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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Le rôle de l'ours et des grands prédateurs...  (Lu 16650 fois)

11 janvier 2008 à 15:46:58
Réponse #25

floriomarlo


Tu sais, comme presque toutes les especes d'animaux sur terre les ours et les loups nous assimilent nous humains comme des superpredateur ( ce que nous sommes d'ailleur). Et je pense que ces animaux ( comme tous les autres d'ailleur) ont une sorte de memoire genetique ou une sorte d'apprentissage qui les met en alerte et les fait fuir des qu'ils entendent ou voit un bipede. Alors franchement, en dehors de certains grizzly irrascibles ( donc pas dans les pyrenées ) je crois pas trop au risque lors d'une rencontre avec un grand prédateur.. Toutes les rencontres que j'ai eu avec eux se sont soldés par une fuite de l'animal dès que j'ai ete reperer . J'ai deja eu de la chance car dans presque tous les cas ils s'enfuient bien avant que tu ais une chance de les appercevoir.
Sans vouloir polemiquer je suis sur d'etre bcps plus en securité en pleine zone à ours dans les pyrénées que un peu plus bas au milieu d'une battue... ;)
Jamais il ne se coiffait, jamais il ne se lavait
Les ongles pleins de cambouis mais sur les biceps il avait
Un tatouage avec un cœur bleu sur la peau blême
Et juste à l'intérieur, on lisait : "Maman je t'aime"

Edith Piaf, Jean Dréjac

11 janvier 2008 à 15:55:11
Réponse #26

Lynx


oai c'est un autre genre d'ours des bois là...
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

11 janvier 2008 à 16:02:17
Réponse #27

floriomarlo


Un "bon" livre concernant les risques lors de rencontres avec un grizzly:

 Mes annees grizzly

    * Doug Peacock           



Bon c'est un Americain, avec tout ce que ça reserve au niveau protection de la nature, qu'ils n'envisagent pas comme nous en Europe. Faut dire à leur decharge qu'ils ont pas la meme nature que nous............ ;D
Jamais il ne se coiffait, jamais il ne se lavait
Les ongles pleins de cambouis mais sur les biceps il avait
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Edith Piaf, Jean Dréjac

11 janvier 2008 à 20:07:29
Réponse #28

DavidManise


Salut :)

Je viens de recevoir mes papiers militaires
pour partir à la guerre avant mercredi soir...

quelques liens sympa d'un mec qui a l'air tout aussi
cool :)

http://englishrussia.com/?p=1685#more-1685
http://englishrussia.com/?p=213#more-213
http://englishrussia.com/?p=261 (pour la 8ème photo).

Une image vaut mille mots ;)

On voit bien que les ours qu'on nourrit deviennent vite insistants...  ceux là peuvent devenir dangereux s'ils ont faim et qu'on ne leur donne rien...  même si on n'a effectivement rien.

Merci F-R ! :up:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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13 janvier 2008 à 10:58:03
Réponse #29

guillaume


David,

Non seulement tu arrives à écrire et à faire comprendre ce que j'essaie péniblement de dire mais en plus de ça, tu décris très bien certaines parcelles de la forêt de chez moi.

Merci, je crois que je vais faire lire ton texte à quelques personnes.

a+
« Modifié: 20 janvier 2008 à 14:00:56 par guillaume »

13 janvier 2008 à 16:51:02
Réponse #30

force999


bonjour

Je ne suis pas un expert loin de là , mais je ne peux m’empêché d’être totalement effrayé lorsque je pense aux dégâts occasionnés aux autres espèces par l’Homme ,  quel prédateur nous sommes , implacable , sans pitié  , allant à la destruction la plus complète d’une espèce animale , nous voulons modeler la nature à nos désirs et les éléments qui nous gêne nous les détruisions tout simplement , la question que je me pose depuis un moment est la suivante : la nature ne va-t-elle pas un jour décider d’éliminer son plus féroce prédateur ?

JL
l' espèce humaine est la seule à se croire libre parce qu'elle parle et que l' abstraction permise par le langage lui a fait croire à la réalité de ses conceptions abstraite .

