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Auteur Sujet: Le casque !  (Lu 17990 fois)

02 septembre 2014 à 11:33:32
Réponse #25

Jco


J'ai donc bien fait de titiller sur ce point. ;)

Plutôt que d'essayer d'argumenter longuement à coup de statistiques et d'arguments rationnels il vaudrait peut-être mieux jouer sur l'affectif et la fibre maternelle pour essayer de la convaincre. Quelques fois une remarque "pertinente" d'un enfant peut être plus convaincante que n'importe quel discours d'adulte. ::)

Est-ce que le "jeu" vaut le risque de rendre ses propres enfants orphelins ou même de les obliger à prendre en charge leur mère au quotidien et de la nourrir à la petite cuillère pendant des décennies (bien avant de finir en maison de retraite médicalisée). Est-ce que le ça vaut le coup de te condamner à vivre avec un légume le reste de ta vie ou de voir votre couple exploser en l'isolant encore plus ?

Les risques de ce "jeu" sont connus, mais quels sont les "gains" ? Éviter de devoir se recoiffer en arrivant ? Pourtant des milliers d'autres femmes gèrent le port quotidien du casque.

Même en supposant qu'on "sache tomber" (assez minoritaire dans la population : pratique régulière d'arts martiaux ou d'activités à fort taux de chutes style BMX) cela ne protège pas de des bordures de trottoirs et plots en béton ou d'un chute surprise ne laissant pas le temps d'anticiper l’atterrissage.

On peut toujours incriminer l'erreur d'un conducteur de voiture ou l'aménagement urbain inadapté et avoir une bonne assurance... mais il sera trop tard !

Je crois que JQUPSDSA est bien conscient de tout cela...

Moi je galère pour demander à mon père de mettre un casque...
C'est un peu comme dire à un fumeur que fumer c'est mal. T'as beau amener tous les arguments du monde, ca change rien.

Que peut on faire pour inciter au port du casque ?
 - Role de modèle (le porter tout le temps soit même)
 - La piqure de rappel
 - Les images chocs comme proposés ? (genre pub sécurité routière... Mais est ce que ca marche vraiment ?).

Un des aspects qui m'aide à utiliser le casque systématiquement : l'attacher au cadenas de mon vélo (même lorsqu'il est dans la rue). Comme ca il ne m'encombre pas quand je suis à pied, et il reste tout le temps avec le vélo, donc ca devient un reflexe (comme la ceinture en voiture).

02 septembre 2014 à 11:39:50
Réponse #26

Nemorale


Je remets une pièce pour que les pro-casque me répondent sur :

Citer
Le comportement d'un conducteur peut être modifié par l'apparence du cycliste. Ainsi, l'espace le séparant du véhicule le dépassant est réduite si le cycliste est casqué.
source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Casque_de_vélo
Etude citée : [Walker 2007] Ian Walker, « Drivers overtaking bicyclists: objective data on the effects of riding position, helmet use, vehicle type and apparent gender », Accident Analysis & Prevention, no 39,‎ 2007, p. 417-425


02 septembre 2014 à 11:45:05
Réponse #27

Phil67


Citer
Dans les accidents de la circulation, contrairement à des préjugés encore tenaces, les cyclistes ne sont pas plus souvent touchés au crâne que les autres usagers !
On est dans le domaine de l'interprétation de statistiques laissant une grande marge en fonction des points de vue.


Citer
Les cyclistes sont même, proportionnellement, moins souvent victimes de blessures graves et de traumatismes crâniens que les piétons.
Est-ce que cette affirmation se base sur le type de blessures par accidents ou sur le risque d'accident par mode de déplacement (au kilomètre ou par jour...) ?

Et si les cyclistes avaient simplement beaucoup plus d'accidents "bénins" que les piétons en n'impliquant pas de véhicule et se soldant par une ecchymose ou une éraflure (faisant chuter d'autant la prévalence des blessures graves et traumas crâniens).

Il faudrait donc les chiffres des accidents piétons ou cyclistes impliquant un véhicule.

De plus le cycliste partage le même espace avec les véhicules contrairement au piéton : plus de risques d'accidents (même en supposant qu'ils soient en moyenne moins graves).


Citer
Une étude de la Médecine Légale britannique a également montré que le pourcentage de tués touchés au crâne dans un accident de la circulation était le même chez les automobilistes, piétons et cyclistes : environ 80%, quel que soit le mode de transport.
On peut faire dire beaucoup (trop) de choses aux chiffres en fonction des tournures de phrases.

Quelle est la prévalence des morts en voiture par rapport au nombre d'accidents avec blessures ?
Quel est le taux d'accidents des cyclistes par rapport aux piétons ?

