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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Garrot / Tourniquet pour les chasseurs  (Lu 18583 fois)

01 novembre 2014 à 21:08:36
Réponse #25

Cameron


Le quicklot est un bandage hémostatique COTERISANT, c'est à dire qu'il y a un produit dessus qui "brûle" la plaie ce qui donne une cicatrisation (croute) qui empêche les tissus de saigner. (hémoragie contrôlable je m'entend!!)
L'ancien c'était des granulés (comme les granulés de chocolat) que tu déversais sur la plaie avec le souci de tout retirer après au bloc.

voici un lien qui te montre en réel son utilisation et son efficacité  ;)

http://www.youtube.com/watch?v=prYu928LFMc

01 novembre 2014 à 23:04:17
Réponse #26

musher


voici un lien qui te montre en réel son utilisation et son efficacité  ;)
http://www.youtube.com/watch?v=prYu928LFMc
C'est ce que à 2:15 le medic (au vu du sac posé à coté de lui dans la rigole d'irrigation) lui enfourne dans la plaie avec ses doigts avant que celui qui filme lui met un pansement compressif par dessus ?
Ca ressemble à ce qu'on avait appris au BNS.

Pour ce qui est de la charpie, oui c'est le même principe, si ce n'est que la combat gauze est bien plus adaptée en terme de texture et de disposition, et est surtout imprégnée de kaolin médical pro-coagulant.

Actuellement son utilisation est surtout enseignée en sauvetage au combat de niveau 2 et 3 ( qui nécessite des qualifications et une formation continue, il s'agit d'auxiliaires sanitaires / opérateurs de premiers secours au combat ALFUSCO / infirmiers / médecins ).
L'utilisation de la Combat gauze par des professionnels de santé (militaire ou civil) est du à son usage (introduction d'un corps étranger dans une plaie) ou au principe actif COTERISANT ?
Ou y a t-il une autre raison ?

De toute façon, il y en a pas dans la trousse de premier secours individuelle (alors qu'il y a de quoi posé une perf qui est un acte médicale).

La seule fois ou j'ai "vu" l'usage de la charpie (hors véto), c'est dans les années 70. Un voisin s'est entaillé la cuisse avec une tronçonneuse. Et c'est le médecin du village qui est monté. Il a bourré la plaie avec des compresses, a essayé de tout rapproché , bandé avec un gros pansement style US avant de le descendre à l'hopital avec sa voiture.

02 novembre 2014 à 00:18:26
Réponse #27

fry


Musher: j'ai mal compris effectivement, je vais bien dans ton sens.

Pour ce qui est de l'usage spécialisé de la combat gauze, je pense que c'est simplement d'une part qu'il s'agit d'un matériel d'exception qui est rarement en dotation ( actuellement son usage ne se voit que dans le milieu militaire, les SMUR n'en sont pas équipés à la base, en dehors d'une éventuelle initiative individuelle tout comme les SOFT tourniquet ) et qui nécessite un certain entraînement, mais tous ceux qui le pratiquent ne sont pas infirmiers ou médecins ( on citait notamment les OPSC ALFUSCO dans la marine ).

Il n'y a à ma connaissance pas de jurisprudence sur l'utilisation de ce matériel par un civil. Je ne serais pas particulièrement choqué d'apprendre qu'un quidam, non professionnel de santé, et formé à l'utilisation ( il existe des formations privées de TCCC ou équivalents français ) en fasse usage pour porter secours sur une hémorragie grave.

Et pour revenir un peu dans le cadre du topic, il ne me semble pas aberrant non plus de voir un civil non professionnel de santé correctement formé et sensibilisé transporter un garrot SOFT lors de journées de chasse, où le risque est réel.

Pour exemple, cet été j'ai été amené à prendre en charge à deux reprise à 2 semaines d’intervalle un arrachement complet de membre sur des motards accidentés à très grande vitesse ( un bras au dessus du coude, et une jambe au dessus du genou, sur deux personnes différentes évidement ), dans les deux cas un témoin avait immédiatement réalisé un garrot de fortune avec sa ceinture ( le premier de ces témoins était une infirmière en civil, le second un militaire retraité ), dans les deux cas les victimes n'ont du leur survie qu'à ce geste.

