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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Tout peut changer...  (Lu 10139 fois)

18 août 2014 à 01:17:37
Lu 10139 fois

lejeune


Bonjour,

A la vue des activités récentes dans nos pays voisins une  idée mais trotte et me fait un peu frémir.


Gaza,Ukraine,Fergunson.

Nous n'en somme pas a la mais dans dix ans qui sait ...

Supposons que dans dix ans nous soyons comme ces pays soit en guerre civile ou en guerre tout court ou encore en dictature.

Dans ces cas la que faire ?

Fuire, installer des camps de fortunes dans la forêt à l'abris de civilisation tel les maquisard ??

Se cloitrer chez soit ? en espérant qu il ne nous arrive rien ??

Ou aucun des deux juste vivre et s adapter sans savoir si demain une troupe militaire ennemi viendras nous reveiller ou tout simplement nous serions mort dans notre sommeil ??

Pardonner ma Paranoia mais au vue des événement actuel je ne peut m empêcher de  réfléchir a un avenir plus sombre.

Vous que feriez vous ?

18 août 2014 à 07:46:36
Réponse #1

Tekkel


Un début de réponse ici :
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,64790.0.html
Le forum fourmille d'idées et de cas concrets sur le sujet  ;#.

Pour moi, ça sera simple : Maman solo d'un jeune enfant => Courage, fuyons !
1. Rester calme, pragmatique, observateur.
2. Essayer de prendre les décisions avec le maximum d'informations possible.
3. Mettre à exécutions les plans à court, moyen et long terme DEJA envisagés et préparés à l'avance.
4. Ne pas oublier que, "Quand c'est la m*rde, c'est la m*rde." et rester aux aguets : pro-actif, adaptable, débrouillard et opportuniste.
5. Revenir sans cesse aux points 1 et 2.

18 août 2014 à 12:45:56
Réponse #2

Black timber wolf


t’inquiète lejeune, le pire qui puisse  t'arriver, c'est que le front national sera élu  :lol:

Les choses ne commencent à devenir risquée que lorsque le pétrole de l'eau propre et la nourriture commencent à manquer.....nous sommes encore loin. Ca va venir certes mais je pense que nous avons peut-être plus que de 10 ans  ::)

18 août 2014 à 15:56:36
Réponse #3

Axelvanik


Bonjour,

Je suis aussi inquiet que toi, lejeune. :(

Si on suit un peu l’actualité, objectivement, on est à une période où ça peut déraper facilement ! La probabilité que des risques se concrétisent grandit de jour en jour.

Une récente analyse de risques ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Évaluation_des_risques , repris par David dans au moins un de ses cours ) à partir des infos qui me parviennent, m’amène à ce résultat, en commençant par les plus importants :



1- Conflit social majeur

Cela commence à devenir très gênant si il dépasse la semaine. Rupture d’appro dans la plupart des magasins dès les 1ers jours dans notre société où les flux tendus sont une « bonne pratique de gestion ».

L’eau et l’électricité ne me semblent pas menacés dans ce cas. (Service minimum assuré, a priori)



2- Sortie volontaire ou subie de l’Euro

De plus en plus de voix estiment que c’est inéluctable. Je ne citerai que ceci pour étayer mon propos, mais il y en a beaucoup d’autres :
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/toujours-plus-de-nobel-d-economie-137178

Cela signifiera une fermeture temporaire des banques (3 à 15 jours) qui risque de générer une belle pagaille. (cf. Chypre en mars 2013)
http://www.lepoint.fr/economie/zone-euro-les-banques-rouvrent-a-chypre-28-03-2013-1646952_28.php



3- Conflit militaire

Le conflit Ukrainien où l’OTAN commence un bras de fer avec la Russie peut déraper.

Des missiles balistiques ont été tirés par Kiev contre les séparatistes, et interceptés par les russes :
http://www.lecontrarien.com/flash-special-4-missiles-balistiques-ukrainiens-tires-vers-les-zones-des-separatistes-31-07-2014-scoop
Info annoncée sur CNN et bizarrement pas reprise en France dans les médias mainstream, mais passons…


Si ça s’envenime (même si c’est déjà chaud, là), avec les jeux d’alliance de l’OTAN, on peut se retrouver de facto en guerre, contre juste la 2ème puissance nucléaire du monde… Sans en arriver à cet extrême une petite cyberattaque façon Estonie 2007…



4- Pandémie

Les messages alarmistes côtoient les messages rassurants au sujet d’Ebola.
Le Monde a fait une synthèse qui m’a l’air pas mal (mais je n’ai pas le bagage scientifique pour valider le contenu)
http://www.lemonde.fr/planete/video/2014/08/15/tout-savoir-du-virus-ebola_4472120_3244.html

A priori, la menace semble cantonnée à la zone tropicale mais ce n’est pas si certain que cela car des dispositions ont quand même été prises sur le territoire français.
Même si une pandémie européenne est à ce jour peu probable, on ne peut pas encore totalement l’écarter.