14 janvier 2008 à 10:51:56
Réponse #31

Lynx


la nature ne va-t-elle pas un jour décider d’éliminer son plus féroce prédateur ?


oui, une fois que ledit predateur aura suffisemment modifié son milieu pour qu'il ne soit plus adapté a celui
ci et que le developpement technologique et social ne suffise plus a régler ce probléme.
oui également si ce prédateur en jouant à l'apprenti sorcier se loupe (epidémie,etc)
etc

Il faut comprendre l'homme EST inclus dans la nature et non l'homme ET la nature, cela pour éviter que ce soit l'homme OU la nature  :o.

Pour ceux que ce genre de problématique  interesse je vous invite à vous rapprocher des ouvrages d'Albert Jacquard, trés pédagogique et souvent epoustouflant de logique...
Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

14 janvier 2008 à 11:25:24
Réponse #32

tof


Salut,
Dans nos contrées, est ce qu'il faut s'acharner à réintroduire l'ours (avec tout le fric que cela coute!) alors que l'homme n'est pas encore ok pour l'accepter? Je crois qu'en plus il est génétiquement trop tard pour sauver le pool de génes de nos derniers ours français.
Est ce qu'il est réellement interessant de réintroduire le gypaete, alors qu'il me semble que l'on est obligé de faire des charniers artificiel pour le maintenir?

Ou est ce qu'il vaut mieux mettre ce fric ailleurs dans la conservation de ce qu'il existe déjà via la gestion du paysage?
En espérant qu'un jour cela permettent une avancée des ours italien ou autres...

@+

14 janvier 2008 à 11:48:02
Réponse #33

Sylvain74


Le gypaête se porte plutôt pas mal, il se reproduit correctement, c'est une belle expérience de réintroduction.
Il en va de même pour les vautours fauves (pas loin de chez David, par exemple).

En ce qui concerne la mise en place de charniers, je sais que ça se fait pour le vautour, mais pour le gypaète je m'interroge (il ne mangue de des os, çui-là...). Et leur coût n'est pas des plus ruineux, en gros ça doit coûter le transport de carcasses pas trop daubées depuis le centre d'équarissage le plus proche. C'est pas de l'entrecôte, qu'on leur sert, hein... Ca limite (peu, mais tout de même) le tonnage de viande crevée incinérée à grand renfort d'énergie fossile. La nature peut recycler !
D'ailleur à ce propos les Espagnols ont interdit cette année les charniers que les éleveurs de petits ruminants avaient le droit de faire, sous contrôle bien évidemment, et qui faisaient le bonheur des populations de vautours fauves, moines et percnoptères. Je ne sais pas où ça en est, cette histoire... C'est pourtant logique de laisser faire la nature, dans ce cas, non ?

Pour ce qui est de réintroduire, à mon sens c'est effectivement une connerie tant que le milieu n'est pas adéquat. J'appelle ça faire souffrir inutilement les animaux arrachés de leur milieu pour être lâchés ailleurs, où ils seront forcement moins bien. Plastiquons les villages de montagne, coupons les routes, les voies ferrées, interdisons la chasse et l'agriculture, attendons quelques années et relâchons des ours. Mais pas dans l'état actuel des choses.  ::)

Sylvain.

14 janvier 2008 à 11:52:27
Réponse #34

DavidManise


Je pense, comme toi peut-être, tof, que la bonne façon de faire est peut-être de créer ou recréer, ou encore mieux LAISSER SE RECREER d'abord des conditions correctes pour ces animaux avant de les réintroduire. 

Et c'est là que je suis un put**n d'utopiste, oui ;)

Ciao :)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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14 janvier 2008 à 12:08:02
Réponse #35

tof


Oui il s'agit bien sûr d'utopie mais les choses changent un peu (doucement, trop doucement).

Pour ce qui est du pb de charnier en Espagne, cela à donné (il me semble) une vague de vautours qui ont cherché de nouveaux charniers jusqu'en Belgique je crois.... (régime moules frites, bibines.. :lol:)

Quand je parle du pb du gypaete et des charniers, je veut juste dire que je pense que ce n'est pas basé sur la bonne logique, la nature n'est pas un zoo...  :o
On abrutit les animaux a venir chercher les carcasses sur les deux trois spots.
Le gypaete est effectivement qu'un mangeur d'os qui passe aprés les vautours (charniers).
@+

14 janvier 2008 à 12:12:44
Réponse #36

Sylvain74


Le gypaete est effectivement qu'un mangeur d'os qui passe aprés les vautours (charniers).
@+


Question, puisque tu a l'air de connaître l'affaire, existe-t-il des charniers en Haute-Savoie, pour les gypaetes réintroduits avec succès dans le Bargy ?