Chiffres au hasard protégé dans la carcasse de sa voiture avec ceinture + ABS + châssis 5* Euro-Machin :
Si le taux de mortalité est de 5% des accidents avec blessures dont 80% de tués touchés au crâne => taux de mortalité par trauma crânien lors d'un accident avec blessures = 4%

Chiffres au hasard pour un piéton :
Si le risque d'accident en tant que piéton est d'1% (par jour ou kilomètre, peut importe) et qu'il y a 50% de risques de mourir dans l'accident dont 80% par trauma crânien => 1% x 50% x 80% = 0,4% (par jour ou par km ou autre)

Chiffres au hasard pour un cycliste :
Avec un taux de mortalité des accidents avec blessures 10x plus élevé que pour un conducteur : 10 x 50% x 80% = 40%
Avec un risque d'accident 10x plus élevé (par jour ou km ou autre) que pour un piéton : 10 x 1% x 50% x 80% = 4%


Chacun est bien sûr libre de ses choix enfin, ça se discute à en croire certains mais ceux qui porte un casque pour circuler en ville à vélo devrait donc logiquement en porter un aussi en tant que piéton ou conducteur ou alors il y a un problème dans leur raisonnement.
Il y a peut-être aussi un problème dans l'interprétation des chiffres du type verre à moitié vide ou plein. Il faudrait une analyse vraiment neutre (ce qui n'est pas le cas de la Fubicy). Ça n'est pas parce que les Motards en Colère ont raison sur certains points (p.ex rails de sécurité guillotine) qu'ils n'interprètent pas certaines statistiques dans le sens qui peut les arranger. ;)


Citer
Ne pas confondre sport et vie courante.
Je ne fais pas beaucoup de vélo au quotidien (pas vraiment la possibilité de faire autrement :-\) et j'ai nettement plus de km en vélo de route sportif. Paradoxalement j'ai plus de risques objectifs au km (ou par sortie) en usage urbain qu'en usage sportif : mauvais revêtement, mauvaise météo, trafic plus dense, obstacles en tout genre, enfants, piétons et cyclistes inattentifs, chats kamikazes...
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

02 septembre 2014 à 12:01:46
Réponse #28

musher


- Les images chocs comme proposés ? (genre pub sécurité routière... Mais est ce que ca marche vraiment ?).

Oui et non.

J'ai un copain de mon père qui fumait 2 paquets/J. Même lorsqu'il a eu une assistance respiratoire, il continuait à fumer.
Même les menaces de sa nouvelle femme de le quitter s'il continuait ses conneries ont rien fait.

Son meilleur copain a eu un cancer des poumons. Il allait le voir tous les jours à l'hosto. La il a arrêté (mais trop tard car 2 ans après, c'est lui qui est parti).

Mon frère, un stage comme brancardier dans une annexe de Garches l'a définitivement calmé en bagnole.

A Garches, ou dans un centre de rééducation, tu prens un électrochoc car c'est concret.

02 septembre 2014 à 12:07:48
Réponse #29

Arnaud


On est dans le domaine de l'interprétation de statistiques laissant une grande marge en fonction des points de vue. (...) On peut faire dire beaucoup (trop) de choses aux chiffres en fonction des tournures de phrases.

On est bien d'accord, mais je préfère de loin me baser sur des données numériques provenant de sources "fiables", obtenu avec des protocoles documentés pour une analyse de risque que sur la somme des expériences des gens qui s'expriment sur un forum et qui ne sont pas plus objectifs dans leurs propos.

Après, tu m'excuseras de ne pouvoir de fournir les réponses à toutes tes questions, mais je suis sûr que tu devrais arriver à trouver tout ça si tu t'en donnes la peine et que tu veux vraiment savoir ;)

Citer
Et si les cyclistes avaient simplement beaucoup plus d'accidents "bénins" que les piétons en n'impliquant pas de véhicule et se soldant par une ecchymose ou une éraflure (faisant chuter d'autant la prévalence des blessures graves et traumas crâniens).

Supposition, tu as des chiffres ?

Citer
De plus le cycliste partage le même espace avec les véhicules contrairement au piéton : plus de risques d'accidents (même en supposant qu'ils soient en moyenne moins graves).

Supposition, tu as des chiffres ? (Je te taquines, pas la peine de répondre ;)

Citer
Il y a peut-être aussi un problème dans l'interprétation des chiffres du type verre à moitié vide ou plein. Il faudrait une analyse vraiment neutre (ce qui n'est pas le cas de la Fubicy). Ça n'est pas parce que les Motards en Colère ont raison sur certains points (p.ex rails de sécurité guillotine) qu'ils n'interprètent pas certaines statistiques dans le sens qui peut les arranger. ;)

Tu peux trouver l'étude source ici: Sécurité routière, bilans annuels ONISR. Analyse portant sur plus de 8000 victimes, publiée dans le dossier de presse DSCR du 8/3/2005.

Je ne fais pas beaucoup de vélo au quotidien (pas vraiment la possibilité de faire autrement :-\) et j'ai nettement plus de km en vélo de route sportif. Paradoxalement j'ai plus de risques objectifs au km (ou par sortie) en usage urbain qu'en usage sportif : mauvais revêtement, mauvaise météo, trafic plus dense, obstacles en tout genre, enfants, piétons et cyclistes inattentifs, chats kamikazes...

Faire du vélo en ville ça peut être du sport, ça dépend comment tu roules.
A chacun de voir, personnellement ce qui me dérange c'est pas le casque (je n'en met jamais sauf quand un règlement me l'impose) c'est les moutons donneurs de leçons.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

02 septembre 2014 à 12:09:45
Réponse #30

Loriot


Sinon, pour ceux qui ne veulent rien sur la tête en roulant mais une bonne protection en cas de chute...

