Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: experience de survie par -18 degré  (Lu 10227 fois)

05 juin 2013 à 15:34:41
Réponse #25

Bison


[Modération=ON]
Citation de: Galileo
1- T'as bien failli être nominée au Darwin Awards 2013!  Nomination amplement méritée  ;)

Citation de: Kalahire
Salut à toi Galileo et merci de m'insulter au passage. :down:
Mais, je te rassure, je ne le prend pas mal. 

Ben moi, je le prend très mal.
Galileo en lecture seule pendant quelques temps.

[Modération=OFF]
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

05 juin 2013 à 20:49:32
Réponse #26

kalahire


La vie est une aventure

06 juin 2013 à 10:13:15
Réponse #27

Bison


Kalahire, il n'y a pas de quoi.

Ton retour est trop riche, au niveau vécu, pour que quiconque se permette de le saboter. Même si tu n'avais pas écrit ton ressenti, la remarque de Galileo, absolument inadmissible, ne serait pas passée.

Il y a plusieurs manières d'acquérir de l'expérience :

1. En se mettant "en situation" sous encadrement, avec de bons scénarios. C'est la méthode de luxe, mais ce n'est pas facile du tout de trouver un enseignement basé sur des scénarios. C'est rare et c'est cher, même si ça vaut son prix!)

2. En pratiquant, en commettant des erreurs, en reconnaissant et analysant ces  erreurs, comme tu l'as fait. C'est une solution efficace, mais risquée, et il est difficile, là aussi de couvrir un large spectre d'erreurs.

3. En s'intéressant aux erreurs des autres, en les analysant, en essayant de se mettre à la place de celui qui a vécu cela, en recherchant le "pourquoi" des erreurs commises, en imaginant d'autres situations où des causes semblables produisent des erreurs semblables, pour finalement en tirant les conséquences pour soi-même. Si on ne s'imagine pas infaillible, on peut vraiment en tirer quelque chose.

C'est la méthode la plus économique. Dans certains domaines d'activités "critiques", notemment l'aéronautique, c'est la méthode privilégiée :  les accidents sont soigneusement analysés, les incidents sont systématiquement reportés et le tout forme une base de donnée gigantesque, sur les quels s'appuyent les instructeurs pour fournir un enseignement approprié et, allant au delà des techniques de base, pour fournir, au simulateur de vol, un enseignement basé sur des scénarios.

Je t'assure qu'un bon instructeur peut causer "la honte" au plus prétentieux des clents. Pour les pilotes raisonnables, conscients de leur faillibilité, il n'y aura pas de honte, simplement, à chaque fois, une leçon à tirer.

Si j'avais un simulateur de vie "outdoor", je te sortirais facilement une demi-douzaine de scénarios reproduisant "à peu près" la situation que tu as vécue.

La clé, pour que ces informations (analyse d'accident, report d'incident) soient "acceptables", et acceptées comme une contribution à la sécurité collective, c'est que l'on s'intéresse à la chaine des causes, sans jamais "charger" les fautifs éventuels.

Et pour commencer, il faut la base de données.

Dans le monde de l'outdoor, malheureusement, il y a très peu de retours, et même dans le cas des accidents mortels, l'enquête judiciaire reste confidentielle, axée sur la recherche de responsabilité (pas sur la chaîne des causes) et ne fait pas l'objet d'un "partage" avec les pratiquants.

C'est pourquoi les rétex tels que le tien valent leur pesant d'or.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

06 juin 2013 à 10:40:21
Réponse #28

Oim


La clé, pour que ces informations (analyse d'accident, report d'incident) soient "acceptables", et acceptées comme une contribution à la sécurité collective, c'est que l'on s'intéresse à la chaine des causes, sans jamais "charger" les fautifs éventuels.

C'est pourquoi les rétex tels que le tien valent leur pesant d'or.
+1000  :up:
C'est la différence entre chercher un responsable/coupable et chercher à dégager des principes communs aux erreurs des uns et des autres pour éviter de les reproduire.

