Alors pour ceux qui sont « en opex », c’est une forme de rappel bienfaisant: le monde « normal » existe là-bas, quelque part au bout de la ligne. Et dans ce monde, on est conscient qu’ils sont loin de chez eux.
Je me permets d'ajouter un bémol.
Ce n'est hélas qu'une stricte minorité de citoyens qui se soucie de ces p'tits gars.
Moi qui suis Belge, lorsque je discute avec mes potes Français en opex, je suis frappé d'entendre qu'un grief qui revient souvent c'est le peu de considération dont ils font l'objet au pays.
C'est vrai que vu de France, des guerres telles que celle menée en Afgha n'ont aucune utilité visible et donc aucun support populaire.
Mais quand un mec rentre amoindri ou les pieds devant, c'est horrible d'entendre des remarques telles que "c'est normal, c'est son métier".
Non, ce n'est pas pour le pognon qu'ils font ça. Mes collègues Français m'ont expliqué qu'ils gagnent quasiment la même chose quelle que soit leur affectation à l'étranger. Qu'ils soient le cul au chaud au QG du SHAPE en Belgique ou les miches sous les roquettes des barbus en Afgha, la différence financière est quasi inexistante.
Bon, c'est vrai aussi que certains aiment çà et que l'adrénaline de l'opex c'est une motivation pour certains, mais en grande majorité ils préféreraient être au pays avec leur famille que dans des bases poussiéreuses, surpeuplées et entourées de mecs qui veulent leur peau.
Je me doute bien que je prêche ici à des convaincus, mais si vous pouvez faire passer un message auprès de vos proches, n'hésitez pas à rappeler que les enfants du pays qu'ont envoie régler les problèmes en amont ont aussi besoin de la reconnaissance ce ceux qu'ils protègent.