02 novembre 2014 à 10:07:46
Réponse #28

azur


Non. Ce n'est pas parce que ce n'est pas enseigné que c'est interdit. Il faut arrêter de relayer les idées comme quoi un secouriste pourrait être mis en cause en essayant de sauver une vie dans la mesure de ses moyens.
:up: Exact
De ce que je sais depuis l'été 2013 (remise à jour PSC1): la loi a été modifiée pour protéger le secouriste volontaire, puisque les statistiques nationales auraient révélé assez fréquemment une certaine inhibition par peur de faire une connerie. Maintenant, pour qu'un secouriste volontaire soit reconnu responsable en cas d'échec du secours, il faut prouver qu'il y a eu une faute manifeste (donc intentionnelle), ce qui est rarement le cas lorsqu'on porte secours.


Pour revenir sur le cas de l'artère fémorale: début de l'opération Serval au Mali, un gars a été blessé par un de ses camarades suite à une erreur de manipulation d'arme: une balle a tranché la fémorale. Heureusement pour lui, ça s'est passé à moins de 100m de l'antenne chirurgicale (bloc opératoire complet) vers laquelle il a été immédiatement conduit. Il s'en est sortit, mais d'après le médecin qui l'a soigné, ça s'est joué à moins d'une minute.
la conclusion c'est qu'en cas de plaie par balle sur une fémorale, il y a très peu de temps pour réagir et le cas du LTN Boiteux prouve que même avec un garrot, ce n'est pas gagné d'avance. Et un garrot, il faut savoir le poser, être entrainé...
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

02 novembre 2014 à 11:11:44
Réponse #29

gahús


Pour exemple, cet été j'ai été amené à prendre en charge à deux reprise à 2 semaines d’intervalle un arrachement complet de membre sur des motards accidentés à très grande vitesse ( un bras au dessus du coude, et une jambe au dessus du genou, sur deux personnes différentes évidement ), dans les deux cas un témoin avait immédiatement réalisé un garrot de fortune avec sa ceinture ( le premier de ces témoins était une infirmière en civil, le second un militaire retraité ), dans les deux cas les victimes n'ont du leur survie qu'à ce geste.

Que peut on faire d'autre  qu'un garrot pour arrêter une hémorragie dans le cas d'un membre sectionné ou arraché ?
Une compression manuelle ?
Je poserai la question la semaine prochaine au formateur SST car je suis inscrit à un recyclage.
Quand j'avais appris la technique du garrot lors du BNS puis du BNPS, on conseillait un lien large du type cravate.

02 novembre 2014 à 15:33:40
Réponse #30

Cameron


Fry  :doubleup: :doubleup: ton intervention de retour d'expérience confirme le bon sens d'un acte!!!! 2 personnes qui ont réagis avec intelligence et ce, dans le but de sauver une vie..je pense qu'en finalité, on ne fait pas pire tant que une AMU est disponible rapidement..et dans notre belle Europe, hormis au delà du 66ième parallèle( et encore), en 15min, ils sont sur place!!!
Pour un membre arraché, le corps humain réagis en urgence, il bloque et retracte tout vaiseaux sanguin, maintenant, il faut voir aussi, arrachement degeu, ou section propre!!! Je n'ai jamais été face à cette situation, je traduit juste la "théorie" de mes cours.
En Tactical Combat Casuality Care (soins tactique au combat) On utilise me MARCH pour M: Massive bleeding Traitement avec le CAT
        A: Airway en libérant et protégeant les voies aérienne suppérieures. NASO si besoin, et diverses techniques pour laisser entrer l'air.(position de la tête, ou machoire)
        R: Respiration: Traitement de toutes plaies au niveau du thorax et empêchant une respiration correcte (un trou, on bouche avec un pansement oclusif)
        C: Circulation, utilisation du bandage type KERLIX
        H: Hypothermia, traitement de l'hypothermie en protègeant du sol, bonnet sur la tête...

Ensuite, en tant que spécialiste médic, je reprend le travail du gars , car en Belgique tout soldat est formé au TCCC.
Si besoin d'info pour le TCCC je suis trainer  ;)
Bien à vous.

02 novembre 2014 à 15:57:11
Réponse #31

musher


Que peut on faire d'autre  qu'un garrot pour arrêter une hémorragie dans le cas d'un membre sectionné ou arraché ?
Une compression manuelle ?
Je poserai la question la semaine prochaine au formateur SST car je suis inscrit à un recyclage.
Quand j'avais appris la technique du garrot lors du BNS puis du BNPS, on conseillait un lien large du type cravate.