Sylvain.

14 janvier 2008 à 12:21:13
Réponse #37

tof


Je n'y connait pas grand chose.
Le mieux serait de consulter l'asso Asters, je crois qu'il s'occupent d'un gros projet (LIFE?) de réintroduction ou de confortement des pop dans ce secteur là.
Sur le massif des alpes francaises je ne sais pas si il s'agit de réintroduction.
@+

14 janvier 2008 à 20:33:05
Réponse #38

floriomarlo


Salut, concernant les vautours et le pb des charniers, et de l’utilité des réintroductions de ce type, je peux vous parler du projet vautours en Baronnies. Ce projet écologique a débuté au début des années 90. Un gros travail d’information a été effectué par des personnes très compétentes pour qu’en qques années et quelques réunions ( en fait bcp) le projet soit accepté par les populations locales. Il ne s’agissait pas de relâcher des oiseaux comme ça si les habitants n’étaient pas d’accord. A l’époque la filière de l’élevage ovin dans le sud Drôme et les htes –alpes étaient en perdition, de nombreux éleveurs mettaient la clé sous la porte. Le prix d’un mouton sur pied était  de 300 f et le coût pour faire venir un équarrisseur officiel, qui venait de la région marseillaise ( impossible plus près ) était de 1500 f. Faire ce métier n’était plus du tout rentable. Aussi le projet vautour a été bien accepté car il mettait en place un service d’équarrissage agrée gratuit pour les éleveurs qui acceptaient de faire partie du réseau. Une boite vocale enregistre les coordonnées de l’éleveur qui veux qu’on vienne le débarrasser de carcasse(s). Le ramassage est obligatoire ainsi que le nourrissage sur des charniers qui sont construit comme de vrai bunker pour des raisons sanitaires imposées par l’administration.   Le projet a très bien marché, il a permit de sauver des emplois, relancer une activité pastorale chez des jeunes et de plus a permis dans la région le développement d’un « ecotourisme » producteur de devises.. ( gîtes, guides, …)
Alors bien sur ce sont pas les chiffres de la cote d’azur ::), mais c’est un plus. Aujourd’hui la « suite » de ce projet se retrouve dans la volonté de créer un PNR des gorges de l’Aygue. Mais là, la population locale est plus réticente, l’étiquette parc fait peur… 
Pour finir, le projet initiale est une magnifique réussite, qui a en plus générer d’autres projets identiques comme celui du col du rousset. Nous avions relâché une 60ne de vautours, aujourd’hui ils sont + du double, des vautours moines ont été relâchés et le percnoptère est revenu nicher tout seul.  :doubleup:
Si je vous ai raconté tout ça, c’est parce que je crois sincèrement qu’avec de la volonté et la participation de tous les acteurs locaux , des projets comme celui-là peuvent permettre de « sauver » notre nature. Même si pour un projet « ours » c’est bcp plus difficile à gérer, le but est le même.
PS : attention, on parle de RE-introduction, ces oiseaux étaient déjà présent dans la région il y a longtemps. Le dernier vautour fauve avait été vu au-dessus de Rémuzat en 1981
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Edith Piaf, Jean Dréjac

18 janvier 2008 à 12:28:02
Réponse #39

pimyboc


bonjours,
je viens de voir ça :
source reuters
Les ours et les lynx cherchent pitance dans les villes du Nevada
[18/01/2008 12:09]

LAS VEGAS (AP) -- Certaines villes du Nevada, parmi lesquelles Las Vegas, ont reçu ces derniers temps des visiteurs inhabituels: des animaux sauvages, lynx et ours, qui ont été aperçus sur des parkings de casino et aux abords de centres commerciaux.

Selon Doug Nielsen, porte-parole du Département de la faune et de la flore du Nevada, la sécheresse et le manque de nourriture poussent certains prédateurs à aller chercher leur subsistance dans des endroits qu'ils évitent en temps ordinaires: terrains de golf, parcs, jardins et autres lieux fréquentés par les humains.

«Là-bas, dans le désert, ils n'ont plus de quoi faire leur shopping», remarque-t-il.

Le Dr Gary Weddle, chargé de surveiller la population animale à Henderson, a rapporté quant à lui que son équipe avait enregistré vingt fois plus d'appels concernant des lynx cette année. «Ces lynx ne font rien d'autre que ce qu'ils font d'habitude pour survivre: ils chassent pour se nourrir, mais en ville».