================

Paranoïaque ? Je ne pense pas que les gens qui craignent ces événements le soient.  :closedeyes: L’Histoire est remplie d’événements de cette nature ! Quasi toutes les générations ont à faire face à une crise majeure. En vertu de quoi le XXIème siècle serait subitement un long fleuve tranquille, alors même que les signes de tension se multiplient ?


Pour gérer tout ça, il faut un savant mélange de volontarisme et de fatalisme, et surtout ne pas tomber dans la psychose. (AAAAHH !! on va tous mouriiiiiiir !! :o)

On peut minimiser l’impact de beaucoup d’événements si l’on est préparé. Mais seul, on ne peut éviter que ce genre d’événements se produise.


Qu’ai je fait ?

J’ai récemment parlé de ces craintes à ma femme afin de pouvoir mettre à exécution mon petit plan de préparation, sans passer pour un taré.  :lol: Ca lui un mis un petit coup au moral pendant 2 jours mais elle comprend le bien-fondé de ma démarche.

Le maître mot est RESILIENCE. (je précise que je vis dans un appartement près de Nice) :
- J’ai porté mon stock de nourriture à 6-8 semaines, en veillant bien à équilibrer au maximum les repas. C’est beaucoup et peu à la fois. Tout dépend de ce qui nous tombe dessus…
- Je n’ai pas stocké d’eau mais j’ai de quoi filtrer et purifier l’eau de la rivière en bas de chez moi. Ma seule inquiétude concerne son niveau de pollution chimique. Je pense que là se situe notre point faible.
- On s’est acheté des vélos pour pouvoir se déplacer en cas de pénurie d’essence (en plus c’est cool, maintenant on fait des balades le soir…)
- J’ai acheté une petite radio à pile
- Je vais acheter un chargeur solaire pour pouvoir recharger mes piles.
- Je continue à faire du sport (course à pied, rando, piscine…) pour pouvoir faire face à des situations où le physique joue.


Bref, c’est du survivalisme LIGHT. Après, advienne que pourra !! Je ne vais pas m’arrêter de vivre !


Enfin et pour conclure, j’ai récemment pris conscience que survivre, ça commence par une participation active à la gestion du pays en tant que citoyen. Si on laisse carte blanche à nos « zélites », on peut se retrouver comme chair à canon dans je ne sais quel conflit ou à crever faute de soin parce que l’hôpital ou la Sécu n’a plus les moyens pour te soigner (cf. la Grèce). http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/24/1825794-grece-la-crise-est-aussi-sanitaire.html

18 août 2014 à 18:27:37
Réponse #4

musher


1- Conflit social majeur
Régulièrement il y a des grèves des camionneurs qui paralyse le pays, voir des grèves générales.

2- Sortie volontaire ou subie de l’Euro
On y est bien rentré sans trop de heurt. C'est pas la sortie mais l'après qui peut être inquiétant

3- Conflit militaire
On a connu la guerre froide, l'afganistan (à l'époque des soviétiques), la crise de Cuba

4- Pandémie
H1N1

Je pense pas que la situation soit pire qu'avant.

On a déjà connu ce niveau de risque et on y a survécu.

Pas la peine d'être parano.

Je crains plus le camion de produit chimique qui va se renverser sur la nationale à 3 km de chez moi car il en passe plusieurs par jour.

 

18 août 2014 à 19:14:29
Réponse #5

Patapon


Yo,

J'vais pas être gentil  :'(

Concrètement, en cas de catastrophe qui couperait les lignes d'approvisionnements (de l'irruption solaire - 10% dans les 10 ans - à la guerre, et tout ce qui s'en suis) avoir une semaine de bouffe est souhaitable, plus c'est de la  :branleur: à mon avis: quand plus personne n'a rien, ceux qui ont peux deviennent des proies. Et puis sans en aller jusque là, vous vous voyez vraiment becter tranquillement votre bourguignon en boite dans votre salon pendant que vos voisins crèvent la dalle? Sans déconner?