Il y a ça: http://www.tandem.ch/hovding-casque-velo-airbag.html

Comme ça ont remet tout le monde d'accord et puis voilà.
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

02 septembre 2014 à 12:34:43
Réponse #31

musher


Les cyclistes sont même, proportionnellement, moins souvent victimes de blessures graves et de traumatismes crâniens que les piétons.
C'est normal car 99% des accidents des piétons comptabilisés sont contre un véhicule.
Quand tu trébuches et que tu te relèves, on appelle pas les pompiers (donc pas dans les stats) et les malaises dans la rue sont pas comptabilisés dans les accidents de la route.

En vélo, on peut déplacer les pompiers pour une bête chute avec un poignet foulé à la réception au sol.
Les témoins sont plus enclins à faire le 18 pour un cycliste qui tombe qu'un piéton qui trébuche.

Après comme dit Phil67, Proportionnellement à quoi ? Au nb de kilomètres parcourus, au Nb de pratiquants, au temps passés en déplacement, aux nb d'admission aux urgences, aux nb d'intervention du 18 ou du 15...

Citer
Une étude de la Médecine Légale britannique a également montré que le pourcentage de tués touchés au crâne dans un accident de la circulation était le même chez les automobilistes, piétons et cyclistes : environ 80%, quel que soit le mode de transport.

Ce qui serait intéressant, ça serait d'avoir le nombre de tués par rapport au nombre d'accidents.


L'atteinte au crane est la principale cause de décés en cas d'accident de la route, domestique, professionnel, sportif.... Connait pas grand monde mort pour une fracture.

Citer
"En outre, 64% des tués avaient plusieurs organes vitaux atteints, et n’auraient donc absolument pas pu être sauvés par le port d’un casque. Enfin, une partie des tués portaient un casque.

100 % des tués en voiture ont des organes vitaux atteints car la principale cause de décès en voiture est la décélération et l'écrasement des organes vitaux (depuis le port de la ceinture de sécurité obligatoire).
Avant le port de la ceinture de sécurité, c'était l'atteinte au crane (éjection des passagers ou choc contre le pare brise)
Pareil pour les piétons fauchés, écrasés...


Citer
Ne pas confondre sport et vie courante.
Et ne pas confondre compétition et pratique de loisirs.

Citer
Un piéton qui fait un malaise dans un escalier à certainement autant de chance d'y rester qu'un cycliste qui fait un malaise en vélo.
Un piéton passe pas sa vie dans les escaliers, un cycliste passe sa vie en vélo (ou alors ça s'appelle un piéton quand il en descent).

Voila, on va pas faire du stat-juji-tsu car il y a rien de plus facile à manipuler que des stats.
Ceux qui liront ce fil auront les infos pour prendre leur responsabilité et vis à vis de leur proche.

Pour moi, la tête (et la colonne vertébrale) sont les organes où les conséquences d'un choc sont les plus graves et donc je protège.

02 septembre 2014 à 13:45:34
Réponse #32

Arnaud


C'est normal car 99% des accidents des piétons comptabilisés sont contre un véhicule.

La c'est toi qui sort un chiffre non vérifiable du chapeau pour servir ton point de vue.

Les témoins sont plus enclins à faire le 18 pour un cycliste qui tombe qu'un piéton qui trébuche.

Une chute c'est une chute, pas un trébuchage... ça dépend de la gravité, pas du mode de transport.

Après comme dit Phil67, Proportionnellement à quoi ?

Au nombre de cas raportés/étudiés.

Ce qui serait intéressant, ça serait d'avoir le nombre de tués par rapport au nombre d'accidents.

C'est dispo dans l'étude:

.                          Cyclistes   Automobilistes   Piétons
Accidents légers          92 %           93 %                   84 %
Accidents graves            8 %             7 %                   16 %
dont accidents mortels   0,4 %          1,3 %                  2,3 %
% des blessés
touchés au crâne            17 %           24 %                   26 %

L'atteinte au crane est la principale cause de décés en cas d'accident de la route, domestique, professionnel, sportif.... Connait pas grand monde mort pour une fracture.

Encore une fois tu sors un chiffre, tu as une source ? Je peux imaginer des tas de façon de chuter mortellement sans que le casque ne te protège.

Un piéton passe pas sa vie dans les escaliers, un cycliste passe sa vie en vélo (ou alors ça s'appelle un piéton quand il en descent).

Escalier, rue en pente, etc... tu peux te fracasser la tête en tombant de ta hauteur sur un trottoir.

Si vous vous protéger la tête, très bien mais ne croyez pas que le vélo soit l'activité ou vous risquez le plus, ce n'est simplement pas vrai.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

02 septembre 2014 à 14:42:31
Réponse #33

JQUPSDSA


Re,

Le problème c'est que c'est pas elle qui en assume les conséquences.

Si une personne a un accident avec des séquelles physiques graves, c'est quand même surtout elle qui en assume les conséquences.

Lorsque une personne finit comme un végétal parce qu'elle n'a pas voulu mettre de casque. Ce n'est pas elle qui assume les conséquences car très rapidement, elle n'en a plus les moyens financiers. Donc c'est la collectivité qui supporte son hospitalisation et son maintien en vie à plusieurs milliers d'euros par jour.