Quant aux ours, ils n'avaient jamais constitué un problème dans la vallée de Las Vegas.

Pourtant, à Goldfield, une petite ville de 400 habitants située dans le désert à 300km au nord de la capitale des plaisirs, un ours brun amaigri a fait son apparition chez les humains fin novembre, la mine affamée et les pattes meurtries.

Selon des spécialistes, l'animal a dû descendre des Montagnes blanches proches de la frontière avec la Californie, pour se rendre Goldfield, à une centaine de kilomètres de là, en quête de nourriture.

L'une des habitantes de Goldfield, Juanita Colvin, 31 ans, a admis que c'était la première fois qu'elle voyait un ours. Elle et son mari ont fini par donner à l'animal des restes de leur dinde de Thanksgiving. «C'était juste après», a-t-elle plaisanté.

L'ours brun a également rendu visite à John Singleton, un officier de police du comté d'Esmeralda. Celui-ci a raconté comment l'animal, visiblement affamé, tentait, avec ses pattes, de faire tomber des petits fruits d'un arbre de son jardin.

«Il était si petit que j'ai cru que c'était un ourson», a-t-il avoué. L'ourson s'est en fait révélé être une jeune ourse adulte. Elle ne pesait qu'une trentaine de kilos, soit très en dessous du poids normal des plantigrades femelles de son âge qui oscille entre 45 et 65 kilos.

Les services de protection des animaux ont endormi l'animal et l'ont amené à Reno, où il a été nourri quelques jours, pour s'assurer qu'il repartirait «le ventre plein», a indiqué le biologiste Carl Lackey, biologiste au département de surveillance de la faune et de la flore du Nevada.

Le 2 décembre, l'ourse a été relâchée, dotée d'un collier-balise, dans les montagnes de la chaîne Carson où elle devait trouver de quoi boire et se nourrir à volonté. Hélas, l'ourse était tuée dans un collision avec une voiture. Pour Carl Lackey, «de toute façon, elle n'aurait probablement pas passé l'hiver. Elle était si maigre». AP

pf/v0/mw

je sais pas mais moi je ne nourrirais pas un ours devant chez moi déjà j'ai donné une fois à bouffer au chat de mon voisin depuis il vient tous les jours mais cela ce gère mais un ours je sais pas ?

sinon, j'ai entendu JJ ANNAUD à la radio avant hier il racontait comment il s'était fait attaquer par un KODIAK (déjà à l'époque tu sévissais alors  :closedeyes: )  lors du tournage du film l'OURS. Malgré qu'il l'avait habitué à sa présence pendant plusieurs jours, quand il est venu avec sa caméra, l'ours a cru à une agression surement à cause de "œil" noir de la caméra, il lui a envoyé valser à 10 mètres SIC et ensuite est venu près de lui pour le mordre. ANNAUD a fait le mort pour éviter le pire, pendant que le dresseur disait good boy à l'ours l'ensemble n'a durée "qu'"une vingtaine de seconde. Bilan hospitalisation et 2mois et demi de soins.
je suis pas près de faire copain copain avec un ours moi
DEX AIE En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : C’est la mer.

18 janvier 2008 à 14:00:20
Réponse #40

Criss Kenton


Je n'avais pas vu ce fil avant, interessant! Je me permet d'apporter mon petit grain de sel.

J'ai déjà croisé l'ours une fois en Roumanie. Malheureusement, ce n'était pas une rencontre "magique" comme décrite par floriomarlo. Fin décembre 2005, j'ai aperçu un ours brun en train de déchiqueter une poubelle sur une "aire de camping" alors que l'on redescendait de Poiana Brasov à Brasov (Transylvanie du sud) en Taxi. Le chauffeur n'avait même pas calculé. Quand on lui a dit que l'on avait vu un ours, il nous a répondu complétement blasé qu'à Brasov si on voulait on pouvait en voir tous les soirs en hiver. En effet, ces gentilles petites bêbêtes, pas bêtes du tout, ont pris l'habitude de descendre faire les poubelles en ville. La preuve:

http://brasov.free.fr/Brasov/ursulet.htm

Et pire elles vont aussi faires leurs courses au zoo:

Des ours près de Brasov

Le seul mouflon du Zoo de Brasov a été tué par un ours venu de la forêt toute proche.
Les ours sont une présence de plus en plus familière dans les régions de montagne. Le nombre de cas où les animaux ont attaqué les habitants ou le bétail semble avoir augmenté ces dernières années.

