Kalahire, il n'y a pas de quoi.
Ton retour est trop riche, au niveau vécu, pour que quiconque se permette de le saboter. Même si tu n'avais pas écrit ton ressenti, la remarque de Galileo, absolument inadmissible, ne serait pas passée.
Il y a plusieurs manières d'acquérir de l'expérience :
1. En se mettant "en situation" sous encadrement, avec de bons scénarios. C'est la méthode de luxe, mais ce n'est pas facile du tout de trouver un enseignement basé sur des scénarios. C'est rare et c'est cher, même si ça vaut son prix!)
2. En pratiquant, en commettant des erreurs, en reconnaissant et analysant ces erreurs, comme tu l'as fait. C'est une solution efficace, mais risquée, et il est difficile, là aussi de couvrir un large spectre d'erreurs.
3. En s'intéressant aux erreurs des autres, en les analysant, en essayant de se mettre à la place de celui qui a vécu cela, en recherchant le "pourquoi" des erreurs commises, en imaginant d'autres situations où des causes semblables produisent des erreurs semblables, pour finalement en tirant les conséquences pour soi-même. Si on ne s'imagine pas infaillible, on peut vraiment en tirer quelque chose.
C'est la méthode la plus économique. Dans certains domaines d'activités "critiques", notemment l'aéronautique, c'est la méthode privilégiée : les accidents sont soigneusement analysés, les incidents sont systématiquement reportés et le tout forme une base de donnée gigantesque, sur les quels s'appuyent les instructeurs pour fournir un enseignement approprié et, allant au delà des techniques de base, pour fournir, au simulateur de vol, un enseignement basé sur des scénarios.
Je t'assure qu'un bon instructeur peut causer "la honte" au plus prétentieux des clents. Pour les pilotes raisonnables, conscients de leur faillibilité, il n'y aura pas de honte, simplement, à chaque fois, une leçon à tirer.
Si j'avais un simulateur de vie "outdoor", je te sortirais facilement une demi-douzaine de scénarios reproduisant "à peu près" la situation que tu as vécue.
La clé, pour que ces informations (analyse d'accident, report d'incident) soient "acceptables", et acceptées comme une contribution à la sécurité collective, c'est que l'on s'intéresse à la chaine des causes, sans jamais "charger" les fautifs éventuels.
Et pour commencer, il faut la base de données.
Dans le monde de l'outdoor, malheureusement, il y a très peu de retours, et même dans le cas des accidents mortels, l'enquête judiciaire reste confidentielle, axée sur la recherche de responsabilité (pas sur la chaîne des causes) et ne fait pas l'objet d'un "partage" avec les pratiquants.
C'est pourquoi les rétex tels que le tien valent leur pesant d'or.