L'impact financier sur la société n'est pas, selon moi, un argument valable pour motiver une obligation de porter le casque.

En fait, la question de la prise en charge de ces accidents par la société est une vraie question de société. Est-ce que la société doit assumer les conséquences financières des accidents personnels?

Mais le choix de la société n'est pas uniquement de le prendre en charge. Il y a en a deux possibilités: soit elle l'accepte, soit elle ne l'accepte pas.

L'acceptation est un choix tout à fait possible. Si la société, informée du coût que cela représente ou risque de représenter, décide d'assumer les frais liés aux accidents de vélo pour des personnes ne portant pas le casque et bien dans ce cas, elle assume. C'est la société dans laquelle nous vivons actuellement.

Libre à chacun d'être contre cet état de fait dans ce cas et d'essayer de le changer, il faut voter pour des personnes qui le changeront. Au final, le choix doit être réalisé par un processus démocratique, pas parce que une ou plusieurs personnes ont un avis motivé par la survenance exceptionnelle d'un risque faible ou parce que les médias surmédiatisent des accidents isolés faussant ainsi la perception du risque.

La société peut aussi faire le choix de ne pas assumer la charge financière pour les personnes ne portant pas de casque. Dans ce cas là, il faut que les individus soient au courant que s'ils ont un accident, c'est eux et leurs proches qui devront en être de leur poche. Il est possible de supposer que dans ce cas, il y aurait encore moins de personnes qui feraient du vélo (ca c'est quasiment sur) et que les proches des personnes qui font du vélo seraient plus insistants pour que tout le monde porte un casque.

Dans les deux cas ci-dessus, la liberté et le libre-arbitre et la démocratie sont respectées alors que dans le cas d'une obligation du port de casque, ce n'est pas le cas.

Mais les conséquences pour sa famille, ses enfants, c'est pas lui qui les supporte.

En premier lieu, c'est quand même la personne qui a un accident qui souffre des conséquences qu'il s'agisse d'une blessure grave ou malheureusement d'un décès.

En second lieu, il y a des conséquences sur sa famille, ses enfants sans aucun doute. Mais chaque acte/action que nous prenons peut avoir une conséquence sur notre famille, nos enfants.

A partir du moment ou nous nous levons le matin, nous sommes en risques. Il m'arrive de descendre des escaliers trop rapidement et de manquer de tomber. Je pourrai me blesser gravement ou me tuer en ce faisant. Vite obligeons de porter le casque pour descendre les escaliers!

Faut-il que nous obligions tout le monde à porter des casques afin qu'il n'y ait jamais de conséquences sur qui que ce soit? Devons nous systématiquement essayer d'éteindre tout risque quel qu'il soit? D'aller vers une société sans plus aucun risque?

Au final, concernant l'obligation de porter le casque, il faut revenir à l'évaluation statistique du risque. Je ne redonnerai pas les chiffres que d'autres ont relayé dans les posts ci-dessus. Le fait est (en tout cas toutes les études.statistiques que j'ai vu vont dans ce sans) que faire du vélo sans porter de casque n'est pas une activité particulièrement risquée.

C'est certainement plus risqué de faire du vélo sans casque mais au global cela ne l'est pas tant que ca (hors activité sportive particulière). Donc l'attitude des gens qui ne mettent pas de casque est finalement assez rationnelle. Le risque étant faible, le casque ne se justifie pas.

Au niveau individuel, un accident de vélo avec des séquelles graves restera un phénomène tragique et traumatisant mais au niveau de la société ce n'est pas une raison suffisante pour imposer un port du casque à tous. Il ne faut surtout pas baser des politiques générales sur des incidents isolés non-représentatifs.

Pour finir, toute analyse doit considérer les avantages et les désavantages. Un obligation de porter le casque permettrait peut-être de réduire les conséquences de quelques incidents très minoritaires. Par contre, elle aurait surement pour effet de réduire l'utilisation du vélo ce qui a des aspects négatifs en termes de santé publique et de pollution.

Au final donc l'obligation de porter un casque est une mesure qui bafoue la liberté et le libre-arbitre pour des avantages minimes et avec des désavantages qui semblent compenser les avantages.

Je reste contre une obligation de port général.

Je continuerai toujours à essayer de convaincre ceux qui me sont chers de porter un casque en utilisant tous les arguments possibles. Cependant il est contre-productif de se facher avec ceux qui nous sont chers parce qu'une fois de temps en temps ils font du vélo "normal" sans casque car le risque est quasiment epsilonesque.

Evidemment si l'on connait ou a connu un drame personnel, il est naturel que l'évaluation du risque soit altérée mais une analyse rationnelle montre qu'il n'est pas significatif.

Combien de lois existent pour protéger les gens contre eux car leur comportement est complétement irresponsable.

Ce n'est pas parce qu'il existe déjà beaucoup de lois inutiles ou contre-productives qu'il faut en faire une autre!

Clairement la tendance depuis 50 ans est à la protection absolue, le zéro-risque, à la protection des citoyens malgré eux-mêmes par un Etat-nounou.

