Salut,
dans le genre "c'est facile de critiquer assis derrière son clavier", je reste quand même sidéré par l'action totalement inappropriée pendant de longues secondes du second policier (celui qui n'est pas blessé)... Il est manifestement totalement dépassé par la dégradation rapide de la situation, dont il ne semble pas immédiatement mesurer la gravité de la détérioration...
Il n'est pratiquement jamais placé correctement, ne parvient pas au contact, ne paraît même pas chercher à rentrer au contact, ne déploie jamais suffisamment d'agressivité, se raccroche pour aucun résultat au dégainage d'une lacrymo que, sauf erreur d'interprétation de l'image de ma part, il finit par laisser tomber au sol à portée de main du bad guy... Il en est encore à hurler à celui-ci de s'allonger sur le sol, et se demande manifestement quoi faire quand son collège est déjà sérieusement blessé... Et un tout petit peu plus tôt, pendant qu'il tente vainement de chercher à faire usage de sa lacrymo sur le BG, il ne harcèle même pas celui-ci, ne sature pas du tout ses connexions nerveuses (à plusieurs moments, on se prend à rêver de frappes visages et/ou d'un shredder) et de fait laisse malheureusement la liberté au malfaisant de blesser son collègue à répétition (ce qui à quelques centimètres près aurait pu finir encore bien plus mal pour celui-ci, vu les zones blessées).
C'est terrible, car rien ne sert d'accabler l'intéressé, a priori ce sont bien les techniques et principes drillés à "l'entrainement" qui sont en cause... A commencer (pour rejoindre l'objet premier du post initial) par la nécessité ici totalement ignorée de retirer dès le début la clé de la main de la personne interpellée...
A la décharge des deux malheureux policiers, le contexte de l'intervention, en plein jour avec des passants, avec une équipe de télévision en train de tourner un reportage de longue durée avec eux, des caméras de surveillance, doit certainement être hautement déstabilisant...
Plus déstabilisante encore, la rébellion violente du BG arrive tardivement et, très curieusement, après un début d'interpellation où il se montre très coopératif... Je n'ai personnellement pas vu ni noté de signaux nets annonçant le passage en mode violent, mais les difficultés de langue, les angles de vue restreints expliquent peut-être cela... Il me semble en tout cas que, si signaux il y a eu (ce qui est certainement le cas, d'ailleurs), ils étaient probablement faibles et que, dans le contexte d'une interpellation d'abord coopérative se passant sous l’œil des caméras, les deux agents avaient bien des excuses pour ne pas les voir...
Je pense d'ailleurs que cette présence des caméras et des reporters, qui inévitablement distrait l'attention en l'accaparant en partie, est pour beaucoup dans le fait que les deux policiers soient surpris et désorientés par la rébellion très violente de l'interpellé. Les images provenant à un moment d'une caméra de surveillance mettent d'ailleurs en évidence le caractère surréaliste de la situation, dans laquelle un reporter, qui accompagnait les policiers l'instant d'avant, se positionne pour filmer pendant que l'un deux subit au corps à corps une attaque qui pourrait lui coûter la vie... Dans un tel contexte, le comportement de l'interpellé est sans doute pour eux pratiquement inimaginable et, vu de l'extérieur, n'a apparemment aucun sens (pour lui, il y a cependant certainement une logique)...
Bref, défaut d'entraînement et de protocole clair d'interpellation, sous-estimation totale du danger présenté par un objet apparemment anodin car usuel et banal, défaut de vigilance d'attention et déstabilisation du fait de la présence de l'équipe de reporters, nos deux bobbies n'avaient pas vraiment toutes les chances de leur côté... Content pour eux qu'ils s'en sortent finalement sans trop de casse...
Cordialement,
Bomby