Après, aller se planquer à la campagne, j'y ai pensé, mais il s'avère que les ressources dont nous disposons à l'état naturel sont relativement limitées. Donc, pour quelques personnes, why not, pour 65 Millions c'est illusoire!

Pour ma part, et sa n'engage que moi, la mort passera bien m'emmener danser une valse un de ces quatre; me planquer avec des rations ne fera que retarder le truc de quelques semaines. Du coup, je préfère essayer d'être utile aux générations d'après en participant à une reconstruction, qui, l'essaiera-t-on, ne sera pas trop con.

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

18 août 2014 à 19:35:44
Réponse #6

Axelvanik


1- Conflit social majeur
Régulièrement il y a des grèves des camionneurs qui paralyse le pays, voir des grèves générales.

2- Sortie volontaire ou subie de l’Euro
On y est bien rentré sans trop de heurt. C'est pas la sortie mais l'après qui peut être inquiétant

3- Conflit militaire
On a connu la guerre froide, l'afganistan (à l'époque des soviétiques), la crise de Cuba

4- Pandémie
H1N1

Je pense pas que la situation soit pire qu'avant.

On a déjà connu ce niveau de risque et on y a survécu.

Pas la peine d'être parano.

Je crains plus le camion de produit chimique qui va se renverser sur la nationale à 3 km de chez moi car il en passe plusieurs par jour.


1- Conflit social majeur
Il y a quand même la plus grave crise économique depuis 1929 qui s'amplifie avec un nombre de chômeurs record au niveau européen et des perspectives assez peu propices à faire rêver. C'est un fait. En général, ce genre de période débouche sur des mouvements.
Maintenant si ça bouge, c'est pas la fin du monde. Le tout, c'est de ne pas être pris au piège de la rupture avec 3 pauvres boîtes de haricots dans mes placards... Je ne sais pas quelle est ta situation personnelle, Musher. Tu as peut-être une certaine autonomie avec un jardin et une cave bien garnie. Pour un citadin comme moi, c'est vite la m*rde si les magasins se vident... ^-^

2- Sortie volontaire ou subie de l’Euro
On y est rentré sans trop de heurts parce que la préparation a été minutieuse et a duré des années. Une sortie moins planifiée se fera avec un peu plus de heurts. Là encore, c'est pas la fin du monde si ce n'est que quelques jours de fermeture des banques. Le tout est de savoir que ça peut se produire et prendre les dispositions qui s'imposent pour y faire face. Pas de quoi flipper non plus. :closedeyes:

3- Conflit militaire
Pour Cuba, c'est quand même passé pas loin de l'apocalypse... Maintenant c'est pas le scénario que je privilégie... Et si ça se produisait, j'irais pas bien loin avec mes 6-8 semaines de nourriture (si pas vitrifié sur place  ;#). Ce que je privilégie, c'est qu'un conflit militaire de basse ou moyenne intensité génère des perturbations plus ou moins volontaires sur notre fragile système de distribution ou nos services publics. Je répète, cf. Estonie 2007.

4- Pandémie
Le H1N1 est un très mauvais exemple. Ca n'était PAS une épidémie. Le lobby pharmaceutique a alimenté la psychose pour nous fourguer le max de de leur produits et faire des €€€€€€€... Je cite ce journal qu'on ne peut pas qualifier de gaucho-conspirationiste pour ne pas disqualifier la remarque :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00484-h1n1-une-enquete-epingle-l-oms.php
En revanche la grippe espagnole en était une...

Mais tu as peut-être raison, Musher. Peut-être que rien de tout ça ne se produira et ce sera tant mieux pour nous tous. Personnellement, je pense qu'il y a une probabilité suffisamment élevée que des perturbations sérieuses se produisent dans les mois ou années à venir. Ca ne m'empêche pas de dormir non plus...

18 août 2014 à 19:53:07
Réponse #7

Van


je rappelle à tout hasard que nous vivons dans une opulence jamais égalée, certes elle ne durera pas éternellement, profitons en.

Absolument ! Il n'y a jamais eu autant d'opulence. N'avons-nous donc pas tout pour être heureux ? 
Pourtant la France (entre autres pays développés), et son taux de suicide et de consommation de psychotropes, figurant parmi les plus élevés d’Europe (sans même parler de l’alcoolisation et de la prise de stupéfiants à un âge de plus en plus précoce chez notre jeunesse), démontre que le matérialisme, seul, ne suffit pas au bonheur de l'homme.