Est-ce que le fait que les gens ont un comportement "totalement irresponsable" (postulat de base contestable) justifie qu'il faille décider à leur place de ce qui est bon pour eux? A force de déresponsabiliser les gens et de les habituer à ce qu'on décide à leur place, on construit des tyrannies avec de genre de raisonnement. Ca se fait très insidieusement une petite loi pour les protéger d'eux-même à la fois.

Je crois, pour ma part, que face à des gens irresponsables, le rôle de la société/Etat est de les informer du risque qu'ils courent et de leur laisser prendre leur responsabilité.

Un bon exemple actuel est l'interdiction de la baignade à la Réunion à cause des attaques de requins. C'est une mesure qui n'est pas la bonne. Si quelqu'un qui est informé du risque qu'il coure en se baignant a envie de se baigner, qu'il se baigne. Et s'il se fait croquer, il n'aura que lui-même à qui se plaindre. Ensuite c'est à la société de décider si elle veut assumer une charge financière par rapport aux dégâts qu'il aura subi mais cela est une autre question.

Pour prendre un exemple comparable, regardons du côté des orages. Quand il y a des orages sur des régions, il y a des alertes orages, une information part et ensuite les gens peuvent décider de sortir ou de ne pas sortir (pourc eux qui ne sont pas déjà dehors et qui eux n'ont pas le choix). Faut-il interdire aux gens de sortir dehors car il y a un orage et donc un risque qu'il soit emporté par une inondation ou électrocuté par un éclair? Faut-il mettre une amende à ceux qui sortent pas temps d'orage? Ils ont eu un comportement à risque pourtant tout comme ceux qui ne portent pas de casque en faisant du vélo. Ils risquent d'endeuiller leurs familles et de leur faire porter les conséquences de leur accident. Faut-il leur interdire ce comportement ou les obliger à porter un casque?

J'ai peur que la réponse de certains soit de valider cette option mais clairement ce n'est pas la voie que je choisis.

Pour résumer, c'est facile d'interdire, c'est plus difficile d'informer et de responsabiliser mais comme le disait Maitre Yoda, la voie Obscure, c'est la voie de la facilité...

Mais est ce que le velib est un bien car depuis l'existence du vélib, les urgences choment pas à Paris.

En fait, les accidents à vélo sont en décroissance depuis des années comme l'ensemble des autres accidents et ce malgré l'augmentation de la pratique du vélo. Et les chiffres montrent que plus il y a de vélos moins il y a d'accidents. Après vu qu'il y a plus de pratiquants, c'est normal qu'il y ait plus de cas individuels mais l'accidentologie générale reste à la baisse sur le long terme.

S'il y a une raison pour arrêter le Vélib, ce n'est certainement pas la hausse des accidents.
« Modifié: 02 septembre 2014 à 15:30:49 par JQUPSDSA »
Aucun problème ne résiste à l'absence de solution.

02 septembre 2014 à 14:46:02
Réponse #34

Phil67


Au nombre de cas raportés/étudiés.

C'est dispo dans l'étude:

.                          Cyclistes   Automobilistes   Piétons
Accidents légers          92 %           93 %                   84 %
Accidents graves            8 %             7 %                   16 %
dont accidents mortels   0,4 %          1,3 %                  2,3 %
% des blessés
touchés au crâne            17 %           24 %                   26 %

Encore une fois tu sors un chiffre, tu as une source ?
Ni mes chiffres, ni ceux de musher, ni ceux de la Fubicy ne permettent de conclure par rapport à un risque concret en enfourchant son vélo.

Le tableau ci-dessus est révélateur du problème : il manque des données essentielles dans les chiffres donnés par la Fubicy sur leur page (pas envie de décortiquer l'étude complète dont ils n'extraient probablement que quelques chiffres).

Quel biais statistique ?
   - 100% des accidents de voiture avec blessures sont comptabilisés (graves ou pas : déclaration aux assurances)
   - p.ex. combien d'accidents cyclistes seuls ou contre piétons ne sont pas comptabilisés
   - surtout quel taux d'accident par kilomètre pour quelle distance moyenne


Ça me fait une belle jambe de savoir qu'il y a 7-9% de risques de blessures au crâne et 0,9-1,9% de mortalité en moins par accident avec un moyen de déplacement s'il engendre globalement X% de risques d'accidents en plus sur un même parcours.


Malheureusement on peut encore continuer longtemps à avec des chiffres dont on ne connaît pas TOUT le contexte ni les biais statistiques.
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

02 septembre 2014 à 15:00:38
Réponse #35

Arnaud


Ni mes chiffres, ni ceux de musher, ni ceux de la Fubicy ...

Ni toi, ni musher ne citez vos sources, j'en conclue que vous n'en n'avez pas.

Les chiffres cités par la FUB ne sont pas les siens mais ceux de l'ONISR (http://www.securite-routiere.gouv.fr/la-securite-routiere/l-observatoire-national-interministeriel-de-la-securite-routiere)

Je suis d'accord sur la question du biais possible de ces chiffres mais ce n'est pas pour autant que ces chiffres ne nous apprennent rien ou qu'il faut s'en tenir à ton ressentie, quelque soit le nombre de mots en gras ou de gif animés utilisé dans tes posts.

