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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Utilisation d'une clé en contexte de combat  (Lu 6409 fois)

20 juin 2013 à 12:51:51
Lu 6409 fois

** Serge **


Voici une petite vidéo reportage britannique sur une intervention policière au cours de laquelle survient un combat en ECQC, avec un protagoniste armé d'une simple clé de contact d'une moto.

A noter également ( comme exercice ) la présence ou non de signaux avertisseurs de l'évolution psychologique de la personne appréhendée durant l'interpellation. Donc, une lecture d'un document sur plusieurs niveaux.

<a href="http://www.youtube.com/v/6XE-l4P_6zE?" target=_blank class=new_win>http://www.youtube.com/v/6XE-l4P_6zE?</a>
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

20 juin 2013 à 13:15:44
Réponse #1

Kilbith


Merci Serge,

Pas facile de comprendre l’escalade dans une autre langue que la sienne (ce qui est d'ailleurs bon à savoir, j'avais eu ce sentiment à L.A. il y a longtemps).

Cela confirme aussi qu'une arme tranchante n'est pas un bon stopper. Mais que le moindre bout d'acier peu causer de cruelles blessures et même plus.

J'aime bien prendre l'image suivante : imaginez une bête sauvage de 70kg avec un organe préhensile très rapide et ayant au bout une griffe/dent de quelques centimètres (la taille d'un croc de lion) mais plus acérée et plus résistante (ici une simple clef) avec seulement la moitié de la ruse d'un homme (anticiper, feindre...) ce serait un animal extrêmement redoutable et inapprochable à main nue. CQFD.
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 juin 2013 à 14:24:59
Réponse #2

dysoner


[mode] J'ai aucune connaissance du CQC et je veux apprendre aux flic leur boulot [/mode]

A 3:50 il avait pas le droit de tenter un étranglement ?

20 juin 2013 à 16:21:10
Réponse #3

Moleson


A voir le problème c'est de tenter un menottage dans une voiture et de laisser une arme au quidam.
Déjà faire une fouille en le laissant les mains pleines c'est déjà chaud. min 2.07

Faut pas oublier que dès que l'on fouille, menotte c'est perçu comme une agression et ça peut très vite dégénérer.


C'est pas pour rien que c'est normalement protocolé pour justement éviter ce genre d'évolution.

Je me pose quand même des questions sur la formation....



C'est après la boucherie de Woolwich, après que les meurtriers ce soient pris des pruneaux en chargeant l'unité d'élite arrivé 30 minutes après sur les lieux. Là sur l'arrêt image les deux policiers sont en train de pratiquer les premiers secours sur un BG encore fonctionnel, on ne voit pas en supplément de ce que j'ai indiqué avec des traits rouges la MP5 sur le dos du policier qui tient le ciseaux.

Autre pays autres mœurs manifestement.

Moléson

20 juin 2013 à 16:34:55
Réponse #4

mrfroggy


j ai l impression que le policier qui se sert de la gazeuse, n a pas aidé son collègue, il a du en prendre dans la tronche .
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

20 juin 2013 à 16:59:43
Réponse #5

DavidManise


Perso j'ai une question sur les règles d'engagement des FO aux Royaume Uni : avaient-ils le droit, au moment où ça a commencé à dégénérer et où le gars a porté un coup à l'un d'entre eux et à se rebeller violemment, de le cogner aussi ? 

A plusieurs moments, les percussions auraient pu être très efficaces, au moins pour créer un flottement et le foutre au sol.  Mais ils luttent en force contre lui...  je me dis que ça doit venir de leur formation...

??

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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20 juin 2013 à 17:07:36
Réponse #6

Bomby


Salut,

dans le genre "c'est facile de critiquer assis derrière son clavier", je reste quand même sidéré par l'action totalement inappropriée pendant de longues secondes du second policier (celui qui n'est pas blessé)... Il est manifestement totalement dépassé par la dégradation rapide de la situation, dont il ne semble pas immédiatement mesurer la gravité de la détérioration...

