Ceci après un violent rappel à l'ordre par -30 degrès, fermeture éclaire "coincée", obligé d'enlever les moufles de la main droite un peu trop longtemps. Puis comme un débile (mais on apprend de ses erreurs, n'est-il pas ?) je me saisi de mon leatherman, à mains nues... C'est avec force que me sont revenu en pleine face les mots d'un ancien militaire Suédois "Aleksi, par des températures fortements négatives, considère tous métaux comme étant en fusion...". Le contact avec le métal a eu pour effet immédiat "d'aspirer" toute la chaleure de ma main, qui c'est retrouver en moins de temps qu'il faut pour le dire, inutilisable, dur et totalement insensible.
Sans monter aussi haut, en plein hiver jurassien, ne jamais enlever ses sous gants, sauf pour aller se coucher (et encore).
Il faut que ce soit un reflexe. D'abord parce que ça évite de chopper du métal à mains nues. Ca permet de ralentir le refroidissement des mains.
Quand je passe en mode "motricité fine", j'enlève les moufles, les gros gants... et je travaille en sous gants.
Si jamais je dois manipuler de la neige, j'enlève les moufles (pour pas les mouiller) et je mets des Mobalpa par dessus les sous gants.
3 paires de sous gants : une sur les mains, une dans une poche de la veste, une dans la poche de la polaire.
Au cas ou je les perde ou les mouille.