Ce qui m'a fait réagir c'est le ton paternaliste et culpabilisant de certains posts qui je trouve ne servent pas leurs auteurs, j'ai dis ce que j'avais à dire, à vous les studios.
« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

02 septembre 2014 à 15:07:14
Réponse #36

Loriot


Vivre! Tout simplemet vivre.
Celui qui se sent de mettre un casque il le met! Celui qui veut pas il le met pas! Pourquoi toujours vouloir former l'autre a son image pour un prétexte ou un autre?

Je le met. Parfois. Rarement mais ça m'arrive. J'ai obligé longtemps ma fille (la première) a le mettre. Par coqueterie (oh c'est vilain!) la voilà devenue grande, elle le met plus très souvent.
La petite le met encore systématiquement.
(Pas si petite en faite!)
En faite, la grande me dit que si elle doit le mettre elle n'ira plus a vélo...
Du coup ce sera nous les parents de faire les trajets...
Alors on fait quoi?

Ont rend populaire un moyen de transport écologique, économique, peu contraignant. En un moyen de déplacement contraignant contraignant et contraignant? La petite course a l'épicier du coin ou il faut mettre son casque?
La chouette piste cyclable a plat ou il est tant agréable de sentir les cheveux au vent dans la forêt? Bin hop du coup y a plus.

J'aime bien l'hygiène. Mais pour moi ça s'arrête la ou commence celle des autres.
Je ne veux pas forcer quiconque a la mienne.
J'aimerais que ça soit réciproque.
(Libérale moi? :D)
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

02 septembre 2014 à 15:57:55
Réponse #37

musher


Ni toi, ni musher ne citez vos sources, j'en conclue que vous n'en n'avez pas.
J'ai pas cherché.
Je connais pas d'organisme que sortent des stats à 100 % (100 % des tués en voiture ont des organes vitaux atteints) sauf peut être les résultats d'élection dans les républiques bananières.  ;D


le ton paternaliste et culpabilisant de certains posts qui je trouve ne servent pas leurs auteurs
Je pense que c'est pour moi. Désolé, c'était pas mon intention.

Mais quand je vois
Citer
Si une personne décide de faire du vélo sans casque c'est sa décision et c'est à elle d'en assumer les éventuelles conséquences.
. Ca me fait réagir.

C'est clair que les conséquences pour les autres sont pas les mêmes entre un cycliste sans casque et un type qui traverse un village à 130 km/h.
Mais il y en a quand même, ne serait ce que pour ses proches. 

Je suis pas pour une loi obligeant le port du casque à vélo. Parce que ça sera "C'est obligatoire, je le fais, c'est pas obligatoire, je le fais pas" et les gens ne réflechiront plus. Et demain un autre équipement de sécurité sera un plus mais ils le mettront pas parce que c'est pas obligatoire.

Mais de la à dire que le casque sert à rien parce que on meurt même casqué ???

Et pis la discussion n'était pas "Le casque à vélo en ville" mais le casque.


Grace à ce forum, j'emporte maintenant quand je sors dans la verte un "kit de survie".
Pourtant depuis 40 ans que je fais de la rando sous tout ses formes, je me suis jamais trouvé dans une situation où ce kit m'a manqué.

Sur le nombre de mort en activité dans la verte (ou la blanche), combien auraient été sauvé s'ils avaient eu ce "kit de survie" : 0,001 % ?  et pourtant on l'emporte.

02 septembre 2014 à 16:40:24
Réponse #38

Arnaud


Mais de la à dire que le casque sert à rien parce que on meurt même casqué ???

C'est pas ce que j'ai dit et je ne pense pas que ça ai été dit.

Par contre, tu sembles penser et tu as écris:

L'atteinte au crane est la principale cause de décés en cas d'accident de la route, domestique, professionnel, sportif

Je te le redemande et c'est une vraie question.... As-tu des chiffres pour prouver ce que tu avances?
En l'absence de chiffres prouvant cet état de fait, permet moi de douter que ça soit le cas.

Il faudrait donc peut être étudier le port de dorsale, d'armure, de freins, d'amortisseur, ... ou je ne sais quoi encore, le casque ne me semble juste pas forcement être l'équipement le plus nécessaire (ni le plus efficace).

Et pis la discussion n'était pas "Le casque à vélo en ville" mais le casque.

Très juste mais le post initial avait déjà très fortement orienté le sujet.

« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

02 septembre 2014 à 17:06:36
Réponse #39

Loriot


En fait on pourrais résumer ainsi?

Le casque a vélo c'est comme cinq fruits et légumes par jour.
C'est pas prouvé mais ça fait pas de mal!?
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

02 septembre 2014 à 17:13:50
Réponse #40

musher


As-tu des chiffres pour prouver ce que tu avances?
Pas sur moi et pas le temps actuellement pour les chercher.

Par contre en 2010 (ou 2011) lors d'une étude sur les risques professionnels et les EPI, la principale cause de décès et handicaps très lourds étaient les atteintes au crane protégés ou non (sauf pour les professions en hauteur ou il y avait les chutes sur le dos).
Aux niveaux des handicaps légers, mutilations , c'étaient les membres.
Les électrocutions n'étaient pas prises en compte car c'est pas du domaine des EPI.