Il n'est pratiquement jamais placé correctement, ne parvient pas au contact, ne paraît même pas chercher à rentrer au contact, ne déploie jamais suffisamment d'agressivité, se raccroche pour aucun résultat au dégainage d'une lacrymo que, sauf erreur d'interprétation de l'image de ma part, il finit par laisser tomber au sol à portée de main du bad guy... Il en est encore à hurler à celui-ci de s'allonger sur le sol, et se demande manifestement quoi faire quand son collège est déjà sérieusement blessé... Et un tout petit peu plus tôt, pendant qu'il tente vainement de chercher à faire usage de sa lacrymo sur le BG, il ne harcèle même pas celui-ci, ne sature pas du tout ses connexions nerveuses  (à plusieurs moments, on se prend à rêver de frappes visages et/ou d'un shredder) et de fait laisse malheureusement la liberté au malfaisant de blesser son collègue à répétition (ce qui à quelques centimètres près aurait pu finir encore bien plus mal pour celui-ci, vu les zones blessées).

C'est terrible, car rien ne sert d'accabler l'intéressé, a priori ce sont bien les techniques et principes drillés à "l'entrainement" qui sont en cause... A commencer (pour rejoindre l'objet premier du post initial) par la nécessité ici totalement ignorée de retirer dès le début la clé de la main de la personne interpellée...

A la décharge des deux malheureux policiers, le contexte de l'intervention, en plein jour avec des passants, avec une équipe de télévision en train de tourner un reportage de longue durée avec eux, des caméras de surveillance, doit certainement être hautement déstabilisant...

Plus déstabilisante encore, la rébellion violente du BG arrive tardivement et, très curieusement, après un début d'interpellation où il se montre très coopératif... Je n'ai personnellement pas vu ni noté de signaux nets annonçant le passage en mode violent, mais les difficultés de langue, les angles de vue restreints expliquent peut-être cela... Il me semble en tout cas que, si signaux il y a eu (ce qui est certainement le cas, d'ailleurs), ils étaient probablement faibles et que, dans le contexte d'une interpellation d'abord coopérative se passant sous l’œil des caméras,  les deux agents avaient bien des excuses pour ne pas les voir...

Je pense d'ailleurs que cette présence des caméras et des reporters, qui inévitablement distrait l'attention en l'accaparant en partie, est pour beaucoup dans le fait que les deux policiers soient surpris et désorientés par la rébellion très violente de l'interpellé. Les images provenant à un moment d'une caméra de surveillance mettent d'ailleurs en évidence le caractère surréaliste de la situation, dans laquelle un reporter, qui accompagnait les policiers l'instant d'avant, se positionne pour filmer pendant que l'un deux subit au corps à corps une attaque qui pourrait lui coûter la vie... Dans un tel contexte, le comportement de l'interpellé est sans doute pour eux pratiquement inimaginable et, vu de l'extérieur,  n'a apparemment aucun sens (pour lui, il y a cependant certainement une logique)...

Bref, défaut d'entraînement et de protocole clair d'interpellation, sous-estimation totale du danger présenté par un objet apparemment anodin car usuel et banal, défaut de vigilance d'attention et déstabilisation du fait de la présence de l'équipe de reporters, nos deux bobbies n'avaient pas vraiment toutes les chances de leur côté... Content pour eux qu'ils s'en sortent finalement sans trop de casse...

Cordialement,

Bomby

26 juin 2013 à 13:52:24
Réponse #7

Aïki


Autre interprétation: nos 2 policiers n'ont pas osé y aller franco car devant les caméras. Il y a un moment où l'on voit le second policier armer un coup de poing descendant vers le BG puis se raviser et à la place, il essaye de le saisir.
Peur d'utiliser une violence qui aurait fait les choux gras de la presse?
« Modifié: 26 juin 2013 à 15:17:49 par Aïki »
Luc
jabber/gtalk lbo@jabber.belnet.be

26 juin 2013 à 14:24:24
Réponse #8

Grandhoub


Autre interprétation: nos 2 policiers n'ont pas osé y aller franco car devant les caméras.
+100
la caméra a des propriétés "émasculatrice" sans nul doute

26 juin 2013 à 21:31:33
Réponse #9

Merlin06


Ce qui me choque le plus c'est que les policiers ne sont pas fermes ni dans leurs propos ni dans leur attitude, à aucun moment, forcément le BG s'en aperçoit vite en use.

Plusieurs problèmes à soulever côté police selon moi:
-verbe et attitude n'évoluant pas avec l’aggravation de la situation
-placement/déplacement inapproprié
-un seul homme s'occupe(mal) du BG, l'autre tourne autour de la moto
-personne ne prend en compte l'environnement, à aucun moment, ça va que le mec était "seul"
-pas d'action physique décisive quand il y en a besoin
-pas d'action de premier secours de base ou prise en compte efficace de la part des policiers

@ Bomby: Le passage en mode "je peut tenter quelque chose" est détectable lorsque le BG regarde autour de lui pour s'assurer d'un environnement "favorable". Il me semble qu'on a déjà parlé de ce genre de comportement auparavant sur le fofo, je n'arrive pas à me remémorer où.

