J'ai pas d'expérience en haute montagne (maxi 2800 en hiver et toujours en compagnie de gens du coin qui connaissaient le secteur) et j'étais pas la haut pour juger de la situation.
Mais d'après le récit, connaissance des axes de progression assez légère, pas mal de passage limite et surtout ça roule quand la météo est clémente mais lorsque les conditions climatiques se dégradent, ça devient chaud.
Donc à plusieurs moments aucune marge de sécu. Le moindre pépin (chute un peu plus lourde dans un pierrier, pente du névé qui s'accentue, chute lors de la ramasse, glissade sur une pierre mouillée ou une dalle...) et au revoir car pas de couche thermique pour attendre les secours (choix qui se justifie, selon un forumeur de RL, par l'age, la condition et l'option de toujours être en mouvement pour se rechauffer), rando en solitaire
Un peu de matos technique pour assurer dans les passages qui craignent, un piolet pour la ramasse dans les névés, une couche thermique pour attendre les secours en cas de casse....
Après comme dit le gardien, "tu veux être autonome, tu assumes !".
C'est un choix perso. Si JJ est conscient des conséquences si ça passe pas.
Pas un exemple à suivre pour le commun des montagnards, ça c'est clair.
Comme disait mon père "Ceux qui rentrent, c'est ceux qui sont prudents"
Concernant les secours en milieu difficile. C'est sur qu'ils vont ramasser 100 fois plus d'imprudents inexpérimentés avec la démocratisation des sports de nature et qu'ils vont bien les pourrir pour leur éviter de repartir le nez en l'air
Les rares fois où ils vont sortir de la moise un type expérimenté , bien préparé, bien équipé, ils vont pas en plus le pourrir car ils savent qu'on maitrise pas 100 % dans ces milieux et que la poisse existe
Maintenant le type expérimenté qui essaye sur le fils du razoir en comptant sur les autres pour le rattraper quand il tombe, je sais pas comment ils vont apprécier.
Enfin si, certaines connaissances BE de spéléo faisant parti du secours spéléo et un ami ex PGHM m'ont expliqué avec leurs mots
