui qu'on a le plus de chances d'avoir réellement sur soi le jour où ça m*rde) reste certainement une lampe à LED moderne permettant de progresser en "relative sécurité" sur 1 nuit (ou plus), pouvant se glisser dans n'importe quelle poche et pesant moins de 80g (évidemment avec une batterie bien chargée).

Bref... les solutions les plus adaptées dépendront surtout des scénarios qui peuvent être très différents selon le contexte.


Phil67 -- Jamais sans sa lampe ;)
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

10 décembre 2014 à 00:11:14
Réponse #14

Ulf


Citer
Dans ce type de cas l'objet le plus adapté (càd celui qu'on a le plus de chances d'avoir réellement sur soi le jour où ça m*rde) reste certainement une lampe à LED moderne permettant de progresser en "relative sécurité" sur 1 nuit (ou plus), pouvant se glisser dans n'importe quelle poche et pesant moins de 80g (évidemment avec une batterie bien chargée).

Attention.

Les batteries rechargeables ont tendance à d’auto-décharger ET à présenter une puissance moindre lorsqu'elles sont froides.

Du coup, on croit avoir un éclairage et au moment où on en a besoin: ça marche pas.

En hiver, préférer des piles lithium (pour ne rien gâcher, elle sont plus légères).

J'en parle en connaissance de cause (lampe de ceinture ET frontale HS) alors que les batteries ont été emportées rechargées à bloc ::)

10 décembre 2014 à 01:15:36
Réponse #15

Phil67


Attention.

Les batteries rechargeables ont tendance à d’auto-décharger ET à présenter une puissance moindre lorsqu'elles sont froides.

Du coup, on croit avoir un éclairage et au moment où on en a besoin: ça marche pas.

En hiver, préférer des piles lithium (pour ne rien gâcher, elle sont plus légères).

J'en parle en connaissance de cause (lampe de ceinture ET frontale HS) alors que les batteries ont été emportées rechargées à bloc ::)
Effectivement et c'est mieux de le préciser.

En rando froide ou trail hivernal j'ai une AA lithium en fond de sac ou en poche (chère mais légère et juste pour du backup qui peut tenir 10 ans).

Toute l'année j'utilise des batteries rechargeables NiMH à faible auto-décharge (type Eneloop ou équivalent). J'ai toujours la lampe sur moi, elle sert régulièrement et j'ai au moins 2 AA chargées d'avance que je permute régulièrement (pas de perte de charge notable après 1 mois de stockage chargées).

La lampe étant minuscule il est très facile de la glisser au chaud sous les vêtements pour le stockage et à moitié sous un bonnet ou dépassant juste d'une poche de poitrine à l'usage (forme coudée à angle droit + clip vraiment très polyvalente).

Une batterie type NiMH stockée dans le froid retrouve néanmoins sa capacité en la réchauffant.

La lampe m'a fait un "coup de mou" en usage trail nocturne par -15°C en éclairage à environ 1/4 de sa puissance maximale. Du coup elle ne chauffait pas du tout et son corps en aluminium refroidissait la batterie qui faiblissait. Il a fallut réchauffer la batterie et le corps de la lampe pour la rebooster un peu. Paradoxalement il a ensuite suffit de pousser la puissance pour gagner en autonomie : la chauffe de la LED réglée aux 3/4 a réchauffé le corps en aluminium et la batterie.

J'ai maintenant un petit bout de tube d'isolant en mousse pour y glisser la lampe par très grand froid (utilisée jusqu'à -20°C en NiMH, pas eu l'occasion de tester plus bas).
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

10 décembre 2014 à 10:01:29
Réponse #16

Moleson


J'ai pas mal d'exemples en tête de "situations potentielles de survie" où le feu, la sous-couche isolante et le réflecteurs ne sont pas des solutions réalistes, où on n'a pas de matériel ad-hoc et encore moins un sac de couchage.

