Je suis en train de lire "Deep survival" de Laurence Gonzales et cela va tout à fait dans ce sens. J'aimerai vous relater une des histoires du livre qui tend à prouver ce fonctionnement :
En suisse, 1911 Edouard Claparède réalisa une expérience sur une patiente de 47 ans qui n'avait pas de mémoire à court terme.
Un jour où il la salua comme chaque fois en lui serrant la main, il avait caché une punaise dans sa paume. La réaction est évidente, la patiente la retira brusquement.
Le lendemain elle avait complètement oublié l'incident, mais son subconscient non. De ce fait, alors qu'elle était incapable d'expliqué pourquoi, cette femme ne parvenait plus à serrer la main de son médecin.
Son instinct savait, la partie émotive de son cerveau, la plus rapide, avait créé un "emotionnal bookmark" qui se déclenchait à chaque fois qu'une situation similaire se présentait, de manière complètement indépendante de ses cognitions.
Notre instinct est effectivement construit par nos expériences et bien que dans la plupart des cas il nous est bénéfique, si on se trouve dans une situation dont il n'a aucune expérience, il sera inutile voir même dangereux. D'où l'utilité d'expérimenter sans cesse, physiquement, en vrai et pas seulement de manière théorique, cognitive.