Ça me fait enrager :
Quantitativement et qualitativement, les accidents en sports de
montagne d’été sont peu connus.
En clair, tout ce que vous venez de lire c'est du remplissage de texte.
Hors, chaque décès donne lieu à l'ouverture d'une enquête ...
Hors, chaque accident est connu avec de nombreux détails par les compagnies d'assurances, et dans la plupart des cas, par les fédérations (CAF et FFME).
Pourquoi ne disposons nous pas de statistiques détaillées, de rapports d'enquête circonstanciés?
100 morts par an en France, c'est bien plus qu'en transport aérien commercial français, pour un nombre moindre de personnes concernées.
Or, c'est en diffusant ce genre d'information que la sécurité, dans le monde de l'aviation, a remarquablement progressé depuis les années 50.
Au cours d'une discussion sur C2C, il y a longtemps, un président de club d'alpinisme était intervenu pour décrire les procédures de feed-back instaurées au sein du club : chacun était prié de rapporter ses petits et gros "coups de chaud" de l'année ... afin d'en comprendre la chaîne causale et le "truc" qui avait enrayé le processus avant la catastrophe.
Mille fois bravo ... mais c'était, semble-t-il un cas absolument exceptionnel.
Ce président exerçait réellement ses responsabilités.
Mais les alpinistes préfèrent ne pas parler de leurs conneries ...

Et les fédérations préfèrent se livrer à une lutte d'influence (de pouvoirs, de subventions), se gargariser de bonnes paroles ... plutôt que de chercher efficacement à faire progresser la sécurité des sports de montagne.
Les pouvoirs publics ne sont pas en reste, niveau immobilisme ...