Par exemple une sortie à la journée en montagne (par n'importe quelle saison) ou une sortie trail dans la verte qui tourne mal pour une raison quelconque (erreur d'itinéraire, foulure, météo et intempéries ayant ralenti la progression, casse de fixation en hiver...).
Dans ce type de cas l'objet le plus adapté (càd celui qu'on a le plus de chances d'avoir réellement sur soi le jour où ça m*rde) reste certainement une lampe à LED moderne permettant de progresser en "relative sécurité" sur 1 nuit (ou plus), pouvant se glisser dans n'importe quelle poche et pesant moins de 80g (évidemment avec une batterie bien chargée).

Bref... les solutions les plus adaptées dépendront surtout des scénarios qui peuvent être très différents selon le contexte.


Phil67 -- Jamais sans sa lampe ;)

Même pour une rando à la journée, j'ai le mat ad-hoc pour passer une nuit dehors, dont fait partie de quoi s'orienter et voir(lampe). Et c'est dans un mini-sac et ça pèse moins de 3Kg.

Maintenant si on se trouve parachuté en hiver dans un coin perdu en vêtements de ville, effectivement on a pas trop le choix que de marcher jusqu'à ce que l'on tombe.

Mais pour moi, on est un peu dans les platitudes.....Parce que c'est évident qu'on ne peut pas se coucher par terre si on est pas capable d'avoir un minimum de chaleur et que par conséquence on a pas d'autre choix que de continuer à  rester debout et bouger.


C'est très différent quand on est dans la situation intermédiaire, avec un peu de matos, mais pas tout le kit qui permet de voir venir avec sérénité. Dans ce cas qui est justement ce qui risque le plus souvent d'arriver, les quelques idées de David me semblent nettement plus adaptées, que d'essayer de continuer et se démolir le genoux, parce que l'on est tombé. Expérience vécue en février par moins 20° en uniforme au milieux de la nuit.

Le stage III de David répond à ce genre de questions.

10 décembre 2014 à 10:41:18
Réponse #17

Phil67


Même pour une rando à la journée, j'ai le mat ad-hoc pour passer une nuit dehors, dont fait partie de quoi s'orienter et voir(lampe). Et c'est dans un mini-sac et ça pèse moins de 3Kg.
Ce qui n'est pas le cas de plus de 90% des randonneurs à la journée à pied, à raquette, à skis de fond ou peau de phoque, des VTTistes, des trailers, des géocacheurs, des grimpeurs...

Le meilleur outil est celui qu'on a sur soi : une bonne lampe se glisse dans n'importe quelle poche contrairement à du brol (même de moins de 3kg) que la plupart des gens auront la flemme de prendre.


Citer
Mais pour moi, on est un peu dans les platitudes.....Parce que c'est évident qu'on ne peut pas se coucher par terre si on est pas capable d'avoir un minimum de chaleur et que par conséquence on a pas d'autre choix que de continuer à  rester debout et bouger.

C'est très différent quand on est dans la situation intermédiaire, avec un peu de matos, mais pas tout le kit qui permet de voir venir avec sérénité. Dans ce cas qui est justement ce qui risque le plus souvent d'arriver, les quelques idées de David me semblent nettement plus adaptées, que d'essayer de continuer et se démolir le genoux, parce que l'on est tombé. Expérience vécue en février par moins 20° en uniforme au milieux de la nuit.

Le stage III de David répond à ce genre de questions.
Yep... autant de réponses adaptées que de scénarios dès qu'on s'éloigne du cas idéal (matériel adapté et technique maîtrisée)...
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

11 décembre 2014 à 02:02:38
Réponse #18

max65871


Bon, on reprend :  1) Je n'aime pas trop les émissions de survie, qui sont souvent un brin trop spectaculaires pour moi.

