RETEX – stages fondamentaux Septembre 2013
Salut à tous,
Je vais sans doute devenir l’as des RETEX à force, mais tant pis, histoire que chacun puisse se faire un avis, je donne le mien. Je suis rentré il y a quelques jours d’un stage « fondamentaux » par le CEETS, encadré par David (DavidManise) et Chris (plumok).
Je vous raconte d’abord ce qu’on a foutu jour après jour, sans de détails, ils sont disséminés partout ici, et ensuite mon ressenti.
Day 0 : arrivée à la gare de Die la veille, dodo sur le parking car nuit noire, et grosse flemme d’aller trouver un spot.
Day 1 : accueil à l’heure, discussion, tranquillement, on prend du temps jusqu’à 12.00 environ pour l’arrivée au gîte (retrouvance, le grand viopis :
http://www.onf.fr/activites_nature/++oid++c10/@@display_leisure.html) et la mise en place de paquetages. Explicitation de la semaine, course à faire, et tout le bordel. Finalement on attaque par la pyramide de Wiseman version Manise (voir le n°2 de Bushcraft Magasine) et les fameux codes couleurs pour déterminer notre niveau de vigilance et notre état interne, de fait on aborde l’effet chimpanzé et les différents moyens de travailler l’attitude, les connaissances, le physique, la gestion du stress…
Ensuite, passage obliger par les premiers secours (aka : stopper une hémorragie), l’importance de garder l’état de conscience d’une victime et on enchaîne logiquement sur la règle des trois. Le temps de mettre tout cela en pratique et il est déjà l’heure d’aller se pieuter après un très bon repas « en famille » !
Day 2 : on attaque à une heure reposante, vers les 9.00 par l’évaluation des risques, sur une échelle de 0 à 25 avec une mise en pratique par un brainstorming et une formalisation sur un tableau par rapport à notre stage. La gestion des risques implique aussi une préparation ! De fait, naturellement on aborde les 4 types de préparations et les outils fondamentaux (Ca Ca Vaut Dix Millions, merci Chris !). Pour s’en rappeler on dessine de symboles cabalistiques avec des lettres étranges (voi ci-dessous, avec le RECC dedans).

Viens ensuite la première cause de bordel quand on se trouve dans la m*rde, après l’hémorragie. A savoir le froid, avec plein de détails pour conclure sur la phrase désormais universelle : « si t’as froid aux pieds, met ton bonnet ! ».
On en vient, de fait, aux moyens de lutter contre le froid, à savoir RECC, et les différents systèmes de vêtements et matériaux, en passant par le fait qu’il vaut mieux être gros et petit que grand et mince. En parlant de vêtements, il est désormais temps de parler du matériel !
En fait il faut partir des CCVMD et de la règle des 3 pour établir son sac. Il faut voir ce qui va être utile, et ce qui pourrait être utile. On voit d’ailleurs ensuite comment organiser le matériel par strate, voir cet article sur le blog de David
http://www.davidmanise.com/kit-de-survie-vehicule/.
Maintenant qu’on s’est bien intéressé au mec, à lui sauver la peau en cas de pépin, et à lui tenir chaud, on va s’intéresser à ne pas le perdre, c’est-à-dire qu’on va voir comment fonctionne une carte, une boussole, l’azimut, (au passage tout ce que vous voulez est sur « azimut nature »), et tout le reste, puis on se casse et on essaye dehors.
Day 3 : bon, aujourd’hui, on dort dehors, et on va voir l’eau et le feu.
Atelier purification d’eau, et cours pratique, seul procédure à appliquer, sans réfléchir, m’enfin on verra quand même la théorie derrière, parce que les 4 types de pollutions bactériologiques, bah c’est chiant. Alors 1, on rend l’eau traitable, 2, on la rend potable. On voit aussi l’osmose inverse, l’ébullition, la méthode SODIS et aussi ce qu’on fait avec l’eau, à savoir la boire. En gros on parle ensuite de l’hydratation, comment ça faire, comment faut faire, etc.
Bon ensuite on parle du sac, comment on peut le ranger, ce qu’il faut foutre dedans, dans quel ordre, histoire de bien penser le truc. Ensuite, on se casse dans la verte, on parle du feu, du bois gras, et du reste. On retourne près du gîte, on bivouac en « tout confort » avec les duvets, tarp, etc.
Day 4 : on reste dans la verte, on se prend le choux avec un organisateur de battue franc con, mais ça va, on change de versant, on parle de camouflage, de FFOMECBLOT
http://fr.wikipedia.org/wiki/FFOMECBLOT, on monte un abri minute, on fait un feu minute (vive l’œuf Manise), on essaye de s’orienter, puis on s’attrape un point de bivouac, genre à l’arrache avec le fond de sac, et sans feu parce qu’on est des guerriers. Du coup, David nous autorise à utiliser un matelas, parce que j’en utilise pas en fond de sac, j’en ai pas pris, donc je me choppe une bauge près d’une coulée, et zou, je réussi même à faire des rêves porno ! Bon j’avoue, on a tous fait un feu commun, et j’y suis resté un long moment, moralité : la space blanket c’est chouette, le poncho c’est pas de trop, mais le feu, c’est quand même mieux.
Day 5 : on se réveille, on se moque du collègue qui a pas dormi de la nuit et qu’est resté près du feu. On rentre en parlant de plantes comestibles, mais pas trop (règle des 3, avant de bouffer on a le temps sous nos latitudes). On débriefe, on rentre, on nettoie, on se douche, on se quitte dans de chaudes larmes et on rentre chez soi.
Mon avis, j’ai adoré, ouais, je fais de la lèche, mais c’est un fait, j’ai révisé beaucoup ce que j’ai vu en N1/N2, j’ai aussi, et surtout pratiqué, mis à jour. Je regrette le début du lundi matin, j’aurais préféré le dimanche soir, je regrette aussi la fin du vendredi midi, j’aurai préféré le samedi midi.
L’approche CEETS et la faculté des moniteurs à s’adapter au collectif est salutaire, on a tous progressé et appris, on s’est apprécié et on se reverra. Je regrette en revanche l’approche focalisée j’suis dans la verte et je me retrouve « dans la m*rde », j’aurai aimé un petit passage sur la survie « urbaine », mais sans bouffer sur le 72h00. Idem, un PSC validant serait peut-être un plus, voir même une réduction pour les prochaines stages dans les 2 ans, ou pour un conjoint… Mais c’est tellement du détail par rapport à ce que j’ai pu pratiquer et je j’essaierai de repenser, réessayer, intégrer, transmettre dans les années qui viennent.