18 août 2014 à 19:56:52
Réponse #8

guillaume


http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/toujours-plus-de-nobel-d-economie-137178

Comme ce fil est à haut potentiel de création de bordel, merci de citer des sources sérieuses et de rester pragmatique.

Fil sous étroite surveillance par l'équipe de modération.

18 août 2014 à 20:11:51
Réponse #9

Axelvanik



Très bien guillaume.

http://www.marianne.net/Sortir-de-l-euro-Impossible-pour-les-journalistes-mais-pas-pour-les-prix-Nobel-d-economie_a215893.html

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110816trib000642634/un-prix-nobel-d-economie-conseille-a-l-allemagne-de-sortir-de-l-euro-.html

C'est mieux ? Je m'arrête là parce que c'est pas le sujet du forum.

Pour être pragmatique, ce que je dis est que l'on peut avoir à faire face à une fermeture des banques pendant plusieurs jours. Point barre.

18 août 2014 à 20:42:55
Réponse #10

fry


Deux précisions pour deux sujets de santé distincts.

1) D'abord corriger les erreurs à propos de H1N1:

4- Pandémie
Le H1N1 est un très mauvais exemple. Ca n'était PAS une épidémie. Le lobby pharmaceutique a alimenté la psychose pour nous fourguer le max de de leur produits et faire des €€€€€€€... Je cite ce journal qu'on ne peut pas qualifier de gaucho-conspirationiste pour ne pas disqualifier la remarque :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/04/97001-20100604FILWWW00484-h1n1-une-enquete-epingle-l-oms.php
En revanche la grippe espagnole en était une...

N.B de fry: tout ce que dit cet article du figaro c'est que les conflits d’intérêt des experts de l'OMS n'ont pas été alignés et qu'ils en avaient probablement avec les labos fabricants, ce qui a alimenté la psychose du grand public... ça ne veut pas dire que leur mesures ont été mauvaises.

La grippe H1N1 de 2009 était bien une épidémie, et une pandémie d'ailleurs. La réaction de l’État devant l'expansion rapide de ce virus inconnu ( calquée sur le H5N1 qui était paru un peu plus tôt en partant du principe que paré au plus grave, on sera paré au moins grave ) a été parfaitement adapté dans bien des domaines, en particulier du fait qu'on a pu dresser un profil épidémiologique rassurant de ce virus que des mois après son début, à une époque ou déclencher le branle bas de combat aurait été bien trop tard si gravité il y avait eu. De nombreuses autres choses ont été hautement critiquables dans ce dossier ( communication du ministère de la santé, organisation des campagnes de vaccination sans avoir recours aux médecins généralistes ), mais le grand public ne s'est braqué que sur d'autres points, souvent faux.

Ce virus n'a jamais été une fable des labos, éternel croquemitaine ésotériques tellement intelligents qu'ils seraient capables de manipuler les armées de virologues, épidémiologistes et autres médecins rompus à ce genre de crises, à coup de dollars.

Non, ce virus tout à fait nouveau sur son type de mutation a bien fait sa flambé pandémique, la plupart des réactions sanitaires mondiales ont été judicieuses, d'autres un peu moins mais ces derniers points sont plutôt anecdotiques d'un point de vue santé et concernent plutôt communication et gestion de l'information. Si ce même virus avait eu un profil plus virulent, il est clair que ç’aurait été une vaste catastrophe.

Le H1N1 est un très mauvais exemple.
[...]
En revanche la grippe espagnole en était une...

Sais-tu quel est le nom scientifique de la grippe espagnole ?
H1N1.

Comme quoi c'est un génotype parfois peu grave. Parfois.

Bref gardez l'esprit critique, mais n'allez pas croire pour autant ce que vous raconte onnouscachetout.fr ou le blog conspirationniste de l'URL d'à côté.

2) Ebola:

Le profil de ce virus en fait un très mauvais candidat à une pandémie mondiale et reste peu inquiétant pour les pays industrialisés.

Toutes les flambées épidémiques de ce virus ont jusque là été contenues dans des zones restreintes et rurales des pays frontaliers de l'actuel Congo ex-Zaïre, car c'est un virus si meurtrier qu'il fait rapidement le vide autour de lui et déclenche une série de mesures simples à mettre en œuvre pour en contrôler la propagation. Nécessité de transmission directe = facile à isoler.

