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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Rencontres humaines imprévues en pleine forêt... ?  (Lu 17580 fois)

29 septembre 2013 à 22:42:06
Lu 17580 fois

Ladeuc


Salut à tous !

Alors voilà je poste ça car lorsque je parle de mes sorties en forêt les gens me prennent pour un fou ou un homme extrêmement courageux car pour la plupart il voit la Nature comme un milieu hostile.
Du coup ,à chaque fois ,je leur explique que comparé à la ville ,si il y a bien un endroit où on est en sécurité c'est bien en forêt (française en tout cas) ,et que les animaux qui y sont ont clairement plus peur de nous que nous de eux.

Mais certains me disent alors que ce n'est pas des animaux qu'ils ont peur mais des êtres humains...
Ils m'expliquent qu'il y a tellement peu de chances de tomber sur quelqu'un en pleine forêt ,que si ça arrive ils ont peur de tomber sur un fou qui leur fera subir tout ce que les plus grands films d'horreur ont pu leur apprendre.

Qu'en pensez-vous ? La rencontre totalement imprévue d'un être humain (au beau milieu de la nuit essentiellement) ne serait-ce pas ça la plus grande peur qu'on puisse avoir en forêt ?

29 septembre 2013 à 22:43:36
Réponse #1

Moleson


J'ai bien aimé délivrance...........Groink.... ;#

Moléson

29 septembre 2013 à 22:49:46
Réponse #2

Ladeuc


Bah au moins délivrance était bien fais !
John Carpenters il me semble ?

29 septembre 2013 à 22:56:57
Réponse #3

Magic Manu


La nuit, je ne sais pas...déjà, le matin, à Fontainebleau, voir se pointer deux gardes de l'ONF droit sur toi, ça fait moyennement rigoler... La nuit, j'ose même pas imaginer. Mais la probabilité est roche de zéro!
Hope for the best, expect the worst...

29 septembre 2013 à 23:00:49
Réponse #4

Ladeuc


La nuit il est vrai que ça ne doit pas être rassurant de voir qqcn arrivé !

Des gardes de l'ONF de bon matin ?
Ouah t'as pris une amende ?
Mais comment ça se fait qu'ils t'ont trouvé tu étais dans un endroit trop visible ?

30 septembre 2013 à 07:45:28
Réponse #5

Magic Manu


Brame du cerf, l'année dernière, en famille (2 enfants, ma femme) sous tarp. Très tôt le matin (tu dors pas très bien, quand c'est le vrai brame du cerf :D!), je montre à mes enfants comment trouver du bois gras. On bâtonne un peu. 2 heures après, au moment où on allait décoller, on voit se pointer les deux gardes de l'ONF. Ils nous expliquent que nous avons été dénoncés à la police par un promeneur matinal qui a entendu le bruit, que la police nous a cherchés en voiture sur les chemins larges, sans nous trouver, puis qu'ils ont repassé "l'affaire" à l'ONF...(on voit où passe nos impôts...)
Discussion. "vous avez fait du feu?" j'avais mon réchaud à bois FireProfi à la main...! Je leur montre, avec le bouclier thermique, pas de trace au sol, leur explique que je ne laisse aucune trace, leur montre le sac poubelle avec dedans des très vieux paquets de clopes ramassés dans les alentours. Ils m'expliquent qu'en fait, ils cherchent plutôt des jeunes qui font des feux énormes et jettent des canettes, et que là, malgré le feu, ils vont me laisser partir tranquillement, qu'en plus, sous tarp, la nuit est plus tolérée qu'en tente (ça fait plus bivouac que camping). Au moment de partir, ils me demandent "et vous ne seriez pas venus la semaine dernière déjà?". "Euh, si, juste avec mon gars de 13 ans, en hamac :o!". "ben ouais! C'est bien ce qui nous semblait :D".
Hope for the best, expect the worst...

30 septembre 2013 à 09:32:44
Réponse #6

Ladeuc


Ah ouais pas mal quand même !
Puis pour trouver qqcn en pleine forêt faut y aller quand même ils sont performants les gars !