La présence de la caméra n'aide sans doute pas.  :blink:

Ps: ça me rappelle un truc de David sur le yoogo y'a longtemps.
L'âme sûre ruse mal.
Le matin du grand soir il y aura de la confiture de bisounours au petit déjeuner.
Nous avons deux souverains, Dame Physique et Sire Temps.

27 juin 2013 à 11:34:37
Réponse #10

Pomponet


Perso je pense que le collègue du blessé est un... branquignole totalement dépassé à aucun moment il ne pense à simplement "sauter" sur le mec de tous son poids pour l'immobiliser. Pour moi la tentative d’étranglement aurait été totalement justifié même une bonne patate dans la poire histoire de sonner un peu le bonhomme et de laisser quelques seconde pour immobiliser et menotter. Sauf que la populasse aurait critiquer le geste, l'étranglement passe mieux à l'image allez savoir pourquoi...Je suis de l'avis générale qui dis que la présence des cameras a du déstabiliser les policiers et ils n'ont pas oser être un peu plus percutant.

 

27 juin 2013 à 14:21:44
Réponse #11

Bomby


(...)
Ps: ça me rappelle un truc de David sur le yoogo y'a longtemps.

Je suppose que tu penses à ce fil-ci, que je viens d'ailleurs de renommer légèrement pour que son titre soit plus explicite : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,55192.msg441155.html#msg441155, et peut-être plus particulièrement à ce post-ci de David : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,55192.msg441241.html#msg441241 ou encore à celui-ci : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,55192.msg441265.html#msg441265.

Sinon, pour revenir sur la présence des caméras et sur leur impact, bien sûr cette présence est de nature à contraindre les policiers à se comporter "prudemment" vis à vis de l'interpellé... Mais bon, les policiers britanniques sont particulièrement habitués me semble-t-il aux caméras de surveillance qui sont très présentes en Grande-Bretagne... Reste à adapter à ce contexte spécifique les techniques d'intervention et leur cadre d'emploi...

Ici, il y a à mon avis vraiment autre chose en plus, car en plus de la caméra de surveillance de la rue, dont on peut par principe supposer la présence, il y a une équipe de télé en train de tourner, et qui interrogeait les policiers quelques secondes avant... Se retrouver donc quelques secondes après en train de jouer sa vie, ou celle de son collègue, devant les mêmes caméras en train de filmer comme au cinéma, c'est encore plus surréaliste, encore plus imprévisible, et il me semble que ça accentue l'effet de sidération, face à une rébellion violente qu'on n'a pas vue venir et dont on a du mal à apprécier immédiatement la gravité et la dangerosité...

Pour moi, c'est typique de la sidération plus ou moins relative qui nous menace à peu près tous, par déni du réel, quand un évènement violent et dramatique survient dans un contexte où il était totalement inattendu, voire incongru...

Yayabou a dit:
Citer
Perso je pense que le collègue du blessé est un... branquignole totalement dépassé à aucun moment il ne pense à simplement "sauter" sur le mec de tous son poids pour l'immobiliser

C'est un avis que je trouve bien sévère, yayabou...Qu'il soit dépassé est une évidence, qu'il soit "un branquignole" est loin d'en être une... S'il n'a encore jamais été confronté à une situation de ce type et s'il a été mal formé et entraîné sans en avoir encore pris conscience, dans quelle mesure a-t-il les moyens de faire beaucoup mieux ?

Je crois qu'on a juste ici un exemple criant de l'inadaptation de la formation et de l'entraînement d'un grand nombre de policiers aux risques auxquels ils sont confrontés dans les missions qui leur sont confiées...

Cordialement,

Bomby

27 juin 2013 à 14:50:20
Réponse #12

Pomponet


 


Je crois qu'on a juste ici un exemple criant de l'inadaptation de la formation et de l'entraînement d'un grand nombre de policiers aux risques auxquels ils sont confrontés dans les missions qui leur sont confiées...