Le seul élément qui permet sa propagation actuelle, est son développement dans une population extrêmement pauvre, nombreuse, et non compliante. Il est facile d'investir un village de brousse et d'imposer des quarantaines, des mesures d'isolation drastique et de dicter des conduites à tenir jusqu'à la fin de l'épidémie. Dans des grandes villes où le virus n'a jamais frappé auparavant, et où les croyances et les rites funéraires conduisent à des comportements irrationnels à la limite de l'incroyable, c'est une autre affaire. Fuite des hôpitaux et médecin pour y préférer le recours aux Marabouts, dissimulation des malades par leurs familles qui n'ont pas confiance dans les institution de santé de leur pays, voyages multiples des personnes malades pour les mêmes raisons avec dissémination du virus... et au pire comme aujourd'hui au Libéria, descente de foule en colère avec mise à sac d'un centre d'isolement car " Ebola ça n'existe pas ".
On pourrait en vouloir a ces jeunes à cause de leur ignorance, mais on peut plutôt les plaindre, car une grande part d'entre eux mourra probablement d'Ebola, via les draps et matelas contaminés qu'ils ont emporté suite à leurs pillages.

Dans un pays industrialisé, la mise en quarantaine de tout cas suspect fût-ce une simple fièvre à 38,5° et les mises en isolement immédiates et très agressives du sujet source et des sujets potentiellement exposés, ne présente un risque que pour les toutes premières victimes de l'épidémie à se phase silencieuse, qui sont par argument de fréquence des personnels soignants, infirmières et médecins.

On peut davantage craindre d'une future mutation de grippe, dont la contagiosité est majeure, que du virus Ebola aussi terrifiant soit-il.

18 août 2014 à 21:51:00
Réponse #11

costa


Salut.

Pour conclure sur ce que dit Fry sur Ebola, j'ai eu exactement la même version de la part du médecin à côté du cabinet. Je l'ai vu ce soir, je l'ai d'abord retapé (ben oui, à la base, il est venu me voir pour ça  ;D), ensuite, j'ai refusé qu'il me paie (on bosse ensemble, m*rde quoi!), et donc du coup, il a insisté pour qu'on bouffe ensemble. Et le chacal que je suis lui a demandé son avis. Ben la réponse a été la même que Fry.

Voilà, si ça peut aider à dormir plus tranquille sur ce point...

A+

18 août 2014 à 21:54:43
Réponse #12

Axelvanik


Je ne connaissais pas le nom scientifique de la grippe espagnole qui est le H1N1. Autant pour moi. ::) Merci fry.

Ceci dit ça ne change rien sur le fond, un rapport d'enquête publié sur le site du Sénat Français (haut repaire de conspirationistes  :D) corrobore le fait que des gens en situation de conflit d'intérêt ont "un peu" forcé sur les moyens à allouer, notamment en médicaments, pour un virus qui n'était finalement pas si dangereux :
http://www.senat.fr/rap/r09-685-1/r09-685-112.html#toc116

Pour Ebola, ton avis rejoint la video du Monde que j'ai postée plus haut : a priori, on a pas encore de quoi s'inquiéter.

Sur ce, je vais me pieuter (moins bête !  ;))

18 août 2014 à 22:05:02
Réponse #13

costa


Pour le reste, en ce qui me concerne:

- crise économique, voir effondrement. Je crois que la situation risque de se dégrader davantage, avec encore plus de chômage, insécurité grandissante (j'ai pas dis chaos et fin de la civilisation...), crise bancaire et perte de patrimoine gagné en bossant durement. Perso, je me prépare contre ça, c'est pour moi le risque le plus grand. Sans toutefois retomber dans des trips malheureusement à la mode en ce moment: retour à l'âge de pierre, chaos régnant dans les rues ou seules les personnes surarmées s'en sortiront (même si je suis tireur et que j'en possède), etc...
Ayant sorti du cash de mon compte et l'ayant mis en coffre, je commence à me poser des questions sur ce qu'il se passera en cas de sortie de l'euro (si vous avez des idées, n'hésitez pas...)


- Guerre.
Ben, il y a un bon bout de temps, j'aurais dit que c'est du fumage de moquette pour survivalistes extrémistes sous nos contrées. Mais quand on voit les différents conflits, dont le conflit ukrainien, on ne peut rien exclure.