Merci Kalahire pour ton partage sincère d'expérience qui est en lui-même une action utile aux autres.
Enfin à ceux qui ne croient pas qu'ils sont plus malins que tout le monde et que les erreurs des autres ne peuvent pas leur arriver en situation dégradées...

 :glare: im
" The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. "  GrandMaster B.R.
"tous les survivalistes ne sont pas paranoiaques, mais b*rdel j'ai l'impression que tous les paranoiaques deviennent survivalistes..." Le taulier

06 juin 2013 à 11:38:43
Réponse #29

lambda


Merci Kalahire pour ton partage riche en informations! :)

Peu de chose à rajouter aux autres compères...  :-[ juste quelques remarques:

- Concernant le point d'orientation, je pense qu'il est toujours bon d'avoir ne serait ce qu'un bout de carte topo papier avec soi, même si on connait la zone ou on est censé évoluer, afin de pouvoir définir des jalons de positionnement progressifs grâce à son GPS, ou en triangulant sur des formations naturelles remarquables. Dans ton cas, puisque tu suivais la piste d'un élan, cela aurait été une alternative efficace du ''petit poucet".
Et surtout en révisant cette carte avant de partir, cela te permet de définir des lignes d'arrêts immanquables, que tu peux croiser en te dirigeant simplement avec une boussole, au cas ou le GPS flanche.

- Ca a été un excellent reflexe de te poser pour une nuitée supplémentaire, pour te requinquer et repartir de meilleurs pied le lendemain!  :doubleup: bref de ne "pas insister"...

- peut-être plus qu'en amont du problème, tu as voulu partir le vendredi soir à la nuit, mais surtout pister ton élan de nuit.... peut-être aurait il été plus sûr de démarrer ton bivouac pas loin de ta voiture, histoire de passer une soirée autour du feu tranquille et de n'entreprendre toute forme de pistage/déplacement que le lendemain matin, au "jour", frais et reposé.... genre tu aurais pu poser ton camp après ta ère de marche sur le sentier, au bord de celui-ci, là ou démarrait la piste de l'élan...

Comme dit Karto: la redondance, c'est le leitmotiv qui doit nous bercer, tout au moins sur  certaine partie de l'équipement (typiquement orientation, feu...).

Je plussoie le fait que par grand froid, tout est plus lent à faire, la moindre tâche "domestique" demande de la conentration: se renverser un demi litre de flotte sur son fut, à la belle saison reste simplement génant à gérable, la même chose par -30 devient immédiatement critique, transpirer parce que l'on va justement trop vite pour se déplacer ou faire les choses idem.... Les montages de camp, l'utilisation d'outils de coupe, généralement nécessairement grands (haches, scie cadre...) aussi, les journées étant d'autant plus très courtes....
Ce sont des conditions ou se "pouponner" dès qu'on le peut, prend tout son sens....

encore une fois, justes quelques remarques en passant...  :-[

à+,
Lambda
"I want to live in a society where people are intoxicated with the joy of making things." William S. Coperthwaite

06 juin 2013 à 14:37:47
Réponse #30

kalahire


Citer
- peut-être plus qu'en amont du problème, tu as voulu partir le vendredi soir à la nuit, mais surtout pister ton élan de nuit.... peut-être aurait il été plus sûr de démarrer ton bivouac pas loin de ta voiture, histoire de passer une soirée autour du feu tranquille et de n'entreprendre toute forme de pistage/déplacement que le lendemain matin, au "jour", frais et reposé.... genre tu aurais pu poser ton camp après ta ère de marche sur le sentier, au bord de celui-ci, là ou démarrait la piste de l'élan