Moi ça m'est également arrivé de rencontrer qqcn de bon matin.
Je voulais montrer à ma copine un endroit magnifique que j'avais trouvé ,on y est allé ,j'ai construis un abris naturel (sans destruction d'être vivant) et là je me suis rendu compte qu'un mec avait planté un pied de tomate là où je voulais faire le feu...
J'ai donc sorti le pied de tomate pour le replanter juste un peu plus loin.
Chose faite on passe une nuit agréable sous notre abri et de bon matin... j'ouvre les yeux car j'entends des pas... un mec débarque ,il me regarde et tranquillement et il me dit : "Zavez pas vu mon pied de tomate ?"
Sur le coup j'ai évidemment rien compris ,j'étais encore dans mon duvet ,il a répété sa question et du coup je lui ai expliqué où il était et pourquoi je l'avais replanté... et tout c'est bien passé !

Mais en pleine nuit ça doit être assez différent ,la visite d'un inconnu x)

30 septembre 2013 à 10:00:38
Réponse #7

musher


La rencontre totalement imprévue d'un être humain (au beau milieu de la nuit essentiellement) ne serait-ce pas ça la plus grande peur qu'on puisse avoir en forêt ?

La plus grande peur, non, un petit moment d'appréhension, oui

Quand tu croises quelqu'un en forêt, tu sais pas si c'est pas le proprio du bois que tu traverses, si tu es dans une partie privée et si tu vas te prendre une ronflée.
Pareil pour les chasseurs

J'ai vu moins de gens tarés (dangereux) en forêt qu'en ville (et vu comment les gens bougent quand t'es agressé, t'es plus seul en ville qu'en forêt).

Jamais été dérangé la nuit (sauf une fois par un garde chasse qui faisait sa ronde) par contre lors des entrainements nocturnes, j'en ai dérangé (des gens qui cherchaient un p'tit coin tranquille).

Seul fois ou je me suis fait peur (mais visiblement ça a été réciproque des 2 côtés). Fin des années 80, je ramenai un cheval dans le Massif des 3 pignons forêt de Fontainebleau et je suis tombé au matin sur des appelés qui avaient passés la nuit en bivouac à attendre une attaque (résultat plus les yeux en face des trous et un peu crispé sur la gachette). Ca m'a valu de me retrouver nez à nez avec des mecs planqués dans leur trou qui ont tout laché : rafales de AA52, de Mat 49....). Le cheval a fait demi tour sur place et reparti dans l'autre sens au galop. J'ai mis 1/2 h à le faire revenir dans le bon sens.


Comme disait une de mes formateurs, l'imaginaire est pire que la réalité.
Comme la majorité des gens ne connaissent plus la verte (surtout en ville), ils s'imaginent un monde rempli de pervers et de serial-killers.


30 septembre 2013 à 12:54:11
Réponse #8

camoléon


Citer
Comme disait une de mes formateurs, l'imaginaire est pire que la réalité.
Comme la majorité des gens ne connaissent plus la verte (surtout en ville), ils s'imaginent un monde rempli de pervers et de serial-killers.

Pas faux, mais des pervers accomplis et des serial-killers potentiels, j'en ai aussi croisés, surtout à (trop) grande proximité des villes. De toute façon, à la ville comme à la Verte, faut mieux pas ressembler à une proie facile (c'est pourquoi j'hésite encore à emmener mon fils dans la "Grande Verte"), rester discret et sur ses gardes. Et comme répété maintes fois ici, éviter la proximité des routes et chemins. Faut pas psychoter mais avec un plan B et un plan C, on se sent plus en confiance...

En forêt de Fontainebleau, souvenirs de raves "sauvages". Casse-pieds, mais si trop prêt de toi, tu te casse (pas toujours une bonne idée en pleine nuit) ou tu endure.

 ;) 
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

30 septembre 2013 à 16:22:17
Réponse #9

Ladeuc


Ouais je vois !
Et la probabilité est en effet assez petite pour que ça arriv.

Maintenant je suis d'accord dans le sens où on est probablement plus (+) seul en ville qu'en forêt... l'aide sociale se fait rare
Cependant ,au chaud dans son duvet (à la belle étoile bien évidemment) si il y a un gars un peu dangereux qui se pointe... déjà pour qu'il me trouve (frontale ,feu...) et pour qu'il soit venu vers moi en milieu de la Grande... faut que se soit un bon taré quand même !