A+

19 août 2014 à 00:06:46
Réponse #14

Patapon


Re,

Au niveau épidémique, le gros risque aujourd'hui c'est le Chik (la Dengue aussi, mais je connais pas). On a le vecteur qui va bien implanté dans le sud et qui commence à bien remonter, une population indigène absolument pas immunisée et de surcroit absolument pas habituée à luter contre ce vecteur de contamination, une durée d'incubation qui permet la contamination discrète d'autres receveurs et des territoires outre-mère déjà infectés (facilité de déplacement des populations).....à tel point d'ailleurs que les chercheurs en sont à se demander comment n'y a-t-il pas eu épidémie...maintenant le Chik est relativement peu létal, mais handicapant à court, moyen et long terme. Donc, pour moi, les moustiquaires sont à envisager.

[Edit] Concernant H1N1, autant je ne suis pas fan de Bachelot, autant je pense qu'il y avait un conflit d'intérêt, autant je suis sûr qu'il n'y avait pas de solutions sans effets secondaires: pas prendre de vaccin et risquer une contamination sans rien pour la juguler aurait eu pour conséquence une sur-population dans les funérarium, et acheter des vaccins qui n'ont pas servis a été considéré comme une dépense inutile de l'argent des contribuables....j'aurais surement pris la même décision à ce moment là.....

Pour Ebola je suis de l'avis de Fry: trop agressif, trop mortel, trop rapide. Il se coupe lui même l'herbe sous le pied si j'ose dire.[/edit]

Après, une guerre, en Europe, je n'y crois pas, à moins que l'UE explose et qu'on commence à se mettre sur la gueule, là il y aura du soucis à se faire.

Tcho

Hugo
« Modifié: 19 août 2014 à 01:21:33 par Hurgoz »
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

19 août 2014 à 09:44:13
Réponse #15

cosmikvratch


Je sais que le sujet a déjà été abordé sur ce forum, mais pour l'avoir étudié d'un point de vue médical et en terme de gestion des risques, le risque d'une pandémie grippale est bien réel, largement plus qu'une guerre civile ou je ne sais quel scénario catastrophe hollywoodien (même si sur ce point je ne suis pas un expert).
H1N1 était très contagieuse, mais heureusement peu virulente. lorsqu'un nouveau HxNx combinera les deux caractéristiques (contagiosité + virulence), ça fera très mal. Et comme nous disait notre prof d'infectiologie, la question n'est pas "est-ce-que", mais "quand".
d'un point de vue épidémio ça donnerait ça (remplacez H1N1 par HxNx):
http://download.thelancet.com/flatcontentassets/H1N1-flu/epidemiology/epidemiology-2.pdf

Si cette pandémie arrive dans les très proches années, les conséquences seront aggravées par l'antécédent H1N1, son côté pétard mouillé et sa mauvaise gestion par les autorités (retard dans l'application des mesures, mauvaises décisions concernant la méthode de vaccination, et retard dans la levée du dispositif lorsqu'il a été clair que cette grippe n'était pas "méchante). Ca a rendu la population défiante vis-à-vis des pouvoirs publics et des vaccins. Les gens suivront moins les consignes de confinement, et le défaut de vaccination rendra plus long l'endiguement de l'épidémie. Et ce malgré le fait que l'état prend le sujet au sérieux:
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Plan_Pandemie_Grippale_2011.pdf

Pour reprendre un shéma de risque cher à DM (probabilité x gravité): une mortalité létalité à 0.5%, sur 1/4 de la population française (estimation basse du taux d'attaque), ça nous fait dans les 80 000 morts quand-même :o
Sans même parler de la mortalité, imaginez pendant plusieurs semaines 25% d'une population hors d'état de sortir de chez elle (on parle d'un absentéisme de 40%... y compris dans les hôpitaux, la police, les transports, les commerces...), ainsi que le nombre de cas graves embolisant les hôpitaux (faudra pas avoir de problème de santé à ce moment).


D'un point de vue plus général/philo, j'en profite pour vous conseiller un très intéressant ouvrage du spécialiste du risque Jean-Pierre Dupuy: pour un catastrophisme éclairé.
Un résumé correct ici:
http://appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/114_fr.pdf
« Modifié: 19 août 2014 à 09:52:13 par cosmikvratch »
Life's a bitch (and then you die)

19 août 2014 à 09:56:30
Réponse #16

raphael


Ne pas oublier sur le long terme :

A partir du 19 août, la population mondiale est en "déficit écologique" pour 2014
http://www.boursier.com/actualites/economie/a-partir-du-19-aout-la-population-mondiale-est-en-deficit-ecologique-pour-2014-25001.html
(Boursier.com) — A compter d'aujourd'hui, la population mondiale vit "à crédit" sur ses ressources naturelles 2014... Chaque année, l'ONG Global Footprint Network calcule "le jour du dépassement", c'est à dire "la date à laquelle l'empreinte écologique de l'humanité dépasse la biocapacité de la planète à savoir sa capacité à reconstituer les ressources de la planète et à absorber les déchets", explique WWF France qui relaie les résultats de cette étude.