Sur un pansement compressif abdominal (pour panser une éventration), il y  avait un mode d'emploi pour l'utiliser sur une amputation de jambe. Pansement en U autour de la plaie et bande qui faisait le tour du membre.

Sur le site de SOS main, ils parlent de pansement compressif et surtout pas de garrot (surement pour éviter la nécrose du moignon et facilite la greffe).

Après une amputation au niveau de la cuisse ou du bras, greffe ??? donc je pense que la pose d'un garrot aura pas de conséquence irrémédiable.

Au PSC1 en 2012, le formateur, à midi (donc hors formation), nous a dit que l'usage du garrot était préconisé pour l'arrachage d'un membre (il parlait pas de main, pied ou doigt)

02 novembre 2014 à 16:14:54
Réponse #32

fry


Oui un bras ou une jambe arrachée, même à la base comme ici, peut se greffer. On l'a tenté dans les deux cas décrits au dessus, les résultats ont hélas été très moyens, mais chez des victimes de 25 ans on tente tout.

Malgré ça, c'est l'arrêt de l'hémorragie qui prime sur tout. Quelque soit le membre arraché, si les petits moyens ( les premiers secours parviennent parfois à interrompre le saignement avec un assemblage de pansements couvrants compressifs sur le moignon ) ne suffisent pas, il faut poser un garrot sans hésitation, l'arrachement de membre est l'indication phare, l'hémorragie est souvent importante et ne peut pas attendre l'arrivée d'un SMUR.

La fameuse photo postée tantôt de Carlos Arredondo garrotant un jeune spectateur du marathon de Boston à la jambe, arrachée en dessous du genou suite aux attentats, est une autre illustration de l'utilité d'un témoin réactif sur une hémorragie grave dans les tout premiers instants.

02 novembre 2014 à 16:16:43
Réponse #33

musher


Pour ce qui est de l'usage spécialisé de la combat gauze, je pense que c'est simplement d'une part qu'il s'agit d'un matériel d'exception qui est rarement en dotation ( actuellement son usage ne se voit que dans le milieu militaire, les SMUR n'en sont pas équipés à la base, en dehors d'une éventuelle initiative individuelle tout comme les SOFT tourniquet ) et qui nécessite un certain entraînement, mais tous ceux qui le pratiquent ne sont pas infirmiers ou médecins ( on citait notamment les OPSC ALFUSCO dans la marine ).

Donc Fry,

Pour une plaie profonde avec hémorragie, tu préconiserais de bourrer la plaie avec du combat gauze cautérisante, des compresses ou de la gaze en rouleau qu'on rentre comme une mèche.

Je pense à une plaie par tronçonneuse (dans le civil).

02 novembre 2014 à 16:31:18
Réponse #34

fry


Donc Fry,

Pour une plaie profonde avec hémorragie, tu préconiserais de bourrer la plaie avec du combat gauze cautérisante, des compresses ou de la gaze en rouleau qu'on rentre comme une mèche.

Je pense à une plaie par tronçonneuse (dans le civil).

Pas si elle est facilement accessible à la compression directe par les pansements habituels et / ou au garrotage en cas d'échec.
La combat gauze est préconisée devant des hémorragies impossible à stopper, difficile ou impossible à comprimer directement et dans un endroit où le garrot est inutilisable, il s'agit surtout de plaies jonctionnelles comme le pli inguinal ou axilaire, la base du cou.
Ce sont des situations graves et la pose nécessite un entraînement et une formation continue, probablement la raison rendant la certification SC2 obligatoire dans le milieu militaire pour s'en servir.

Mieux vaut donc pouvoir justifier d'une formation théorique et pratique adéquate de la pose d'un tel dispositif.

02 novembre 2014 à 17:10:31
Réponse #35

musher


Ok,

Donc pour les balades dans les bois, d'abord compression direct (ou pansement relais avec un israélien) et si échec : garrot.
Ca sert pour les outils coupants, les blessures de bucheronnage et éventuellement les accidents de tir.

Et en cas d'attaque au cou chez mes chiens (instinct de leur lointain ancêtre), paquet de compresses purifiées dans le trou (pas de perte de temps à ouvrir des sachets de compresse stériles), bandage et évacuation vers le véto.

Pour répondre à la question initiale d'Ulf, de quoi faire un garrot (lien, sangle, garrot tactique, ceinture, cravate...) et un pansement compressif style israelien ?