2) J'ai changé mon post, je ne parle plus de survie. Je réfléchis comme suit : J'aime aller deux ou trois jours en forêt, avec peu de matos :
Hache, Couteau, Briquet, Gourde, Tarp, Popote, Réchaud à bois, petit matos.

Et les dernières nuits que j'ai passées m'ont fait réfléchir. Pourquoi est-ce que je crève de froid alors que je pourrais travailler à lueur du feu pour me réchauffer ?

Et pourquoi est-ce que je crève de chaud vers midi alors que je pourrais profiter de la chaleur ambiante pour faire la sieste de façon comfortable ? Depuis peu, je fonctionne ainsi :  Je roupille l'aprem, de la fin de mon repas de 11h à 15h, parfois 16 puis, je vais relever mes pièges, sortir mes lignes et j'allume un bon gros feu dans mon petit réchaud.  ;# Alors seulement, j'allume une bougie et je recouds ce qui doit l'être, taille mes nouveaux pièges, aiguise mes outils, etc.
Ca me permet de me réchauffer avant de roupiller. Puis seulement, je referme le tarp et je m'endors, bercé par la chaleur du feu.

Du coup, je me disais que peut-être en situation de vie sauvage un peu limite, je pencherais pour ce genre d'organisation. Mais bon, je me suis mal exprimé, et je m'en excuse.
« Modifié: 28 décembre 2014 à 15:34:50 par max65871 »
"Et si la liberté consistait à posséder le temps?Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."
S. Tesson

11 décembre 2014 à 10:17:33
Réponse #19

Axiome


Perso je comprends ton raisonnement Max !

J'ai connu la rue en ville et je marchais la nuit , dormais le jour !
Y'avais plusieurs raisons le froid et le " danger " !
Mais en ville la nuit y la lumière c'est à prendre en compte !

Je vis depuis 8 ans à la campagne , la nuit noir sans éclairage bha on voit kedal !
Si j'avais une lampe et , ou , de quoi faire du feu il y a de forte chance que je ferai comme toi dormir le jour oeuvrer la nuit , dans la situation que tu expliques ! En partant du fait que mon équipement ne me permettrai pas un bon repos bien sur !
Il est souvent répéter sur le forum que la fatigue peut nous mettre rapidement face aux 3 secondes avec la connerie ! Et tu parles apparemment de ça mauvais repos pour cause de nuit à lutter contre le froid !?


11 décembre 2014 à 12:16:19
Réponse #20

max65871


Ouaip :) Si le matos est un peu léger (genre sac de couchage 0°C) ou carrément absent (moi).
"Et si la liberté consistait à posséder le temps?Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."
S. Tesson

11 décembre 2014 à 23:34:20
Réponse #21

Patapon


Yo,

Plusieurs choses:
  • Tout dépend de ce pourquoi tu es dehors. Dans ton cas, why not, dans celui de quelqu'un qui ferait de la photo astrologique, why not, pour quelqu'un comme moi qui aime se perdre dans le paysage, not! ;)
  • La situation que tu énnonces peut vite passer d'une nuit active à une nuit de m*rde: quand il fait beau, que les hibous chantent, tout ça, ok. Mais si tu te retrouve pris dans un orage, c'est plus la même! Déjà de jour, se faire rincer n'a rien de rigolo, mais de nuit, en devant maintenir un feu, s'orienter, etc....pour avoir déjà pratiqué la marche "forcée" de nuit, sous un orage, en moyenne - haute montagne, je peux t'assurer que ça n'a rien de bandant  :huh:

Mes deux points,

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

28 décembre 2014 à 15:40:18
Réponse #22

max65871


Et puis aller chasser de nuit avec son couteau, franchement...

Tu consacres ton temps à ce qui a le plus de chances de payer, à savoir avancer pour rejoindre une route, pas à la chasse au sanglier.

relis moi, je n'ai jamais parlé d'aller chasser, encore moins avec un simple couteau.
"Et si la liberté consistait à posséder le temps?Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."
S. Tesson

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //