Salut Sonic,
(Je traîne également dans les parages depuis longtemps mais ce sujet m'a incité à "sortir du bois"
)La voici: http://www.formeattitude.fr/seance-de-sport-et-de-musculation-sans-materiel/
Et la 2ème qui fait suite: http://www.formeattitude.fr/un-entrainement-pour-bruler-du-gras/
Il n'a pas inventé le fil à couper l'eau tiède comme disait Coluche...
Après avoir vu les 2 vidéos il n'y a effectivement pas grand chose de "neuf" sous le soleil entre pompes, burpees, fractionné court et fractionné en côte : c'est pratiqué depuis longtemps dans différents sports soit en échauffements soit en séances spécifiques.
En revanche la présentation est plus ludique et cible un public plus large que les "sportifs" : tant mieux si çà permet de motiver du monde pour se bouger et dépasser certains blocages ou clichés. Un petit bémol cependant si le public ciblé est "non averti" : il manque pas mal d'explications et avertissements concernant la gestuelle, les postures et les pré-requis (bon courage aux débutants pour enchaîner 10 pompes claquées en ayant un gainage de mollusque sans se blesser, idem pour les enchaînements de sprint en côte sans finir par un malaise...).
Un peu comme le Manitou, je me lasse vite si je fais tjs la même chose et j'aime varier mes activités, dans lesquelles je finis immanquablement par stagner si je me bloque sur un truc.
C'est un phénomène de "dieselisation" quasi-universel : la marge de progression est "exponentielle" au départ avant d'atteindre un plateau difficile à dépasser sans entraînement adapté (en simplifiant c'est un peu du 80/20 : 80% des progrès initiaux prennent 20% du temps).
La pratique d'activités complémentaires et variées permet de dépasser légèrement ce cap de stagnation mais il ne faut pas non plus s'attendre à des miracles si on pratique autrement qu'en loisir / plaisir / entretien physique : dans un objectif de compétition on peut difficilement éviter l'étape "technique rébarbative" pour progresser dans sa spécialité (çà me fait une bonne excuse pour ne pas faire de compét'

, en plus de mon absence totale d'esprit de compét'

).
Je trouve que le mot "paléo" est de plus en plus réutilisé à toutes les sauces... là, pour le coup, sans vouloir forcément m'en prendre à cet auteur... ce sont des exercices tout à fait classiques qui sont proposés. Juste on appelle ça paléo, il le fait avec des five fingers...
+1 (et pas parce que c'est le taulier des lieux qui l'a dit

)
C'est peut-être une nouvelle variante du "paléo" : le minimalist-barefoot-paleo ?

Il faut reconnaître qu'ils sont tout de même très forts ces ricains (puisque la plupart de ces "modes" viennent d'outre-atlantique) :
- on pioche des exercices déjà pratiqués à gauche et à droite du côté de la PPG, de la plyométrie, de l'athlé, de la gymnastique...
- on définit un protocole d'enchaînements de séries, circuits et autres planifications hebdomadaires
- on fait un bel emballage basé sur quelques études scientifiques (choisies habillement en fonction du message à faire passer)
- on invente un nouveau terme "hype" (exemples récents : minimalisme, cross-fit, HIIT, paléo...)
- quelques coach-gourous lancent des blogs sur le sujet
- on laisse le phénomène d'amplification des modes sur internet faire le reste du travail
mais bon. Pour moi l'idée derrière le paléo c'est plusieurs choses :
1) se faire plaisir... s'écouter dans le mouvement. Genre un footing "paléo" ça serait de courir vraiment très cool, pas vite, en pouvant faire des pauses quand on le souhaite, et aussi en piquant un sprint dans un escalier si ça nous dit. A la fin on a plus la pêche qu'au début. Et on progresse quand-même, notamment à cause de la variété et des "surprises" permanentes qu'on fait au corps. A cause aussi du fait que c'est cadré positivement par l'esprit, qui sait qu'on ne va pas chercher à se faire mal, et qui laisse le corps se développer sereinement.
2) varier, varier, varier. Nos ancêtres ne faisaient jamais deux fois la même chose. Et de faire deux exercices simples pendant deux mois comme il le propose, franchement, je trouverait ça chiant, d'une, et surtout très très répétitif. On doit vite arriver à un plateau, poru le coup... et après on fait quoi ?
3) comprendre que le stress de performance, et que le stress tout court sont des obstacles au développement harmonieux du corps, et que ça fout aussi le bordel dans notre esprit... en clair, le "no pain no gain" c'est dépassé. La douleur pour gagner son ciel, et la honte liée au plaisir, ce sont des conceptions très judéo-chrétiennes de l'entraînement en fait... la façon de bouger et de penser "paléo" c'est surtout, pour moi, comprendre que le plaisir dans le mouvement est efficace pour progresser, et que de nier sa douleur ou sa fatigue mène juste au surentraînement et à la blessure chronique...
C'est "çà" le "paléo" ?