Quid des tampax ?
Quand je faisais du tir, un moniteur avait toujours sur lui 2 tampax en cas de blessure par balle pour les mettre dans le trou et arrêter l'hémorragie à l'intérieur et éviter que le sang se répande dans la cavité. 

02 novembre 2014 à 17:33:08
Réponse #36

bloodyfrog


Merci aux contributeurs de ce fil à haut signal, et à fry en particulier.

Pour ceux qui auraient les mêmes préoccupations que Ulf, je me permet de citer mes propres mots d'une autre conversation  :-[, en écho à ce qui a été écrit plus haut:

Citer
Savoir se servir efficacement d'un tourniquet CAT ou SOF, c'est une chose. L'avoir sous la main quand l'urgence arrive, c'est moins évident. Si tu es militaire, policier, pompier, bucheron, chasseur, tireur sportif... Dans une de ces professions ou activités ou le risque de rencontrer une situation d'arrachement de membres ou d'hémorragie artérielle est réel, c'est définitivement une bonne idée de porter minimum un tourniquet sur toi en permanence.
Mais même dans ces professions, en repos, en famille, en couple, porter sur soi un tourniquet et un EDC façon porte-avions n'est pas toujours évident.

Faut donc s'entrainer plutôt à poser un garrot comme sur cette video:
https://www.youtube.com/watch?v=Atm-CX-pZzI

Un foulard, une écharpe, un vêtement fin type T-shirt déchiré, une cravate, la sangle d'un sac, ce que tu trouves d'assez large et souple sur toi, sur la victime ou dans son environnement immédiat...
Tu le glisses dans un anneau (le truc idéal, c'est l'anneau du porte clés, tout le monde en a une sur soi en principe... ou un collier de serrage comme sur la video si tu choisis d'anticiper le truc... C'est plus facile et plus multi usages de porter sur soi un bandana et quelques colliers rilsan, plutôt qu'un CAT en condition one...)
Tu fais un noeud serré sur le membre avec le garrot improvisé.
Il te faut ensuite trouver un outil (stylo costaud, petite cuillère de la terrasse du café, baton, le laguiole à papy, etc...) pour faire torsion, outil adapté de sorte à pouvoir se bloquer dans l'anneau que porte le garrot.
Tu reproduis alors en toute circonstance, avec les moyens du bord, le geste que tu ferais avec un CAT.
Pour bien faire, une fois l'hémo arrêtée et le "stylo" coincé dans l'anneau, l'idéal est d'assurer le tout par un tour ou deux de duct tape (item que tout survivor qui se respecte a dans son EDC) ou de laisser une personne (témoin ou autre) surveiller le garrot en attendant les secours. Un garrot ca fait mal, il est fréquent que la victime, choquée, cherche à l'enlever. Avec ce système improvisé, c'est très (trop) simple.
C'est pour ça que sur le CAT, tu as une bande velcro qui vient sur le windlass, pour l'assurer.

Manu. :)

02 novembre 2014 à 17:50:06
Réponse #37

bloodyfrog


Un ajout:
Les formations secouristes civiles "de base" (PSC1, SST, ex -AFPS...) bannissent officiellement l'usage du garrot, pour une simple raison de bon sens, les situations où son emploi sera réellement salvateur sont statistiquement peu rencontrées par le secouriste "de base".
Notion élémentaire en secourisme, ne pas nuire.
Le risque de voir des garrots mal posés ou posés sans réel besoin ne vaut pas la faible probabilité de rencontre de situations nécessitant l'usage d'un garrot.

A vous de voir, en toute intelligence, et comme l'écrit Nävis plus haut, si vous êtes dans une population à risque plus élevé que la moyenne (milieu pro, activités à risque...), il ne peut pas nuire d'être mieux formé (et mieux équipé) que le secouriste "de base".

Manu.

Note: "de base" n'est en rien diffamant, mais ça vous l'aurez compris. :)

02 novembre 2014 à 19:56:14
Réponse #38

azur


Quid des tampax ?
Quand je faisais du tir, un moniteur avait toujours sur lui 2 tampax en cas de blessure par balle pour les mettre dans le trou et arrêter l'hémorragie à l'intérieur et éviter que le sang se répande dans la cavité.
J'en ai également entendu parler au cours de divers stages... mais ça vaut pour des trous "propres", ce qui sous-entend que le projectile ne ressort pas du corps. Du coup, ça restreint les possibilités d'emploi.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

02 novembre 2014 à 21:44:38
Réponse #39

Wla


Bonsoir,

Tout d'abord, merci aux intervenants de ce fil pour la qualité des messages.
Juste une précision :
Citer
Les formations secouristes civiles "de base" (PSC1, SST, ex -AFPS...) bannissent officiellement l'usage du garrot, pour une simple raison de bon sens, les situations où son emploi sera réellement salvateur sont statistiquement peu rencontrées par le secouriste "de base".