Donc pour avoir le temps de sortir du duvet ,vaut mieux avoir le sommeil léger ,ou faire des tours de garde comme à l'époque... mais tout seul c'est plus dur !
Couteau à proximité.

30 septembre 2013 à 16:41:13
Réponse #10

lambda


 :glare:

Un malfaisaant, me semble t'il, va chercher pour des raisons de profits, de déséquilibre mental, que sais-je, à nuire à sion prochain et va donc plutôt s'orienter vers des lieux riches en victimes ou proies potentielles: villes, communautés, lieux de passages...

A partir de là, en Europe ou la population est plutôt urbanisées:
- partir dans la verte en dehors des chemins de GR et sentiers battus de toute sorte;
- bivouaquer à la suite de ce prémisse dans un lieu discret, difficile d'accès, par nature non aménagé et indiqué;
- contrôler qu'il n'y a pas eu de passage ou d'occupation humaine récente avec des "marqueurs" révélant un état d'esprit pas "top" ou pas adéquat avec ce que l'on peut attendre d'un randonneur responsable: déchets laisser sur place, place à feux dégeu et sans tentative de ne laisser aucune trace, canettes...
- se faire aussi discret que possible, faire son bivouac le plus tard possible, le lever le plus tôt possible...
- avant de commencer à déballer son fourbi pour installer son bivouac, s'assoir dans un coin, fermer sa gueule et écouter en silence pendant 15, 20 minutes histoire de se rendre compte si il n'y a pas un autre campement ou quoique ce soit se passant dans les environs... et puis ca permet de s'intégrer de façon naturelle dans son environnment immédiat. de se faire accépter par les bestioles du coin...
...
Juste quelques mesures de bases qui suffisent à mon humble avis à s'assurer des nuitées tranquilles sans psychoter à tout bout de champ...

... du coup laisse moi ce couteau bien rangé dans son étui et callé dans ton sac ou tapé au fond du tarp...  ;)

à+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

30 septembre 2013 à 18:02:24
Réponse #11

camoléon


Citer
Pas faux, mais des pervers accomplis et des serial-killers potentiels, j'en ai aussi croisés, surtout à (trop) grande proximité des villes.

Citer
Un malfaisaant, me semble t'il, va chercher pour des raisons de profits, de déséquilibre mental, que sais-je, à nuire à sion prochain et va donc plutôt s'orienter vers des lieux riches en victimes ou proies potentielles: villes, communautés, lieux de passages...

Pour situer le genre de pervers et de déséquilibrés déjà rencontré, ce serait "petits branleurs", dans le sens mal-propre et figuré du terme. Des voyeurs/ exhibitionnistes pas courageux. Mais une plus grosse frayeur une fois avec une sorte de camé à l’attitude de prédateur. J'étais pas son genre, lui non plus, ça va  ;# Mais j'aurais pas aimé être une femme à ce moment là ou être accompagné par ma petite famille.

Rectification: Effectivement, dans ce cas là, faut peut être mieux dans la "Grande Verte" que prêt des agglomérations pour éviter ce genre de rencontres.

Comme toujours, avoir un moyen de communication avec soi, les numéros utiles du coin (gendarmerie,  poste de garde le plus proche etc...), connaître sa situation géographique, laisser son itinéraire, ses lieux de bivouacs a des personnes de confiance etc...

Un chien (même un petit)?
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

01 octobre 2013 à 18:35:24
Réponse #12

Ladeuc


En conclusion : plus de chances de tomber sur un taré en pleine ville (ou proche) plutôt qu'en forêt ,bien faire attention à l'endroit du campement et probablement également ne pas faire de feu de forêt trop imposant... déjà pour une question de sécurité pour la forêt ,puis une question de sécurité pour soi car en pleine nuit si il y a bien qqchose qui se voit ,c'est un feu !

Pas loin de chez moi (Toulouse) il y a la forêt de Bouconne ,2700 hectares ,à 20km de la ville ,donc si je veux y dormir ,va falloir trouver le bon endroit je pense !

16 octobre 2013 à 11:54:50
Réponse #13

Rosetta


Vécu il y a peu : réveil au coup de fusil.

J'ai pas aimé.

Et ça m'a fait un peu cogiter.