Un phénomène de plus en plus précoce

L'ONG s'inquiète de voir que "la date de dépassement" avance d'année en année. En 2000, elle se situait encore au 1er octobre seulement. En outre, la population mondiale connaît cette situation de déficit écologique depuis le début des années 1970.  Actuellement, Global Footprint Network estime qu'il faudrait "une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité". Par pays, 12,3 Emirats Arabes Unis seraient nécessaires pour absorber l'empreinte écologique de cet Etat ! La Chine dépasse également ses besoins en ressources naturelles. Il lui faudrait 2,2 "Chine" pour satisfaire sa population. La France se situe dans la moyenne (1,6). Enfin, l'étude montre qu'au Canada, en Australie, en Finlande ou encore au Brésil, l'empreinte écologique de l'homme est moins importante que les ressources naturelles disponibles.

Pas trop tard pour agir

Pourtant, l'ONG estime qu'il n'est pas trop tard pour agir. "C'est un phénomène qui nous inquiète (...) il faut aller à l'encontre", a expliqué ce mardi matin sur 'France Info', Christophe Roturier directeur scientifique chez WWF France. Il préconise de "protéger le capital naturel dont nous disposons", évoquant en particulier la lutte contre la pêche profonde. "Il faut aussi consommer différemment et produire mieux (...) considérer le capital naturel au même titre que le capital humain ou productif", explique-t-il. Passer massivement à l'énergie renouvelable, opter pour des régimes alimentaires moins riches en viande, viser une économie circulaire sur la base du recyclage et de la réutilisation, repenser l'urbanisme, la mobilité et la fiscalité sont autant de pistes évoquées par WWF.
Se connaitre et s'accepter


19 août 2014 à 10:35:19
Réponse #17

Axelvanik


D'un point de vue plus général/philo, j'en profite pour vous conseiller un très intéressant ouvrage du spécialiste du risque Jean-Pierre Dupuy: pour un catastrophisme éclairé.
Un résumé correct ici:
http://appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/114_fr.pdf

Excellent !  :doubleup:

Certaines citations résument parfaitement ce que je pense :
"une catastrophe est toujours impossible avant qu’elle n’advienne, mais elle apparaitra comme rétrospectivement tout-à-fait possible dès lors qu’elle se sera réalisée"
« Ce n’est pas l’incertitude, scientifique ou non, qui est l’obstacle, c’est l’impossibilité de croire que le pire va arriver » (p.142)."

Et pour finir sur une note d'humour, parce qu'on peut aussi rigoler de tout ça  :lol:
https://www.youtube.com/watch?v=-jcv6mh0uok

19 août 2014 à 11:21:18
Réponse #18

Patapon


Yo,

Ne pas oublier sur le long terme :

A partir du 19 août, la population mondiale est en "déficit écologique" pour 2014

Et dans le même registre il y a l'acidification des océans :(

Enfin, j'ai l'impression qu'à force de tirer sur la corde on commence à arriver au bout ^-^

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

19 août 2014 à 21:02:02
Réponse #19

Aleksi


Bien sûr, mais en attendant quand on ne manque de rien, il est quand même plus facile de se trouver son bonheur que quand on ne sait pas, en se levant le matin, si on sera encore vivant le soir.......

Salut Pierrot,

Je ne vois pas bien le rapport entre "ne manquer de rien" et savoir si l'on sera encore vivant le soir.
De même, peux-tu s'il te plait préciser ce que tu entends par "ne manquer de rien ?"

A plus !