En activités de loisirs (j'ai pas dit de compétition), c'était pareil.

Pour la circulation sur route, je sais pas, l'étude ne portait pas dessus.

Il faudrait donc peut être étudier le port de dorsale, d'armure, de freins, d'amortisseur,
Quand je faisais du cheval, on portait la dorsale qu'en cross (saut d'obstacle sur des obstacles fixes) Maintenant, ils le portent aussi en CSO.
En obstacle, du fait de la hauteur et du mouvement du cheval lorsqu'il saute, il y a un fort risque que tu fasses un salto et finises sur le dos (j'ai même fini au garde à vous devant le cheval).
En moto, la dorsale est intégré dans les blousons moto ou les pare pierre de cross.
 
En activité en hauteur, il y a un amortisseur sur ton système d'assurage : soit corde dynamique en escalade, soit amortisseur dédié en via ferrata, travail en hauteur.

En vélo (sauf VTT de descente), le risque de faire un salto et de finir sur le dos est plus faible que de partir tout droit, la tête la première (vitesse plus faible, vélo horizontale et pas le cul en l'air).

Sur les 2 causes de décès rapides (traumatisme cranien et manque d'oxygène), la plus facile protégée est le traumatisme cranien. C'est pour ça que le premier EPI est en général le casque pour les activités ou le traumatisme cranien en fait parti.

Avec la tronconneuse, je mets en premier une salopette anti coupure avec un pansement isréalien et un garrot (plus de chance de me mettre un coup de lame dans la cuisse que de tomber de mon tas de bois sur la tête)


Après le casque protège pas contre l'écrasement, la décélération, le blast...

C'est pas une assurance vie universelle.
Juste le moyen le plus facile et le moins cher pour prolonger les vies (avec l'éducation).


02 septembre 2014 à 18:23:59
Réponse #41

Djeep


BJR Au final : sortez couvert !  ;) HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

02 septembre 2014 à 19:52:12
Réponse #42

Yohan



Les électrocutions n'étaient pas prises en compte car c'est pas du domaine des EPI.


Sais tu pourquoi ?
Cela me semble bizarre car les électriciens ont un casque bien spécifique qui protège tout le visage grâce à une grande visière : c'est pourtant bel et bien un EPI mais je ne sais pas s'il protège la tête des chutes de pierres.

02 septembre 2014 à 21:54:27
Réponse #43

musher


Sais tu pourquoi ?
Cela me semble bizarre car les électriciens ont un casque bien spécifique qui protège tout le visage grâce à une grande visière : c'est pourtant bel et bien un EPI mais je ne sais pas s'il protège la tête des chutes de pierres.
Je peux pas te répondre. Je suis tombé dessus en cherchant de la doc sur des casques de protection.
A ERDF, ils ont des gants spéciaux et des chaussures spéciales pour éviter les électrocutions.
Pourtant les gants et les chaussures, c'est des EPI.
Je ne me souviens pas avoir vu aussi des trucs sur les liquides.
C'était très orienté chute de corps et chute/projection d'objets.

02 septembre 2014 à 22:08:26
Réponse #44

Spinup


Un peu de donnees a manger:
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8571008
"the majority of fatalities are caused by head injuries resulting from accidents involving motor vehicles. It is estimated that up to 85% of all cycling fatalities caused by head injuries could be prevented by the use of an appropriate cycling helmet."
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2011683
"Over half the accidents involve motor vehicles, and road surface and mechanical problems with the bicycle are also common causes of accidents. Head injuries are common in cyclists and account for most of the fatal accidents. "


Et pour les anecdotes perso:
Mon collegue de bureau, il y a 3 semaines: part au boulot en velo, sans casque, sa roue avant se detache en passant un trottoir. Enorme boite, perte de conscience, perte de memoire passagere, oreille dechiree, mains, front, cou ecorches. Sa femme enceinte a quelques jours d'accoucher. Il a repris le boulot hier, il avait un casque,

Hors velo, moi, y quelques annees: chute sur une piste en snowboard. Je me releve direct, meme pas mal. 5min apres, je suis amnesique, trauma cranien, descente en traineau de secours ambilance et nuit a l'hosto

02 septembre 2014 à 23:20:07
Réponse #45

le pangolin


A la page 1 il est indiqué que les casques de vélos sont testé a 20 Km/h, ça me choque:

Un cycliste roule a 15 Km/h une voiture a 50 Km/h le tape et l'éjecte, a quelle vitesse le corps du cycliste touchera le sol. Je n'ais pas la réponse, mais je sais qu'il va subir une accélération lors du choc.

En VTT de descente il m'arrive d'atteindre les 50 Km/h ... et les chutes ne se déroule pas sur un sol bien plat mais sur des cailloux qui suite a leur forme ont une bien meilleur force de pénétration.

Après je suis d'accord a chacun sa vie et ses choix mais la famille et la société font partis de sa vie.
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

03 septembre 2014 à 00:10:40
Réponse #46

Phil67


Hors velo, moi, y quelques annees: chute sur une piste en snowboard. Je me releve direct, meme pas mal. 5min apres, je suis amnesique, trauma cranien, descente en traineau de secours ambilance et nuit a l'hosto
Quasi pareil !