J'ai coutume de me planquer quand je dors dans les bois, je ne suis pas très visible, et pas très bruyante non plus. Justement pour éviter d'attirer l'attention d'un éventuel opportuniste du crime ( :glare:). Et particulièrement si je ne suis pas accompagnée.
Mais là ça ne m'a pas servie et ça aurait pu mal se terminer, un accident est vite arrivé. J'aurais pu (ou les autres auraient pu - j'étais pas toute seule) gigoter au mauvais moment. J'ai eu le réflexe de gueuler "hé hoooo!!!!" mais bon, a posteriori...
Je me souviens de plusieurs accidents avec des chasseurs qui ont vu un buisson bouger et qui ont tiré (je ne polémique pas autour des pratiques de chasse hein, il y a des chasseurs responsables, mais difficile de faire toute confiance a priori à un mec qui se balade pas loin avec un fusil).

J'ai reconsidéré les statistiques : chasseur au petit matin VS psychopathe en puissance aux alentours hum.......
Je me demande s'il n'est pas tout de même préférable de trouver un moyen de signaler la zone de camp. Je réfléchis actuellement à cette idée.


a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

16 octobre 2013 à 12:03:22
Réponse #14

Karto


Salut Patronne !


T'es pas la seule à remarquer ça. Nous on a carrément eu des braconniers de nuit à proximité d'un stage...

Deux pistes, à combiner peut-être, inspirées de nos réflexions sur la question :
- s'installer (installer le groupe...), lorsque c'est possible, dans une dépression du terrain
- balisage lumineux ; jusque là on balisait l'abri des moniteurs, pour que les stagiaires puissent nous trouver de nuit, avec des cyalumes ou avec ce genre de trucs : http://www.laboutique.biz/niteize-led-marker,fr,4,NI-MARKER.cfm#.UlwS7xAYaTU ; maintenant qu'on utilise de nouveaux terrains, si on y observe ce genre d'activités, en attendant de régler plus fondamentalement le problème on y balisera carrément tout le camp.

16 octobre 2013 à 12:04:41
Réponse #15

moss


En conclusion : plus de chances de tomber sur un taré en pleine ville (ou proche) plutôt qu'en forêt ,bien faire attention à l'endroit du campement et probablement également ne pas faire de feu de forêt trop imposant... déjà pour une question de sécurité pour la forêt ,puis une question de sécurité pour soi car en pleine nuit si il y a bien qqchose qui se voit ,c'est un feu !

Pas loin de chez moi (Toulouse) il y a la forêt de Bouconne ,2700 hectares ,à 20km de la ville ,donc si je veux y dormir ,va falloir trouver le bon endroit je pense !

2700 ha ça ne fait que 5km par 5km en gros, pas vraiment de quoi être tranquille. à ta place je tenterais plutôt la montagne noire...
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

16 octobre 2013 à 12:08:20
Réponse #16

Kilbith


T'es pas la seule à remarquer ça. Nous on a carrément eu des braconniers de nuit à proximité d'un stage...

Les bracos sont un vrai problème de sécurité. Par définition ce sont des délinquants...armés.  :-\

On m'a toujours inculqué que l'on devait s'approcher d'un braconnier avec énormément de précaution. En fait les mêmes que l'on prendrait avec un "ennemi".
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

16 octobre 2013 à 12:44:52
Réponse #17

Patapon


Yo,

Comme d'hab, y a des pour et des contres, sinon sa serait trop simple  ;)

La question, c'est toujours de gérer avant tout le risque le plus probable en premier.

Ce que tu dis là en fait partie:

J'ai reconsidéré les statistiques : chasseur au petit matin VS psychopathe en puissance aux alentours hum.......
Je me demande s'il n'est pas tout de même préférable de trouver un moyen de signaler la zone de camp. Je réfléchis actuellement à cette idée.

Après, une question: le matériel que tu utilise pour monter ton camps est il le même que celui que tu as dans ton fond de sac en cas de problèmes?

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

16 octobre 2013 à 13:14:48
Réponse #18

Rosetta



Après, une question: le matériel que tu utilise pour monter ton camps est il le même que celui que tu as dans ton fond de sac en cas de problèmes?


Je ne pige pas a question et notamment de quel problème tu parles.