Dans ce cas pour moi la balade aurait perdu tout son sens. Dormir pres de ma voiture n'est pas en soit, une aventure :blink:. :fouet: C'est comme si tu faisais un trek de plusieurs jours dans parc national, et que le soir venu tu dormais a l'hotel. Aucun intérret. Par Grand froid, je ne pense pas que tout est plus lent a faire. Mais il ce peut que ton équipement te gène a te mouvoir. La prépa de ton camps prend un peu plus de temps, histoire d'isoler sa tente de la neige. Mais tu gagne du temps sur le feu par exemple (pas besoin de proteger les alentours), et qu'en tu as une bonne technique, tu fait ton feu en 5 minutes. Mon équipement est bien sur étanche, alors même si je renverserais de la flotte sur moi, je ne serais même pas mouillé. Dans le froid, ta plus grande ennemis est la transpirations, mais la encore, le matos doit etre adapter, Il faut faire des surperpositions de vetements intélligente, et le Gore tex, c'est fantastique a condition d'avoir des couches respirante en dessous.
A Bison.-
« Modifié: 06 juin 2013 à 16:42:43 par Bison »
La vie est une aventure

06 juin 2013 à 14:52:21
Réponse #31

kalahire


Kalahire, il n'y a pas de quoi.

Ton retour est trop riche, au niveau vécu, pour que quiconque se permette de le saboter. Même si tu n'avais pas écrit ton ressenti, la remarque de Galileo, absolument inadmissible, ne serait pas passée.

Il y a plusieurs manières d'acquérir de l'expérience :

1. En se mettant "en situation" sous encadrement, avec de bons scénarios. C'est la méthode de luxe, mais ce n'est pas facile du tout de trouver un enseignement basé sur des scénarios. C'est rare et c'est cher, même si ça vaut son prix!)

2. En pratiquant, en commettant des erreurs, en reconnaissant et analysant ces  erreurs, comme tu l'as fait. C'est une solution efficace, mais risquée, et il est difficile, là aussi de couvrir un large spectre d'erreurs.

3. En s'intéressant aux erreurs des autres, en les analysant, en essayant de se mettre à la place de celui qui a vécu cela, en recherchant le "pourquoi" des erreurs commises, en imaginant d'autres situations où des causes semblables produisent des erreurs semblables, pour finalement en tirant les conséquences pour soi-même. Si on ne s'imagine pas infaillible, on peut vraiment en tirer quelque chose.

C'est la méthode la plus économique. Dans certains domaines d'activités "critiques", notemment l'aéronautique, c'est la méthode privilégiée :  les accidents sont soigneusement analysés, les incidents sont systématiquement reportés et le tout forme une base de donnée gigantesque, sur les quels s'appuyent les instructeurs pour fournir un enseignement approprié et, allant au delà des techniques de base, pour fournir, au simulateur de vol, un enseignement basé sur des scénarios.

Je t'assure qu'un bon instructeur peut causer "la honte" au plus prétentieux des clents. Pour les pilotes raisonnables, conscients de leur faillibilité, il n'y aura pas de honte, simplement, à chaque fois, une leçon à tirer.

Si j'avais un simulateur de vie "outdoor", je te sortirais facilement une demi-douzaine de scénarios reproduisant "à peu près" la situation que tu as vécue.

La clé, pour que ces informations (analyse d'accident, report d'incident) soient "acceptables", et acceptées comme une contribution à la sécurité collective, c'est que l'on s'intéresse à la chaine des causes, sans jamais "charger" les fautifs éventuels.

Et pour commencer, il faut la base de données.

Dans le monde de l'outdoor, malheureusement, il y a très peu de retours, et même dans le cas des accidents mortels, l'enquête judiciaire reste confidentielle, axée sur la recherche de responsabilité (pas sur la chaîne des causes) et ne fait pas l'objet d'un "partage" avec les pratiquants.

C'est pourquoi les rétex tels que le tien valent leur pesant d'or.


Tu as raison, je devrait m'intérresser aux erreurs des autres. Je sais que c'est la meilleurs approche. Mais j'aime bien résoudre mes problème par moi même. Ce n'est pas une question d'égo, mais plus par défi. J'aime me tester, et résoudre des problèmes que certains aurait qualifier de difficile voir d'impossible. Nan,  :lol:  pas impossible mais vraiment difficile. Je deteste me mesurer autres (surement par peur d'avoir honte) mais j'adore me mesurer a moi même. De savoir de quoi je suis capable. Sans personnes pour me juger.
Comme tu le vois, j'ai beaucoups de problème psycholigique  :doubleup:. Mais j'y travail :crazy:
La vie est une aventure

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //