Bonjour,
C'est toujours délicat ce genre de débat, encore plus depuis que des organisations militantes s'y impliquent en utilisant les connaissances modernes des SHS pour parvenir à leur fin manipulatoire.
Il existe une injonction paradoxale pour tout amoureux de la nature : comme poursuivre nos activités sans, du fait même de ces activités, nuire à la nature.
Si on osait : comment les cavaliers peuvent-ils dire aimer les chevaux alors qu'ils leur montent dessus jusqu'à épuisement et passent leur temps à leur donner des ordres?

C'est encore plus complexe depuis que la majorité des gens dans les pays développés sont des urbains. Et pour une minorité agissante d'entre eux : des bobos qui du haut de leur superbe, savent ce qui est bon pour eux et donc s'arrogent le droit de décider ce qui est bon pour les autres. Et si l'autre n'est pas d'accord, c'est tout simplement qu'il n'a pas compris. On se doit donc de l'éduquer.

La nature devient quelque chose de désincarné : il faut des loups mais qui ne mangent pas les brebis, de la viande mais sans tuer le bétail, des forêts vierges mais avec de belles allées pour se promener, de belles prairies mais sans les tiques...
Ceci posé : on ne saurait nier les problèmes.
En 2014, la réponse à nos besoins (si l'on s'en tient à la pyramide de Maslow, certes datée mais qui présente l'avantage de la simplicité) ne peut être seulement d'ordre physiologique ou de protection.
Nous aspirons aussi à répondre à nos besoins d'ordre supérieur et, comme c'est désormais économiquement possible, minimiser la souffrance animale s'impose naturellement à nous. DANS LA MESURE DU POSSIBLE.
Par exemple, au prix ou nous payons les sous vêtements techniques en laine mérinos, il ne me parait pas aberrant de réclamer que la pratique du mulesing soit limitée le plus possible. (
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mulesing )
Au final le cout de la matière première dans un TS bougerait peut être de quelques euros...mais comme c'est loin de représenter la 1/4 du prix final...ce serait acceptable. Charge aux marques de prestiges (Patagonia, Woolpower, Smartwool, Icebreaker, Ibex, Ortovox...) de trouver des économies ailleurs si elles veulent conserver leur PDM.
Malheureusement, quand les groupuscules extrémistes comme la PETA s’emparent d'un problème, ils provoquent une telle défiance chez la majorité des amoureux de la nature qui pensent autrement : qu'ils les incitent à ne pas chercher à faire de concession afin de ne pas favoriser ces extrémistes.
Parfois même on en arrive à la négation du problème, parce que ce sont des extrémistes qui les posent (pas que sur les problèmes écologiques...)
Ce faisant les groupuscules extrémistes, spécialistes du "prêt à penser" (ex : PETA), deviennent une partie des problèmes qu'ils dénoncent.