Etant formateur de formateur en SST, je peux dire que le garot n'est ni tabou, ni banni des formations.
Il rentre dans ce que l'on appelle les risques spécifiques. Ainsi, si dans une profession ou une entreprise, l'apprentissage du point de compression à distance ou de la pose d'un garot s'avère nécessaire, alors ils peuvent être enseignés selon les consignes du médecin du travail responsable de l'entreprise.

Voili voilou

Wla
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

02 novembre 2014 à 22:41:22
Réponse #40

Ulf


Ci dessous, vidéo d'un cycliste qui s'est ouvert l'artère fémorale lors d'une chute au milieu de nulle part. Je ne sais pas comment il est arrivé à se faire une telle blessure... Vraiment pas son jour ! Ce n'est pas le sujet.

Par chance il n'était pas seul. Apparemment ses potes ont fait une compression manuelle de toutes leurs forces.

ça a l'air de bien se finir...

/!\ c'est un peu sanglant

https://www.youtube.com/watch?v=-kv1eWZqrls

PS: il n'y a pas erreur sur la vidéo. Le montage est par moment fantaisiste.

02 novembre 2014 à 23:09:21
Réponse #41

Spinup


put**n l'angoisse sur la video... il s'en sort vraiment de justesse, merci les potes.
Le mec c'est Cedric Gracia, un tres grand champion de VTT. Apparemment la c'est une petite chute banale il se coupe l'artere en tombant sur son cadre. L'histoire se finit bien puisqu'il compete de nouveau.

02 novembre 2014 à 23:37:27
Réponse #42

Patapon


Yo,

Il y a ce truc là qui est en développement (je n'arrive pas à remettre la main sur le sujet): http://www.pourquoidocteur.fr/La-seringue-a-eponges--une-arme-contre-l-hemorragie----6170.html

Avec cette vidéo http://reunion.orange.fr/loisirs/videos-reunion/actu-et-politique/des-eponges-pour-stopper-l-hemorragie.html

Après je n'ai pas trouvé de retex, et pas non plus de liens de boutiques. Certains auront peut être plus d'infos?

A suivre donc

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

03 novembre 2014 à 00:26:24
Réponse #43

fry


Oui le Xstat a été cité tantôt dans un autre topic, il est toujours expérimental, à l'étude sur le terrain, et relativement prometteur pour le moment.

On manque cependant de recul, les autres dispositifs cités pour le moments sont bien connus et suffisants pour toutes situations en attendant la validation de celui-ci.

03 novembre 2014 à 10:48:27
Réponse #44

Cameron



04 novembre 2014 à 19:16:11
Réponse #45

fall7stand-up8


Bravo pour ce fil particulièrement dense en informations techniques.
Je voudrais m'arrêter sur un autre aspect.

L'espect culturel....

Que ce soit dans mon club de tir ou parmi mes amis chasseurs j'ai beaucoup de mal à faire passer l'idée que du  matériel ( ne serait ce qu'un pansement compressif) peut  s'avérer nécessaire.

1er type de  réaction: En 30 ans de (chasse/tir/ball trap...) il m'est jamais rien arrivé tu vas nous porter la poisse avec tes trucs..

2eme type : Nous on fait de la prévention et si tout le monde suit bien les consignes ça ne doit pas arriver..

Des idées pour sensibiliser des personnes présentant une certaine résistance au changement?

Je pensais proposer des sessions de PSC1 aux membres de mon club de tir mais si vous avez d'autres idées je suis preneur

Merci à tous

04 novembre 2014 à 19:25:29
Réponse #46

azur


Je serais tenté de dire qu'il n'arrive rien jusqu'au jour où il arrive quelque-chose... et que ce jour là, il est trop tard pour y penser!
De plus, mieux vaut se former/s'équiper pour rien que de voir un gars se vider bêtement.