Cordialement,

Bomby



Oui tu as raison mais alors je trouve quand même grave que les instructeurs british ne sensibilise pas plus leurs recru sur les technique d'interpellation. Bien que je ne pense pas que le plaquage au sol soit une technique très compliqué mais qui m'as permis de me sortir de situation bien délicate et pourtant je ne suis pas un expert en la matière.

Eux devrais d'autant plus être formé à ce genre de situation/technique que ces braves policemen ne sont pas armé.
Après tu me trouve sévère tu as probablement raison mais je ne peux faire autrement quand je vois une tel inaction alors que le collègue est sérieusement touché.

Encore une fois, je ne me considère pas comme un foudre de guerre mais la quand même! Si j’étais à la place du collègue blessé j'aurais une grosse perte de confiance envers mon coéquipier. Si le types ne ce doute pas qu'en étant policier il peu être confronté à ce genre de situation, il peu toujours allé garder des chèvre dans le Larzac au moins il est tranquille. (bien que connaissant certaines chèvre ...)

Que les mecs soient surpris, j'en doute pas une seconde mais quel manque de réactivité par la suite! Heureusement, il a quand même le réflexe d'appelé du renfort car chez certain ça n'aurais même pas été le cas     
« Modifié: 27 juin 2013 à 14:55:46 par yayabou »

27 juin 2013 à 16:47:38
Réponse #13

Bomby



(...)

Encore une fois, je ne me considère pas comme un foudre de guerre mais la quand même! Si j’étais à la place du collègue blessé j'aurais une grosse perte de confiance envers mon coéquipier. Si le types ne ce doute pas qu'en étant policier il peu être confronté à ce genre de situation, il peu toujours allé garder des chèvre dans le Larzac au moins il est tranquille. (bien que connaissant certaines chèvre ...)


En fait, il me semble que ce n'est pas parce qu'on enfile un uniforme ou même que l'on se sent une vocation de policier que l'on est pour autant préparé à la réalité de la violence... Certains, plutôt rares, y sont prêts de façon quasi instinctive, ou plus exactement du fait de leur caractère, de leur vécu, sans préparation consciente et organisée particulière... D'autres, la grande majorité, auront besoin de beaucoup d'entraînement intense et vraiment adapté... Et la plupart de ceux-là n'atteindront cependant qu'une efficacité limitée...

Je remets ici le lien vers un post précédent, dans lequel j'attirais l'attention sur les écrits de M. Goya à propos de la radicale différence d'efficacité d'un individu à l'autre, en situation de combat réel donc sous stress intense : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,8095.msg376217.html#msg376217.

J'en rapportais déjà ceci :

Citer
Goya met en effet en évidence le fait que, dans une situation de stress intense au combat, certains individus, (les "acteurs", une très faible minorité) arrivent à réagir à peu près lucidement quand certains sont complètement gelés, et quand la majorité des individus sont réduits à un rôle de suiveurs plus ou moins passifs (les "figurants"). Si en plus ils (les "acteurs") sont déjà aguerris (et a fortiori s'ils sont plusieurs et sont entraînés à réagir ensemble), l'écart est encore plus important.

Ici, nous avons à mon avis un cas typique de "figurant", entraîné de façon inadaptée, non aguerri, confronté par surprise à un stress intense... Rien ne sert de l'accabler, même si en voyant les images on est facilement révolté par le caractère totalement inadéquat de sa réaction...

On aimerait que nos patrouilles de policiers soient toutes composées non pas de "figurants" mais "d'acteurs" aguerris et entraînés à réagir ensemble... Malheureusement ce n'est pas le cas, et ça peut d'ailleurs difficilement l'être.

En attendant, améliorer significativement la pertinence de l'entraînement ne serait de toute évidence pas du luxe.

Cordialement,

Bomby

27 juin 2013 à 17:00:12
Réponse #14

Pomponet


c'est claire qu'il y a également une question de caractère d’expérience et de vécus  dans tout ça. En tout cas, tout à fait d'accord avec toi sur l'importance de la formation et de l'entrainement. Même si chez certain la réactivité face a une situation de stress n'est pas inné, je reste persuadé que ça se travail et s’acquière avec l'entrainement. Du moins suffisamment pour avoir un comportement moins passif dans ces situations.

