Les derniers termes de la règle des 3 ont changé.
Cela donne :
- 3 mois sans hygiène
- 3 ans sans contacts sociaux
Le repos, tant physique (la récupération, le sommeil) que psychologique (la décompression) fait partie de l'hygiène.
Je ne sais pas qui a les droits pour modifier cet article, mais du coup il serait bien de l'actualiser

Le sommeil a ceci de particulier que contrairement à d'autres besoins, si tu en manques vraiment de trop... tu vas t'endormir et refaire le plein (...)
Ca c'est très vrai. Si tu manques d'eau ton corps ne se mettra pas à en produire, mais le sommeil, il y aura forcément un moment ou tu ne pourras plus lutter.
Ca peut être positif : si tu dors en sécurité, et que ce sommeil réparateur te permet de récupérer tes facultés. Ca peut aussi malheureusement être dangereux, si tu t'endors au volant par exemple, ou si tu t'endors sans être un minimum abrité (je ne parle même pas d'une potentielle attaque, mais plutôt des dangers du froid ou de l'insolation si tu t'endors exposé).
Cependant, récemment j'ai cumulé de nombreuses activités qui me privaient de sommeil, moi qui ai besoin de mes 8h par nuit je n'avais pas assez de temps pour dormir plus de 2 ou 3h...
Ca n'a pas duré : je me savais surmenée et je n'ai pas maintenu ce rythme une fois que je n'y étais plus forcée. J'ai donc passé 3 semaines à ce rythme. La première je me sentais plutôt bien, malgré la fatigue. La deuxième semaine la fatigue commençait à sérieusement ralentir mes capacités de réflexion (en aidant un gamin sur un exo de math cette semaine là, j'ai mis 10 minutes à calculer 3x4, sans exagérer), j'étais plus irritable . Jusque là, dans la vie courante ce n'est pas grave, mais en survie c'est dommage de perdre ses capacités de réflexion. On en revient aux trois secondes de connerie.
Au début de la troisième semaine j'ai été prise brutalement d'un malaise vagal, j'étais blanche comme un linge, j'ai commencé à trembler et à voir trouble, puis j'ai perdu connaissance. Je me suis réveillée, j'ai voulu me relever, et je me suis de nouveau évanouie. Je n'avais jamais été épuisée à ce point. Mon copain m'a ramenée chez nous en me portant à moitié, car je menaçais de retourner dans les pommes... A ce stade, non seulement en situation de survie ça craint mais dans la vie courante c'est assez handicapant. Cela dit un malaise vagal ce n'est pas grave et tout est rentré dans l'ordre peu de temps après, dès que j'ai pu reprendre un rythme qui me convenait mieux.
Je précise qu'à cette période, je ne manquais que de sommeil ; je mangeais bien, je m'hydratais bien, bref on est loin des soucis supplémentaires qu'il peut y avoir en situation de survie...