19 août 2014 à 21:05:12
Réponse #20

Aleksi


Yo,

Et dans le même registre il y a l'acidification des océans :(

Enfin, j'ai l'impression qu'à force de tirer sur la corde on commence à arriver au bout ^-^

Tcho

Hugo

Ou encore la disparation du lichen dans le Grand Nord, entièrement due à l'activité humaine, et pas au réchauffement climatique qui a, il me semble parfois, bon dos.  :)

19 août 2014 à 22:38:36
Réponse #21

Aleksi


Je répondais à ceci ;

Ici en France je crois pouvoir dire que nous ne manquons de rien, pour la plus grande majorité de la population en tout cas.  Il y a des pays où, au pire,  quand tu te réveilles le matin tu ne sais pas si tu seras encore vivant le soir, au mieux tu ne sais pas si tu auras mangé dans la journée.

Par ne "manquer de rien" et bien c'est ainsi que je vois la vie actuelle, toujours en France, où bien que le système soit en train de se casser la gueule petit à petit, on ne peut pas dire que les gens soient très malheureux, de mon point de vue en tout cas.

Il y a des malheureux, mais je crois bien qu'ils seraient aussi malheureux ailleurs....

Salut Pierrot ! Merci de ta réponse, mais je n'ai toujours pas compris ce que tu entendais pas le terme générique "ne manquer de rien".
Pour ta dernière phrase, j'étais foncièrement malheureux ma dernière année passé à Paris et je suis foncièrement heureux ailleurs depuis deux ans, sur la Route.
Ne manquer de rien est, je le pense, malheureusement trop étroitement lié à ce que les autres ont. Attention, pas toujours.

A plus !

20 août 2014 à 13:38:20
Réponse #22

Zoglou


Juste une petite réflexion, en fait deux, pour contribuer à la réflexion de cet intéressant fil de ce non moins intéressant forum :

1 - Le 17 Brumaire, peu de gens imaginaient ce qui allait se passer le 18 et l'état du pays était bien préoccupant. Tirons-en la leçon que l'on veut, mais Voutch en a fait une jolie synthèse avec le titre d'un de ses albums, "Même le pire n'est pas certain".

2 - Les réflexions de Dupuys sont tout à fait intéressantes, en particulier sur l'impossibilité d'envisager le pire. Pour avoir fait pas mal de plan de continuité d'activité en tant que consultant, sur une mission 80% de l'effort porte sur la recherche de l'adhésion des dirigeants au sujet, 10% à l'état des lieux et 10% à sa création. Avouons que le 11 septembre a grandement aidé la profession à passer de 99 à 80% le ratio d'évangélisme sur la prédictibilité des risques.
Après "mais on a toujours fait comme ça", la phrase que j'entend le plus dans mon travail est "oh mais vous envisagez le pire". Bin oui.
Ce n'est pas parce que je suis paranoïaque que personne ne m'en veut.
Woody Allen

21 août 2014 à 19:25:23
Réponse #23

Axelvanik


Juste une petite réflexion, en fait deux, pour contribuer à la réflexion de cet intéressant fil de ce non moins intéressant forum :

1 - Le 17 Brumaire, peu de gens imaginaient ce qui allait se passer le 18 et l'état du pays était bien préoccupant. Tirons-en la leçon que l'on veut, mais Voutch en a fait une jolie synthèse avec le titre d'un de ses albums, "Même le pire n'est pas certain".

2 - Les réflexions de Dupuys sont tout à fait intéressantes, en particulier sur l'impossibilité d'envisager le pire. Pour avoir fait pas mal de plan de continuité d'activité en tant que consultant, sur une mission 80% de l'effort porte sur la recherche de l'adhésion des dirigeants au sujet, 10% à l'état des lieux et 10% à sa création. Avouons que le 11 septembre a grandement aidé la profession à passer de 99 à 80% le ratio d'évangélisme sur la prédictibilité des risques.
Après "mais on a toujours fait comme ça", la phrase que j'entend le plus dans mon travail est "oh mais vous envisagez le pire". Bin oui.

Donc Zoglou ton métier est d'être "prévoyant" ou "parano", c'est selon la perception de chacun... :)

As-tu appliqué cette façon de voir les choses à ta vie personnelle ? Une sorte de déformation professionnelle en quelque sorte... Si oui, quelle est ta vision de la situation et qu'as tu fait ?


21 août 2014 à 20:39:25
Réponse #24

Loriot


Tout peux changer effectivement.
En bien, en mal.
C'est pour cela qu'il faut s'aimer soit même. Aimer les autres encore plus.
Ne pas juger gratuitement. Porter son aide a qui en a besoin. Pardonner.
Prendre soins de son environnement (naturel, proffesionel, social, etc.) comme on prend soins de soi.

Peace and love quoi!

Christophe. (Qui a passé une superbe journée en montagne) ::)
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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