28 juin 2013 à 12:17:44
Réponse #15

Dje


Au delà de tout ce qui a été dit et qui me semble très juste :

- je crois comprendre, mais des anglophone plus avertis confirmeront, que les 2 policiers ou au moins un des 2 (celui qui ne se fait pas frapper), connaissent le gars ? A un moment, ils lui demandent son nom, et réagissent, je crois que le commentaire dit que l'un des policier l'a déjà appréhendé pour des soucis de conduite précédemment. (1m40).
Imaginons que ce premier contrôle se soit bien passé, il y a peut-être un a priori favorable sur le mec : la dernière fois ça s'est bien passé, cette fois ci il semble calme aussi et s'excuse... bref, ça va se passer de la même manière...
Je pense qu'à ce moment là, le mec lui-même se dit que ça va passer et qu'il va se prendre une réprimande ou amende pour défaut de plaque d'immatriculation (qui est trop petite si je comprend bien).

- puis on installe le gars dans la voiture, et là ça sent le cannabis... A ce moment, je pense que le gars switche dans sa tête de "problème de plaque" à "problème de drogue", mais pas les policiers, qui restent, et notamment celui qui sent l'odeur, sur un simple soupçon, sans escalader leur vigilance. Genre "ah tiens, y a ce mec que je connais déjà, qui est calme (comme la dernière fois ?) et puis là ça sent le cannabis, tiens c'est étrange" en mode Bisounours, au lieu de se dire "Punaise, ça pue le shit, et j'ai déjà arrêté ce mec = récidive = danger".

De là, ça part en sucette et tout le monde est surpris (avec sans doute l'effet "menotte" qui appelle à la réaction violente du gars...).

Dommage que le reportage ne dise pas s'il y avait effectivement de la drogue sur la moto...

Pour le reste, analyse parfaite de mes compadre du fofo,

My 2 cents,

Djé

28 juin 2013 à 16:23:51
Réponse #16

Bomby


En fait, il me semble que ce n'est pas parce qu'on enfile un uniforme ou même que l'on se sent une vocation de policier que l'on est pour autant préparé à la réalité de la violence... Certains, plutôt rares, y sont prêts de façon quasi instinctive, ou plus exactement du fait de leur caractère, de leur vécu, sans préparation consciente et organisée particulière... D'autres, la grande majorité, auront besoin de beaucoup d'entraînement intense et vraiment adapté... Et la plupart de ceux-là n'atteindront cependant qu'une efficacité limitée...

Je remets ici le lien vers un post précédent, dans lequel j'attirais l'attention sur les écrits de M. Goya à propos de la radicale différence d'efficacité d'un individu à l'autre, en situation de combat réel donc sous stress intense : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,8095.msg376217.html#msg376217.


Coïncidence, M. Goya vient justement de publier sur son blog un article fort éclairant qui revient sur ce sujet des "acteurs" et "figurants": http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2013/06/le-fractionnement-des-ames.html

Il y apporte à mon avis quelques précisions supplémentaires, notamment sur l'efficacité possible d'ordres clairs et directifs donnés aux "figurants" et donc sur l'efficacité de la constitution d'équipes avec une répartition et un agencement adaptés entre les deux groupes "d'acteurs" et de "figurants". Pour conclure sur la pertinence d'investir prioritairement dans l'humain et dans une formation adaptée.

Cordialement,

Bomby

28 juin 2013 à 18:21:00
Réponse #17

Moleson


....
- puis on installe le gars dans la voiture, et là ça sent le cannabis... A ce moment, je pense que le gars switche dans sa tête de "problème de plaque" à "problème de drogue", mais pas les policiers, qui restent, et notamment celui qui sent l'odeur, sur un simple soupçon, sans escalader leur vigilance. Genre "ah tiens, y a ce mec que je connais déjà, qui est calme (comme la dernière fois ?) et puis là ça sent le cannabis, tiens c'est étrange" en mode Bisounours, au lieu de se dire "Punaise, ça pue le shit, et j'ai déjà arrêté ce mec = récidive = danger".

De là, ça part en sucette et tout le monde est surpris (avec sans doute l'effet "menotte" qui appelle à la réaction violente du gars...).

Dommage que le reportage ne dise pas s'il y avait effectivement de la drogue sur la moto...

Pour le reste, analyse parfaite de mes compadre du fofo,

My 2 cents,

Djé

Le problème c'est que du moment que l'on veut menotter une personne c'est automatiquement perçus comme une agression. Et c'est bien pour ça que normalement on évite de menotter quelqu'un à l'arrache dans une configuration merdique.

Et en fait c'est exactement ce qui c'est passé. Le type est resté coopératif et calme jusqu'au moment ou l'autre à voulu lui passer les menottes.

Moléson

 


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