- altimètre, je m'en tape le fion partout... concrètement ça me sert juste à savoir si je monte vite ou lentement, ce dont je me fous royalement... et le reste du temps la lecture de carte et l'observation du milieu font tout le boulot ;
Nombreux sont les montagnards qui ne pensent pas comme cela ...
Beaucoup placent en fait l'altimètre avant la boussole comme instrument d'orientation.
Et ce pour une bonne raison : avec un altimètre, on a directement un "lieu géométrique" : la courbe de niveau correspondante.
C'est déjà pas mal d'avoir une ligne de position - déjà tracée sur la carte.
Avec l'un ou l'autre indice complémentaire, insuffisant à lui tout seul, la position peut être établie avec un bon degré de confiance.
Mieux, sans aucun repère ... pourvu que le relief s'y prête un peu.
En mesurant la perpendiculaire (dos au relief) on peut connaître l'orientation de la courbe de niveau là où l'on se trouve, donc se positionner approximativement.
Cette méthode, dite de la "tangente à la courbe", était la seule qui, alliant carte, boussole et altimètre, permettait de déterminer une position sans recours à des repères visuels, avant bien sûr l'avènement du GPS.
Très prisée encore des "traditionnalistes", réfractaires aux technologies nouvelles. Elle reste une méthode à ne pas perdre de vue si un jour le GPS est indisponible, alors que l'on comptait dessus pour progresser en conditions météo médiocres.
Très prisée, mais peu utilisée : rares aujourd'hui sont les montagnards qui vont délibérément affronter le white-out sans GPS.
PS.
L'observation du milieu, la "lecture du terrain" j'adore.
Chercher mon chemin "à vue", trouver un passage qui "devait" exister, c'est le pied.
Pour que cela marche, il faut cependant :
- connaître le milieu
- avoir la visibilité suffisante
Alors on n'a plus besoin en réalité ni d'altimètre, ni de boussole, ni de carte.