Quand je pars dormir dehors, je n'ai pas de sac-type.
Je considère :
- le terrain/la proximité de la civilisation
- la météo
- le nombre de personnes présentes (et ce qu'ils vont avoir sans doute oublié d'emporter)
- mes propres compétences et mes limites (et celles que les autres pourraient avoir omis de mentionner)
- ET les problèmes susceptibles de se poser à cet endroit, avec ces gens, et à cette époque de l'année.

Je ne pense probablement pas à tout.
Tu peux détailler ton idée ?
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

16 octobre 2013 à 13:29:26
Réponse #19

bilbo78


Après, une question: le matériel que tu utilise pour monter ton camps est il le même que celui que tu as dans ton fond de sac en cas de problèmes?

Je ne pige pas la question et notamment de quel problème tu parles.

Salut  :)

J'ai la même interrogation que toi, Rosetta... Sauf à imaginer d'être obligé d'abandonner le campement en urgence...  :glare:



16 octobre 2013 à 13:39:04
Réponse #20

Patapon


Tout doux papillon: ne va pas plus vite que je ne pense  ;#

Là où je veux en venir, si comme moi tu utilises, par exemple, le même tarp pour faire ton camps que celui que tu prévois "en cas de galère", alors tu as peut être intéret à prévoir de façon modulable ta visibilité (genre, si tu es en galère, tu n'as peut être pas intéret à être camouflée si tu as envie que des secours te retrouvent).

Pour ma part, comme j'utilise majoritairement du matos camo, je suis entrain d'ajouter des bandes fluos qui, en position normale ne seront pas visibles, mais que je pourrais facilement dévoiler pour signaler ma position (l'idée m'est venue en lisant le retex du sac EROP ;) ).

Après, si tu crains l'agression, il faut aussi considérer que si cela arrivait (ce que je ne te souhaite pas, hein) malgré ton camouflage, tu serais du coup bien plus difficile à retrouver aussi....

Ai je été plus clair?  :-[

Tcho

Hugo
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les laissent faire"....en d'autre termes, il faut se sortir les doigts....

16 octobre 2013 à 13:57:33
Réponse #21

musher


Pour les bracos, il vaut mieux pas qu'ils vous voient.
Chez nous, ils hésitent pas à tirer sur les fédéraux ou les gardes de l'ONCFS quand ils se font choper. De nuit, pas vu , pas pris donc on arrose et on se tire avant d'avoir pu être identifiés.
Dans les années 90 en foret de Fontainebleau, un couple a été retrouvé mort tués par des balles de chasse. On avait jamais retrouvé les assassins mais à 99,9 % des bracos qui étaient tombés sur le campement et qui s'étaient fait repérés par les campeurs.   

Pour les chasseurs, si vous campez sur un terrain privé, il est peut être utile de prévenir le propriétaire (qui peut être une commune) et qui vous indiquera les battues potentielles ou qui préviendra la société de chasse qu'il y a des campeurs sur le terrain.

Après si vous avez la chance de tomber sur un terrain qui appartient à personne (très très très rare en France), voir avec le maire de la commune ou les sociétés de chasse ou il y a des battues prévues : pas besoin de dire que c'est pour camper. Il y a plein d'assos de randonneurs qui interrogent les mairies et les sociétés de chasse pour organiser la sortie dominicale du club.

En général quand des chasseurs tombent, dans une battue, sur des gens qui sont pas sur un chemin, la peur rétrospective d'avoir provoquée un accident de chasse font qu'ils sont peu réceptif aux arguments du promeneur/campeur et que si il y a un garde de chasse assermenté dans le groupe, il sort son calepin à souche pour que le portefeuille du dit-promeneur/campeur s'en souvienne un moment.   

Pour les chasseurs au petit gibier, il y a peu de risque. Les plombs vont beaucoup moins loin que le bruit. Ils tirent en général en l'air. Et ayant moins à craindre un accident de chasse et étant général seul ou à 2, ils sont plus ouverts à la discussion (surtout si vous leur payez le jus avec ce qui va bien pour pousser).
« Modifié: 16 octobre 2013 à 14:14:11 par musher »

16 octobre 2013 à 14:06:21
Réponse #22

Karto


Musher :
On bosse en lien étroit avec les associations de chasse, tu penses bien. Etant responsables de groupes, on sait TOUT sur les terrains où on bosse.
Là je te parle de bracos...