Source : Roumanie.com d'octobre 2004
 

Petite anecdote qui m'a conduite à discuter un peu des ours avec les roumains:
Un soir au restaurant à Sinaia, un ami roumain décide de me faire goûter des plats régionnaux. OK pas de problèmes, je le laisse passer la commande, confiant. Quand j'entend le mot Ursu, je ne me méfie pas, croyant qu'il commandait les bières (on buvait majoritairement de la Ursus Premium). Les plats arrivent avec la viande. Je lui demande ce que c'est, normal. Ca a l'air d'être de la viande rouge cuite à point. Je lui demande vaca? (boeuf?) Il me répond da! goguenard. C'est seulement après avoir terminé mes 200g de viande (en doutant de plus en plus de la nature bovine du morceau) que j'ai le droit à un "il était bon ton ours?" Je croyais que c'était une blague, mais en regardant la carte j'ai bien vu que le restau proposait du plantigrade au menu. J'ai commencé par pousser une gueulante, car contre mais principes, etc... Mais je me suis calmé et me suis dit que les roumains ne voyaient peut-être pas l'ours du même oeil que nous. En effet notre programme de réintroduction ça les fait bien marrer, il sont près à nous en filer une tripotée si on veut!
Chez eux l'ours prolifére: env. 7000 individus, alors que la capacité d'accueil de la roumanie est de 4000 individus. Du coup, l'ours cotoie très souvent l'homme, fait les poubelles, vient se servir directement dans les jardins (attaques de pastèques l'été).... du coup il y a beaucoup de rencontres et donc quelques accidents...
Pour les roumains, l'ours n'est pas une espéce menacée, pour eux c'est aussi banal qu'un sanglier pour nous. De plus juridiquement parlant c'est un peu le bordel. Donc des fois ils décident de le protéger, d'autres fois ils font de la chasse intensive et des battues.

Deux trois explications concernant la prolifération des ours en roumanie:

Le nombre d’ours vivant en Roumanie est presque double par rapport à l’effectif optimum

Le nombre d’ours vivant en Roumanie a augmenté ces dernières années. À présent sont enregistrés plus de 7000 exemplaires, à savoir de 60 % plus que le nombre optimum, évalué a 4000.

"Les effectifs d’ours sont trop grands, d’une manière à inquiéter à l’heure actuelle. Cela a fait augmenter les dégâts aux rangs de la population, mais aussi les coûts du maintien de l’ours brun en Roumanie", a déclaré pour la Rompres Vasile Lupu, secrétaire d’État au ministère de l’Agriculture.

La pénétration de l’homme dans l’habitat naturel de l’ours brun, la prolifération des chalets construits dans les forêts, l’exploitation chaotique du bois, voilà seulement quelques raisons des déviations comportementales des ours, présents de plus en plus souvent dans l’environnement des hommes, a précisé le secrétaire d’État du ministère de l’Agriculture, de la Forêt et du Développement rural. Selon un projet entamé par le ministère de l’Environnement et de l’Administration des Eaux - projet en débat public jusqu’au 1er septembre courant 2006 -, le taux de récolte à l’ours dans la saison de chasse 2006-2007 est de 300 exemplaires, supérieur de 20 % /50 exemplaires/ par rapport à la dernière saison.

Les plus grands effectifs d’ours habitent les départements d’Arges, Valcea, Hunedoara, Harghita, Covasna, Sibiu, Brasov, Neamt, Bacau et Bistrita-Nasaud. D’autres raisons de la hausse des effectifs d’ours sont le nombre plus grand des femelles (65-70 % ) et la croissance naturelle de 6-7 % , alors que le rapport normal des sexes est 1 : 1 et la croissance naturelle est de 4 % dans une stucture normale.

"Il faut y ajouter l’alimentation artificielle qui détermine une natalité qui dépasse 2 ou 3 petits, au lieu de 1 ou 2 oursons pour une femelle", a declaré Nicolae Selaru, directeur de l’Association générale des Chasseurs et des Pêcheurs sportifs. Il y a eu aussi de nombreux cas où les femelles ont eu quatre petits. En 2005 une femelle a eu cinq oursons, le troisième cas de ce type au monde.