Ben zut : je découvre que je suis "paléo" (comme beaucoup d'autres) sans le savoir depuis plus d'une décennie ! C'est grave ? Çà se soigne ?

Plus sérieusement : ce que tu décris là correspond selon moi plus à la pratique de quelqu'un qui a suffisamment d'expérience et de connaissance de son corps et ses limites pour trouver lui-même la voie qui lui convient le mieux plutôt qu'à une "méthode".
Cette connaissance de son corps n'est évidemment pas instinctive et nécessite pas mal d'expérimentations en piochant dans les différentes "méthodes" mais sans s'y enfermer.
Un léger bémol cependant sur le "
no pain, no gain" (encore un concept typiquement ricain) : "pain" => "endorphin" => "fun"

mais évidemment en prenant "pain" dans le sens "effort" et non "douleur / souffrance". C'est l'entraînement (et donc le travail) qui permet de sécréter "sa dose" plus rapidement et de faire plus d'efforts avec moins de douleurs ("more pain without pains" ?)...
je dors mieux, je me marre plus, j'ai plus la pêche.
Finalement la morale
judéo-chrétienne catholique a raison sur un point : vive les endorphines !

Olivier Lafay avait déjà mis le doigt sur tout ça il y a plusieurs années. Là, avec la mode du paléo, on suit un peu le même chemin en fait : qu'il faut s'écouter, se respecter, ne pas se traiter comme un objet... et que notre être est un TOUT, que nos émotions, notre fatigue, nos doutes sont là pour une raison précise, et qu'il est inutile d'aller à l'encontre de tout ça.
Donc voilà... pour moi le trip "paléo", ou peu importe comment on l'appelle d'ailleurs, c'est surtout ça. C'est le mai 68 du sport... on se libère un peu l'esprit des carcans, de la souffrance, du devoir, et on se fait plaisir. Et puis d'ici quelques années on va retrouver un juste milieu en intégrant les bienfaits de s'écouter et de se respecter avec les bonnes vieilles techniques d'avant.
Vu comme çà le "paléo" serait une sorte de "méthode" "anti-méthode" pour ceux qui préfèrent "y croire" pour se rassurer ou cadrer leur démarche ?
J'aime surtout le côté "simple à appliquer" et court en temps, alors qu'une séance Lafay me prend 1h30 au moins (c'est très bien mais je peux pas toujours).
Un des inconvénients de séances style Lafay est effectivement tout ce temps consacré à une "mono-activité" (calquée sur un "travail de salle" transposée chez soi en poids du corps) mais difficile à intégrer dans d'autres entraînements contrairement à des exercices style plyométrie / crossfit / paléo / whatever qu'on peut transposer facilement.
De plus, j'ai une tendance à tendinite chronique et trèèès longue à guérir, donc pas d'objectif de perf' pour moi, et encore moins de répétitif... à ce titre, je préfère d'ailleurs la première vidéo, plus variée mais en gardant le côté fractionné, comme les tabata si je ne dis pas d'âneries.
Ouch "tendance à tendinite chronique" : çà n'est pas qu'une question de mouvements répétitifs, mais également de gestuelle et de travail en souplesse (du bourinage même en fractionné court peut faire des dégâts). Typiquement ces 2 vidéos ne mentionnent aucun travail d'étirement / assouplissement (il ne suffit pas de faire monter le cardio en 2 minutes étant champion de la corde à sauter).
De plus "tendance à tendinite chronique" m'inciterait à chercher également du côté de "l'hygiène de vie" (au sens large) : hydratation (y compris la 3ème mi-temps

), bilan dentaire

, régime alimentaire...
Aussi surprenant que çà puisse paraître un check-up dentaire complet peut résoudre des problèmes de tendinites (validé personnellement après plusieurs récidives

) :
http://www.jogging-international.net/sante-forme/articles/tendinite-attention-a-vos-dents-!Concernant le régime alimentaire, vérifier si un "régime paléo" est compatible avec ces soucis (bien que le terme "paléo" soit également employé ici à toutes les "sauces"

) :
-
http://www.nutri-site.com/dossier-entrainement--tendinite-sportif--2--94.html -
http://www.medecinedusportconseils.com/2009/10/04/tendinite-et-nutrition/ -
http://www.ancisa.fr/sections.php?op=viewarticle&artid=16Et j'avoue, comme ce post le montre, que je prends des idées un peu partout pour me faire mon ptit mic mac qui me va bien à moi, avec mon emploi du temps, ma flemme et mes envies, lol! Et si j'ai mal ou que ça me soûle, j'arrête.
Tu es mûre pour te lancer dans le coaching grâce à la "méthode Sonic" !

Tu peux également chercher l'inspiration du côté des vidéos de Christophe Carrio (sur You****, notamment pour le travail de gainage et de souplesse) ou de son bouquin "un corps sans douleurs" (on retombe sur le "no pain") en y piochant quelques exercices adaptés à tes besoins et pratiques...