la septicémie/ sepsis est une urgence vitale +++++++++ !!!!! ca peut très vite évoluer oui ca peut être un purpura fulminan!!!
la septicémie/sepsis entraîne chute de la TA,
si elle est pas prise en charge médicalement (remplissage vasculaire, atb large spectre surveillance rapproché...) a un fort taux de mortalité
Bonjour,
Quelques points de terminologie :
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sepsis ça veut dire infection avec des manifestations générales- sepsis sévère signifie qu'il y a un organe qui déconne vraiment
- choc septique signifie qu'un organe déconne fortement puisque malgré des premiers traitements faciles (perfusions de solution salée isotonique) les signes généraux persistent.
Toutes ces entités qui ne sont que des définitions découpant le même spectre d'un problème (l'infection grave). Ils méritent une prise en charge urgente et donc
un appel au centre 15.
Deux images pour les esprits visuels : un purpura qui est effectivement TOUJOURS une urgence médicale quelle que soit son origine. Un purpura se traduit cliniquement par des petits points rouge, pouvant prendre un aspect noirâtre sur la peau. Il faut surtout regarder sur les zones déclives c'est à dire les plus basses : les pieds, les chevilles, les lombes, etc. (bref faut regarder vers le bas et entre les orteils). Lorsque vous appuyez sur la peau autour et sur le purpura il ne disparait pas. On dit qu'il résiste à la vitropression.
Le purpura fulminans est une infection très sévère où il faut très rapidement injecter des antibiotiques.
Autre image : les marbrures. Il s'agit de traces bleutées que l'on peut trouver sur les genoux. C'est majoritairement un signe de mauvaise perfusion de la peau. Ca peut être un signe de sepsis.
Il est difficile pour une personne non entraînée de (re)connaître des signes médicaux précis. Néanmoins, le bons sens reste un truc clé : quelqu'un en pleine forme de véritablement abattu avec de la fièvre mérite de voir un médecin. Une infection urinaire (problème courant normalement facile à soigner/guérir) peut-être gravissime dans certains contexte.
Mais, ça reste exceptionnel. C'est le métier du médecin de trier entre le grave ou à risque de le devenir et le non-grave. L'écrasante majorité des infections se gère en ville, en ambulatoire mais quand ça se corse, il est de bon ton de bénéficier d'une surveillance et d'un traitement en milieu hospitalier.