Si ça ne fonctionne pas, pourquoi ne pas se renseigner s'il n'y a pas quelqu'un qui a du vécu sur le sujet à proximité et qui pourrait témoigner, un pompier, un gendarme ou un militaire?
« Modifié: 04 novembre 2014 à 21:23:34 par azur »
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

04 novembre 2014 à 21:07:09
Réponse #47

Nävis


Il y a un autre aspect qui peut s'avérer intéressant pour influencer une mentalité de changement dans un groupe.
Si l'un ou l'autre se forme, puis encore un autre, puis ... un jour lors une discussion avec une personne extérieure "influente" aux yeux du groupe, la discussion met en avant ceux qui se sont formés, toute la discussion se retrouve focalisée sur ceux qui en connaissent un tout petit peu. Après, les autres commencent à y penser... pour les mauvaises raisons, mais avec le bon résultat final.
Quelques uns pour commencer, c'est pas trop difficile (surtout si pris à part, discrètement). Ensuite, il faut juste inviter la personne "influente" au bon moment.
Et ça fonctionne!  ;)

05 novembre 2014 à 08:50:09
Réponse #48

Draven


Méthode alternative mais plutôt intelligente Nävis !  :doubleup:

Pour ma part, j'avais fait la démarche du PSC1 de mon propre chef, sans en avoir l'obligation, lors de la session organisé a la croix rouge, je devais être le seul a avoir fait ça... Idem cet été, lors d'une formation plus générale, on avaient le PSC1 a repasser, j'en étais dispensé du coup, mais j'ai quand même tenu a participer a plusieurs séances... Un recyclage n'est jamais inutile !

Pas évident de faire admettre l'utilité de ce genre d'objet... J'ai driller un peu sur CAT et compressif israelien, ça n'a quand même rien a voir avec un truc détourné et improvisé. La on gagne réellement du temps ( si on sait suffisament s'en servir ), et parfois ça se joue a quelques secondes.

J'ai des compressifs israeliens un peu partout depuis l'an dernier ( véhicules, affaires perso, etc.. ), et j'emporte un tourniquet lorsque je vais au bois. C'est les deux seuls objets qui ne me quittent jamais, soit dans le casque, soit a la ceinture.
Parce que le coup de tronconneuse dans le bras ou la jambe, si mes affaires de secours sont a l'autre bout de la clairière dans ma musette, elles me serviront a rien... J'ai une grosse trousse de secours dans ma musette, assez complète ( en prenant mes habitudes pour penser au cahier des charges ), mais j'ai de quoi faire un point de compression et un garot SUR moi.

Pour l'utilisation d'un garrot/tourniquet, ça va beaucoup dépendre des conditions, moi je suis seul en foret, du coup certains points de compression me seront impossible a faire tout seul, donc le garrot sera bien plus adapté... Sur une tierce personne, je vais d'abord essayer avec le pansement compressif ou un point de compression manuel suivant l'emplacement de la blessure.
Dans le cas de la vidéo posté par ulf, la blessure du gars fait qu'un garrot ou un compressif aurait été inutile, seul un point de compression manuel est faisable, éventuellement avec un truc type combat gauze, mais ça reste soumis a débat...
Version humaine de l'Ursus arctos middendorffi
FlickR

05 novembre 2014 à 09:32:30
Réponse #49

Bomby


(...)

Si ça ne fonctionne pas, pourquoi ne pas se renseigner s'il n'y a pas quelqu'un qui a du vécu sur le sujet à proximité et qui pourrait témoigner, un pompier, un gendarme ou un militaire?

Citer
Nävis : Il y a un autre aspect qui peut s'avérer intéressant pour influencer une mentalité de changement dans un groupe.
Si l'un ou l'autre se forme, puis encore un autre, puis ... un jour lors une discussion avec une personne extérieure "influente" aux yeux du groupe, la discussion met en avant ceux qui se sont formés, toute la discussion se retrouve focalisée sur ceux qui en connaissent un tout petit peu. Après, les autres commencent à y penser... pour les mauvaises raisons, mais avec le bon résultat final.
Quelques uns pour commencer, c'est pas trop difficile (surtout si pris à part, discrètement). Ensuite, il faut juste inviter la personne "influente" au bon moment.
Et ça fonctionne!

Les suggestions se rejoignent en substance : témoignage personnel et exemplarité... Rien de tel en effet pour espérer faire évoluer positivement les mentalités et attitudes.

Cordialement,

Bomby

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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