Une nuance: on doit assumer ce qu'on est et ce qu'on a fait. On n'est pas obliger d'assumer la conneries des autres.
Une "étiquette", tu peux t'en moquer ou en souffrir, selon les circonstance, mais l'assumer si elle ne correspond pas vraiment à ce que tu es n'a pas de sens pour moi.
Là je pense à l'affirmation de Raphaël:
Cela peut paraître futile comme soucis mais si l'on ne veut pas être catalogué a nous de prendre les devants et d'imposer notre choix
.
supposition hâtive a l'origine de ce fil. Cette étiquette n'existant que dans le regard de l'autre, il est impossible de la rejeter, tout autant qu'il est illusoire de vouloir se créer une étiquette, c'est-à-dire dicter la manière dont les autres nous voient...
Je crois que la maxime "bien faire et laisser braire" prend son sens, non dans le mépris de l'avis des autres, mais dans le respect de soi-même.
Là, je ne suis qu'à moitié d'accord... Plus précisément, c'est parce que je suis d'accord avec le début de ton raisonnement, Lolo94, que je ne suis pas d'accord avec ce que tu écris à propos de la supposition "hâtive" de Raphaël au début de ce fil...
Certes, les étiquettes ça n'est pas terrible, c'est toujours réducteur et donc en partie faux, et mieux vaut amener les gens à réfléchir.
Certes, du coup, il est pénible de devoir assumer une étiquette déplaisante à cause "de la connerie des autres"...
Et certes, l'étiquette existant en grande part dans le regard des autres, il peut souvent paraître vain de vouloir s'en défaire...
Mais ce n'est pas parce qu'une telle tâche peut souvent paraître vaine qu'elle est impossible. Sinon tous les prestataires de communication auraient mis la clé sous la porte depuis longtemps.
Et ce n'est pas non plus une raison pour se coller soi-même une étiquette qui ne nous convient pas...
Et puisque la plupart des gens ont besoin de coller des étiquettes un peu partout pour faciliter leur compréhension de la réalité (quitte à sacrifier des nuances, au moins dans un premier temps), alors autant essayer de choisir une étiquette qui, malgré la réponse qu'elle apporte inévitablement au besoin de simplification précité, pousse un peu plus à la réflexion...
C'est là que je trouve personnellement intéressante la démarche de Raphaël à l'origine de ce fil...
Ici, on est sur un forum consacré à la "survie" (et à la "vie sauvage", mais le premier aspect semble l'emporter sur le premier dans l'image donnée, le second apparaissant sans doute plus comme une conséquence du premier).
Le tenancier de la boutique a écrit sur son site : "je ne suis pas survivaliste"
http://www.davidmanise.com/je-ne-suis-pas-survivaliste/... Notamment parce qu'il n'aime pas les mots en "iste" ni l'image à plutôt péjorative et inquiétante à laquelle ce terme peut renvoyer... Et de fait, à plusieurs reprises, des articles consacrés à la mode de la survie ont procédé, parfois en y mêlant David, à des assimilations réductrices et péjoratives. Dans ces amalgames préjudiciables, l'utilisation du terme "survivalistes" jouait un rôle sémantique important...
Mais régulièrement, dans leur présentation, de nouveaux membres se présentent comme intéressés par le forum car eux-mêmes "survivalistes", en toute bonne foi...
La question de l'usage volontaire d'une ou plusieurs autres étiquettes que celle-ci pour, déjà au minimum, brouiller un peu les clichés péjoratifs est donc à mon avis réellement pertinente.
Cordialement,
Bomby