Bonjour,
La réponse de Serge est celle qui a été adoptée aux USA, je pense que la notion de contrainte est plus rapidement exercée, simplement parce que je suppose qu'elle relève de la loi de l'Etat, donc le gouverneur décrète et dans la foulée il fait exécuter par les moyens dont il dispose , garde nationale, police etc... Ceci étant, Serge dit bien qu'il y a eu tout et son contraire en ce domaine à la Nouvelle Orléans.
Kilbith précise les deux cas ou les droits des citoyens sont mis de côté, état d'urgence, état de siège.
L'état de siège est un régime qui ne peut être mis en œuvre qu'avec énormément de contraintes et ne concerne que deux cas: péril imminent de guerre, insurrection armée, il a un énorme défaut aux yeux des politiques: le pouvoir est remis entre les mains des autorités militaires en ce qui concerne le maintien de l'ordre et ce n'est pas clairement leur travail ni leur formation.
L'état d'urgence est plus "souple", toutefois il est à manier avec précaution car il est souvent mal ressenti par les citoyens auxquels on restreint des libertés: circulation, attroupement, couvre feu etc...
A ma connaissance il n'a été utilisé que lors de troubles graves à l'ordre public, pas en cas d'événements climatiques ou autres catastrophes naturelles ou industrielles, bien qu'il pourrait l'être.
Reste la question des réquisitions, elles sont possibles dans les deux régimes mais plus pour obtenir des moyens (réquisitions de véhicule de transport, matériel de tp, etc..) que pour contraindre individuellement chacun à partir.
La réquisition n'est pas un acte simple, c'est une forme légale qui doit être respectée, et dans le cas de personnes individuelles, je présume (mais je ne suis pas juriste) que chacune des réquisitions devrait être nominative.
A mon sens, en cas de catastrophe naturelle, s'applique en premier le plan ORSEC, et si vraiment gros, gros bordel, ça passe entre les mains de l'Intérieur mais qui c'est c'est un truc soudain va plus gérer "l'après" que le "pendant".
A+
Gérard
ps: vu la réponse de fall7stand, oui en théorie, mais comme tu le dis, reste déjà a dégager les volontaires qui veulent partir, dans l'urgence on n'a pas le temps de faire du cas par cas et surtout de tenter de convaincre ou pire de contraindre les (rares) qui refusent.