C'est pointu, c'est sûr.
G-Dag est juriste 
Oui, et même enseignant à la fac, et en droit pénal, me semble-t-il ! Et donc, nous avons là me semble-t-il une approche caractéristique d'un enseignant du droit, qui aura tendance à chercher (légitimement d'ailleurs à mon avis) le maximum de cohérence intellectuelle là où malheureusement en pratique il n'y en a pas forcément tant que ça...
Bon, c'est que là on ressusciterait presque la vieille et sympathique querelle entre théoriciens et praticiens du droit !
Cordialement,
Bomby
PS : Juste pour préciser les choses, à toutes fins utiles, je ne veux nullement paraître dénigrer l'approche de G-DAG dans le fil cité par Sharky (fil qui a d'ailleurs quelques années déjà).
Je trouve qu'elle amène, dans ce fil-là, des débats un peu "inutilement prise de tête", mais pour ce forum, et pour qui veut trouver rapidement des indications pratiques. Pour qui veut creuser la réflexion juridique elle est au contraire intéressante, et pourrait être plus développée (mais en relevant à mon sens d'un forum plus spécialisé).
Un enseignant du droit est parfaitement dans son rôle en cherchant notamment à établir les lignes de cohérence et/ou d'incohérence des décisions judiciaires et en en expliquant les conséquences. Dans son rôle spécifique, un praticien du droit, par exemple un avocat, aura intérêt lui à très bien connaître les analyses du premier (d'autant qu'il n'aura pas, lui, le temps de rassembler en première main les données nécessaires) mais devra également s'intéresser à d'autres facteurs, par exemple très humains, psychologiques et/ou circonstanciels, qui auront, au-delà de la règle de droit théoriquement applicable, une influence souvent déterminante sur la solution du litige.
Ici, sur un forum de ce type, non-juridique, et dans lequel on cherche généralement plutôt des indications pratiques, il me semble donc relativement vain de vouloir rentrer dans trop de subtilités théoriques, difficilement accessibles au profane (tout simplement comme dans chaque spécialité), et qui en pratique sont fortement contrebalancées par d'autres aspects beaucoup moins théorisables.
Or, chaque fois qu'on évoque ici la question de la légitime défense, il me semble que revient la tentation, bien compréhensible pour tout un chacun, de vouloir se sécuriser à l'avance par référence à des principes théoriques, au risque pour se rapprocher de cette sécurité finalement inatteignable d'entrer dans des subtilités finalement bien difficiles à appréhender...