Source : Investir-Roumanie du 25 août 2006 


Pour ce qui est du face à face avec les randonneurs, eh bien je pense que pour le roumain, c'est comme pour le québecois, c'est une éventualité. Il y a une certaine forme de fatalisme, ils résonnent comme David: si je me fais bouffer, c'est que j'ai merdé, ai été trop faible... c'est à dire une remise en place dans l'écosystème: je ne suis pas tout puissant, je peux être une proie, c'est la vie.
Normalement les rencontres se passent "bien", chacun continue son bonhomme de chemin. Les accidents graves sont généralements dus à une erreur humaine. Les gens ayant trop l'habitude de voir les animaux sauvages dans des zoos ou au cirque sont complétement déconnectés de la réalités. Exple cet accident survenu cet été, ça se passe de commentaire:

Une ourse tue une touriste américaine en Roumanie

Une ourse brune a tué une touriste américaine et en a légèrement blessé une autre dans les Carpates (centre de la Roumanie), ont annoncé les autorités dimanche.

L'incident s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche dans le massif de Bucegi, lorsque l'ourse, qui descendait de la forêt à la recherche de nourriture, a croisé sur un sentier un groupe de six touristes, trois Américains, deux Israéliens et un Roumain, a expliqué la police.

Une Américaine a été tuée et une de ses compatriotes a été légèrement blessée pendant l'attaque. Cette dernière reçoit actuellement des soins médicaux et est "hors de danger", a précisé la police. Selon les témoignages diffusés par les médias, l'ourse avait été irritée par les flashes d'appareils photos des touristes et a attaqué le groupe. La Roumanie est l'un des pays européens où le gros gibier abonde toujours et les quotas annuels de chasse sont assez élevés. Il n'est pas rare de voir des ours descendre de la forêt pour chercher de la nourriture dans les poubelles des cabanes.

Source : 7 sur 7.be / AFP du 24 juin 2007 et Romandie / ATS


Voici le lien d'où proviennent ces articles:
http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-Roumanie.htm#7

+1 avec ton raisonnement David  :up:
Bien que je pense que ce que l'on essaye de faire avec la réintroduction revient à arrêter de fumer sur son lit de mort (il fallait réfléchir avant, maintenant il est peut être trop tard), je suis utopiste et la démarche mérite d'être tentée. De toute façon la nature aura le dernier mot et dans quelques siécles ou milliers d'années les ours reviendront fouler les vestiges de notre civilisation.

Il est possible que je croise des ours pendant mon périple, je pense à la Slovénie, donc qui vivra verra. Quand je serais face à un ours moi je pourrais me dire que je sais quel goût il a et que la réciproque n'est pas forcément vraie! C'est bon pour la confiance en soi ça! En plus j'aurais des écussons DM, j'envisage même de me faire un T-Shirt avec la photo du manitou, ça impose le respect à tout bon plantigrade. Enfin, si vous apprenez que je me suis fait déchiqueté par un ours, il y a de grandes chances pour que ce soit moi qui ai merdé.Donc je vous autorise à me répudier post-mortem le cas échéant  ;)

