Le diagnostic affiché par lastpass.com n'est pas très convaincant. http://filippo.io/Heartbleed/ , lui, teste réellement la vulnérabilité en se connectant au serveur.
J'ai hésité à proposer filippo.io à la place de LastPass, mais je trouve que ses résultats peuvent prêter à confusion.
Exemple pour Yahoo :
http://filippo.io/Heartbleed/#yahoo.com :
All good, yahoo.com seems fixed or unaffected!
https://lastpass.com/heartbleed/?h=yahoo.comWas vulnerable: Possibly (might use OpenSSL, but we can't tell)
SSL Certificate: Now Safe (created 4 days ago at Apr 9 00:00:00 2014 GMT)
Assessment: Change your password on this site if your last password change was more than 4 days ago
WARNING: yahoo.com was confirmed as vulnerable either publicly via statement or on 4/8/2014 LINK
Donc filippo.io dit juste que
maintenant Yahoo est sûr alors que LastPass précise que Yahoo a été vulnérable et confirme que le certificat SSL de Yahoo a bien été remis à jour il y a 4 jours (opération indispensable en plus du correctif OpenSSL) => risque de faux sentiment de sécurité avec filippo.io
Dans tous les cas, vu l'étendue du problème (2/3 des serveurs Internet ont été potentiellement exposés), un
changement systématique et préventif de ses mots de passes s'impose (en attendant la mise à jour le cas échéant).
Illustration concrète de la faille sur Yahoo Mail qui n'a été patché que très tardivement (
en laissant facilement fuiter des mots de passe encore 48H après les révélations) :
http://arstechnica.com/security/2014/04/critical-crypto-bug-exposes-yahoo-mail-passwords-russian-roulette-style/D'autres services style Facebook, Twitter ou
bancaires ont été exposés pendant 2 ans. Les attaques restent quasiment indétectables, même si l'EFF soupçonne des tentatives remontant à novembre 2013 :
https://www.eff.org/deeplinks/2014/04/wild-heart-were-intelligence-agencies-using-heartbleed-november-2013Comme dit Bruce Schneier (spécialiste de renommée mondiale dans le domaine) : sur une échelle de 1 à 10 on est à 11 =>
https://www.schneier.com/blog/archives/2014/04/heartbleed.htmlÀ utiliser à vos risques et périls puisque, techniquement, vous seriez alors commanditaire d'une tentative de piratage 
La moitié des experts mondiaux en sécurité informatique et boîtes spécialisées sont "commanditaires de tentatives de piratage" depuis ce lundi : les outils en tout genre moulinent à fond pour essayer de détecter les vulnérabilités et les boucher au plus vite.
Encore une preuve de la débilité profonde de la loi sur ce point précis.