Salut, mes deux balles, sans être un grand spécialiste mais ayant un peu d'expérience sur le sujet
1) sur le pervers narcissique-on ne "guérit" pas un pervers narcissique, tout simplement parce qu'il ne s'agit pas d'une maladie. Il s'agirait d'un "type" de personnalité s'étant relativement récemment intégré dans certaines théories psychanalytiques, quasi exclusivement françaises et suisses...

Ouvrages de référence:
Les perversions narcissiques, de Paul-Claude Racamier, l'inventeur du concept
La haine de l'amour : la perversion du lien, de Maurice Hurni et Giovanna Stoll
Cet étiquetage des personnalités "subnormales" est extrêmement contesté, malgré son grand succès médiatique, en particulier dans les magazines
au sérieux limité... disons à fort tirage.

et sur doctissimo

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Une néanmoins belle défense de la notion de perversion (française une fois encore):
http://www.nonfiction.fr/article-400-histoire_de_comprendre_la_perversion.htm2) sur les violences conjugalesIl s'agit d'une relation complexe qui s'installe dans le couple. Sans remettre en cause le fait qu'il y a un bourreau et une victime, la relation est vraiment construite à deux... et va souvent trop loin avant qu'une séparation soit possible.
J'ai peu lu sur le sujet et mon expérience est limitée, mais il me semble que le meilleur moment pour agir est justement lors d'un passage à l'acte, même "minime" genre paire de baffes: mettre en contact la personne le plus rapidement possible avec des personnes compétentes (médecin traitant, associations), c'est une urgence car c'est une question d'heures avant que la personne victime se mette à relativiser (vécu maintes fois). Si la personne est "mûre" pour ça, trouver immédiatement un hébergement d'urgence (amis, foyer voire hôtel), et l'encourager à couper totalement les liens avec le "bourreau".
Il faut accepter l'idée qu'on est souvent impuissant face à ce cercle vicieux, et rester disponible en évitant de mettre en danger la relation qu'on a avec la personne en devenant trop insistant: risque qu'elle coupe les liens et isolement +++.
En cas de contact avec le bourreau: self control maximum car il risque de tout faire pour couper les liens s'il nous sent trop impliqué... voire de lui faire payer une confession qu'elle n'a pas faite...
Il m'est arrivé de soigner à quelques heures d'intervalle une femme avec la gueule en sang en plein déni et son mec à la main fracturée... j'ai eu un peu de mal à trouver le sommeil la nuit suivante!
Lorsque la personne est majeure et nie les faits il est très difficile d'agir (ça n'empêche pas de faire un signalement et de rédiger un certificat médical qu'on garde pour quand elle sera prête).
Comme le montre le schéma de christian, la phase de latence peut durer... et ce n'est pas forcément le meilleur moment pour agir. Par contre verbaliser verbaliser verbaliser, et encourager tout ce qui permet à la personne de gagner en indépendance (formations et recherche d'emploi++, car à ce que j'ai vu souvent la femme est financièrement dépendante et c'est une grosse barrière psychologique à la séparation)
Prêchons un peu pour ma paroisse: suivi régulier par un médecin traitant attentionné impératif!

A toutes fins utiles: contacts de proximité pour SOS femmes battues:
http://www.sosfemmes.com/ressources/contacts_tel_local.htmEt les proches peuvent aussi appeler pour demander conseil!!!