Désolé pour le coté foutraque du post,
Mes deux balles

Criss Kenton, montreur d'ours depuis 1983

18 janvier 2008 à 15:13:10
Réponse #41

floriomarlo


Salut Kriss, qques remarques pour replacer le débat concernant les ours Roumains. Oui, moi aussi je les ai vu à Brasov, à la sortie de la ville dans l'espèce de déchetterie à ciel ouvert ( même si on peut pas parler  vraiment de déchetterie en Roumanie...), ce soir là il y avait 9 ours et ourson, on se serai cru au Canada, dans les meilleurs rivières à saumons.; Je suis allée 4 fois en Roumanie, à chaque fois pour observer la faune, dans plusieurs zones géographique et à toutes périodes de l'année.
A Nyons, comme beaucoup de ville de la Drôme on parraine un village des carpathes qui s'appelle Borca ( région de Pietra-neamt). Après de multiples échange, je me suis lié d'amitié avec qques Roumains du village qui on effectué le voyage en France et chez qui je suis allé. Chez eux, des ours il y en a moins que ce que disent les journaux. Car pour faire rentrer des devises, les gardes chasses appâtaient les ours sur un charnier, et une fois qu'il était bien habitué ils le vendaient à un chasseur occidental. Pour 20000 francs de l'époque. La dernière fois que j'y suis allé (1996) je n'ai pas vu d'ours sur ce secteur. Les autorités locales, craignant une chute des rentrées de devises "cynégétiques" on commencées à réfléchir en termes de gestion de la population. Dans d'autre régions ce pbs n'est pas apparu (comme à Brasov ) et la population a continuée à croitre. Je ne suis pas retourné à Borca depuis, je ne sais donc pas si les ours vont mieux là-bas ..
Aussi, je crois qu'il faut relativiser la bonne forme de la population oursine roumaine en tenant compte des particularités régionales et surtout de la possibilité que les médias roumains sont quand même assez folklorique. Attention, ne vous méprenez pas sur mes propos, ce pays est fantastique et ses habitants (ceux de la campagne que j'ai bien fréquentés )sont fabuleux, plein de richesse et d'humour..
Voilà, et pour ton voyage si tu crains ce genre de rencontre achète toi des grelots, ça leur rappelle les battues et là tu risque pas d’en rencontrer( ni rien d’autre d’ailleurs ) :D.
« Modifié: 18 janvier 2008 à 15:20:15 par floriomarlo »
Jamais il ne se coiffait, jamais il ne se lavait
Les ongles pleins de cambouis mais sur les biceps il avait
Un tatouage avec un cœur bleu sur la peau blême
Et juste à l'intérieur, on lisait : "Maman je t'aime"

Edith Piaf, Jean Dréjac

18 janvier 2008 à 16:44:25
Réponse #42

Criss Kenton


Chez eux, des ours il y en a moins que ce que disent les journaux. Car pour faire rentrer des devises, les gardes chasses appâtaient les ours sur un charnier, et une fois qu'il était bien habitué ils le vendaient à un chasseur occidental. Pour 20000 francs de l'époque.
Effectivement floriomarlo tu as raison. Je fais en général gaffe de recouper mes sources et de faire preuve d'esprit critique! Ca m'apprendra à réagir sur des posts à chaud. J'avais rebalancé les chiffres de l'article soit 7000 car cet ordre de grandeur correspondait à ce que j'avais lu (Géo magasine, guides de voyage...) et entendu. Il y a un fond de vérité: l'état roumain se base sur une population de 7000 individus pour établir ses quotas, chiffre malheureusement  très loin de la réalité qui selon les spécialistes serait de 2500/3000 individus. Le gouvernement gonfle les chiffres car comme le dit floriomarlo, la chasse à l'ours est un commerce très lucratif.
http://www.aves.asso.fr/article.php3?id_article=400
http://www.j-habite-en-roumanie.com/2003/dec03/art1213.htm

J'avais entendu parler de telles pratiques mais je croyais qu'elles avaient fortement décliné depuis la fin des années 90. Je suis allé plusieurs fois en roumanie en 2005 et 2006 et officiellement RAS, au contraire. Les médias et le gouvernement ont un peu gardé de mauvaises habitudes... en tout cas les roumains avec qui j'ai discuté n'étaient pas au courant.
Après il est vrai que Brasov n'est peut être pas la norme et que la spécificité de cette population ursine doit servir d'alibi. Je vais essayer de trouver des sources un peu plus neutres que celles provenant des sites pro ou anti ours, il doit bien y avoir des études scientifiques (indépendantes j'entends)...

Voilà, et pour ton voyage si tu crains ce genre de rencontre achète toi des grelots, ça leur rappelle les battues et là tu risque pas d’en rencontrer( ni rien d’autre d’ailleurs ) :D.
J'avais envisagé de me payer une escorte de contractors suisses au cas où, mais je vais réfléchir pour les clochettes... ;)

Attention, ne vous méprenez pas sur mes propos, ce pays est fantastique et ses habitants (ceux de la campagne que j'ai bien fréquentés )sont fabuleux, plein de richesse et d'humour..
+1 le pays est magnifique et les roumains (ceux de la campagne surtout) ont du savoir vivre, c'est vraiment un peuple chaleureux. De plus c'est un pays très enrichissant culturellement parlant.

Criss Kenton, mordu des carpathes depuis 1983

19 janvier 2008 à 05:24:59
Réponse #43

François


Une photo saisissante dans Image&Nature de janvier :



Il rigole pas le bonhomme :o
Çà vaut le coup d'œil.

En double page sur le magazine,
ou à défaut sur le site du Natural History Museum
« Modifié: 19 janvier 2008 à 05:51:54 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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