Ado à ski :
  • Hors-pistes sans risque avec mes parents pour rejoindre un refuge dans la tempête et le jour blanc.
  • Conversion à l'arrêt dans un passage étriqué et perte d'équilibre avec le vent.
  • Gamelle au ralenti mais en vrac sans pouvoir amortir (conversion = skis dans 2 directions opposées).
  • PAF le chien l'arrière du crâne sur un rocher.
  • Gros bruit, flash blanc mais je me sens d'un coup très calme et le vent ne fait plus trop de bruit.
  • Conditions pourries, il ne faut pas traîner : je me relève et repart au plus vite.
  • 5 minutes plus tard on arrive au chalet, je déchausse, rentre, me déneige, enlève les chaussures et les vêtements... et vais me vautrer sur un banc pour reprendre conscience 1 ou 2 minutes plus tard quand mes parents m'ont "réveillé" en arrivant dans la pièce.
=> J'étais totalement "non conscient" pendant 5 minutes en fonctionnant en mode 100% automatique sous adrénaline.

=> Énorme fatigue, gros mal de crâne pendant la soirée mais aucune séquelle le lendemain matin.


10 ans plus tard à snowboard :
  • Dernière descente en solo d'un petit couloir que je connais par cœur (RDV fixé avec le reste du groupe au départ du téléphérique).
  • Petit enchaînement de virages tranquilou mais plaque de glace vive à un endroit imprévu.
  • Décrochage "contrôlé" de la carre frontside mais accrochage de la carre backside sur un gros caillou dans la glace en étant dos à la pente.
  • Croche-pied, gamelle sur le dos, impact amorti mais départ en glissade incontrôlable sur le dos tête en premier vers le bas en prenant de la vitesse.
  • PAF le chien l'arrière du crâne sur un rocher (bis).
  • Je n'imaginais pas qu'un impact sur le crâne puisse faire un tel bruit à l'intérieur (ça doit être vide pour résonner autant ;#) !
  • Je me sens partir (ruche dans les oreilles, bulles dans la tête, tâches visuelles) mais ça n'est ni l'endroit (couloir isolé) ni le moment (dernière descente = plus personne ne risquant de passer par là et pas de GSM à l'époque).
  • Lutte pour ne pas perdre conscience et test progressif de la sensibilité et mobilité des extrémités.
  • Il me faut au moins 1/4H pour arriver à me remettre sur pied en faisant également attention à ne pas repartir en glissade (position sur le dos, tête en bas dans un passage glacé d'un couloir pentu)
  • Je navigue au radar au ralenti avec les jambes en coton et arrive à rejoindre dans un état livide le reste du groupe qui commençait à stresser.
=> Fatigue, gros mal de crâne et acouphènes pendant plus de 24H, mais pas de dégâts (à part une poignée de neurones grillés)  ;#


2 ans plus tard à snowboard :
  • Belle sortie hors-pistes en groupe avec un guide : poudreuse parfaite, temps magnifique et belles pentes.
  • Superbe pente non exposée se finissant sur un replat : l'idéal pour se lancer à fond sur belle droite.
  • Neige hyper-fluide, sauf un bloc plus dur invisible sous la poudre.
  • Décollage surprise, atterrissage improvisé, spatule qui enfourne à pleine vitesse.
  • Éjection dans la pente en double front-flip improvisé option full-headshot-in-the-snow. :lol:
=> Rien au niveau du crâne mais visage totalement tuméfié façon boxeur, paupière retournée, douleur à la nuque et bonnet et masque jamais retrouvés.

=> S'il y avait eu le moindre caillou ou plaque de glace sous la poudreuse où je suis atterri sur le crâne je ne serais pas ici.


Il n'y a jamais eu de 4ème gamelle sans casque ni sac à dos rembourré. Il y a un moment où il faut arrêter de compter sur sa bonne étoile. Fini le "real men don't use helmets" (le casque n'était pas encore "tendance" à l'époque). C'est maintenant mon casque qui prend les éraflures plutôt que ma tête. ;#

Depuis l'accident de Schumacher je n'ai plus entendu la moindre remarque "anti-casque". :(
Nous avons deux vies, la seconde commence lorsqu'on réalise qu'on en a qu'une.

03 septembre 2014 à 00:27:11
Réponse #47

triskel


l´aventure, c´est parcourir des sentiers ou les mains de l´homme n´on jamais mis les pieds !!!!!!!!!!!!!!!
Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire. proverbe chinois (je crois)

03 septembre 2014 à 10:26:26
Réponse #48

JQUPSDSA


Est-ce que quelqu'un a une bonne adresse (surtout Internet) pour trouver des casques de vélo de grande taille?

J'ai un tour de tête un peu grand et je trouve difficilement casque à ma tête.

Par exemple chez Decahtlon, rien ne me va même dans les plus grandes tailles.
Aucun problème ne résiste à l'absence de solution.

03 septembre 2014 à 11:34:45
Réponse #49

Djeep


BJR Quelle taille ? HN
Allumez le feu :-)
Donnez un titre honorifique à un clampin et il se sentira l'âme d'un petit chef !

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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