Je me mets dans la peau d'un braconnier, même très méchant, qui voit un camp balisé, et qui peut partir du principe qu'il n'a pas été, lui, localisé et identifié. A ton avis il fait quoi ?
Stop au fantasme, et pas besoin de généraliser l'anecdotique.

16 octobre 2013 à 14:31:25
Réponse #23

musher


J'enlève ta citation qui effectivement peut porter à confusion par rapport à la suite. Désolé.

C'est clair qu'un braco va s'éloigner s'il repère du monde avant d'être repéré.

Maintenant sans fantasmer ni tomber dans la paranoïa, dans les massifs forestiers, la nuit, je prends mes précautions (j'ai bossé pendant 15 ans avec le fils du patron des fédéraux chez nous et les copains gendarmes sont souvent appelés en renfort par l'ONCFS). 

16 octobre 2013 à 14:37:09
Réponse #24

Rosetta


Tout doux papillon: ne va pas plus vite que je ne pense  ;#

Là où je veux en venir, si comme moi tu utilises, par exemple, le même tarp pour faire ton camps que celui que tu prévois "en cas de galère", alors tu as peut être intéret à prévoir de façon modulable ta visibilité (genre, si tu es en galère, tu n'as peut être pas intéret à être camouflée si tu as envie que des secours te retrouvent).

Pour ma part, comme j'utilise majoritairement du matos camo, je suis entrain d'ajouter des bandes fluos qui, en position normale ne seront pas visibles, mais que je pourrais facilement dévoiler pour signaler ma position (l'idée m'est venue en lisant le retex du sac EROP ;) ).
Je comprends.
Oui ma bâche est toujours la même, je n'en ai pas 50. Et inutile de dire qu'elle n'est pas orange fluo.
Cette question de la modulation de la visibilité du camp fait partie de ce à quoi je réfléchis.
Pour le reste (être retrouvée par les secours), avoir prévenu au moins une personne de l'endroit précis où l'on se trouve/quand/avec qui (en plus de porter un sifflet sur soi) me paraît suffisant. D'autant que pour ma part, je ne prends jamais de risque inconsidéré qui ne serait pas couvert par un plan B (et donc pas inconsidéré en fait  ;# ).

Ton idée n'est pas bête, je la trouve pas mal, mais elle n'est pas forcément adaptée dans chaque cas. A mon avis là encore il faut adapter au terrain et aux problèmes pouvant survenir. Ou alors combiner :)

*essai de synthèse de ce que je pense*
Signalisation visuelle (ta méthode = méthode active) :
- visible plutôt de pas trop loin
- nécessite d'être en état de mener l'action
- nécessite que celui qui cherche regarde au bon endroit
> pour moi (et pour mes propres habitudes) : trop lent, trop aléatoire.

Signalisation sonore (exemple : sifflet)
- audible à plus grande portée il me semble que ce qui serait juste visible (surtout sur terrain accidenté)
- nécessite aussi d'être en état de mener l'action
- peut être entendu tous azimuts
> me paraît plus efficace, plus rapide (sauf si c'est un hélico qui me cherche mais bon, avec la couverture des arbres sous lesquels je squatte en général, même pour "voir" quelque chose -même orange fluo clignotant - il peut courir)...

Reste la méthode passive = avoir installé quelque chose qui te signale quel que soit ton état au préalable : fanions oranges, pancartes, etc etc. Mais là t'es plus caché si t'as envie ^^ (et là je garde l'idée de Karto qui me semble super pour quand on est en groupe!).
Avoir prévenu de l'endroit de ta présence (coordonnées gps par exemple).

Y'a pas de truc miracle. Pas de truc qui te protège des regards quand tu le souhaites et qui te signale quand tu le souhaites aussi et tout ça en même temps.

Après, si tu crains l'agression, il faut aussi considérer que si cela arrivait (ce que je ne te souhaite pas, hein) malgré ton camouflage, tu serais du coup bien plus difficile à retrouver aussi....

Oui j'y pense.

Merci c'était bien plus clair :)

a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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